Cheminer vers l’amour authentique : une neuvaine à saint Valentin

Les jeunes catholiques célibataires sont des membres précieux de l’Église catholique. Ils et elles s’engagent de multiples façons : comme lectrices et lecteurs, huissiers, ministres extraordinaires de la Sainte Communion, choristes, bénévoles pour l’entretien, et bien d’autres services encore. Même lorsqu’ils ne sont pas activement engagé.es dans leur communauté, ils portent en eux de riches talents et des qualités précieuses à offrir à l’Église ainsi qu’à leur futur époux ou future épouse.

Cette année, nous invitons tous les catholiques et leurs proches qui sont à la recherche d’un amour enraciné dans la foi, à se joindre à nous pour la neuvaine « À la recherche d’un cœur de saint : une neuvaine à saint Valentin » ! Cette neuvaine vous aidera à grandir dans l’espérance et la confiance en Dieu, à réfléchir à la vocation du mariage et à demander l’intercession des saints qui incarnent un amour fidèle et fécond.

Vous êtes faits pour aimer. Prions pour cela !

À partir du 5 février, nous publierons quotidiennement des vidéos de prière sur Facebook, Instagram, YouTube, et X, accompagnées de courtes réflexions dans les légendes. La neuvaine explorera les thèmes de la patience, du courage, de la chasteté et de la guérison. Nous publierons également plusieurs nouveaux articles de blogue pour vous accompagner dans votre cheminement de prière.

En cette fête de Saint-Valentin, nous élevons nos prières pour les jeunes catholiques célibataires de notre entourage qui désirent trouver sa deuxième moitié dans la sainteté ; puissent-ils découvrir et vivre fidèlement la sainte volonté de Dieu pour eux.

Vous souhaitez partager cette neuvaine avec une ou un ami.e ? Envoyez-lui cet article.

Audience générale du pape François – mercredi 23 octobre 2024

Photo Pexels

Dans sa catéchèse hebdomadaire, le pape François s’est penché sur la puissance de l’Esprit Saint présente dans l’amour des couples mariés. Il a rappelé que “l’Esprit Saint est celui qui continue à accomplir, au niveau spirituel, le miracle que Jésus a accompli à Cana, à savoir transformer l’eau de l’habitude en une nouvelle joie d’être ensemble”.

Lisez le texte intégral ci-dessous. Vous pouvez également regarder l’intégralité de l’émission ce soir à 19h30 HE soit 16h30 HP sur Sel + Lumière TV et sur Sel + Lumière Plus.

Chers frères et sœurs, bonjour !

Nous avons expliqué la dernière fois ce que, de l’Esprit Saint, nous proclamons dans le credo. La réflexion de l’Église ne s’est cependant pas arrêtée à cette brève profession de foi. Elle s’est poursuivie, tant en Orient qu’en Occident, à travers l’œuvre des grands Pères et Docteurs de l’Église. Aujourd’hui, en particulier, nous voudrions recueillir quelques miettes de la doctrine de l’Esprit Saint développée dans la tradition latine, pour voir comment elle éclaire toute la vie chrétienne et plus particulièrement le sacrement du mariage.

Le principal instigateur de cette doctrine est saint Augustin, qui a développé la doctrine sur l’Esprit Saint. Il part de la révélation que « Dieu est amour » ( 1 Jn 4,8). Or l’amour suppose quelqu’un qui aime, quelqu’un qui est aimé, et l’amour lui-même qui les unit. Le Père est, dans la Trinité, celui qui aime, la source et le commencement de tout ; le Fils est celui qui est aimé, et l’Esprit Saint est l’amour qui les unit [1]. Le Dieu des chrétiens est donc un Dieu “unique”, mais non pas solitaire ; Il est une unité de communion et d’amour. Dans cette optique, certains ont proposé d’appeler l’Esprit Saint, non pas la “troisième personne” singulière de la Trinité, mais plutôt la “première personne du pluriel”. En d’autres termes, Il est le Nous, le Nous divin du Père et du Fils, le lien d’unité entre les différentes personnes [2], le principe même de l’unité de l’Église, qui est précisément un “seul corps”, résultant de plusieurs personnes.

Comme je l’ai dit, aujourd’hui je voudrais réfléchir avec vous en particulier sur ce que l’Esprit Saint a à dire à la famille. Qu’est-ce que l’Esprit Saint peut avoir à voir avec le mariage, par exemple ? Beaucoup, peut-être l’essentiel, et j’essaie d’expliquer pourquoi ! Le mariage chrétien est le sacrement du don de soi, l’un à l’autre, de l’homme et de la femme. C’est ainsi que l’a voulu le Créateur lorsqu’il « créa l’homme à son image […] : il les créa homme et femme » (Gn 1,27). Le couple humain est donc la première et la plus élémentaire réalisation de la communion d’amour qu’est la Trinité.

Les époux devraient également former une première personne du pluriel, un “nous”. Se tenir l’un devant l’autre comme un « je » et un « tu », et se tenir devant le reste du monde, y compris les enfants, comme un “nous”. Que c’est beau d’entendre une mère dire à ses enfants : « Ton père et moi… “, comme Marie l’a dit à Jésus lorsqu’ils l’ont trouvé à l’âge de douze ans dans le temple enseignant aux docteurs (cf. Lc 2, 48), et d’entendre un père dire : ” Ta mère et moi », comme s’ils ne formaient qu’un sujet unique. Combien les enfants ont besoin de cette unité- papa et maman ensemble- l’unité des parents et combien ils souffrent lorsqu’elle fait défaut ! Combien souffrent, les enfants dont les parents se séparent, combien en souffrent-ils !

Pour correspondre à cette vocation, le mariage a cependant besoin du soutien de Celui qui est le Don, ou plutôt le don de soi par excellence. Là où l’Esprit Saint entre, la capacité de se donner renaît. Certains Pères de l’Église ont affirmé que, étant le don réciproque du Père et du Fils dans la Trinité, l’Esprit Saint est aussi la raison de la joie qui règne entre eux, et ils n’ont pas craint d’utiliser, pour en parler, l’image des gestes propres à la vie conjugale, comme le baiser et l’étreinte [3].

Personne ne dit qu’une telle unité est un objectif facile à atteindre, surtout dans le monde d’aujourd’hui ; mais c’est la vérité des choses telles que le Créateur les a conçues et c’est donc dans leur nature. Certes, il peut sembler plus facile et plus rapide de construire sur le sable que sur le roc, mais Jésus nous dit quel est le résultat (cf. Mt 7, 24-27). Dans ce cas, nous n’avons même pas besoin de la parabole, car les conséquences des mariages construits sur le sable sont malheureusement visibles pour tous, et ce sont surtout les enfants qui en paient le prix. Les enfants souffrent de la séparation ou du manque d’amour de leurs parents ! De tant d’époux, il faut répéter ce que Marie a dit à Jésus à Cana en Galilée : « Ils n’ont pas de vin » (Jn 2,3). L’Esprit Saint est celui qui continue à accomplir, sur le plan spirituel, le miracle que fit Jésus à cette occasion, à savoir transformer l’eau de l’habitude en une nouvelle joie d’être ensemble. Il ne s’agit pas d’une pieuse illusion : c’est ce que l’Esprit Saint a fait dans tant de mariages, lorsque les époux se sont décidés à l’invoquer.

Il ne serait donc pas mal qu’à côté des informations de nature juridique, psychologique et morale qui sont données, cette préparation “spirituelle” des fiancés au mariage soit approfondie, l’Esprit Saint qui fait l’unité. “Entre le mari et la femme, ne mets pas ton doigt”, dit un proverbe italien. Au contraire, il y a un “doigt” à mettre entre le mari et la femme, et c’est précisément le “doigt de Dieu” : c’est-à-dire l’Esprit Saint !

Texte reproduit avec l’aimable autorisation de la Libreria Editrice Vaticana

 

Quelle est la signification du sexe?

(Image: Courtoisie de Unsplash)

À bien des égards, on pourrait dire que notre société est « obsédée » par le sexe. Mais la question suivante est rarement posée : quel est le véritable rôle et le but du sexe dans nos vies?

Le sexe en dehors d’une relation amoureuse avec une autre personne n’a pas de sens. En dehors du contexte de l’amour, le sexe ne peut nous combler, quels que soient nos efforts. En effet, c’est l’amour qui comble nos cœurs. Le sexe est une expression de l’amour, pas son substitut.

Aujourd’hui, le sexe est souvent considéré comme le point de départ d’une relation, comme un rite de passage, comme une étincelle pour allumer une flamme ou comme la satisfaction d’une attente sociale. Mais rien de tout cela n’exprime ce qu’est réellement le sexe. 

Nous pouvons considérer le sexe comme le fondement d’une relation amoureuse. Mais même ici, nous n’avons pas encore trouvé sa véritable signification. En réalité, le sexe est le sceau d’une relation d’amour. Et pas n’importe quel type de sceau! Ce n’est pas un sceau temporaire pour montrer que « je tiens à toi » ce soir, cette semaine, ce mois ou même cette année. C’est un sceau qui dure pour toujours. C’est ainsi que notre cœur voit le sexe, même si notre esprit peut penser autrement. 

Le sexe n’est certainement pas la garantie qu’une relation durera effectivement pour toujours. Nous pouvons en prendre conscience douloureusement. Les relations amoureuses reposent sur des bases solides: s’engager envers l’autre, donner de soi et construire une vie ensemble, jour après jour et brique après brique.  Le sexe est une belle expression de l’amour qu’un couple partage au niveau plus profond, renforçant cet amour et le scellant à travers le corps. Mais le sexe ne peut pas renforcer un amour qui n’est pas déjà là. Sinon, le sexe est une contrefaçon superficielle: ce serait dire avec le corps ce que je ne peux pas dire par ma vie. 

C’est pourquoi l’« habitat naturel » du sexe est le mariage. Le mariage est le lieu où les bases ont été posées pour que le sexe vienne renforcer le lien qui s’est créé entre le couple. Voir le sexe comme la base d’une relation, c’est voir le mortier du diplômé comme une qualification à travailler. Nous pouvons porter le mortier autant que nous le voulons, mais sa signification est vide si nous n’avons pas développé les connaissances et les compétences qu’il est censé représenter et signifier. De même, le sexe est vide de sens s’il n’est pas le signe d’un amour profond qui est partagé et renforcé par l’union sexuelle de l’un avec l’autre. Comment nos corps peuvent-ils être unis si nos vies ne le sont pas? 

Dieu est la source d’un amour suffisamment fort pour être scellé par notre sexualité. Dieu vient habiter notre engagement et notre don de soi à l’autre. Il nous donne la sexualité comme un don pour exprimer cette fidélité aimante dans nos corps, apportant l’unité de vie dans le corps et l’âme. 

Demandons à Dieu d’apporter la guérison là où nous en avons besoin, de réchauffer et d’éclairer nos cœurs par le feu de son amour, et de laisser cet amour nous unir profondément les uns aux autres.

Saint Paul VI, prophète

(Image : courtoisie de Wikimedia)

C’est aujourd’hui la fête de saint Paul VI, pape de l’Église catholique romaine entre 1963 et 1978. Élu pour succéder à son vénéré prédécesseur le pape saint Jean XXIII, les premières années de son pontificat ont été marquées par la poursuite et la conclusion des travaux du Concile Vatican II, sans doute l’un des événements les plus importants du XXe siècle. 

Une figure majeure de l’Église de son temps

Artisan de la diplomatie vaticane et membre influent de la curie romaine durant les premières années de sa vie, Giovanni Battista Montini choisit d’être connu sous le nom de Paul dans l’exercice de la charge pontificale. En un sens, ce nom en dit beaucoup sur le charisme particulier de ce pape qui a plus voyagé qu’aucun de ses prédécesseurs.

En plus de ses voyages, qui ont contribué à faire connaître au monde le visage de l’Église, le pape Paul VI a également contribué à renouveler la vie chrétienne par une réforme liturgique majeure, qui visait la purification et la simplification de la messe et de la liturgie des heures notamment. 

Si la réforme liturgique s’est inscrite dans le contexte des délibérations conciliaires, un autre aspect majeur des développements de l’Église à cette époque réside dans les considérations relatives à la morale sexuelle et l’enseignement catholique sur la nature du mariage, de la famille et de leur relation avec la vie humaine.

Le pape d’une époque troublée

Nous ne sommes pas étrangers aux contextes intellectuel, social et culturel spécifiques des années 1960. Le monde est en ébullition et les diverses sociétés occidentales traversent des transformations majeures. C’est notamment l’époque de la révolution sexuelle, qui remet en cause de manière parfois radicale la conception traditionnelle du mariage, les représentations traditionnelles de la différence sexuelle et la dignité de la vie humaine dans toute sa portée. 

Ces remises en cause, lancées notamment par l’invention et la popularisation de la pilule contraceptive, sont radicalisées à mesure que passe la décennie. Durant la période 1967-1968 éclatent en Occident, et en particulier aux États-Unis et en France, des vagues de contestation de l’ordre social sans précédent. 

À l’époque, nombreux sont ceux qui croient, même dans l’Église elle-même, à une mise à jour de l’enseignement chrétien pour répondre à la nouveauté représentée par la pilule contraceptive. Certains théologiens de renom, comme Charles de Koninck, considèrent sérieusement la licéité de la contraception chimique dans le contexte du mariage. 

Une encyclique lourde de conséquences

C’est dans ce contexte que le pape Paul VI affronte la question de la régulation des naissances. Il prend en considération les conclusions d’une commission d’experts mandatée pour étudier le sujet, étudie lui-même la question et arrive à des conclusions différentes. Le 25 juillet 1968 est promulguée l’encyclique Humanae Vitae, qui clarifie l’enseignement de l’Église sur le sacrement de mariage et la régulation des naissances. 

Évidemment, on s’en souvient largement pour sa réaffirmation de l’opposition de l’Église à la contraception artificielle et son insistance sur les deux dimensions constitutives et inséparables de l’acte sexuel – c’est-à-dire l’union et la procréation. Or, l’encyclique du pape Paul VI est également un texte d’une grande profondeur et d’une clarté exceptionnelle, et continue d’être utilisée dans la préparation au mariage de nombreux fiancés de par le monde. 

Cette encyclique contient également des passages que l’on pourrait qualifier de prophétiques sur le devenir et de la sexualité humaine lorsque transformée par la contraception artificielle. En effet, il écrivait alors : 

« Il n’est pas besoin de beaucoup d’expérience pour connaître la faiblesse humaine et pour comprendre que les hommes – les jeunes, en particulier, si vulnérables sur ce point – ont besoin d’encouragement à être fidèles à la loi morale, et qu’il ne faut pas leur offrir quelque moyen facile pour en éluder l’observance. On peut craindre aussi que l’homme en s’habituant à l’usage des pratiques anticonceptionnelles, ne finisse par perdre le respect de la femme et, sans plus se soucier de l’équilibre physique et psychologique de celle-ci, n’en vienne à la considérer comme un simple instrument de jouissance égoïste, et non plus comme sa compagne respectée et aimée. »

Un enseignement prophétique

À l’époque de sa publication, Humanae Vitae suscite la controverse et fait l’objet de critiques parfois vitrioliques. Plusieurs sont consternés devant la continuation d’un enseignement jugé parfois rétrograde. On sait que cette époque est marquée par une vague de déconfessionnalisation, alors que la perspective catholique sur le mariage et la famille est parfois taxée de patriarcat par une partie du mouvement féministe en émergence.

Or, la clarté de vue du pape Paul VI est plus évidente que jamais. Dans un contexte marqué par l’hypersexualisation, l’exposition à la pornographie et la banalisation de la contraception comme de l’avortement, les violences sexuelles faites aux femmes font plus que jamais l’objet d’inquiétudes justifiées, bien en dehors des seuls milieux chrétiens. Il semble que le temps ait donné raison à Paul VI et que les intenses remises en cause qui s’en sont suivies aient eu le caractère d’une persécution peut-être inévitable.

On sait que le pape Paul VI a beaucoup souffert des conséquences de cette décision guidée par sa conscience. Or, l’actualité de son enseignement, enrichi par la catéchèse de Jean-Paul II sur la théologie du corps, continue de soutenir dans la vertu les familles chrétiennes à travers le monde. Dans le contexte d’une Église dont l’avenir, surtout en Occident, dépend beaucoup de la force des familles – comme l’ont souvent dit les papes – il est plus urgent que jamais de lire cette encyclique et de rendre grâce pour le courage de son auteur. 

Au moment de sa canonisation en 2018, Paul VI a fait l’objet d’un vibrant hommage par son successeur le pape François, qui parle de lui en ces termes : « Paul VI, y compris dans la difficulté et au milieu des incompréhensions, a témoigné de manière passionnée de la beauté et de la joie de suivre Jésus totalement ». Tâchons de suivre son exemple à travers les joies et les peines qui sont les nôtres. 

Intentions de prière du pape François pour le mois d’avril 2017: Les jeunes

Je sais que vous, les jeunes, vous ne voulez pas vivre dans l’illusion d’une liberté soumise à la mode actuelle, que vous voulez viser plus haut. Ai-je tort ou raison ?

Une Église au service de la jeunesse

CNS/Reuters

Depuis quelques semaines déjà, nous avons amorcé une lecture approfondie du document préparatoire au Synode des évêques sur « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel». Je vous propose de parcourir, aujourd’hui, l’aspect vocationnel du document en soulignant, non seulement, les raisons du souci de l’Église pour la cause des jeunes mais également les intuitions qui la portent à aller à leur rencontre et à les accompagner dans leur cheminement.

Une préoccupation humaine et divine

Il est évident que la première préoccupation de l’Église soit celle de Dieu Lui-même désirant une communion nouvelle avec l’humanité ! En effet, en nous donnant son Fils unique, « pierre angulaire » et « Époux de l’Église », Dieu a voulu que l’humanité renoue avec sa vocation originelle à l’Amour et au don de soi. L’Église ne peut donc pas seulement « attendre que jeunesse se passe ». Elle doit y être plongée et se faire jeune avec les jeunes.

Cette préoccupation de la jeunesse, l’Église la vit également du point de vue humain. Comment ne pas être à l’écoute des difficultés que traversent les jeunes d’aujourd’hui ? Comment rester insensible à leur réalité c’est-à-dire à « leurs joies et leurs espoirs, leurs tristesses et leurs angoisses » ! À l’image du cœur de Jésus, l’Église cherche les différentes voies qui l’aideront à être solidaire de la jeunesse.

Un potentiel surprenant à découvrir

Pour aller à la rencontre des jeunes, le Peuple de Dieu dans son ensemble, doit avoir la conviction de l’action invisible de l’Esprit qui prépare les cœurs. Nous ne devons pas trop nous conforter dans nos propres plans et stratégies qui mettent souvent des obstacles à ce Dieu « qui surprend ». Enfin, nous devons prendre garde à ni sous-estimer la force des vérités révélées ni sous-estimer l’intelligence des jeunes qui nous sont confiés. ; ce que nous faisons souvent lorsque nous essayons, par souci d’adaptation immodéré, de diluer le message pour le rendre accessible.

Au contraire, suivant une pédagogie similaire à celle de Dieu dans l’Ancien Testament, l’Église doit aider les jeunes à découvrir les dons mais également la flamme qui demeure en eux qu’ils doivent allumer et alimenter tout au long de leur vie. Cette flamme, c’est la vie divine qui ne demande qu’à grandir et, ce, à une vitesse souvent encore plus rapide que la croissance physique !

Accompagner pour mieux aimer

Pour ce faire, tous les membres de l’Église doivent se mettre à la tâche en acceptant que cet accompagnement qui est dû aux jeunes soit un apprentissage d’une « liberté humaine authentique ». Nous devons donc manifester l’urgence des choix qui doivent être faits durant cette étape de la vie, sans toutefois choisir à leur place. Cette logique de l’accompagnement, le document nous la présente dans une perspective magnifique :

« L’Esprit parle et agit à travers les événements de la vie de chacun, mais les événements par eux-mêmes sont muets ou ambigus, dans la mesure où on peut leur donner des interprétations diverses. Éclairer leur signification en vue d’une décision requiert un itinéraire de discernement. Les trois verbes qui le décrivent dans Evangelii gaudium, 51 – reconnaître, interpréter et choisir – peuvent nous aider à définir un itinéraire adapté tant aux individus qu’aux groupes et communautés, en sachant que, dans la pratique, les frontières entre les diverses phases ne sont jamais aussi nettes. »

Ce chemin vers le synode d’octobre prochain ne fera qu’intensifier les discussions sur ce thème de la jeunesse et du discernement vocationnel. Cette réflexion préparatoire peut être perçue comme un chemin personnel de conversion aux besoins de plus en plus urgents d’une jeunesse qui parfois souffre de la pauvreté la plus grave qui soit, le vide existentiel. Ainsi, parce qu’aimer implique le désir que chaque personne accomplisse son plein potentiel et sa vocation au don total d’elle-même, nous devons, avec le pape François, nous mettre à l’écoute de cette jeunesse qui, bien qu’elle refuse souvent de l’admettre, désire ardemment que l’on s’occupe d’elle.

Vidéo-promotionnelle: Rencontre Mondiale des Familles 2018 à Dublin, Irlande

Tous les trois ans, l’Eglise convoque la plus grande rencontre internationale des familles. En 2018, elle se tiendra à Dublin, en Irlande. Suivez Sel et Lumière pour les plus récentes nouvelles sur cet événement incontournable de la vie de l’Église aujourd’hui.

La famille, lieu de diffusion de l’amour de Dieu: la lettre du Pape pour Dublin 2018″, un article de Radio Vatican:

(RV) La Lettre du Pape pour la Rencontre mondiale des familles, qui se tiendra à Dublin, en Irlande du 21 au 26 août 2018, a été présentée ce jeudi matin en Salle de presse du Saint-Siège.

Dans la lignée des Synodes sur le famille, de son exhortation apostolique Amoris Laetitia et de la Rencontre mondiale des familles de 2015 à Philadelphie, le Pape réaffirme son attachement à une vie familiale ancrée dans une dynamique de pardon et d’amour.

«L’Évangile continue-t-il d’être une joie pour le monde ? Est-ce que la famille continue d’être une Bonne Nouvelle pour le monde d’aujourd’hui ?». À ces deux questions qui ouvrent cette lettre adressée au cardinal Kevin Farrell, préfet du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, le Pape invite chacun à répondre par un «”oui” fermement basé sur le plan de Dieu».

L’amour de Dieu s’exprime à travers «l’union entre l’homme et la femme, dans l’ouverture et le service de la vie dans toutes ses phases», et Son engagement pour «une humanité qui est souvent blessé, maltraitée et dominée par un manque d’amour». Alors ce n’est qu’en partant de l’amour que «la famille manifeste, diffuse et régénère l’amour de Dieu dans le monde».

Le Pape rappelle une nouvelle fois l’importance du pardon et de la patience, face à la fragilité et à la faiblesse de chacun des membres de la famille. Dans ce sens, le Pape rappelle que «beaucoup de familles chrétiennes sont un lieu de miséricorde», que les parents, les frères et sœurs sont «des témoins de la miséricorde», et il espère que le rassemblement de Dublin en donnera des signes concrets, deux ans après le Jubilé.

Le Pape conclut sa lettre en remerciant la nation irlandaise et l’archidiocèse de Dublin pour leur «généreux accueil», et place l’organisation de cette rencontre sous la protection de la Sainte Famille de Nazareth.

(CV)

(Tratto dall’archivio della Radio Vaticana)

L’Église et les jeunes: un discernement à double sens

CNS photo/Max Rossi, Reuters

Il y a quelques semaines, le Secrétariat de la 15e Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques publiait un document préparatoire ainsi qu’un questionnaire sur le thème « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel » pour les diocèses du monde entier. Suivant la même méthodologie que les précédents synodes sur la famille, ce document a pour but d’amorcer la réflexion en vue des discussions qui auront lieu à Rome en octobre prochain. Ce texte subdivisé en trois parties manifeste non seulement la richesse doctrinale, humaine et pastorale qui fait de l’Église, selon les mots du bienheureux Paul VI, une « experte en humanité » (no 13) mais également sa volonté d’inclure les jeunes dans cette démarche de réflexion qui vise à mieux les accompagner dans leur processus de discernement vocationnel. Ainsi donc, la conversion demandée à toute l’Église est déjà mise en pratique dans le processus même du synode !

À chacun sa vocation

Tout être humain a une vocation, c’est-à-dire un appel à l’amour qui prend « une forme concrète dans la vie quotidienne à travers une série de choix, qui allie état de vie (mariage, ministère ordonné, vie consacrée, etc.), profession, modalité d’engagement social et politique, style de vie, gestion du temps et de l’argent, etc. » (Intro). L’Homme étant un être social, il ne pourra découvrir le sens de sa vie que par l’entremise d’autres personnes qui l’aideront à déployer son plein potentiel tout au long de sa vie. La qualité de ce « parcours “ réflexif ” » (no3) dépendra donc énormément du milieu dans lequel les jeunes évoluent, d’où l’importance d’une approche adaptée à notre monde et à leur destinée intemporelle.

Un double discernement

Pour être en mesure d’aider les jeunes à grandir, à gagner en maturité et à faire les choix qui s’imposent dans tout discernement vocationnel, l’Église doit se mettre à leur portée dans un processus d’accompagnement qui tient compte du monde dans lequel ces jeunes vivent. Pour ce faire, une réflexion profonde sur les grandes dynamiques actuelles qui sont également opportunités et défis doit avoir lieu.

L’une des constatations du document est que la jeunesse ne représente pas un bloc monolithique. Nous avons affaire à « une pluralité de mondes des jeunes (no 1), ce qui demande une attention particulière aux subtilités culturelles, économiques, sociales, politiques, artistiques et j’en passe. Loin de vouloir faire une analyse exhaustive de ces différences, le document cherche à souligner quelques grands courants qui influencent les jeunes de toute société.

Par exemple, on souligne cette énergie de la jeunesse à vouloir s’impliquer, « sa disponibilité à participer et à se mobiliser pour des actions concrètes, où l’apport personnel de chacun peut être une occasion de reconnaissance identitaire ». Elle pourra trouver en l’Église le catalyseur de cette volonté d’engagement total tout en la préservant des différentes dérives de notre temps, qu’elles soient consuméristes ou idéologiques.

Cependant, l’Église doit se départir des attitudes qui pourraient infantiliser les jeunes et les porter à cette « insatisfaction envers des milieux où les jeunes ressentent, à tort ou à raison, qu’ils ne trouvent pas leur place ou dont ils ne reçoivent pas de stimuli ». Ainsi, une transformation missionnaire « d’une Église qui accompagne » (Evangelii Gaudium, no 24) les jeunes dans leur discernement lui permettra également d’exercer un examen de conscience sur ses propres pratiques. En ce sens, lorsque le Pape affirme : « Je préfère une Église accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Église malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités. », cela signifie aussi donner des responsabilités aux jeunes sachant que, comme tout le monde, ils feront des erreurs mais qu’au bout du compte, ils seront à la hauteur des responsabilités que nous leur confierons.

La semaine prochaine, nous continuerons l’analyse de ce document important sur le processus de transformation missionnaire de l’Église tel que voulu par le pape François.

 

Église en sortie 9 décembre 2016

Cette semaine à Église en sortie, on s’entretient avec Suzanne Desrochers, adjointe au directeur de l’Office de catéchèse du Québec. On vous présente les moments forts de la cérémonie de fermeture de la Porte de la miséricorde de l’archidiocèse de Montréal à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde. Dans la troisième partie de l’émission, Francis Denis reçoit Francine Beaulieu-Roy qui nous parle de son livre intitulé « Projet de mariage, projet de vie ».

Église en sortie 7 octobre 2016

Cette semaine à Église en sortie, Francis Denis reçoit l’abbé Thierry Sol, prêtre de l’Opus Dei et professeur à l’Université Pontificale de la Sainte-Croix sur le thème du Droit canonique. Nous vous présentons un reportage sur l’Assemblée des évêques catholiques du Québec à Notre-Dame du Cap. Dans la troisième partie de l’émission, le professeur Ernest Caparros nous parle des procédures en nullité de mariage.

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