La fête de Saint-Jean-Baptiste au Québec : entre la foi et la culture

Photo par Cathopic.

Chaque année, le mois de juin occupe une place particulière dans le cœur des catholiques canadiens, spécialement au Québec. Cette période est marquée par des rassemblements familiaux, des célébrations paroissiales, des chants traditionnels et des moments de prière qui rappellent les racines chrétiennes de notre nation.

Notre parcours d’un mois culmine avec la Nativité de saint Jean-Baptiste, célébrée le 24 juin, jour de la Fête nationale du Québec. Cette grande fête populaire unit les Québécois autour de leur langue, de leur histoire et de leur héritage spirituel. Les festivités se poursuivent jusqu’au 1er juillet, dans un esprit de gratitude envers Dieu pour le Canada, avec des feux d’artifice, des rencontres familiales et des prières pour le pays.

Aujourd’hui encore, de nombreux catholiques canadiens cherchent à transmettre cette richesse spirituelle aux nouvelles générations en célébrant la foi, les traditions et la culture qui ont façonné le Québec.

Un jour férié important au Québec

En 1908, le pape Pie X proclame officiellement saint Jean-Baptiste patron des Canadiens français. Depuis lors, il demeure une figure emblématique de l’identité francophone au Canada. Aujourd’hui le 24 juin est un jour férié officiel au Québec. La Saint-Jean-Baptiste est une journée connue encore sous le nom de Fête nationale du Québec. Des milliers de personnes participent à des concerts, des défilés, des activités communautaires et des célébrations culturelles dans toutes les régions de la province. Ce qui constitue un moment privilégié de rassemblement et d’affirmation.

Les villes et villages se remplissent de drapeaux fleurdelisés, de musique québécoise et d’un esprit festif unique. Pour plusieurs familles, cette journée représente aussi un moment de repos et de belles retrouvailles.

Même si la fête a aujourd’hui une dimension culturelle et nationale très forte, ses origines demeurent profondément chrétiennes. Pendant longtemps, les célébrations commençaient par des messes, des processions et des prières dédiées à saint Jean-Baptiste, le saint patron des Canadiens français.

L’importance de la fête de la Saint-Jean

La fête de la Saint-Jean-Baptiste possède une grande importance historique et religieuse au Québec. Elle rappelle les racines catholiques de la province et l’héritage laissé par les premiers colons français qui ont bâti leurs communautés autour de la foi chrétienne.

Saint Jean-Baptiste symbolise la préparation du chemin vers le Christ. Dans l’Évangile, il appelle les peuples à la conversion, à l’espérance et à la fidélité envers Dieu. Pour les catholiques québécois, cette fête représente donc non seulement une célébration culturelle, mais aussi un rappel de leur mission spirituelle.

Aujourd’hui, plusieurs familles choisissent encore de participer à une messe, de réciter le chapelet ou de partager un repas en famille pour souligner cette journée spéciale. Les traditions modernes et religieuses coexistent souvent harmonieusement.

Pourquoi la fête de la Saint-Jean est-elle si considérée au Québec?

La Saint-Jean-Baptiste est considérée comme l’une des fêtes les plus importantes au Québec parce qu’elle touche à l’identité même du peuple québécois. Elle célèbre la langue française, l’histoire, les traditions et les valeurs qui unissent les Québécois depuis des générations.

Pendant des siècles, l’Église catholique a joué un rôle central dans la vie sociale et culturelle du Québec. Les paroisses étaient au cœur des villages, et les fêtes religieuses rythment la vie des familles. La Saint-Jean-Baptiste est devenue un symbole fort de cette mémoire collective. Cependant, depuis les années 1960, avec la Révolution tranquille, la société québécoise est devenue beaucoup plus laïque. 

Encore aujourd’hui, malgré les changements dans la société, cette fête demeure un moment de fierté et d’appartenance. Elle rassemble les gens autour d’un héritage commun fait de foi, de solidarité, de culture et d’espérance. La religion occupe une place plus personnelle qu’autrefois. L’influence de l’Église dans la politique et les institutions publiques a beaucoup diminué. Malgré cela, les traces catholiques restent présentes dans la culture québécoise : les noms de villes, les fêtes religieuses, les églises historiques, les croix et certaines valeurs sociales font encore partie du patrimoine du Québec. 

Le gouvernement du Québec a officiellement reconnu le 24 juin comme jour férié dans la province. 

 

Qui est saint Jean-Baptiste? 

Saint Jean-Baptiste occupe une place centrale dans la tradition chrétienne. Reconnu comme le dernier des prophètes de l’Ancien Testament et le précurseur de Jésus-Christ, il a pour mission d’annoncer la venue du Messie et de préparer le peuple à son arrivée. Selon les Évangiles, il est le fils de Zacharie et d’Élisabeth, une parente de la Vierge Marie. Sa naissance est elle-même présentée comme un événement exceptionnel, annoncé par l’ange Gabriel (Luc 1, 5-25).

Jean-Baptiste mène une vie de prière, d’austérité et de détachement matériel dans le désert de Judée. Il appelle les hommes et les femmes à la conversion et au repentir en les invitant à recevoir le baptême dans les eaux du Jourdain. Son message insiste sur la nécessité de préparer son cœur à l’accueil du Royaume de Dieu. Sa prédication attire de nombreuses foules, qui voient en lui un prophète envoyé par Dieu (Matthieu 3, 1-6).

L’un des moments les plus importants de sa mission est le baptême de Jésus dans le fleuve Jourdain. Cet événement marque le début de la vie publique du Christ et révèle son identité divine. Dans l’Évangile selon Jean, Jean-Baptiste désigne Jésus comme « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jean 1, 29), soulignant ainsi son rôle essentiel dans l’histoire du salut.

Jean-Baptiste est également admiré pour son courage et son attachement à la vérité. Il critique publiquement le comportement du roi Hérode Antipas, ce qui lui vaut d’être emprisonné puis exécuté. Son martyre fait de lui un modèle de fidélité à Dieu et de témoignage de la foi chrétienne. Priez avec saint Jean est une série de prières dédiées aux saints et saintes catholiques que notre équipe a préparées et que vous pouvez visonner sur notre chaîne YouTube.

 

Prière pour la fête de la Saint-Jean-Baptiste

Seigneur notre Dieu,

Nous te remercions pour le don du Québec,
pour notre histoire, notre culture et notre foi.

En cette fête de saint Jean-Baptiste,
aide-nous à demeurer fidèles aux valeurs chrétiennes
qui ont façonné notre peuple.

Donne-nous le courage de témoigner de l’espérance,
de vivre dans l’amour et la solidarité,
et de transmettre la foi aux générations futures.

Par l’intercession de saint Jean-Baptiste,
bénis nos familles, nos communautés
et notre pays tout entier.

Amen.

La fête de la Saint-Jean-Baptiste demeure bien plus qu’une simple célébration estivale. Elle représente un héritage vivant où se rencontrent foi catholique, culture québécoise et identité nationale. À travers les rassemblements, les chants, les prières et les festivités, les Québécois continuent de faire vivre une religion profondément enracinée dans leur histoire.

En célébrant saint Jean-Baptiste, les catholiques canadiens rendent grâce à Dieu pour les bénédictions reçues et regardent avec espérance vers l’avenir du Québec et du Canada.

Le Sacré-Cœur de Jésus, qui est amour, faisons-lui assez confiance ?

Statue du Sacré-Coeur de Jésus à Notre-Dame de Fatima. Crédit Photo : Mireille Haj-Chahine

L’Église catholique établit la fête du Sacré-Cœur de Jésus le premier vendredi du mois de juin, après une période de huit jours –l’octave– destinée à la solennité du saint Sacrement. Cela veut dire, c’est 19 jours après la Pentecôte. D’après l’histoire de la spiritualité du Sacré-Cœur, cette solennité a été instaurée par le pape Clément XIII en 1765, suite aux demandes de Jésus à Marie-Marguerite Alacoque, une religieuse et mystique française de la Visitation catholique romaine, qui a vu le coeur brûlant d’amour de Jésus lors d’une des apparitions à Paray-le-Monial, et a promu la dévotion au Sacré-Cœur dans l’Église. Tiré de Hozana.org

Sr Marie-Marguerite Alacoque, avait eu comme mentor un jésuite, qui est un des grands amoureux du Sacré-Cœur de Jésus devenu plus tard saint Claude La Colombière. Doté d’une spiritualité profonde et d’une extrême dévotion, il révéla le Sacré-Cœur au monde. Pour en savoir davantage, visionnez cette vidéo sur YouTube.

La fête du Sacré-Cœur de Jésus est une fête qui n’arrive pas par hasard dans notre calendrier de vie chrétienne ; puisque Dieu reste avec nous et nous ne nous sommes pas laissés seuls. Par la suite, nous avons la  fête de la Très Sainte Trinité et la Fête du Saint-Sacrement, communément appelée, la Fête-Dieu. 

La tradition de célébrer la fête du Sacré-Cœur de Jésus, nous donne l’occasion de rencontrer un amour qui se donne jusqu’au bout. Comme catholiques, nous nous demandons comment la dévotion traditionnelle au Sacré-Cœur de Jésus, solidement enracinée dans les Écritures saintes, reprend vie et devient contemporaine ? Ce symbole du grand amour, que peut-il nous apprendre et faire aujourd’hui ? Peut-il changer notre vie ? 

À la fête du Sacré-Cœur de Jésus, le 4 juin, les fidèles ont reçu une invitation particulièrement précieuse pour vivre plus que jamais, un moment d’unité, d’espérance et de ferveur. C’est la rencontre avec le Cœur de Jésus, même en procession dans les rues de Montréal ce soir-là, demeure cette source où puiser l’Espérance, la consolation et la force de servir dans une société inquiète face aux grandes questions touchant la vie et la dignité de chaque être humain. Voici un extrait lors de notre présence pour les célébrations.

Pour le P. François Potez, un prêtre catholique français et ancien officier de la Marine nationale, décédé très récemment : « Le cœur de Dieu est un cœur humain et ça c’est prodigieux ». 

Depuis ma tendre jeunesse, j’entendais que le mois de mai est consacré à la Vierge Marie et que le mois de juin, c’est le mois du Sacré-Cœur. C’est rien qu’avec le temps que je réalise que la fête du Sacré-Cœur de Jésus et celle du Cœur Immaculé de Marie se suivent l’une après l’autre. Car ces deux cœurs, de par leur pureté, sont constemment liés à Dieu.

Chaque année, plusieurs souvenirs entourant la fête du Sacré-Cœur de Jésus, me viennent à l’esprit. Cela me rappelle mes années d’école. Ayant été au Collège des Soeurs des Saints-Cœurs (de Marie et de Jésus), je peux témoigner que tous les élèves ont été choyé.es de célébrer la fête de notre collège, à la fin de l’année scolaire. De la joie au cœur, nous nous préparons, année après année, à accueillir la fête du Sacré-Cœur, et nous réjouissons d’une année scolaire qui va se terminer. 

Nous étions responsables de garder les lieux propres avant notre départ pour l’été, et de nous préparer à servir la messe solennelle afin de clôturer le mois en question ainsi que l’année scolaire. Lors de la célébration de messe pour la fête du Sacré-Cœur, nous étions sur le coup absorbés par la beauté de ce cœur aimant de Jésus. 

De plus, nous entendons souvent l’expression : « Dieu est amour ». En réalité, ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés. Nous avons reçu, de par notre éducation, l’invitation à aimer Dieu davantage. Mais l’invitation à nous laisser aimer par lui, est au centre  du fondement même de notre foi chrétienne. Prenons-nous le temps de nous laisser aimer par Dieu, et par son cœur tendre et miséricordieux ? Sommes-nous attentifs à sa présence, ou sommes-nous indifférents ? Faisons-lui confiance ?

Personnellement, j’ai compris davantage la valeur du cœur aimant de Jésus, qui est un cœur humain et qui aime sans condition. Il est miséricordieux et n’attend de nous que de revenir à lui, de l’aimer, de le remercier et que nous ne soyons pas indifférents.

J’ai participé durant les années passées, à quelques  pèlerinages qui m’ont montré la beauté, la bonté et la miséricorde de ce cœur compatissant et débordant d’amour.

En Pologne, à Cracovie, nous sommes partis à la découverte des lieux de saint Jean-Paul II, sainte Faustine Kowalska et tant d’autres. Par exemple, sainte Faustine Kowalska, une religieuse et mystique polonaise reconnue pour son enseignement sur la Divine Miséricorde et rappelons-nous ici sa phrase très bien connue : « Jésus, j’ai confiance en toi ». Lorsque nous sommes arrivés devant un kiosque pour acheter des souvenirs comme des chapelets et des images du Jésus miséricordieux, la religieuse en charge nous a accueillis avec beaucoup d’intérêt et d’amour et elle était un peu trop brève. Pour comprendre, par la suite, qu’elle doit quitter pour la récitation du chapelet de 15h. La cloche de la chapelle retentit et la religieuse nous quitta sans dire un mot, ni tenir compte du don qu’on effectuait pour avoir acheter des objets religieux choisis sur place. Elle courait d’un pas très hâtif pour rejoindre ses consoeurs pour la récitation du chapelet de la Divine Miséricorde. J’étais éblouie et profondément touchée d’assister à la primauté de la prière sur les autres choses de la vie.     

Récemment, lors d’un pèlerinage au Portugal, nous avons visité, durant quelques jours, le sanctuaire de Notre-Dame de Fatima qui déborde de foi, de dévotion, et de prières. Dans l’une des grandes salles dédiées à la confession individuelle, j’ai été très émue de voir la statue du Sacré-Cœur de Jésus, hissée sur un socle. Ce cœur humain et miséricordieux de Jésus est présent pour accompagner les cœurs des pèlerins brisés et en repentance qui sont en visite des quatre coins du monde. (voir image principale du blogue)

Ci-dessus: Église Saint-Pierre – Auvillar, France : Vitrail (XIXe siècle) représentant saint Claude La Colombière, prêtre jésuite et guide spirituel de sainte Marguerite-Marie Alacoque. Photo Istock.

 

Prière au Sacré Cœur de Jésus de saint Claude La Colombière 

« Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire, et une plus grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puisse attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m’y opposer : c’est à vous à tout faire, divin cœur de Jésus-Christ, vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Ainsi soit-il. » Réf. Hozana.org.

À l’exemple des grands amoureux du Cœur de Jésus, saint Claude La Colombière, sainte Faustine, mère Teresa, et même saint Jean-Paul II, apprends-nous Jésus à nous laisser touchés par ton amour, à te faire confiance en tout temps, et à répéter sans cesse comme sainte Faustine : « Jésus, j’ai confiance en toi ». Éclaire-nous à ce qu’on doit faire pour parvenir à la pureté de ton amour.

Saint Antoine : de Lisbonne à Padoue

Lors de notre pèlerinage vers les grands sanctuaires d’Europe, nous avons eu la chance de visiter l’église Saint-Antoine de Lisbonne. Autrement dit, pour faire plaisir à Anna, notre guide, nous avons visité l’église de saint Antoine de Lisbonne. Bien que la plupart des personnes l’appellent saint Antoine de Padoue, en référence à la ville où il est décédé en 1231, pour les Portugais, il n’y a aucune hésitation : il s’agit de saint Antoine de Lisbonne, en référence à la ville où il est né en 1195. Anna nous a d’ailleurs expliqué que les Portugais l’appellent toujours saint Antoine de Lisbonne et rien d’autre. Voilà une petite particularité qui a ajouté une touche d’humour à notre visite.

Avant même d’entrer à l’église, nous avons été accueillis par un grand mur décoré de roses artificielles de toutes les couleurs, où dominaient les couleurs rose et le rouge. De grandes lettres y formaient le nom de saint Antoine de Lisbonne. À proximité se trouvait également une immense bannière présentant l’image du saint, ainsi que son nom dans plusieurs langues afin d’accueillir les pèlerins venus des quatre coins du monde.

La visite de cette église fut pour nous un moment profondément spirituel et rempli d’émotions, d’autant plus que cette étape ne figurait pas à notre itinéraire de voyage. Ce fut une bénédiction supplémentaire reçue au cours de ce pèlerinage.

Nous avons commencé notre visite par l’église Saint-Antoine de Lisbonne, construite à l’endroit même où le saint serait né. Entrer dans ce lieu chargé d’histoire et de foi nous a permis de nous rapprocher de celui qui demeure l’un des saints les plus aimés de l’Église catholique.

Le père Jean-Luc Blanchette y a célébré la messe pour notre groupe. Quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’il nous annonça que nous allions recevoir la bénédiction avec les reliques de saint Antoine. Un moment particulièrement marquant de réaliser que les reliques de saint Antoine sont exceptionnellement exposées pour notre groupe. Recevoir cette bénédiction dans un climat de prière et de recueillement fut une grâce immense et un souvenir que nous garderons longtemps dans nos cœurs.

Quelles émotions et quelles bénédictions ! Je n’en reviens toujours pas.

Nous avons également visité l’endroit même où il est né descendant un escalier très étroit donnant au sous-sol de l’église découvrant avec émerveillement les lieux qui ont vu grandir celui qui allait devenir un grand prédicateur et un témoin remarquable de l’Évangile.

À quelques pas de cette église se trouve la cathédrale de Lisbonne. C’est de là que plusieurs pèlerins entreprennent le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle au départ de Lisbonne. Dans cette cathédrale, nous nous sommes recueillis et avons prié devant le baptistère de saint Antoine de Lisbonne. 

La célébration de la messe dans son église fut l’un des sommets de cette visite. Prier ensemble et vénérer ses reliques, au cœur même de Lisbonne, nous a permis de rendre grâce pour l’héritage spirituel de saint Antoine et de confier nos intentions à son intercession.

Ce pèlerinage nous rappelle que les saints ne sont pas seulement des figures du passé, mais des compagnons de route qui continuent d’inspirer notre foi aujourd’hui. Marcher sur les pas de saint Antoine à Lisbonne après avoir visité Notre-Dame de Fatima fut une expérience de foi, de communion et d’espérance que nous n’oublierons jamais.

De retour au Québec, je tiens également à souligner le lien particulier qui nous unit à saint Antoine surtout que je suis trop attachée à la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue de Longueuil. Ce lieu de prière et de rassemblement témoigne de la grande dévotion que de nombreux fidèles portent encore aujourd’hui à ce saint si populaire. Après avoir marché sur ses traces à Lisbonne, il est touchant de réaliser que son héritage spirituel est aussi bien vivant chez nous. Cette visite nous a permis de mieux comprendre la profondeur de sa foi, son amour des plus pauvres et son attachement à l’Évangile. Elle nous invite également à poursuivre notre propre chemin de foi avec confiance, en demandant à saint Antoine de nous accompagner dans nos joies, nos épreuves et nos espérances. Ainsi, même si notre pèlerinage en Europe est maintenant terminé, les grâces reçues et les souvenirs vécus continueront longtemps d’habiter nos cœurs et de nourrir notre vie spirituelle.

 

Prière

Saint Antoine de Lisbonne,

Saint Antoine de Padoue,
toi qui as consacré ta vie à annoncer l’Évangile
et à conduire les âmes vers le Christ,
intercède pour nous auprès du Seigneur.

Aide-nous à grandir dans la foi,
à demeurer fidèles dans l’épreuve
et à reconnaître la présence de Dieu dans notre quotidien.

Que ton exemple de simplicité, de charité et de confiance
nous inspire chaque jour.

Saint Antoine, prie pour nous.
Amen.

L’histoire de l’Église catholique au Canada

Saint André Bessette à côté d’un drapeau canadien flottant. Des montagnes et d’autres drapeaux canadiens apparaissent en arrière-plan.

L’histoire de l’Église catholique au Canada est une histoire de courage, de lutte et d’espérance. En ce mois de juin, nous célébrons et commémorons cette histoire, ainsi que les saints et les saintes qui y ont profondément marqué.

Nous vous invitons à faire mémoire du courage et du dévouement des premiers missionnaires, les jésuites, les Oblats de Marie Immaculée, les colons ukrainiens et tant d’autres, qui ont traversé les frontières et surmonté de nombreux défis afin de fonder des communautés, des écoles et des hôpitaux, contribuant ainsi à l’édification de l’Église vivante et mûre que nous connaissons aujourd’hui. 

Écoutez le cri des catholiques autochtones, à qui l’on a volé leur culture, leur langue et leur enfance dans les pensionnats. Marchez sur les traces de sainte Kateri Tekakwitha, dont la foi inébranlable a inspiré des générations de membres des Premières Nations à faire confiance à Dieu, à dire la vérité et à rechercher la réconciliation. Rendez-vous à Rome avec la délégation d’aînés qui a invité le pape François à présenter ses excuses historiques, suivez son pèlerinage pénitentiel sur nos propres terres et écoutez des récits de foi et d’espérance renouvelés.

Laissez-vous inspirer par la sainteté des saints et saintes canadien.nes qui ont bâti cette Église avec détermination et créativité, depuis les efforts inlassables de saint François de Laval et de sainte Marie-Léonie Paradis jusqu’au témoignage discret et miraculeux de saint frère André Bessette.

Découvrez comment les catholiques canadiens célèbrent cet héritage aujourd’hui, en particulier au Québec. Notre parcours d’un mois culmine avec la Nativité de saint Jean-Baptiste, le 24 juin – la Fête nationale de la Belle Province – et s’achève par des feux d’artifice, des réunions familiales et des prières rendant grâce à Dieu pour ce pays, le 1er juillet.

Restez à l’écoute de Sel + Lumière TV, Sel + Lumière Plus, de notre blogue et de nos comptes sur les réseaux sociaux tout au long du mois de juin pour découvrir des documentaires, des articles et bien plus encore. Nous vous invitons à réfléchir au courage, aux luttes et à l’espérance des catholiques au Canada.

Saint Joseph, ce grand saint !

Crédit photo istockphoto.

Saint Joseph, ce grand saint !

Implorons son intercession et imitons ses vertus.

 

Saint Joseph est le père de la Sainte Famille. Un charpentier de Nazareth qui, dans son rôle de chef de famille, faisait toujours confiance à la Providence devant les difficultés rencontrées. Son cœur de père éclairé l’aide à transformer chaque problème en opportunité. Il était courageux et comptait sur Dieu pour lui venir en aide et le sauver. Sans oublier sa créativité qui a pris de l’élan depuis !     

Voici que le pape François, dans sa lettre apostolique : Un cœur de père, Patris Corde à l’occasion du 150e anniversaire de la déclaration de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle ; il propose saint Joseph comme modèle de père aujourd’hui. Il décrète alors une année spéciale qui lui est dédiée du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021. 

Fions-nous à notre Père aujourd’hui et toujours. Implorons l’intercession de saint Joseph dans nos vies, comme nous sommes invité.es à imiter ses vertus. Voici les caractéristiques décrivant parfaitement saint Joseph dans la lettre apostolique, comme étant :  

  • Père aimé.
  • Père de la tendresse.
  • Père dans l’obéissance.
  • Père dans l’accueil, « qui accueille la volonté de Dieu et du prochain ».
  • Père au courage créatif, exemple d’amour pour l’Église et les pauvres.
  • Père travailleur, « Patron des travailleurs » …« et qui enseigne la valeur, la dignité et la joie du travail ».Père dans l’ombre, « décentré par amour de Marie et Jésus ».

Le Saint-Père, le pape François récite tous les jours en effet, « depuis plus de 40 ans », une prière à l’Époux de Marie « tirée d’un livre français de dévotion des années 1800 de la Congrégation des religieuses de Jésus et Marie ». Le Pape explique qu’il s’agit d’une prière « qui exprime dévotion et confiance » à saint Joseph mais qui parle aussi d’un « certain défi », car elle se termine avec ces mots :

« Qu’il ne soit pas dit que je t’ai invoqué en vain, et puisque tu peux tout auprès de Jésus et de Marie, montre-moi que ta bonté est aussi grande que ton pouvoir ».

Quant au pape Léon XIII, il cite : 

« … Et de même qu’autrefois tu as arraché l’Enfant Jésus au péril de la mort, défends aujourd’hui la Sainte Église de Dieu contre les embûches de l’ennemi et contre toute adversité, et couvre-nous de ta constante protection, afin que nous puissions, à ton exemple et par ton assistance, vivre saintement, mourir pieusement, et obtenir l’éternelle félicité dans le Ciel. Amen ». Livret portant sur la lettre apostolique : Un cœur de père, à l’occasion du 150e anniversaire de la déclaration de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle,  Médiaspaul 2021 Choix de prières à saint Joseph, p. 33.

J’aimerais ici vous faire part que chaque année, la fête de saint Joseph arrive avec son gros lot de souvenirs et de nostalgie. C’est une fête qui a beaucoup de signification pour moi et pour toute notre famille. Saint Joseph compte beaucoup à mes yeux, à nos yeux. Il est notre modèle de vie comme mon père l’était. Il n’y a pas de surprise !! À mon avis, c’est une bénédiction divine, un cadeau du Ciel.

De plus, j’ai voulu écrire cet article pour dire combien je suis fière de mon père ! J’ai aimé qu’il puisse lire ces lignes et savoir combien nous marchons tous et toutes sur ses pas, et combien nous le prenons comme modèle de vie. Quelle bénédiction et quelle grâce qui nous accompagnaient dans notre vie. Du bel héritage reçu comme chrétien.ne et catholique au moindre geste de bienfaisance effectué avec cœur. 

Mon père à l’exemple de saint Joseph était un père aimé, respecté de tous et de toutes. Il était nommé « l’homme de Dieu et le père des pauvres. » Il voyait la misère de l’autre avec du cœur. C’est en plein ce que signifie d’être miséricordieux. À son époque, il allait tôt faire son tour dans la ville pour cibler les maisons qu’il connaissait bien et qui avaient de la difficulté à subvenir aux besoins de leurs familles. Il leur déposa devant la porte, souvent entrouverte, discrètement toutes sortes de vivres nécessaires et filait, car il n’aimait pas être vu ou connu.        

Une coïncidence vécue : mon père s’appelait « Youssef »  version arabe de « Joseph ». Il est né à la fête de saint Joseph, son patron et son modèle de vie et décède la veille de la Saint-Joseph aussi. Il était dans sa vie l’homme de Dieu sur terre. De par son discernement clair et sa conduite bienveillante, il se comportait fidèlement et discrètement à l’exemple de saint Joseph.  

Nous nous sommes trouvé.es béni.es d’avoir un père si humble, juste et merveilleux à la fois. Un homme honnête, se souciant des plus démunis, soutenant les pauvres, et réflètant par ses actions les enseignements de l’Église. Il prenait comme exemple de vie à suivre, notre bien-aimé saint Joseph. Il s’identifie à lui dans toute chose.

Qu’en est-il du modèle du père aujourd’hui ? Partagez-nous votre avis. Merci de votre fidélité !

Saint Patrick, un évêque et un missionnaire courageux

Photo prise par Carolina BR sur Cathopic.

Que le Christ soit avec moi, que le Christ soit en moi, que le Christ soit derrière moi, que le Christ soit devant moi, que le Christ soit à mes côtés, que le Christ me guide vers la victoire, que le Christ me réconforte et me restaure, que le Christ soit au-dessus de moi, que le Christ soit dans le calme, que le Christ soit dans le danger, que le Christ soit dans le cœur de tous ceux qui m’aiment, que le Christ soit dans la parole de mes amis et des étrangers.

Extrait de « The Breastplate » La cuirasse de saint Patrick traduite de l’anglais.

 

Les gens associent souvent la Saint-Patrick au fait de porter du vert et de boire de la bière, mais qui était exactement Saint Patrick, et pourquoi le célébrons-nous ? Le saint patron de l’Irlande est né en Grande-Bretagne au IVe siècle après J.-C. dans une famille aisée et aimante. Son père, Calpurnius, était diacre et fonctionnaire local. Bien que sa famille fût romaine et chrétienne, Patrick n’a pas grandi dans la foi chrétienne, ce qui rend son zèle missionnaire et son héritage encore plus inspirants pour nous aujourd’hui.

À l’âge de 16 ans, des pillards irlandais ont envahi son village et l’ont kidnappé, ainsi que des milliers d’autres personnes. Il a été emmené en Irlande et vendu comme esclave. Pendant six ans, il a travaillé comme berger, un métier solitaire et laborieux. Habitué au confort, il devait désormais affronter des climats rigoureux et des terrains difficiles. Durant cette période, il a commencé à prier. Il a pris l’habitude de faire sa prière plusieurs fois par jour, ce qui a accru son amour pour Dieu et approfondi son sentiment de la providence et de la protection divine. Même lorsque la neige tombait, que le froid mordait ou que la pluie tombait, il se levait avant l’aube pour prier. Le Saint-Esprit tournait son cœur vers le Christ.

Une nuit, il entendit une voix dans ses rêves lui disant qu’il allait partir pour son pays natal et que son bateau était prêt. Le lendemain matin, il s’enfuit de chez son maître et trouva un bateau qui le ramena en Grande-Bretagne, de l’autre côté de la mer d’Irlande. De retour chez lui, il commença à étudier les Écritures et la foi catholique. Il eut du mal à se réintégrer dans la société, car il avait prié dans la nature sauvage irlandaise pendant des années et avait manqué six années d’éducation. Il fit alors un autre rêve : les personnes qu’il avait rencontrées en Irlande le suppliaient de revenir. Il crut que, à travers ce rêve, Dieu l’appelait à convertir les païens d’Irlande. Il suivit une formation théologique en France, fut ordonné prêtre et, à 43 ans, fut consacré évêque. En raison de sa connaissance de la culture et de la langue irlandaises, l’Église confirma sa vocation missionnaire et le renvoya en Irlande.

Saint Patrick a utilisé le trèfle, qui a trois feuilles, pour décrire le Père, le Fils et le Saint-Esprit comme faisant partie d’un seul Dieu. Sa vie de missionnaire n’a pas été facile : il a rencontré l’opposition des druides païens et le martyre était toujours une possibilité. Cependant, il croyait fermement en sa vocation et a parcouru le pays en prêchant, baptisant et confirmant avec zèle. Il avait une confiance totale en Dieu et sa mission a porté ses fruits. Des milliers de personnes se sont converties au christianisme, des églises ont été fondées et les vocations religieuses ont fleuri.

Que pouvons-nous apprendre de l’histoire de saint Patrick ? Une leçon est que Dieu peut transformer nos moments les plus sombres en occasions de nous tourner vers lui dans la prière, la foi et la confiance. Ce n’est que lorsque saint Patrick a été dépouillé de sa vie confortable et paisible qu’il a pu développer une vie de prière et se rapprocher de Dieu. Une autre leçon est qu’il n’est jamais trop tard pour changer le monde et vivre l’appel de Dieu à notre égard. Saint Patrick a manqué six années d’éducation formelle et n’a commencé son travail missionnaire qu’après être devenu évêque à l’âge de 43 ans. Plus nous vieillissons, plus nous avons l’impression qu’il est trop tard pour changer de carrière, reprendre des études, faire du bénévolat à l’étranger, se marier ou discerner la prêtrise, etc. L’histoire de saint Patrick nous rappelle que nous pouvons accomplir l’appel de Dieu si nous nous appuyons sur Lui, écoutons Ses petites incitations, faisons confiance à Son attention et discernons Sa sainte volonté par la prière.

 

Qui est John Henry Newman ? Docteur de l’Église et maître du cœur

Buste de Saint John Henry Newman au Trinity College, Oxford. Wikimedia Commons.

Ce fut une expérience émouvante d’assister à la messe sur la place Saint-Pierre lorsque le Pape Léon XIV a déclaré Saint John Henry Newman docteur de l’Église le 1er novembre dernier, jour de la solennité de la Toussaint. John Henry Newman (1801-1890) avait été béatifié par Benoît XVI en 2010 et canonisé par le Pape François en 2019. Il est le plus récemment nommé des trente-huit docteurs de l’Église dans les deux millénaires d’histoire du christianisme. 

Mais qui est Newman et quelle importance qu’il soit désormais docteur de l’Église ?

Les docteurs de l’Église sont avant tout des enseignants que l’Église offre à toutes les générations (le mot « docteur » vient ici du latin signifiant « enseignant »). Ce sont des hommes et des femmes reconnus dans toute l’Église universelle non seulement pour leur sainteté, mais aussi pour leur contribution exceptionnelle à la théologie chrétienne et à l’enseignement de l’Église. La pensée de Newman a eu un impact profond sur la doctrine catholique au cours du siècle dernier, et il a été l’une des figures intellectuelles les plus citées au Concile Vatican II. Sa pensée a particulièrement influencé la rédaction de la constitution dogmatique sur la révélation divine Dei Verbum, notamment sa notion du développement de la doctrine, ainsi que la déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, en particulier sur le thème de la conscience. L’héritage de Newman comprend les Centres Newman, qui sont des communautés catholiques étudiantes sur les campus universitaires du monde entier. J’ai découvert Newman pour la première fois pendant mes études à l’Université McGill à Montréal, en vivant et en travaillant au Centre Newman qui se trouve sur la rue Peel. Newman a également influencé de manière significative le chemin de la synodalité que l’Église entreprend actuellement, car il encourageait la formation, la consultation et la collaboration avec les laïcs et il enseignait que la doctrine de l’Église évolue naturellement au fil du temps. 

Newman avait un esprit brillant et était un écrivain prolifique. Il est peut-être le théologien le plus important du XIXe siècle, en tout cas dans le monde anglophone. Mais ce que j’admire le plus chez Newman, c’est la façon dont il a mis sa vie en jeu pour rester fidèle à sa foi, s’abandonnant avec une confiance radicale en Dieu. 

Newman n’était pas un martyr au sens strict du terme. Il n’est pas mort pour sa foi. Pourtant, il était prêt à tout perdre pour rester fidèle à ses convictions. Le titre d’une de ses biographies résume bien cela : « Une vie sacrifiée ». En se convertissant de l’anglicanisme au catholicisme, Newman est passé du statut de professeur prestigieux à Oxford et de prêtre anglican très respecté à celui de paria, rejeté par la société. Il a perdu son emploi. Sa réputation a été détruite. Ses amis l’ont abandonné. 

Les choix de vie dramatiques de Newman n’étaient pas le résultat d’une crise de la quarantaine, mais plutôt une réponse courageuse aux inspirations de Dieu dans son cœur. La devise de Newman était « Le cœur parle au cœur » (Cor ad cor loquitur), une citation tirée des écrits de Saint François de Sales. Dieu ne cesse jamais de parler à nos cœurs, et nous pouvons lui parler à partir des nôtres. Le dialogue d’amour permanent entre le cœur de Dieu et celui de Newman était le fondement de la vie et des décisions du saint anglais. C’était son ancrage dans les mers agitées, sa lumière au milieu des ténèbres environnantes et sa boussole lorsque la voie à suivre semblait incertaine. 

La relation sincère que Newman entretenait avec Dieu se reflétait dans la manière dont il abordait ses relations avec les autres. Il laissait cette conversation permanente entre son cœur et Dieu résonner dans ses écrits, dans sa manière de servir les autres et dans les amitiés qu’il a nouées tout au long de sa vie.

Quelle leçon pouvons-nous tirer de Newman aujourd’hui ? Newman avait une intelligence phénoménale, mais il nous montre que ce qui importe le plus, ce n’est pas la connaissance intellectuelle, mais la connaissance du cœur. À une époque où il est de plus en plus courant de tenir des discours qui divisent et de prôner des idéologies polarisantes, Newman nous enseigne à parler avec notre cœur. Comme dans la vie de Newman, cela signifie non seulement laisser nos cœurs se parler, mais surtout laisser Dieu parler à nos cœurs et guider nos pas, afin que son amour et sa bonté puissent se répercuter dans nos vies et dans notre monde.

Saint John Henry Newman, maître de l’intelligence du cœur, priez pour nous.

Notre-Dame-du-Rosaire s’enracine profondément à Trois-Rivières

La basilique Notre-Dame-du-Cap à Trois-Rivières, au Québec. Construite en 1963, elle a remplacé l’église Sainte-Marie-Madeleine construite en 1880. Photo par Aline Haddad © Sel + Lumière Média, 2025.

En 2024, le père Luc Tardif, o.m.i., est devenu recteur du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, dans le quartier Cap-de-la-Madeleine de Trois-Rivières, au Québec. Il rejoignait ainsi une communauté religieuse avec laquelle il entretenait déjà des liens profonds.

Au cours des près de 50 années qu’il a passées au sein des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, le père Tardif s’est rendu à plusieurs reprises au sanctuaire dans le cadre de ses différentes fonctions, notamment en tant que supérieur provincial. Aujourd’hui recteur, il est au service de la communauté locale et des pèlerins qui visitent le sanctuaire chaque année. D’une nature douce, au regard bienveillant et aux manières aisées, il accueille les pèlerins qui descendent des autobus, célèbre les messes et se fait un plaisir d’accorder l’absolution à ceux et à celles qui le lui demandent dans le parc. Le père Tardif est également chargé d’accomplir les innombrables tâches administratives liées à la gestion du sanctuaire : il veille à ce que les employés reçoivent leur salaire, que les structures nécessitant des rénovations soient réparées et que le sanctuaire ait un avenir financier sain.

Les Oblats sont au service du sanctuaire et les pèlerins visitent l’endroit depuis 1902. Leur influence sur ce lieu saint au cours des 123 dernières années a été considérable. Ils ont planté les arbres du jardin qui dominent majestueusement les pèlerins lors de leur parcours du chemin de Croix en priant, leur offrant de l’ombre et de l’air frais en été. Ils ont également érigé de nombreux monuments religieux sur le terrain du sanctuaire, conçu et construit la nouvelle église du sanctuaire en 1963, y compris les magnifiques vitraux, et accueilli le pape Jean-Paul II ainsi qu’une congrégation de 75 000 pèlerins le 4 septembre 1984.

Statue de Marie dans la nouvelle basilique. Photo par Aline Haddad © Sel + Lumière Média, 2025.

Aujourd’hui, entre 200 000 et 400 000 pèlerins venus de tout le Québec, du reste du Canada et des États-Unis se rendent au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap pour trouver un soutien spirituel en demandant à Marie, la Mère de Jésus, d’intercéder en leur faveur auprès du Seigneur. Cette communauté religieuse entretient une relation profonde avec Marie depuis les années 1690, lorsque le père Paul Vachon, premier curé permanent de la paroisse, alors connue sous le nom de Sainte-Marie-Madeleine, fonde la Confrérie du Rosaire dans la communauté. En priant ensemble le rosaire, les paroissiens et les paroissiennes se sont rapproché.es du Seigneur par l’intermédiaire de Marie. Dans les années 1860, le curé Luc Désilets a également réuni les paroissiens en difficulté grâce à la confrérie. « Il a même découvert qu’un cochon s’était introduit dans l’église et mâchait un chapelet » ! Sa foi profonde et sa consécration à Notre-Dame ont persuadé la communauté impliquée de laisser Dieu revenir dans leur cœur. Les hommes, les femmes et les enfants de Cap-de-la-Madeleine qui n’avaient jamais assisté à la messe à Sainte-Marie-Madeleine se sont également sentis attirés par l’église et sont devenus de nouveaux paroissiens. En fait, trop nombreux sont les fidèles qui ont rejoint la communauté religieuse à la fin des années 1870, et ils ne pouvaient plus tous tenir dans l’église pour la messe du dimanche. Leur seul recours était de construire une nouvelle église plus grande.

Le processus de construction ne pouvait commencer qu’après que les constructeurs aient transporté les outils et les matériaux depuis la rive sud du fleuve Saint-Laurent jusqu’à Cap-de-la-Madeleine. Cela n’était possible que lorsque le fleuve était gelé, ce qui était généralement le cas en hiver, sauf pendant l’hiver 1879, l’année où se déroule cette histoire. Les paroissiens se sont tournés vers Marie et lui ont demandé de faire tomber de la neige et de la glace dans leur région, afin qu’ils puissent transporter les matériaux de construction. En mars, alors que beaucoup pensaient à l’arrivée du printemps, le courant du fleuve a transporté des blocs de glace depuis l’Ouest et les a empilés les uns sur les autres juste au  Cap-de-la-Madeleine. Les paroissiens ont marché prudemment sur ce fragile pont de glace et y ont versé de l’eau, qui a gelé et est devenu résistant. Des chutes de neige incessantes ont formé une autre couche dure sur le pont. Alors que le Saint-Laurent coulait rapidement autour, les constructeurs ont transporté les outils et les matériaux nécessaires à la construction de l’église. Toute la communauté a exprimé une immense gratitude envers le Seigneur et Notre-Dame pour ce miracle du pont de glace.

Le pont Rosary sur le terrain du sanctuaire, près de la rive du fleuve Saint-Laurent où s’est formé le « pont de glace » miraculeux. Photo © Salt + Light Media, 2025.

La construction de la nouvelle église débuta en juin 1879 et s’acheva en octobre 1880. La communauté consacra l’église à Sainte Marie-Madeleine, reprenant le nom de l’église en pierre des champs du XVIIIe siècle qui est aujourd’hui l’ancien sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. Le 22 juin 1888, le père Luc Desilets consacra la petite église en pierre à Notre-Dame, Reine du Très Saint Rosaire, devant d’innombrables paroissiens. La consécration à Notre-Dame commémore le miracle du pont de glace. À cette époque, les habitants de la région commencèrent à appeler la communauté religieuse, celle du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

L’ancienne église sanctuaire a sa propre histoire miraculeuse. Après la messe de consécration, la foule est rentrée chez elle et les terrains verdoyants de la communauté religieuse sont redevenus vides et calmes. C’est en ce moment qu’un homme du coin nommé Pierre Lacroix a retrouvé le père Tardif ainsi que le père Frédéric Janssoone, un prêtre franciscain récemment arrivé, et leur a demandé d’ouvrir l’église. Il avait besoin de prier dans la maison du Seigneur. Les deux prêtres ont volontiers répondu à sa demande et l’ont laissé entrer, et ils y ont également prié. À un moment donné pendant leurs prières, le père Tardif a levé les yeux vers une statue de Marie qui se trouvait à côté de l’autel et n’en a pas cru ses yeux. Il s’est tourné vers son confrère, le père Frédéric, et lui a demandé s’il avait vu la statue ouvrir les yeux. Le père Frédéric et Pierre avaient non seulement vu la statue ouvrir les yeux, mais ils avaient également remarqué qu’elle avait un visage humain. La nouvelle de ce miracle se répandit dans les nombreuses villes, villages et hameaux du Québec. Les gens comprirent que le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap était un lieu spécial où Marie, la Mère de Jésus, touchait la vie des fidèles. 

La statue miraculeuse de Marie se trouve encore aujourd’hui à l’intérieur de l’ancien sanctuaire. Lorsque les pèlerins entrent dans l’église pour prier et méditer, ils ressentent une légèreté et une joie spirituelles. Cette expérience a un impact puissant sur leur vie et continue de résonner dans leur âme longtemps après leur départ de Cap-de-la-Madeleine. Les paroissiens qui ont construit ce lieu de culte, il y a plus de 300 ans, ont découvert qu’il leur offrait également le refuge spirituel et la tranquillité dont ils avaient besoin à l’époque. Les hommes, les femmes et les enfants avaient autant besoin du soutien de Notre-Dame dans leur vie que les personnes d’aujourd’hui ; et que ceux et celles qui ne sont pas encore né.es en auront besoin à leur tour.

Peter Rajchert, père de deux enfants, vit à Markham, en Ontario. Il a consacré sa carrière à écrire des récits qui célèbrent l’Église catholique romaine sous toutes ses facettes.

Saint Ignatius Maloyan, archevêque et martyr arménien

Statue du bienheureux Ignatius Maloyan, Bzommar, Liban. Wikimedia Commons.

Le 19 octobre 2025, le pape Léon XIV a canonisé le saint Ignatius (Choukrallah) Maloyan, archevêque arménien-catholique de Mardin, martyrisé en 1915. Sa canonisation a marqué une étape importante non seulement pour l’Église arménienne catholique, mais aussi pour toute l’Église universelle, pour tous ceux et celles qui, hier comme aujourd’hui, témoignent du Christ au milieu des persécutions : un témoignage de foi, de courage et de fidélité au Christ jusqu’au bout. Qui était ce pasteur qui a préféré mourir plutôt que de renier sa foi ?

 

Une vie consacrée à Dieu

Ignatius Maloyan, de son nom de naissance Choukrallah* Maloyan, est né le 19 avril 1869 à Mardin, dans l’Empire ottoman (aujourd’hui Turquie).

*Le prénom de naissance de Monseigneur Ignatius Maloyan était Choukrallah (en arabe شكر الله), qui signifie littéralement « Dieu merci ». Ce choix n’est pas anodin : il traduit la profondeur de la foi de sa famille et leur reconnaissance envers Dieu pour le don de la vie. Chaque fois que ses proches l’appelaient par son prénom, c’était un acte de gratitude et une prière en soi, une manière simple mais puissante de garder vivante la relation avec le divin au quotidien. Ainsi, dès son enfance, Maloyan a grandi dans une atmosphère marquée par la piété, l’action de grâce et la fidélité à la foi, des valeurs qui allaient façonner toute sa vie spirituelle et pastorale. Dès son adolescence, il ressent l’appel au sacerdoce et entre au séminaire arménien-catholique de Bzommar, au Liban à l’âge de 14 ans.

Après avoir terminé ses études supérieures en 1896, le jour dédié au Sacré-Cœur de Jésus, il est ordonné prêtre à l’église du couvent de Bzommar. Il devint membre de l’Institut de Bzommar et adopta le nom d’Ignatius en mémoire du célèbre martyr d’Antioche saint Ignace d’Antioche. Entre 1897 et 1910, le père Ignatius fut nommé curé à Alexandrie et au Caire, où sa bonne réputation était largement répandue.

En 1911, le pape Pie X le nomme archevêque de Mardin lors du synode des évêques arméniens à Rome, qui examine la situation en Turquie après la montée du mouvement des Jeunes Turcs. Pasteur zélé et proche de son peuple, il se distingue par son attention aux pauvres, son engagement pastoral et son désir de réconcilier et d’enseigner dans un contexte marqué par des tensions religieuses et politiques.

En 1915, après l’entrée en guerre de la Turquie dans la Première Guerre mondiale alors que se déchaîne le génocide arménien, l’archevêque Maloyan fut arrêté avec 13 prêtres et 600 autres chrétiens dans le tumulte qui accompagna les enrôlements forcés et le harcèlement des chrétiens, en particulier des chrétiens arméniens.

On lui propose la liberté en échange de son reniement du christianisme et de sa conversion à l’islam. Sa réponse est ferme :

 « Si Jésus-Christ, mon Seigneur et mon Dieu, a été crucifié pour moi, pourquoi ne serais-je pas prêt, moi aussi, à mourir pour Lui ? » 

L’archevêque Maloyan et ses compagnons furent exécutés le 3 juin de la même année, après avoir refusé de renoncer à leur foi. Il meurt en proclamant le nom de Jésus.

 

De la béatification à la canonisation

Reconnu martyr, Monseigneur Maloyan est béatifié par saint Jean-Paul II le 7 octobre 2001. Dans son homélie, le Pape soulignait son témoignage comme un signe d’espérance pour les chrétiens persécutés.

En juin 2025, le pape Léon XIV a approuvé sa canonisation. La cérémonie aura lieu le 19 octobre 2025, place Saint-Pierre à Rome, en présence de nombreux fidèles arméniens et de pèlerins venus du monde entier.

L’Église ne célèbre pas seulement la fidélité d’un homme de foi, mais rend aussi hommage à la mémoire du génocide qui a coûté la vie à 1,5 million d’Arméniens, d’Assyriens et de Grecs — des peuples qui ont souffert et se sont sacrifiés pour préserver leur foi et leur identité. Mgr Maloyan devient ainsi le visage des martyrs arméniens restés anonymes, rappelant au monde que leur sacrifice n’a pas été vain. Sa canonisation est donc un acte de justice historique et spirituelle, une reconnaissance universelle qui dépasse le silence des hommes pour inscrire leur témoignage dans la mémoire de l’Église et de l’humanité.

La canonisation de Mgr Maloyan revêt une signification particulière non seulement pour les Arméniens et les Libanais, mais aussi pour tous les chrétiens du Moyen-Orient. Dans une région encore marquée par la guerre, la persécution et l’incertitude, son témoignage de foi et son sacrifice deviennent une source de courage et d’espérance. Le 19 octobre et malgré les circonstances difficiles, de nombreux fidèles se sont rendus à Rome  pour vivre ce moment historique.

 

Mémoire et fête liturgique

La fête liturgique de saint Ignatius Maloyan est célébrée le 11 juin, jour de son martyr. Il est particulièrement honoré au Liban, en Arménie et au sein de la diaspora arménienne. 

La présidence Libanaise était présente à Rome pour cette occasion à la suite d’ une invitation officielle du patriarche catholicos Raphaël Bedros XXI Minassian. Beaucoup de libanais et arméniens se sont préparés pour le grand jour. 

L’équipe de Sel + Lumière Média représentée par son Président, directeur général, le père Haig Chahinian était aussi présente à Rome pour la couverture médiatique et pour des entrevues exclusives à cette occasion.

À travers la canonisation de Mgr Ignatius Maloyan, l’Église nous rappelle que la sainteté n’est pas une idée lointaine mais une réalité incarnée : celle d’hommes et de femmes qui, dans les moments les plus sombres, choisissent de rester fidèles à la lumière. Son exemple interpelle chacun et chacune de nous : Comment rendre témoignage au Christ dans notre vie quotidienne, à notre tour ?

Carlo Acutis, un exemple à suivre !

Photo © Sel + Lumière Média, 2025.

Ce jeune adolescent a été déclaré saint de l’Église ! Il n’est pas loin de nous, mais c’est un saint de notre temps, dont la simplicité et le génie pour le monde numérique toucheront petits et grands. 

Et comme nous sommes des responsables d’évangélisation, dans nos familles, nos écoles, nos communautés paroissiales, etc. Carlo Acutis, en est un bel exemple à présenter aux jeunes générations. Nous pouvons nous demander, quelle influence aura-t-il ainsi sur nos jeunes d’aujourd’hui ? En accompagnant nos jeunes sur leur chemin de foi, n’hésitons pas à le présenter à eux, à elles, et à leur en parler. Certes, ils, elles vont se reconnaître en lui. Il leur ressemble ! 

Ce saint contemporain, qui vient d’un milieu humble et d’une famille très modeste, est un jeune comme eux, habillé comme eux et qui accomplissait au quotidien des actions et des tâches simples tournées vers Dieu. Ce génie de l’informatique reconnu pour être « un geek de Dieu », n’hésitera pas d’utiliser son talent d’informaticien pour évangéliser les croyant.es et les non pratiquant.es autour de lui. 

Rappelons qu’après sa naissance, Beata, une nourrice ayant une grande foi s’occupa de lui et lui inculqua petit à petit les bonnes valeurs à adopter, la récitation du chapelet et une affinité pour le mystère de la célébration du don de l’Eucharistie au quotidien. De plus, sa mère Antonia Salazano qui n’a été à l’église que trois fois dans sa vie : à sa Première des communions, à la confirmation et à son mariage, témoigna plus tard qu’elle avait été touchée par la foi de son fils et la transformation de sa vie par lui.  

Quand nos jeunes auront découvert la vie du jeune italien et la preuve de sainteté, essayeront-ils ou elles de réciter le chapelet comme lui, à son âge ? Carlo Acutis deviendra-t-il l’ami de nos jeunes ? Leur meilleur ami ?

Découvrez comment l’exemple de Carlo Acutis peut inspirer les parents d’aujourd’hui: Élever son enfant à l’exemple de Carlo Acutisreflète l’actuelle réalité comme parents face à l’éducation de la foi de nos enfants dans ce monde numérique si bruyant et très distrayant. Car « Élever son enfant dans la foi chrétienne est un beau défi au quotidien, mais aussi une véritable épreuve dans un monde où les distractions numériques sont partout. »

Canonisation d’un saint de la jeunesse, un jeune adulte !

Carlo Acutis a été béatifié à Assise le 10 octobre 2020 par le pape François, puis canonisé en tant que « cyber-apôtre » par le pape Léon XIV hier matin à Rome. Il est donc le premier saint de la génération Y ; sa canonisation ouvre la voie à d’autres saints de sa génération et des générations suivantes. C’est un événement exceptionnel pour l’Église universelle ! 

Avec sa simplicité, sa foi inébranlable en Dieu, sa profonde spiritualité, et sa belle humeur ; Carlo Acutis s’imposa naturellement dans le quotidien des fidèles, influença nos vies et nous marquera de cette nouvelle inspirante : Un jeune ado qui deviendra un saint parmi les autres saints vénérés de l’Église. Nous devons alors nous préparer et lui en faire de la place !

Rappelons que Carlo Acutis ce jeune captivant, au visage souriant, radiant et lumineux de sainteté et d’amour du Christ est un symbole de bonté et de fraternité. Pourquoi il est décédé si jeune et si vite, … c’est un mystère : il a eu la leucémie à 15 ans et il est mort en trois jours. Mais le message de sa vie est clair ! Dès son jeune âge, Carlo Acutis a fait de la place à Jésus dans sa vie. Il s’attacha à l’essentiel: L’Eucharistie. Il œuvra de tout son cœur et de pleine volonté à rester près de Dieu, le rencontrer tous les jours dans l’Eucharistie et à être en totale réconciliation avec Lui.

Impressionné par le miracle à Lanciano en l’an 750, Carlo Acutis se demandait si le Seigneur manifestait sa présence dans l’Eucharistie. Doté d’immenses compétences informatiques, il a développé un site web répertoriant « les Miracles eucharistiques » pour le bénéfice de toutes et de tous. De plus, il rencontra Dieu dans le visage des pauvres et des démunis, en faisant du bénévolat auprès des sans-abri. 

Carlo Acutis mène une vie simple, pure et juste loin de ce qu’il peine Dieu ! 

Il a tenu à ce qu’il reste près de Jésus, en tout temps, dans ses diverses activités qu’elles soient spirituelles, communautaires ou sportives. Les moments passés dans l’adoration, la récitation du chapelet, la messe quotidienne, prévalent sur tout. Il ne manqua pas de recevoir la communion chaque fois et tenait à plaire à son Créateur pour rester en état de pureté et de réconciliation. 

Il était impliqué dans sa paroisse et était la référence en informatique. En accompagnant les jeunes, ils, elles seront invité.es à revoir leurs talents, à se questionner sur ce qu’ils, elles aiment. Et mettre en pratique leurs compétences, afin d’aider la communauté à laquelle ils, elles, appartiennent. Une nouvelle opportunité qui s’offre à nos églises d’aujourd’hui. Elles se voient appelées à prier Carlo Acutis afin qu’il intercède pour les familles, les jeunes qui se reconnaissent en lui, les adultes et même les plus âgé.es. 

Le défi est : 

  1. Comment s’y prendre avec nos jeunes d’aujourd’hui ? 
  2. Comment leur transmettre la foi en Dieu qui puisse susciter leur intérêt ? 

Avant tout, prenons en considération les étapes de leur développement physique, psychosocial et affectif et tentons de comprendre leur psychologie en général. Car l’adolescence, est une période de recherche de repères, de redéfinition de soi, et de beaucoup de questionnements… Nous devons travailler à leur transmettre différemment la foi, les aider à la définir en suscitant leurs intérêts que ce soit les activités qu’ils, elles aiment faire, telles que : Scouts, Missions jeunesse des diocèses, autres initiatives ou activités d’église, etc. 

  • Les accompagner aussi dans leur cheminement de foi en Dieu en les accueillant chacun.e avec leur appartenance, race, langue ou pratique religieuse. 
  • Les occuper, car pleins d’énergie et de vie, ils et elles aiment s’impliquer. Et sont dévoué.es, généreux et généreuses. Ils ont besoin d’être encadré.es et encouragé.es à mettre leurs talents au service de Jésus. 
  • Apprenons-leur de mettre leur confiance, leurs préoccupations et leurs angoisses en Lui et de prier en amis. Car Jésus et saint Carlo Acutis sont leurs amis au ciel !

Enfin, s’unir à Jésus au quotidien nous rend heureux et heureuse !

Prier saint Carlo Acutis, le Seigneur Jésus-Christ et notre « Médecin du Ciel », saint Charbel Makhlouf au quotidien, que ce soit pour moi, pour ma famille ou bien pour les personnes qui ont le plus besoin de prières ; cela me rend personnellement très heureuse.

Ainsi, je mets toute ma confiance en eux et en leur intercession ! J’ai toujours gardé dans mon cœur les paroles de la jeune sainte sœur Faustine Kowalska, qui a dit un jour : « Ô Jésus, j’ai confiance en toi ». Et moi, je répète souvent cette phrase plusieurs fois par jour.

Dieu et son Église, nous donnent l’exemple de Carlo Acutis, quand on en a le plus besoin ! 

Rendons grâce au Seigneur pour ce jeune ado qui, dans la simplicité de sa vie toute entière, nous montre le chemin vers le ciel !

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