Église en Sortie 14 juin 2021

Cette semaine à « Église en Sortie » on parle du livre « Ces écrans qui absorbent nos enfants » avec son auteure Catherine L’Ecuyer. On vous présente un reportage sur l’artiste-sculpteur et youtuber Jonathan Pageau. Et on s’entretient de la Révolution Tranquille avec l’historien Martin Pâquet. Église en sortie est tous les lundis à 20H30 et en reprise les vendredis à 19H30. Sur les ondes de Sel + Lumière, votre chaîne canadienne de télévision catholique.

Chaque enfant compte

Choc. Indignation. Tristesse. Souffrance.  Ce ne sont là que quelques-unes des émotions qui ont secoué notre pays et en particulier les communautés autochtones depuis la découverte de 215 enfants enterrés près de l’ancien pensionnat de Kamloops.

Aucune parole ne suffit pour rendre justice devant de telles horreurs. Aucun geste ne pourra compenser pour les violences commises à travers le Canada au cours des décennies et des siècles de notre histoire. Pourtant, nous devons faire briller la lumière de la transparence sur tout ce qui s’est passé.

Nous savons que de nombreux dirigeants ont une responsabilité réelle et urgente à cet égard. Il en va de même pour nous.

Nos cœurs, nos prières et notre solidarité se tournent vers les victimes et les survivants de tous les pensionnats, ainsi qu’à tous nos frères et sœurs autochtones partout au Canada. En même temps, nous devons écouter et avancer ensemble, main dans la main, vers la guérison, la justice, la réconciliation, la dignité et l’espérance d’un meilleur avenir.

Par où pouvons-nous commencer ?

Écouter. Les histoires des anciens élèves des pensionnats autochtones ont souvent rencontré l’indifférence plutôt que l’attention et le profond respect qu’elles méritent. Pour aller de l’avant, il faut comprendre les besoins et les témoignages réels de ceux qui ont souffert. Que peuvent faire chacun et chacune d’entre nous, pour se sensibiliser à la souffrance passée et présente des peuples autochtones ? 

Soutenir. De nombreuses façons, la détresse des peuples autochtones est la blessure la plus profonde de l’histoire canadienne. Il est de plus en plus évident que notre solidarité doit se traduire par des actes concrets de soutien qui promeuvent la dignité et les conditions de vie des personnes autochtones à travers le Canada. Quelles actions pouvez-vous poser dès maintenant ?

Être solidaire. Derrière les tragédies qui défilent dans les émissions d’actualité, il y a des visages, des histoires personnelles, des noms et des prénoms. Que pouvons-nous faire afin de développer des relations personnelles et des amitiés avec nos compatriotes autochtones ? Comment pouvons-nous nous engager personnellement ?

Sel + Lumière Média rend hommage au caractère sacré des vies qui ont été perdues. Chaque enfant compte.

Notre foi nous indique que la vie de chaque être humain est égale aux yeux de Dieu. Les paroles du pape François nous inspirent à reconnaître la dignité de tous les enfants de Dieu : 

« Il est quelque chose de fondamental et d’essentiel à reconnaître pour progresser vers l’amitié sociale et la fraternité universelle : réaliser combien vaut un être humain, combien vaut une personne, toujours et en toute circonstance. Si tous les hommes et femmes ont la même valeur, il faut dire clairement et fermement que  »le seul fait d’être né en un lieu avec moins de ressources ou moins de développement ne justifie pas que des personnes vivent dans une moindre dignité » (Evangelii Gaudium, no. 190) Il s’agit d’un principe élémentaire de la vie sociale qui est souvent ignoré de différentes manières par ceux qui estiment qu’il n’apporte rien à leur vision du monde ni ne sert à leurs fins. » (Fratelli Tutti, no. 106).

On a déjà beaucoup discuté de la nécessité d’une action de la part de l’Église face à ces révélations tragiques. Nous avons confiance que les responsables ecclésiastiques vont travailler avec assiduité pour aborder ce problème d’une manière qui corresponde à la gravité de cette tragédie.

En même temps, nous sommes l’Église. Le chemin de conversion de l’Église passe par chacune de nos vies.

Nous avons, toutes et tous, un rôle à jouer. Nous devons faire notre part pour honorer dignement la mémoire des 215 enfants décédés et rendre hommage à tous ceux qui ont souffert pendant tant d’années.

Que l’Esprit de notre Créateur nous guide sur ce chemin, des profondeurs de la nuit à la clarté d’une aube nouvelle.

 

Père Alan Fogarty, S.J.

Président-Directeur général

Fondation catholique Sel et Lumière média

 

Traduit de l’original anglais

Église en Sortie 17 mai 2021

Cette semaine à « Église en Sortie » on parle du livre « L’Église, les jeunes et la mondialisation: une histoire des JMJ » avec Charles Mercier. On vous présente un reportage sur l’église Saint-Édouard de l’archidiocèse de Montréal. Et on parle de pastorale jeunesse avec le père Dominic LeRouzès. Église en sortie est tous les lundis à 20H30 et en reprise les vendredis à 19H30. Sur les ondes de Sel + Lumière, votre chaîne canadienne de télévision catholique.

Église en Sortie 19 avril 2021

Dans cet épisode d’Église en Sortie, on rencontre le tout nouveau Vicaire de l’Opus Dei pour le Canada, Mgr Antoine de Rochebrune. On vous présente un reportage sur l’église de la Présentation de la Vierge Marie du Diocèse de Saint-Hyacinthe. Et on parle de la communauté des soeurs Missionnaires de l’Immaculée Conception avec Sr. Marie-Paule Sanfaçon. Église en sortie est tous les lundis à 20H30 et en reprise les vendredis à 19H30. Sur les ondes de Sel + Lumière, votre chaîne canadienne de télévision catholique.

Église en Sortie 12 avril 2021

Dans cet épisode d’Église en Sortie, on parle de l’évolution législative sur l’euthanasie et le suicide assisté au Canada avec le philosophe Louis-André Richard. On vous présente un reportage sur l’église Saint-Denis du diocèse de Saint-Hyacinthe. Et on discute des soins palliatifs en 2021 avec le théologien professeur Jean-Marc Barreau.

L’Église et la modernité avec Martin E. Meunier

Cette semaine à Parrêsia, Francis Denis s’entretient avec Martin E. Meunier, sociologue et professeur à l’université d’Ottawa. Sont notamment abordés les thèmes de l’histoire du catholicisme au XXe siècle, l’éthique personnaliste, le Concile Vatican II et la Révolution tranquille au Québec. Tout cela et bien plus sur Parrêsia, votre balado qui prend le temps de penser.

Un pèlerin au service de la paix, du dialogue et de la réconciliation

( Image: courtoisie Vatican News) Vous trouverez ci-dessous une contribution spéciale de Carl Hétu, directeur national de l’Association catholique d’aide à Orient (CNEWA- CANADA) en lien avec la visite historique du Pape François en Irak:

Bien des gens se posent des questions.  Pourquoi le pape François se rend-il en Irak du 5 au 8 mars, en ces temps difficiles de pandémie, d’instabilité politique et de rumeurs de menaces sur sa vie?

Une raison ressort : faire preuve de solidarité envers les chrétiens de ce pays. Il n’en a pas été beaucoup question dans les bulletins d’information du soir, mais les chrétiens d’Irak se sont retrouvés sans protection et maltraités — menaces, enlèvements, tortures, assassinats — au cours des 17 dernières années. Il n’est pas exagéré de dire que la plupart ont été contraints de fuir. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1,5 million de chrétiens vivaient en Irak en 2003. Aujourd’hui, il en reste à peine 180 000. La montée de l’EIIS à l’été 2014 leur a porté un dernier coup, obligeant plus de 100 000 d’entre eux à fuir pour sauver leur vie en quittant Mossoul et les plaines de Ninive pour trouver refuge dans le nord du Kurdistan irakien.  Il n’est pas étonnant que le pape s’arrête à ces trois endroits. Les chrétiens locaux ont vécu un véritable cauchemar, et beaucoup d’évêques, de religieuses, de prêtres et de simples fidèles ont été martyrisés — en raison de leur foi.   

Connu pour sa capacité à établir des ponts, le pape François rencontrera un grand nombre de groupes chrétiens dans le pays, notamment des catholiques syriaques et des chrétiens orthodoxes, des catholiques chaldéens et des Assyriens de l’Est, ainsi que des chrétiens arméniens (tant de l’Église catholique que de l’Église apostolique). Une fois encore, le pape sait que leur survie dépend de cette importante unité entre les chrétiens.    

L’unité entre les chrétiens du monde entier est au cœur de la papauté du pape François, comme il l’a clairement indiqué lors de son premier voyage en Israël et en Palestine. Il a non seulement prié avec le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, mais il a également entamé une relation de travail durable avec lui, après 1000 ans de dissensions.    

Mais le pape sait aussi que cela ne suffit pas. Les chrétiens du Moyen-Orient ont dû apprendre à composer avec une majorité musulmane au cours des 1400 dernières années au moins. S’ils sont encore dans la région aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont pu prendre leur place et développer des liens solides avec les dirigeants musulmans malgré quelques moments sombres de l’histoire. Aujourd’hui, les chrétiens sont confrontés à une de leurs périodes les plus difficiles, comme le révèlent les chiffres : plus de 2,5 millions de personnes ont été forcées de quitter non seulement leur pays, mais aussi tout le Moyen-Orient en seulement 17 ans, beaucoup d’entre elles quittant l’Irak et la Syrie. C’est le pire déclin des chrétiens depuis le génocide arménien de 1915. Le développement de relations solides avec les dirigeants musulmans est donc, à l’évidence, une priorité centrale de toute visite papale. Ainsi, comme le pape l’a fait lors de ses voyages en Palestine, en Égypte, en Turquie et aux Émirats arabes unis, il rencontrera des dirigeants tels que le grand ayatollah Sistani à Najaf, principal chef spirituel des musulmans chiites irakiens.

De nombreux experts estiment cependant qu’il est trop tard pour les chrétiens irakiens. Il est vrai que ces derniers étaient autrefois reconnus pour entretenir d’excellentes relations avec les autres groupes ethniques et religieux de leur pays. Animés par l’esprit d’entreprise, ils ont largement contribué à son développement socio-économique, en créant des emplois ainsi que des services sociaux et des établissements de soins de santé pouvant apporter de l’aide aux plus défavorisés, quelle que soit leur religion.

Qu’ils aient raison ou tort, si nous regardons au sud-ouest de Bagdad, près de la mer Méditerranée, nous pouvons voir quelles contributions même un petit nombre de chrétiens peuvent encore apporter à une société en devenir. Malgré 73 ans de conflits et de guerre entre la Palestine et Israël, et maintenant, une occupation illégale de la Palestine par Israël, le rôle social des chrétiens reste important. Même s’ils ne représentent que 1% (51 000 habitants) de la population des Territoires palestiniens, les chrétiens assurent 45 % de tous les services sociaux locaux. Or eux aussi sont dans une situation difficile, et bien des gens se demandent combien de temps il faudra pour que la plupart quittent leur foyer et la Terre sainte.  

Pour l’Association catholique d’aide à l’Orient (CNEWA), une agence papale ayant œuvré sans relâche dans la région depuis 1926, ces conflits sans fin détruisent nos chances d’un meilleur avenir. Pour les chrétiens qui restent, la visite du pape constitue un rappel concret du fait qu’ils ne sont pas seuls et un encouragement à poursuivre leur mission, laquelle consiste à offrir une variété de services aux jeunes, aux personnes âgées, aux victimes de violence et à d’autres personnes dans le besoin — indépendamment de leurs croyances religieuses. Nous continuerons à soutenir ces activités.

Par ses actions et ses paroles, le pape François démontre que la religion peut ouvrir la voie à la paix par le dialogue et la réconciliation. Il rappelle également aux observateurs ainsi qu’aux personnes d’influence de la région que la paix — à l’échelle locale, régionale et mondiale — ne pourra vraiment être instaurée que si toutes les personnes d’ethnies, de religions et de nationalités différentes prennent le temps de se rencontrer, surmontent leurs divergences, reconnaissent leurs objectifs communs, leur humanité, et développent des liens d’amitié et de confiance.

La situation des chrétiens d’Irak avec Marie-Claude Lalonde

Cette semaine à Parrêsia, Francis Denis s’entretient avec Marie-Claude Lalonde, directrice de l’Aide à l’Église en détresse Canada. Sont notamment abordés les thèmes de la guerre en Irak, des persécutions et de l’exil des chrétiens de la région ainsi que des différents enjeux du voyage apostolique du Pape François dans ce pays considéré comme le berceau de l’humanité. Tout cela et bien plus sur Parrêsia, votre balado qui prend le temps de penser.

Église en Sortie 1er mars 2021

Dans cet épisode d’Église en Sortie on parle de la vie et de l’oeuvre de George Lemaître avec l’astrophysicien Jean-René Roy. On vous présente un reportage sur l’église Saint-Joachim de Châteauguay. Dans la troisième partie de l’émission, Francis Denis s’entretient de la science des religions au Québec avec le sociologue et juriste David Koussens.

Témoin de la foi au quotidien avec Marie-Astrid Dubant

Cette semaine à Parrêsia, Francis Denis s’entretient avec Marie-Astrid Dubant, directrice du développement à Sel + Lumière Média. Sont notamment abordés les thèmes de la conversion, de la joie d’être catholique, des enjeux liés à l’évangélisation ainsi que des réflexions sur l’avenir de l’Église au Québec et dans le monde. Tout cela et bien plus sur Parrêsia, votre balado qui prend le temps de penser.

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