Un pèlerin au service de la paix, du dialogue et de la réconciliation

( Image: courtoisie Vatican News) Vous trouverez ci-dessous une contribution spéciale de Carl Hétu, directeur national de l’Association catholique d’aide à Orient (CNEWA- CANADA) en lien avec la visite historique du Pape François en Irak:

Bien des gens se posent des questions.  Pourquoi le pape François se rend-il en Irak du 5 au 8 mars, en ces temps difficiles de pandémie, d’instabilité politique et de rumeurs de menaces sur sa vie?

Une raison ressort : faire preuve de solidarité envers les chrétiens de ce pays. Il n’en a pas été beaucoup question dans les bulletins d’information du soir, mais les chrétiens d’Irak se sont retrouvés sans protection et maltraités — menaces, enlèvements, tortures, assassinats — au cours des 17 dernières années. Il n’est pas exagéré de dire que la plupart ont été contraints de fuir. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1,5 million de chrétiens vivaient en Irak en 2003. Aujourd’hui, il en reste à peine 180 000. La montée de l’EIIS à l’été 2014 leur a porté un dernier coup, obligeant plus de 100 000 d’entre eux à fuir pour sauver leur vie en quittant Mossoul et les plaines de Ninive pour trouver refuge dans le nord du Kurdistan irakien.  Il n’est pas étonnant que le pape s’arrête à ces trois endroits. Les chrétiens locaux ont vécu un véritable cauchemar, et beaucoup d’évêques, de religieuses, de prêtres et de simples fidèles ont été martyrisés — en raison de leur foi.   

Connu pour sa capacité à établir des ponts, le pape François rencontrera un grand nombre de groupes chrétiens dans le pays, notamment des catholiques syriaques et des chrétiens orthodoxes, des catholiques chaldéens et des Assyriens de l’Est, ainsi que des chrétiens arméniens (tant de l’Église catholique que de l’Église apostolique). Une fois encore, le pape sait que leur survie dépend de cette importante unité entre les chrétiens.    

L’unité entre les chrétiens du monde entier est au cœur de la papauté du pape François, comme il l’a clairement indiqué lors de son premier voyage en Israël et en Palestine. Il a non seulement prié avec le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, mais il a également entamé une relation de travail durable avec lui, après 1000 ans de dissensions.    

Mais le pape sait aussi que cela ne suffit pas. Les chrétiens du Moyen-Orient ont dû apprendre à composer avec une majorité musulmane au cours des 1400 dernières années au moins. S’ils sont encore dans la région aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont pu prendre leur place et développer des liens solides avec les dirigeants musulmans malgré quelques moments sombres de l’histoire. Aujourd’hui, les chrétiens sont confrontés à une de leurs périodes les plus difficiles, comme le révèlent les chiffres : plus de 2,5 millions de personnes ont été forcées de quitter non seulement leur pays, mais aussi tout le Moyen-Orient en seulement 17 ans, beaucoup d’entre elles quittant l’Irak et la Syrie. C’est le pire déclin des chrétiens depuis le génocide arménien de 1915. Le développement de relations solides avec les dirigeants musulmans est donc, à l’évidence, une priorité centrale de toute visite papale. Ainsi, comme le pape l’a fait lors de ses voyages en Palestine, en Égypte, en Turquie et aux Émirats arabes unis, il rencontrera des dirigeants tels que le grand ayatollah Sistani à Najaf, principal chef spirituel des musulmans chiites irakiens.

De nombreux experts estiment cependant qu’il est trop tard pour les chrétiens irakiens. Il est vrai que ces derniers étaient autrefois reconnus pour entretenir d’excellentes relations avec les autres groupes ethniques et religieux de leur pays. Animés par l’esprit d’entreprise, ils ont largement contribué à son développement socio-économique, en créant des emplois ainsi que des services sociaux et des établissements de soins de santé pouvant apporter de l’aide aux plus défavorisés, quelle que soit leur religion.

Qu’ils aient raison ou tort, si nous regardons au sud-ouest de Bagdad, près de la mer Méditerranée, nous pouvons voir quelles contributions même un petit nombre de chrétiens peuvent encore apporter à une société en devenir. Malgré 73 ans de conflits et de guerre entre la Palestine et Israël, et maintenant, une occupation illégale de la Palestine par Israël, le rôle social des chrétiens reste important. Même s’ils ne représentent que 1% (51 000 habitants) de la population des Territoires palestiniens, les chrétiens assurent 45 % de tous les services sociaux locaux. Or eux aussi sont dans une situation difficile, et bien des gens se demandent combien de temps il faudra pour que la plupart quittent leur foyer et la Terre sainte.  

Pour l’Association catholique d’aide à l’Orient (CNEWA), une agence papale ayant œuvré sans relâche dans la région depuis 1926, ces conflits sans fin détruisent nos chances d’un meilleur avenir. Pour les chrétiens qui restent, la visite du pape constitue un rappel concret du fait qu’ils ne sont pas seuls et un encouragement à poursuivre leur mission, laquelle consiste à offrir une variété de services aux jeunes, aux personnes âgées, aux victimes de violence et à d’autres personnes dans le besoin — indépendamment de leurs croyances religieuses. Nous continuerons à soutenir ces activités.

Par ses actions et ses paroles, le pape François démontre que la religion peut ouvrir la voie à la paix par le dialogue et la réconciliation. Il rappelle également aux observateurs ainsi qu’aux personnes d’influence de la région que la paix — à l’échelle locale, régionale et mondiale — ne pourra vraiment être instaurée que si toutes les personnes d’ethnies, de religions et de nationalités différentes prennent le temps de se rencontrer, surmontent leurs divergences, reconnaissent leurs objectifs communs, leur humanité, et développent des liens d’amitié et de confiance.

La situation des chrétiens d’Irak avec Marie-Claude Lalonde

Cette semaine à Parrêsia, Francis Denis s’entretient avec Marie-Claude Lalonde, directrice de l’Aide à l’Église en détresse Canada. Sont notamment abordés les thèmes de la guerre en Irak, des persécutions et de l’exil des chrétiens de la région ainsi que des différents enjeux du voyage apostolique du Pape François dans ce pays considéré comme le berceau de l’humanité. Tout cela et bien plus sur Parrêsia, votre balado qui prend le temps de penser.

Église en Sortie 1er mars 2021

Dans cet épisode d’Église en Sortie on parle de la vie et de l’oeuvre de George Lemaître avec l’astrophysicien Jean-René Roy. On vous présente un reportage sur l’église Saint-Joachim de Châteauguay. Dans la troisième partie de l’émission, Francis Denis s’entretient de la science des religions au Québec avec le sociologue et juriste David Koussens.

Église en Sortie 9 novembre 2020

Cette semaine à Église en Sortie, on parle du livre “La première Révolution tranquille” avec la sociologue et professeur Céline Saint-Pierre. On vous présente un reportage sur les Croix de Chemin à La Minerve. Et on parle du livre “Georges9Henri Lévesque” un clerc dans la modernité avec l’historien et auteur Jules Racine St-Jacques.

Église en Sortie 2 novembre 2020

Cette semaine à Église en Sortie, on parle de la mission de l’Église en 2020 avec l’évêque auxiliaire de Montréal Mgr Alain Faubert. On vous présente le 4e épisode de la série “Je suis mission”. Et on parle du livre “Entre puissance et dépouillement: prier l’Évangile de Marc” avec le prêtre et théologien Michel Proulx.

Église en Sortie 5 octobre 2020

Cette semaine à Église en Sortie, on parle du sacerdoce ministériel en 2020 avec un prêtre nouvellement ordonné l’abbé Léandre Sirieix. On vous présente un reportage sur l’église Notre-Dame-des-sept-douleurs de Verdun. Et on s’entretient avec l’adjointe aux Vicaire généraux pour les questions relatives à l’art sacré et au patrimoine religieux de l’archidiocèse de Montréal Caroline Tanguay.

La situation des chrétiens dans le monde en 2021 avec Carl Hétu

Cette semaine à Parrêsia, Francis Denis s’entretient de l’Association catholique d’aide à l’Orient avec Carl Hétu, directeur national de CNEWA-CANADA. Sont notamment abordés les thèmes de la situation de la vie et du respects des droits des chrétiens dans plusieurs pays du monde tels que l’Inde, le Liban, Israël, la Palestine, l’Éthiopie et l’Ukraine en ce temps de COVID-19 ainsi que les différentes initiatives mises de l’avant par CNEWA en 2021.

Messe d’installation de Mgr Thomas Dowd, évêque de Sault-Sainte-Marie

Ne manquez pas sur nos ondes la Messe d’installation de Mgr Thomas Dowd comme nouvel évêque de Sault-Sainte-Marie jeudi le 17 décembre 2020 dès 13h30 en direct de la pro-cathédrale de l’Assomption à North Bay. Joignez-vous à la communauté du diocèse de Sault-Sainte-Marie pour cette célébration unique où dès 13h30 nous aurons la joie de vous offrir une émission spéciale de 30 minutes animée par Francis Denis et entièrement dédiée à cet événement central de la vie de l’Église catholique en Ontario.

Pour en connaître davantage sur le diocèse de Sault-Sainte-Marie consultez le site web du diocèse à l’adresse suivante: http://diocesedesaultstemarie.org

Vous trouverez le feuillet de la célébration au lien suivant: Livret de célébration: Messe d’Installation de Mgr Thomas Dowd

Être catholique en 2020 avec Isabelle Gagnon

Cette semaine à Parrêsia, Francis Denis s’entretient avec la toute nouvelle collaboratrice à Sel + Lumière Média Isabelle Gagnon pour parler de sa foi, ses intérêts et sa vision d’une Église engagée et pertinente pour le 21e siècle. Sont notamment abordés les thèmes de la conversion, de l’intelligence de la foi, de la morale catholique et même de la langue latine ! Tout cela et bien plus sur Parrêsia, votre balado qui prend le temps de penser.

Une réponse catholique au projet de loi C-7

Une réponse catholique au projet de loi C-7″ est une émission spéciale de Sel + Lumière en collaboration avec la Conférence des évêques du Canada -CECC- entièrement dédiée à l’analyse et au dialogue sur les implications néfastes du projet de loi fédéral C-7. Les évêques catholiques du Canada restent fermement opposés au projet de loi C-7, qui étend davantage au Canada l’euthanasie et le suicide assisté, que le gouvernement et les tribunaux ont renommés par euphémisme « aide médicale à mourir » (« AMM »). Tel qu’indiqué dans le mémoire envoyé aux députés siégeant au Comité : « La législation proposée dans le projet de loi C-7 reste profondément déficiente, injuste et moralement pernicieuse. Les évêques du Canada continuent d’appeler les catholiques et toutes les personnes de bonne volonté à faire entendre leur voix pour s’opposer à ce projet de loi. De même, chaque législatrice, chaque législateur canadien doit se rappeler qu’une loi qui permet d’enlever la vie à des personnes innocentes ne pourra jamais être moralement justifiée. Une telle loi portera toujours atteinte à la dignité intrinsèque de la personne humaine. ». Dans le cadre d’une entrevue de 30 minutes, VENDREDI 20 NOVEMBRE 19h30 Francis Denis s’entretient donc de cette question avec Mgr Noël Simard, évêque de Valleyfield et porte-parole de la Conférences des évêques catholiques du Canada pour les questions et enjeux de bioéthique.

Sont également disponibles aux liens suivants: le Projet de loi C-7 présenté à la Chambre des Communes du Canada ainsi que le Mémoire présenté au Comité permanent sur la Justice et les Droits de la personne par la Conférence des évêques catholiques du Canada au sujet du projet de loi C-7 : « Loi modifiant le Code criminel (Aide médicale à mourir) ».

Secured By miniOrange