Église en Sortie 14 décembre 2018

Cette semaine à Église en Sortie, Francis Denis reçoit sœur Marise, de la communauté des sœurs missionnaires de la charité de mère Térésa, avec qui il s’entretient de spiritualité et du soin à donner aux plus pauvres d’entre les pauvres. On vous présente un reportage sur la célébration eucharistique en la cathédrale Saint-François-Xavier soulignant le 140e anniversaire de fondation du Diocèse de Chicoutimi. Dans la troisième partie de l’émission, on vous présente une entrevue avec l’historien Charles-Philippe Courtois sur son récent livre Lionel Groulx : Le penseur le plus influent de l’histoire du Québec.

Sur la route du diocèse de Mont-Laurier

Fondé en 1913, le diocèse de Mont-Laurier s’étend sur près de 20 000 km englobant les régions aussi variées que la Haute Gatineau, La Lièvre et les Laurentides. Établie entre forêts, lac et montagnes, de Sainte-Agathes-des-Monts à Maniwaki en passant par Mont-Tremblant et Nominingue, l’Église à Mont-Laurier fêtait récemment son 100e anniversaire. Nommé par le pape Benoît XVI le 2 février 2012, Mgr Paul Lortie se dépense depuis corps et âme au service des 97 000 âmes qui lui sont confiées. Conscient des nombreux défis auxquels fait face son Église particulière, il n’en demeure pas moins confiant de la présence indéfectible de Dieu et de la protection de Marie où il est assuré de toujours pouvoir trouver refuge. Dans cet épisode de « Sur la Route des diocèses », nous partons à la découverte de cette communauté pleinement consciente de l’urgence missionnaire telle présentée par le pape François.

Discours du pape François avec les autorités civiles et politiques d’Estonie

Vous trouverez ci-dessous le discours du pape François avec les autorités civiles et politiques d’Estonie. Sur la photo, le pape François en compagnie de la présidente Kersti Kaljulaid (photo CNS: Paul Haring):

Distingués Membres du Corps Diplomatique
Excellences, Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureux d’être parmi vous, ici à Tallinn, la capitale la plus septentrionale que le Seigneur m’ait donné de visiter. Je vous remercie, Madame la Présidente, pour vos paroles de bienvenue et pour l’opportunité de rencontrer les représentants de ce peuple d’Estonie. Je sais que parmi vous, il y a aussi une délégation des secteurs de la société civile et du monde de la culture, ce qui me permet d’exprimer mon désir de connaître un peu plus votre culture, surtout cette capacité d’endurance qui vous a permis de recommencer face à de nombreuses situations d’adversité.

Depuis des siècles ces terres sont appelées ‘‘Terre de Marie’’, Maajamaa. Un nom qui non seulement appartient à votre histoire, mais aussi fait partie de votre culture. Penser à Marie évoque en moi deux mots : mémoire et fécondité. Elle est la femme de la mémoire, qui garde tout ce qu’elle vit, comme un trésor, dans son cœur (Lc 2, 19) ; et elle est la mère féconde qui donne la vie à son Fils. Voilà pourquoi j’aime penser à l’Estonie ‘‘comme à une terre de mémoire et de fécondité.

Terre de mémoire

Votre peuple a dû supporter, à diverses époques historiques, de durs moments de souffrance et de tribulations : des luttes pour la liberté et pour l’indépendance qui ont toujours été remises en cause ou menacées. Cependant, au cours de cette dernière période d’un peu plus de 25 ans – où vous êtes rentrés à part entière dans la famille des nations – la société estonienne a fait des ‘‘pas de géant’’ et votre pays, même en étant petit, se trouve parmi les premiers, selon les indicateurs de développement, par sa capacité d’innovation, sans compter qu’il révèle un niveau élevé de liberté de presse, de démocratie et de liberté politique. En outre, vous avez renforcé les liens de coopération et d’amitié avec divers pays. En considérant votre passé et votre présent, nous trouvons des motifs de regarder l’avenir avec espérance, face aux nouveaux défis qui se présentent à vous. Être terre de mémoire signifie savoir se souvenir que le niveau auquel vous êtes parvenus aujourd’hui est dû à l’effort, au travail, à l’esprit et à la foi de vos ancêtres. Cultiver la mémoire reconnaissante permet de rapporter tous les résultats dont vous jouissez aujourd’hui à une histoire d’hommes et de femmes qui ont combattu pour rendre possible cette liberté, et qui à son tour vous place devant le défi de leur rendre hommage en ouvrant des voies pour ceux qui arriveront après.

Terre de fécondité

Comme je l’ai souligné au début de mon ministère d’Évêque de Rome, « l’humanité vit en ce moment un tournant historique que nous pouvons voir dans les progrès qui se produisent dans différents domaines. On doit louer les succès qui contribuent au bien-être des personnes » (Exhort. Ap. Evangelii gaudium, n. 52) ; cependant, il faut rappeler avec insistance que le bien-être n’est pas toujours synonyme de vivre bien.

L’une des conséquences que nous pouvons observer dans nos sociétés technocratiques, c’est la perte du sens de la vie, de la joie de vivre et, donc, une extinction lente et silencieuse de la capacité d’émerveillement, qui plonge souvent les gens dans une lassitude existentielle. La conscience d’appartenance et de lutte pour les autres, d’enracinement dans un peuple, dans une culture, dans une famille, peut se perdre peu à peu en privant les plus jeunes – en particulier – de racines à partir desquelles on construit son présent et son avenir, car on les prive de la capacité de rêver, de risquer, de créer. Mettre toute sa ‘‘confiance’’ dans le progrès technologique comme unique voie possible de développement peut causer la perte de la capacité de créer des liens interpersonnels, intergénérationnels et interculturels. Bref, ce tissu vital si important pour se sentir faire partie l’un de l’autre et partie prenante d’un projet commun dans le sens le plus large du terme. Par conséquent, l’une des responsabilités les importantes que nous ayons, nous qui assumons une charge sociale, politique, éducative, religieuse, se trouve précisément dans la manière dont nous devenons des artisans de liens.

Une terre féconde demande des environnements dans lesquels il faut enraciner et créer un réseau à même de faire en sorte que les membres des communautés se sentent ‘‘à la maison’’. Il n’y a pas pire aliénation que de faire l’expérience de ne pas avoir de racines, de n’appartenir à personne.

Une terre sera féconde, un peuple portera des fruits et sera en mesure de générer l’avenir uniquement dans la mesure où il donne vie à des relations d’appartenance entre ses membres, dans la mesure où il crée des liens d’intégration entre les générations et les diverses communautés qui le composent ; et également dans la mesure où il rompt les spirales qui embrouillent les sens, en nous éloignant toujours les uns des autres. Dans cet effort, chers amis, je veux vous assurer que vous pouvez toujours compter sur le soutien et sur l’aide de l’Église catholique, une petite communauté parmi vous, mais très désireuse de contribuer à la fécondité de cette terre.

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, je vous remercie pour l’accueil et pour l’hospitalité. Que le Seigneur vous bénisse vous et votre bien-aimé peuple estonien. De manière spéciale, qu’il bénisse les personnes âgées et les jeunes afin que, gardant la mémoire et en l’assumant, ils fassent de cette terre un modèle de fécondité.

[01443-FR.01] [Texte original: Italien]

15 raisons d’aimer Sel et Lumière ! (3e partie)

Quinze ans, 15 bougies… paraphrasant saint Pierre nous demandant de « donner les raisons de l’espérance qui est en vous » (1 Pierre 3,5), voici la dernière partie des 15 raisons pour lesquelles j’aime Télévision S+L. J’espère qu’il en est de même pour vous.

10- Un lieu où entendre la voix des artisans invisibles

À première vue, l’Église du Québec et du Canada francophone semble souffrir d’une grande pauvreté. Parallèlement, la société québécoise vit difficilement les conséquences de la désertification spirituelle et du vacuum religieux. Toutefois, si on y regarde de plus près, on perçoit une panoplie de raisons d’espérer. Comme l’ont affirmé les évêques du Québec au pape François (Rapport ad limina 2017, AECQ) : « C’est sur le terrain, auprès des gens que nous voyons émerger cette nouvelle Église, fragile mais combien enracinée dans la foi, l’espérance et l’amour. »  En ce sens, Télévision Sel et Lumière nous invite « Sur la route des diocèses », à la rencontre des différents visages de cette Église qui, de par sa pauvreté même, fait resplendir sur le monde le « visage miséricordieux du Père » (Misericordiae Vultus, no 17). Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

11- Instrument pour la construction d’un monde plus juste

« Sans perdre de vueque le salut des âmes qui doit toujours être dans l’Église la loi suprême » (CIC, no 1752), les catholiques ne peuvent rester indifférents aux détresses humaines vécues, à divers degrés, par tous et chacun. En effet, pleinement engagée pour la Justice, la paix et le développement dans le monde, l’Église a pour devoir de proposer et de mettre concrètement en pratique sa propre Doctrine sociale. En ce sens, Sel et Lumière Télévision est pleinement impliquée dans la visibilité et la diffusion d’émissions imprégnés de solidarité, subsidiarité, dignité des personnes et de la destination universelle des biens. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

12-  À la Défense des plus pauvres et des plus vulnérables 

De ce premier engagement découle nécessairement celui d’une option préférentielle pour les pauvres ; d’une sollicitude spécialement dirigée vers ceux qui par manque du nécessaire, sont blessés dans leur humanité même. Comme le dit le pape François : « l’option préférentielle pour le pauvre exige de considérer avant tout l’immense dignité du pauvre à la lumière des convictions de foi les plus profondes. Il suffit de regarder la réalité pour comprendre que cette option est aujourd’hui une exigence éthique fondamentale pour la réalisation effective du bien commun (no 158). Par ses émissions, Télévision Sel et Lumière est également porteuse de cette inspiration d’une éthique globale au service des plus faibles de nos sociétés. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

13- Pour la sauvegarde de la maison commune

Comme l’affirme le pape François : « L’écologie humaine implique aussi quelque chose de très profond : la relation de la vie de l’être humain avec la loi morale inscrite dans sa propre nature, relation nécessaire pour pouvoir créer un environnement plus digne. Benoît XVI affirmait qu’il existe une “écologie de l’homme” parce que « l’homme aussi possède une nature qu’il doit respecter et qu’il ne peut manipuler à volonté »(no 155). Loin de toutes les idéologies contradictoires et qui finissent par nuire à la lutte contre les problèmes causés par la destruction de l’environnement, l’Église est pleinement engagée dans la diffusion d’une vision globale et cohérente de l’homme et de la nature comme étant intrinsèquement reliés. Par sa série « Création », Télévision Sel et Lumière a su prouver l’efficacité d’une pastorale médiatique dans cette mission évangélique de la sauvegarde de la Maison commune.  Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

 14- À la découverte de notre histoire sainte et de nos grandes figures fondatrices

Cette culture de la rencontre tant souhaitée par tous les papes modernes ne peut se réaliser qu’à travers des interlocuteurs conscients et fiers de leur identité et de leur racine. Comme le disait le pape émérite Benoît XVI : « Aujourd’hui, les occasions d’interaction entre les cultures ont singulièrement augmenté ouvrant de nouvelles perspectives au dialogue interculturel ; un dialogue qui, pour être réel, doit avoir pour point de départ la conscience profonde de l’identité spécifique des différents interlocuteurs » (Caritas in Veritate, no 26). Télévision Sel et Lumière est donc pleinement engagée dans ce processus de transmission de la mémoire collective catholique du Québec et du Canada francophone.  Portier de Dieu : Saint André de Montréal ; Sur ses traces : Kateri Tekakwitha; François : Apôtre de l’Amérique ne sont que quelques-unes des contributions de S+L en ce domaine. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

 15- À la rencontre des témoins de notre temps

 Connaître l’héritage tiré du passé est sans contredit une dimension importante d’une identité saine et équilibrée. Il est néanmoins aussi important d’être en contact avec les témoins du Christ que sont nos contemporains. Comme le dit le pape François : « J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire » (no 7). En ce sens, l’émission « Témoins » animée par le père Thomas Rosica c.s.b. nous propose des rencontres avec des personnes qui ont mis le Christ au centre de leur vie. Prête à témoigner de l’immense richesse de la foi chrétienne, l’émission « Témoins » nous offre des histoires édifiantes capables de susciter en nous l’admiration et le désir de nous mettre en marche à la suite du Christ. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

Je travaille tous les jours depuis 4 ans pour cette télévision exceptionnelle qui fait littéralement des miracles en produisant autant d’émissions de qualité avec des moyens plus que limités. Que ce soit par la Messe quotidienne en direct de Montréal, ses diffusions d’événements en provenance de Rome, ses couvertures exclusives de l’ensemble des voyages apostoliques, ses documentaires primés, ses émissions hebdomadaires, ses blogues, livres, radio, médias sociaux et ressources de toutes sortes, Sel et Lumière a su faire sa place dans notre environnement médiatique francophone et canadien. Tout cela grâce aux prières et à la généreuse participation financière de vous tous qui avez à cœur l’Évangélisation dans notre beau pays et de par le monde. Pour toutes ces raisons, longue vie à Sel et Lumière!

La Foi de Gilles Vigneault

Né à Natashquan en 1928, Gilles Vigneault, qui est considéré comme le poète officiel du Québec, a pu rayonner partout où la langue française a pris racine. Que ce soit par l’acuité de son verbe ou l’agilité de sa voix naturellement familière, Gilles Vigneault n’a cessé de manier modernité et tradition; cherchant ainsi à transmettre ce riche patrimoine culturel qui est le nôtre parce qu’il fut le sien. Accueilli par le maître chanteur à son studio où de son âge vénérable il continue de faire naître amour et beauté dans le cœur de ceux qui s’y rendent, Francis Denis a pu s’entretenir avec lui sur sa foi et les différentes figures religieuses qui ont contribué à faire de lui ce qu’il est devenu. Puissions-nous nous en inspirer afin qu’à notre tour, nous laissions fleurir notre pays intérieur.

L’entrevue, « La foi de Gilles Vigneault », fut présentée en grande primeur sur nos ondes le vendredi 22 juin à 19h30 et en reprise le lundi 25 juin à 20h30. Un rendez-vous à ne pas manquer!

 

Sur la route du diocèse de Sherbrooke

Dans cet épisode de « Sur la route des diocèses », Francis Denis nous transporte dans l’archidiocèse de Sherbrooke à la rencontre des différents visages de cette Église particulière. Sous l’épiscopat de Mgr Luc Cyr, archevêque du lieu, l’Église de Sherbrooke est pleinement engagée dans la transformation missionnaire voulue par le pape François. Que ce soit dans sa volonté de transmettre son riche héritage ou par la proximité avec les pauvres, les jeunes et tous les milieux, l’archidiocèse de Sherbrooke est un exemple d’un Peuple de Dieu au service des besoins spirituels et humains des âmes auxquelles il est envoyé.

Sur la route du diocese de Baie-Comeau (2e partie)

Dans cette deuxième émission consacrée au Diocèse de Baie-Comeau, nous explorerons les différentes facettes de la vie de cette église particulière. Que ce soit par la prise en charge des communautés par les laïcs, l’engagement envers les plus pauvres, la transmission de la foi aux jeunes génération ou par la préservation des différents héritages culturels présents sur son territoire, l’Église à Baie-Comeau joue un rôle irremplaçable dans la société Nord-Côtière.

Au cours de cette émission, Francis Denis nous invite Sur la route du diocèse de Baie-Comeau, à la rencontre des différents visages de cette Église qui, de par sa pauvreté même, fait resplendir sur le monde le « visage miséricordieux du Père » (Misericordiae Vultus, no 17). Production originale de S+L, « Sur la route des diocèses » est diffusée les derniers vendredis du mois à 19h30 et en rediffusion les lundis suivants à 20h30.

Église en sortie 12 janvier 2018

Cette semaine à Église en sortie, Francis Denis reçoit le journaliste et écrivain Jean-Claude Guillebaud qui nous parle de la révolution médiatique ainsi que de son itinéraire spirituel. On vous présente un reportage sur l’événement de l’archidiocèse de Montréal: « À la suite de Maisonneuve, 375 ans plus tard! ». Et on s’entretient avec Mgr Paul-André Durocher, archevêque de Gatineau sur l’histoire et la réalité présente de son église particulière.

Sur la route du diocèse de Baie-Comeau (1ère partie)

À première vue, l’Église du Québec souffre d’une grande pauvreté. Parallèlement, la société québécoise vit difficilement les conséquences de la désertification spirituelle et du vacuum religieux.

Toutefois, si on y regarde de plus près, on perçoit une panoplie de raisons d’espérer. Comme l’ont affirmé les évêques du Québec au pape François (Rapport ad limina 2017, AECQ) : « C’est sur le terrain, auprès des gens que nous voyons émerger cette nouvelle Église, fragile mais combien enracinée dans la foi, l’espérance et l’amour ».

Au cours de cette émission, Francis Denis nous invite Sur la route du diocèse de Baie-Comeau, à la rencontre des différents visages de cette Église qui, de par sa pauvreté même, fait resplendir sur le monde le « visage miséricordieux du Père » (Misericordiae Vultus, no 17). Production originale de S+L, Sur la route des diocèses est diffusée les derniers vendredis du mois à 19h30 et en rediffusion les lundis suivants à 20h30.

Église en sortie 10 novembre 2017


Cette semaine à Église en sortie, on vous présente un reportage sur le Monastère et la Communauté des religieuses hospitalières des augustines de Québec. Dans la deuxième partie d’émission, Francis Denis reçoit en entrevue l’historien et auteur Éric Bédard et qui nous parle de son tout dernier livre « Survivance: Histoire et mémoire du XIXe siècle canadien-français ».