Saint Élie, Père des Prophètes et Père de l’Ordre du Carmel.

Crédit photo Istock, légèrement modifié à l’aide de l’IA.

Le 20 juillet, l’Église catholique célèbre la fête de saint prophète Élie « Père des Prophètes ». Et quatre jours plus tard, le 24 juillet, coïncide la fête de saint Charbel, « Médecin du Ciel», un moine ermite maronite.

Pour l’Église catholique Orientale, la fête de saint prophète Élie et celle de saint Charbel (19 juillet) se suivent l’une après l’autre.

Saint Prophète Élie est le Père des prophètes et un illustre prédécesseur du Seigneur,  ; ce qui m’amène à me demander pourquoi n’est-il pas assez connu et largement fêté au Québec et au pays ?

Au Liban par exemple, presque dans chaque quartier et dans chaque région nous trouvons une Église portant le nom le saint prophète Élie, un célèbre prophète à la foi ardente, exceptionnelle et au remarquable zèle pour le Seigneur. D’ailleurs, il n’y a pas une famille libanaise qu’elle n’a pas d’Élie, Élias, Élise, Élisée, Éloise, Elijah, etc. que nous fêtons particulièrement le 20 juillet.

Que savons-nous vraiment sur saint prophète Élie ? D’une manière générale, nous pouvons dire que nous ne connaissons pas beaucoup de détails sur sa vie. Vatican News et Hozana.org, nous informent un peu plus sur ce Père des Prophètes, qu’on lui a donné le nom d’Élie, et qui veut bien dire : « Le Seigneur est mon Dieu ». Selon Vatican News, Élie consacra sa vie à éloigner le peuple de l’adoration des idoles pour le ramener vers l’unique vrai Dieu.  

Lors de l’Audience générale du 15 juin 2011, le pape Benoît XVI, mentionna que l’enseignement d’Élie c’est « la vraie adoration de Dieu est de se donner soi-même à Dieu et aux hommes, la vraie adoration est l’amour « qui « ne détruit pas, mais renouvelle et transforme ». 

D’après l’histoire religieuse, saint Prophète Élie fut plus de huit siècles, le précurseur de saint Jean Baptiste. Il est habité par le feu ardent de la foi et le zèle pour le Seigneur et le servait avec passion.

Ce n’est que des siècles plus tard, le Catéchisme de l’Église catholique le présente comme le modèle de vie chrétienne et de passion pour Dieu, « Père des Prophètes, de la génération de ceux qui cherchent Dieu, qui recherchent sa Face » (CCC, 2582). Source, Vatican News.

Dans son expérience de Dieu, Prophète Élie, ne devant pas reculer, ni se décourager ; mais plutôt continuer d’accomplir sa mission. Il compta énormément sur Dieu qui lui venait en aide et comprend la valeur de l’épreuve, de l’obéissance et de la persévérance. Cette expérience le poussa à vivre le voyage ou le pèlerinage, et à connaître la purification du cœur.

Je suis très contente d’écrire ce blogue pour la fête de saint Prophète Élie pour le faire connaître davantage à travers Sel + Lumière Média.

Chaque année, j’accueillais la fête avec beaucoup d’émotions car ma mère tenait un vœu depuis que mon jeune frère Élias (Élie en arabe) est né ; d’offrir cinq grands pains sucrés (appelé « Korban », à la paroisse Saint-Élie tout près de chez nous. Elle les commande annuellement chez un boulanger artisan de la ville et les envoie à l’église pour qu’ils soient bénis par le prêtre responsable. Elle ramenait de l’offrande, quelques-uns pour les distribuer dans la famille et autour de nous.

De plus, je me rends à l’Église catholique grecque-melkite de Saint-Élie, située au 3250, rue Esther à Laval, pour la messe qui se déroule selon le rite Grec-Melkite byzantin et qui est célébrée en arabe et en français, ainsi que pour la bénédiction respective.

Je me sens ravie de me connecter avec les membres de la communauté qui continuent durant le weekend de fêter, le Patron de leur paroisse. Ils viennent de toute part pour participer à la Divine liturgie, aux Vêpres et aux divertissements divers, citons ici : les activités, les jeux et la dégustation de la bonne nourriture, surtout le blé d’Inde pour prendre par la suite place aux soirées musicales qu’offre le festival.

Si vous planifiez visiter l’église Saint-Élie à Laval cette fin de semaine, je vous encourage de venir prier le saint Prophète Élie pour qu’il intercède pour vous auprès du Seigneur qui, est « son Dieu », puisque son nom « Élie » veut bien dire « Le Seigneur est mon Dieu ».

Bienvenue à toute personne qui a besoin de prier, de se ressourcer de la foi du saint Prophète Élie, qui est si forte pour ramener les âmes cédant à la séduction de tout genre de l’idolâtrie, si profonde et si passionnée.

Nous souhaitons à toute personne portant le nom d’Élie, Élias, Élise, Élisée, Éloise, Elijah, etc. une très bonne fête !

 

Oraison le jour de la fête du saint Prophète Élie, le 20 juillet.

O Dieu éternel et tout-puissant, tu as donné au saint prophète Élie, notre Père, de vivre en ta présence et tu l’as rempli du zèle de ta gloire : Accorde à tes serviteurs de rechercher sans cesse ton visage pour devenir ainsi les témoins de ton amour. Par Jésus Christ. (Source, Hozana.org).

Saint prophète Élie, avec votre foi invincible, votre espérance ferme, votre charité ardente, votre zèle fervent, votre force et votre vie austère et pénitente ; sans oublier votre efficacité de la prière, guidez-nous sur les pas du Seigneur et notre Dieu. Amen.

Saint prophète Élie, modèle de vie chrétienne et de passion pour Dieu, priez pour nous !  

 

 

Prier avec le pape Réflexion – juillet 2026

Mes frères et sœurs : En ce mois de juillet, le pape Léon nous invite à prier pour le respect et la protection de la vie humaine à toutes ses étapes, en la reconnaissant comme un don de Dieu.

Nous, catholiques, prions souvent pour le respect de la vie, de la conception jusqu’à sa fin naturelle.

Ne pensons pas que nous prions simplement pour qu’une conversion du cœur s’opère chez les autres ; quel rôle est-ce que je joue, moi ? Comment puis-je aider les autres à respecter et à protéger la vie à toutes ses étapes ?

Comment puis-je soutenir concrètement les femmes enceintes qui bénéficient de très peu d’appui, tant pendant qu’après leur grossesse ?

De même, comment puis-je soutenir concrètement ceux qui croient à tort qu’ils sont un fardeau pour leur famille, et pour qui mettre prématurément fin à leur vie semble pouvoir alléger ce fardeau pour tous ?

Il y a aussi des moments où nous devons prendre position pour ce respect de la vie, car les enfants à naître, leurs mères et ceux qui approchent de la fin de leur vie sont les personnes les plus vulnérables qui soient.

Prions pour ne pas être aveugles aux besoins des autres, et pour voir les personnes vulnérables comme des dons de Dieu plutôt que comme des fardeaux.

Prions pour que le Seigneur nous aide à franchir le prochain pas, afin de contribuer à bâtir, dans notre communauté, une manière de vivre ensemble qui respecte et protège la vie à toutes ses étapes.

Prions pour ne pas garder le silence, et pour défendre les plus vulnérables dans la société. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui.

Une journée de grâce avec sainte Kateri Tekakwitha à Kahnawake

Crédit photo par Aline Haddad.

Il y a des lieux où l’on sent une paix particulière dès que l’on y met les pieds. Le mois dernier, en juin, j’ai eu la grâce de visiter le sanctuaire de Sainte Kateri Tekakwitha, à Kahnawake, en compagnie de quelques amies. Cette journée, qui semblait pourtant ordinaire, est devenue pour moi une véritable expérience de foi.

Sainte Kateri, le Lys des Mohawks

Née en 1656 dans un village mohawk de l’actuel État de New York, Sainte Kateri Tekakwitha a perdu ses parents très jeune à cause de la variole, une maladie qui lui a également laissé des cicatrices et une vue affaiblie. Malgré les difficultés, elle a découvert le Christ, demandé le baptême et choisi de consacrer sa vie à Dieu, au prix de nombreuses incompréhensions et persécutions de la part de son entourage.

Connue comme le « Lys des Mohawks », elle est un magnifique modèle de pureté, d’humilité, de persévérance et d’amour de Dieu. Canonisée en 2012, elle est aujourd’hui une source d’inspiration pour les catholiques du monde entier, particulièrement en Amérique du Nord.

Une visite sous la pluie… mais remplie de grâces

Le jour de notre visite, la météo ne semblait pas jouer en notre faveur. Une pluie persistante nous accompagnait depuis notre départ. Pourtant, loin de gâcher notre journée, cette pluie lui donnait une atmosphère de calme et de recueillement.

Nous avons commencé par participer à la messe dominicale au sanctuaire. Quelle joie de prier avec la communauté dans ce lieu si chargé d’histoire et de sainteté ! Après la célébration, nous nous sommes dirigées vers le tombeau de sainte Kateri.

Debout devant le tombeau où repose son corps, un profond silence s’est installé dans mon cœur. Rien d’imposant. Rien de spectaculaire. Tout respirait la simplicité. Cette humilité m’a profondément marquée. À l’image de sa vie, son sanctuaire nous rappelle que la véritable grandeur ne se trouve pas dans le prestige, mais dans une vie donnée entièrement à Dieu.

Je me suis alors confiée à son intercession. Comme plusieurs personnes, j’ai souvent recours à saint Charbel Makhlouf, dont j’ai reçu de nombreuses grâces au fil des années. À maintes reprises, j’ai vu ses prières élevées pour moi au Seigneur, être exaucées ; ce qui a développé chez moi une grande confiance en son intercession.

Cette fois-ci, j’ai voulu confier une intention particulière à sainte Kateri.

À ma grande surprise, elle n’a pas tardé à me montrer qu’elle aussi intercède puissamment auprès de Jésus. Peu de temps après cette visite, j’ai reçu une réponse qui a profondément touché mon cœur. Je ne peux parler de simple coïncidence. Pour moi, c’était un signe fort de sa présence et de son amour.

Depuis ce jour, je ressens une grande consolation. Savoir qu’une si grande sainte repose tout près de chez moi est un cadeau immense. Je peux désormais retourner la visiter lorsque mon cœur en ressentira le besoin, dans les moments de joie comme dans les épreuves.

Les grands saints ne se font pas concurrence ; ils nous conduisent tous vers le Christ. Chacun possède une histoire, une personnalité et une manière particulière de nous accompagner sur notre chemin de foi. Sainte Kateri m’a rappelé que Dieu agit souvent dans le silence, la simplicité et l’humilité.

Une invitation à visiter son tombeau

Si vous habitez le Québec ou que vous êtes simplement de passage dans la région de Montréal, je vous encourage vivement à prendre le temps de visiter le sanctuaire de Kahnawake et se recuillir sur le tombeau de sainte Kateri. Que vous soyez en quête de paix, de guérison, de discernement ou simplement d’un moment de prière, vous y découvrirez un lieu propice à la rencontre avec Dieu.

Parfois, une simple visite dans un sanctuaire peut raviver une foi qui s’était un peu assoupie.

Crédit photo par Aline Haddad.

Regarder Béatitude pour savoir plus sur le pèlerinage de l’Office de la vie consacrée en collaboration avec Mission chez nous à sainte Kateri à Kanawake. Vous pouvez aussi regarder Sur ses traces : L’histoire de Kateri Tekakwitha.

Prière à sainte Kateri Tekakwitha

Sainte Kateri Tekakwitha,

toi qui as choisi de suivre le Christ avec un cœur humble et courageux malgré les épreuves, intercède pour nous auprès de Jésus.

Apprends-nous à aimer Dieu de tout notre cœur, à rechercher sa volonté chaque jour et à demeurer fidèles dans les moments de joie comme dans les difficultés.

Obtiens-nous la grâce de grandir dans l’humilité, la pureté et la confiance en la Providence.

Nous te confions aujourd’hui nos familles, nos amis, nos malades et toutes les intentions que nous portons dans le secret de notre cœur.

Que ton exemple nous inspire à marcher chaque jour plus près du Christ.

Sainte Kateri Tekakwitha, priez pour nous.

Amen.

La fête de Saint-Jean-Baptiste au Québec : entre la foi et la culture

Photo par Cathopic.

Chaque année, le mois de juin occupe une place particulière dans le cœur des catholiques canadiens, spécialement au Québec. Cette période est marquée par des rassemblements familiaux, des célébrations paroissiales, des chants traditionnels et des moments de prière qui rappellent les racines chrétiennes de notre nation.

Notre parcours d’un mois culmine avec la Nativité de saint Jean-Baptiste, célébrée le 24 juin, jour de la Fête nationale du Québec. Cette grande fête populaire unit les Québécois autour de leur langue, de leur histoire et de leur héritage spirituel. Les festivités se poursuivent jusqu’au 1er juillet, dans un esprit de gratitude envers Dieu pour le Canada, avec des feux d’artifice, des rencontres familiales et des prières pour le pays.

Aujourd’hui encore, de nombreux catholiques canadiens cherchent à transmettre cette richesse spirituelle aux nouvelles générations en célébrant la foi, les traditions et la culture qui ont façonné le Québec.

Un jour férié important au Québec

En 1908, le pape Pie X proclame officiellement saint Jean-Baptiste patron des Canadiens français. Depuis lors, il demeure une figure emblématique de l’identité francophone au Canada. Aujourd’hui le 24 juin est un jour férié officiel au Québec. La Saint-Jean-Baptiste est une journée connue encore sous le nom de Fête nationale du Québec. Des milliers de personnes participent à des concerts, des défilés, des activités communautaires et des célébrations culturelles dans toutes les régions de la province. Ce qui constitue un moment privilégié de rassemblement et d’affirmation.

Les villes et villages se remplissent de drapeaux fleurdelisés, de musique québécoise et d’un esprit festif unique. Pour plusieurs familles, cette journée représente aussi un moment de repos et de belles retrouvailles.

Même si la fête a aujourd’hui une dimension culturelle et nationale très forte, ses origines demeurent profondément chrétiennes. Pendant longtemps, les célébrations commençaient par des messes, des processions et des prières dédiées à saint Jean-Baptiste, le saint patron des Canadiens français.

L’importance de la fête de la Saint-Jean

La fête de la Saint-Jean-Baptiste possède une grande importance historique et religieuse au Québec. Elle rappelle les racines catholiques de la province et l’héritage laissé par les premiers colons français qui ont bâti leurs communautés autour de la foi chrétienne.

Saint Jean-Baptiste symbolise la préparation du chemin vers le Christ. Dans l’Évangile, il appelle les peuples à la conversion, à l’espérance et à la fidélité envers Dieu. Pour les catholiques québécois, cette fête représente donc non seulement une célébration culturelle, mais aussi un rappel de leur mission spirituelle.

Aujourd’hui, plusieurs familles choisissent encore de participer à une messe, de réciter le chapelet ou de partager un repas en famille pour souligner cette journée spéciale. Les traditions modernes et religieuses coexistent souvent harmonieusement.

Pourquoi la fête de la Saint-Jean est-elle si considérée au Québec?

La Saint-Jean-Baptiste est considérée comme l’une des fêtes les plus importantes au Québec parce qu’elle touche à l’identité même du peuple québécois. Elle célèbre la langue française, l’histoire, les traditions et les valeurs qui unissent les Québécois depuis des générations.

Pendant des siècles, l’Église catholique a joué un rôle central dans la vie sociale et culturelle du Québec. Les paroisses étaient au cœur des villages, et les fêtes religieuses rythment la vie des familles. La Saint-Jean-Baptiste est devenue un symbole fort de cette mémoire collective. Cependant, depuis les années 1960, avec la Révolution tranquille, la société québécoise est devenue beaucoup plus laïque. 

Encore aujourd’hui, malgré les changements dans la société, cette fête demeure un moment de fierté et d’appartenance. Elle rassemble les gens autour d’un héritage commun fait de foi, de solidarité, de culture et d’espérance. La religion occupe une place plus personnelle qu’autrefois. L’influence de l’Église dans la politique et les institutions publiques a beaucoup diminué. Malgré cela, les traces catholiques restent présentes dans la culture québécoise : les noms de villes, les fêtes religieuses, les églises historiques, les croix et certaines valeurs sociales font encore partie du patrimoine du Québec. 

Le gouvernement du Québec a officiellement reconnu le 24 juin comme jour férié dans la province. 

 

Qui est saint Jean-Baptiste? 

Saint Jean-Baptiste occupe une place centrale dans la tradition chrétienne. Reconnu comme le dernier des prophètes de l’Ancien Testament et le précurseur de Jésus-Christ, il a pour mission d’annoncer la venue du Messie et de préparer le peuple à son arrivée. Selon les Évangiles, il est le fils de Zacharie et d’Élisabeth, une parente de la Vierge Marie. Sa naissance est elle-même présentée comme un événement exceptionnel, annoncé par l’ange Gabriel (Luc 1, 5-25).

Jean-Baptiste mène une vie de prière, d’austérité et de détachement matériel dans le désert de Judée. Il appelle les hommes et les femmes à la conversion et au repentir en les invitant à recevoir le baptême dans les eaux du Jourdain. Son message insiste sur la nécessité de préparer son cœur à l’accueil du Royaume de Dieu. Sa prédication attire de nombreuses foules, qui voient en lui un prophète envoyé par Dieu (Matthieu 3, 1-6).

L’un des moments les plus importants de sa mission est le baptême de Jésus dans le fleuve Jourdain. Cet événement marque le début de la vie publique du Christ et révèle son identité divine. Dans l’Évangile selon Jean, Jean-Baptiste désigne Jésus comme « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jean 1, 29), soulignant ainsi son rôle essentiel dans l’histoire du salut.

Jean-Baptiste est également admiré pour son courage et son attachement à la vérité. Il critique publiquement le comportement du roi Hérode Antipas, ce qui lui vaut d’être emprisonné puis exécuté. Son martyre fait de lui un modèle de fidélité à Dieu et de témoignage de la foi chrétienne. Priez avec saint Jean est une série de prières dédiées aux saints et saintes catholiques que notre équipe a préparées et que vous pouvez visonner sur notre chaîne YouTube.

 

Prière pour la fête de la Saint-Jean-Baptiste

Seigneur notre Dieu,

Nous te remercions pour le don du Québec,
pour notre histoire, notre culture et notre foi.

En cette fête de saint Jean-Baptiste,
aide-nous à demeurer fidèles aux valeurs chrétiennes
qui ont façonné notre peuple.

Donne-nous le courage de témoigner de l’espérance,
de vivre dans l’amour et la solidarité,
et de transmettre la foi aux générations futures.

Par l’intercession de saint Jean-Baptiste,
bénis nos familles, nos communautés
et notre pays tout entier.

Amen.

La fête de la Saint-Jean-Baptiste demeure bien plus qu’une simple célébration estivale. Elle représente un héritage vivant où se rencontrent foi catholique, culture québécoise et identité nationale. À travers les rassemblements, les chants, les prières et les festivités, les Québécois continuent de faire vivre une religion profondément enracinée dans leur histoire.

En célébrant saint Jean-Baptiste, les catholiques canadiens rendent grâce à Dieu pour les bénédictions reçues et regardent avec espérance vers l’avenir du Québec et du Canada.

Le Sacré-Cœur de Jésus, qui est amour, faisons-lui assez confiance ?

Statue du Sacré-Coeur de Jésus à Notre-Dame de Fatima. Crédit Photo : Mireille Haj-Chahine

L’Église catholique établit la fête du Sacré-Cœur de Jésus le premier vendredi du mois de juin, après une période de huit jours –l’octave– destinée à la solennité du saint Sacrement. Cela veut dire, c’est 19 jours après la Pentecôte. D’après l’histoire de la spiritualité du Sacré-Cœur, cette solennité a été instaurée par le pape Clément XIII en 1765, suite aux demandes de Jésus à Marie-Marguerite Alacoque, une religieuse et mystique française de la Visitation catholique romaine, qui a vu le coeur brûlant d’amour de Jésus lors d’une des apparitions à Paray-le-Monial, et a promu la dévotion au Sacré-Cœur dans l’Église. Tiré de Hozana.org

Sr Marie-Marguerite Alacoque, avait eu comme mentor un jésuite, qui est un des grands amoureux du Sacré-Cœur de Jésus devenu plus tard saint Claude La Colombière. Doté d’une spiritualité profonde et d’une extrême dévotion, il révéla le Sacré-Cœur au monde. Pour en savoir davantage, visionnez cette vidéo sur YouTube.

La fête du Sacré-Cœur de Jésus est une fête qui n’arrive pas par hasard dans notre calendrier de vie chrétienne ; puisque Dieu reste avec nous et nous ne nous sommes pas laissés seuls. Par la suite, nous avons la  fête de la Très Sainte Trinité et la Fête du Saint-Sacrement, communément appelée, la Fête-Dieu. 

La tradition de célébrer la fête du Sacré-Cœur de Jésus, nous donne l’occasion de rencontrer un amour qui se donne jusqu’au bout. Comme catholiques, nous nous demandons comment la dévotion traditionnelle au Sacré-Cœur de Jésus, solidement enracinée dans les Écritures saintes, reprend vie et devient contemporaine ? Ce symbole du grand amour, que peut-il nous apprendre et faire aujourd’hui ? Peut-il changer notre vie ? 

À la fête du Sacré-Cœur de Jésus, le 4 juin, les fidèles ont reçu une invitation particulièrement précieuse pour vivre plus que jamais, un moment d’unité, d’espérance et de ferveur. C’est la rencontre avec le Cœur de Jésus, même en procession dans les rues de Montréal ce soir-là, demeure cette source où puiser l’Espérance, la consolation et la force de servir dans une société inquiète face aux grandes questions touchant la vie et la dignité de chaque être humain. Voici un extrait lors de notre présence pour les célébrations.

Pour le P. François Potez, un prêtre catholique français et ancien officier de la Marine nationale, décédé très récemment : « Le cœur de Dieu est un cœur humain et ça c’est prodigieux ». 

Depuis ma tendre jeunesse, j’entendais que le mois de mai est consacré à la Vierge Marie et que le mois de juin, c’est le mois du Sacré-Cœur. C’est rien qu’avec le temps que je réalise que la fête du Sacré-Cœur de Jésus et celle du Cœur Immaculé de Marie se suivent l’une après l’autre. Car ces deux cœurs, de par leur pureté, sont constemment liés à Dieu.

Chaque année, plusieurs souvenirs entourant la fête du Sacré-Cœur de Jésus, me viennent à l’esprit. Cela me rappelle mes années d’école. Ayant été au Collège des Soeurs des Saints-Cœurs (de Marie et de Jésus), je peux témoigner que tous les élèves ont été choyé.es de célébrer la fête de notre collège, à la fin de l’année scolaire. De la joie au cœur, nous nous préparons, année après année, à accueillir la fête du Sacré-Cœur, et nous réjouissons d’une année scolaire qui va se terminer. 

Nous étions responsables de garder les lieux propres avant notre départ pour l’été, et de nous préparer à servir la messe solennelle afin de clôturer le mois en question ainsi que l’année scolaire. Lors de la célébration de messe pour la fête du Sacré-Cœur, nous étions sur le coup absorbés par la beauté de ce cœur aimant de Jésus. 

De plus, nous entendons souvent l’expression : « Dieu est amour ». En réalité, ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés. Nous avons reçu, de par notre éducation, l’invitation à aimer Dieu davantage. Mais l’invitation à nous laisser aimer par lui, est au centre  du fondement même de notre foi chrétienne. Prenons-nous le temps de nous laisser aimer par Dieu, et par son cœur tendre et miséricordieux ? Sommes-nous attentifs à sa présence, ou sommes-nous indifférents ? Faisons-lui confiance ?

Personnellement, j’ai compris davantage la valeur du cœur aimant de Jésus, qui est un cœur humain et qui aime sans condition. Il est miséricordieux et n’attend de nous que de revenir à lui, de l’aimer, de le remercier et que nous ne soyons pas indifférents.

J’ai participé durant les années passées, à quelques  pèlerinages qui m’ont montré la beauté, la bonté et la miséricorde de ce cœur compatissant et débordant d’amour.

En Pologne, à Cracovie, nous sommes partis à la découverte des lieux de saint Jean-Paul II, sainte Faustine Kowalska et tant d’autres. Par exemple, sainte Faustine Kowalska, une religieuse et mystique polonaise reconnue pour son enseignement sur la Divine Miséricorde et rappelons-nous ici sa phrase très bien connue : « Jésus, j’ai confiance en toi ». Lorsque nous sommes arrivés devant un kiosque pour acheter des souvenirs comme des chapelets et des images du Jésus miséricordieux, la religieuse en charge nous a accueillis avec beaucoup d’intérêt et d’amour et elle était un peu trop brève. Pour comprendre, par la suite, qu’elle doit quitter pour la récitation du chapelet de 15h. La cloche de la chapelle retentit et la religieuse nous quitta sans dire un mot, ni tenir compte du don qu’on effectuait pour avoir acheter des objets religieux choisis sur place. Elle courait d’un pas très hâtif pour rejoindre ses consoeurs pour la récitation du chapelet de la Divine Miséricorde. J’étais éblouie et profondément touchée d’assister à la primauté de la prière sur les autres choses de la vie.     

Récemment, lors d’un pèlerinage au Portugal, nous avons visité, durant quelques jours, le sanctuaire de Notre-Dame de Fatima qui déborde de foi, de dévotion, et de prières. Dans l’une des grandes salles dédiées à la confession individuelle, j’ai été très émue de voir la statue du Sacré-Cœur de Jésus, hissée sur un socle. Ce cœur humain et miséricordieux de Jésus est présent pour accompagner les cœurs des pèlerins brisés et en repentance qui sont en visite des quatre coins du monde. (voir image principale du blogue)

Ci-dessus: Église Saint-Pierre – Auvillar, France : Vitrail (XIXe siècle) représentant saint Claude La Colombière, prêtre jésuite et guide spirituel de sainte Marguerite-Marie Alacoque. Photo Istock.

 

Prière au Sacré Cœur de Jésus de saint Claude La Colombière 

« Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire, et une plus grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puisse attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m’y opposer : c’est à vous à tout faire, divin cœur de Jésus-Christ, vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Ainsi soit-il. » Réf. Hozana.org.

À l’exemple des grands amoureux du Cœur de Jésus, saint Claude La Colombière, sainte Faustine, mère Teresa, et même saint Jean-Paul II, apprends-nous Jésus à nous laisser touchés par ton amour, à te faire confiance en tout temps, et à répéter sans cesse comme sainte Faustine : « Jésus, j’ai confiance en toi ». Éclaire-nous à ce qu’on doit faire pour parvenir à la pureté de ton amour.

Prier avec le pape Réflexion – juin 2026

Mes frères et sœurs : En ce mois de juin, pendant lequel se déroule la Coupe du Monde, le pape Léon nous invite à prier pour que le sport soit un instrument de paix, de rencontre et de dialogue entre les cultures et les nations, et que par lui soient promues des valeurs telles que le respect, la solidarité et le dépassement personnel. 

Il est difficile d’ignorer la dimension financière des grands événements sportifs, surtout d’une envergure aussi considérable que la Coupe du Monde ; mais le sport a aussi le grand pouvoir de rassembler les gens, lorsque nous encourageons la même équipe. Le sport peut véritablement nous unir.

Pourtant, le sport ne nous unit pas pour affronter un ennemi commun. Il y a quelque chose de plus dans le sport, et nous le sentons instinctivement.

Pensons à la façon dont nous applaudissons naturellement les gestes d’esprit sportif : l’honnêteté, la poignée de main après le match, la démonstration d’un respect mutuel.

Le sport peut effectivement transcender la victoire et la défaite, et favoriser des valeurs telles que le sens de la fraternité. Il peut faire ressortir bien plus que la seule compétitivité et le désir de réussir ; il peut nous rendre plus humains.

Prions pour un élargissement de nos cœurs, afin de chercher davantage que la simple supériorité sur les autres ou le gain financier lorsque nous pratiquons et apprécions le sport.

Prions également pour le désir de nous unir, plutôt que de nous diviser.

Enfin, prions pour que le sport nous fasse grandir dans le respect de l’autre. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui.

Saint Antoine : de Lisbonne à Padoue

Lors de notre pèlerinage vers les grands sanctuaires d’Europe, nous avons eu la chance de visiter l’église Saint-Antoine de Lisbonne. Autrement dit, pour faire plaisir à Anna, notre guide, nous avons visité l’église de saint Antoine de Lisbonne. Bien que la plupart des personnes l’appellent saint Antoine de Padoue, en référence à la ville où il est décédé en 1231, pour les Portugais, il n’y a aucune hésitation : il s’agit de saint Antoine de Lisbonne, en référence à la ville où il est né en 1195. Anna nous a d’ailleurs expliqué que les Portugais l’appellent toujours saint Antoine de Lisbonne et rien d’autre. Voilà une petite particularité qui a ajouté une touche d’humour à notre visite.

Avant même d’entrer à l’église, nous avons été accueillis par un grand mur décoré de roses artificielles de toutes les couleurs, où dominaient les couleurs rose et le rouge. De grandes lettres y formaient le nom de saint Antoine de Lisbonne. À proximité se trouvait également une immense bannière présentant l’image du saint, ainsi que son nom dans plusieurs langues afin d’accueillir les pèlerins venus des quatre coins du monde.

La visite de cette église fut pour nous un moment profondément spirituel et rempli d’émotions, d’autant plus que cette étape ne figurait pas à notre itinéraire de voyage. Ce fut une bénédiction supplémentaire reçue au cours de ce pèlerinage.

Nous avons commencé notre visite par l’église Saint-Antoine de Lisbonne, construite à l’endroit même où le saint serait né. Entrer dans ce lieu chargé d’histoire et de foi nous a permis de nous rapprocher de celui qui demeure l’un des saints les plus aimés de l’Église catholique.

Le père Jean-Luc Blanchette y a célébré la messe pour notre groupe. Quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’il nous annonça que nous allions recevoir la bénédiction avec les reliques de saint Antoine. Un moment particulièrement marquant de réaliser que les reliques de saint Antoine sont exceptionnellement exposées pour notre groupe. Recevoir cette bénédiction dans un climat de prière et de recueillement fut une grâce immense et un souvenir que nous garderons longtemps dans nos cœurs.

Quelles émotions et quelles bénédictions ! Je n’en reviens toujours pas.

Nous avons également visité l’endroit même où il est né descendant un escalier très étroit donnant au sous-sol de l’église découvrant avec émerveillement les lieux qui ont vu grandir celui qui allait devenir un grand prédicateur et un témoin remarquable de l’Évangile.

À quelques pas de cette église se trouve la cathédrale de Lisbonne. C’est de là que plusieurs pèlerins entreprennent le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle au départ de Lisbonne. Dans cette cathédrale, nous nous sommes recueillis et avons prié devant le baptistère de saint Antoine de Lisbonne. 

La célébration de la messe dans son église fut l’un des sommets de cette visite. Prier ensemble et vénérer ses reliques, au cœur même de Lisbonne, nous a permis de rendre grâce pour l’héritage spirituel de saint Antoine et de confier nos intentions à son intercession.

Ce pèlerinage nous rappelle que les saints ne sont pas seulement des figures du passé, mais des compagnons de route qui continuent d’inspirer notre foi aujourd’hui. Marcher sur les pas de saint Antoine à Lisbonne après avoir visité Notre-Dame de Fatima fut une expérience de foi, de communion et d’espérance que nous n’oublierons jamais.

De retour au Québec, je tiens également à souligner le lien particulier qui nous unit à saint Antoine surtout que je suis trop attachée à la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue de Longueuil. Ce lieu de prière et de rassemblement témoigne de la grande dévotion que de nombreux fidèles portent encore aujourd’hui à ce saint si populaire. Après avoir marché sur ses traces à Lisbonne, il est touchant de réaliser que son héritage spirituel est aussi bien vivant chez nous. Cette visite nous a permis de mieux comprendre la profondeur de sa foi, son amour des plus pauvres et son attachement à l’Évangile. Elle nous invite également à poursuivre notre propre chemin de foi avec confiance, en demandant à saint Antoine de nous accompagner dans nos joies, nos épreuves et nos espérances. Ainsi, même si notre pèlerinage en Europe est maintenant terminé, les grâces reçues et les souvenirs vécus continueront longtemps d’habiter nos cœurs et de nourrir notre vie spirituelle.

 

Prière

Saint Antoine de Lisbonne,

Saint Antoine de Padoue,
toi qui as consacré ta vie à annoncer l’Évangile
et à conduire les âmes vers le Christ,
intercède pour nous auprès du Seigneur.

Aide-nous à grandir dans la foi,
à demeurer fidèles dans l’épreuve
et à reconnaître la présence de Dieu dans notre quotidien.

Que ton exemple de simplicité, de charité et de confiance
nous inspire chaque jour.

Saint Antoine, prie pour nous.
Amen.

L’histoire de l’Église catholique au Canada

Saint André Bessette à côté d’un drapeau canadien flottant. Des montagnes et d’autres drapeaux canadiens apparaissent en arrière-plan.

L’histoire de l’Église catholique au Canada est une histoire de courage, de lutte et d’espérance. En ce mois de juin, nous célébrons et commémorons cette histoire, ainsi que les saints et les saintes qui y ont profondément marqué.

Nous vous invitons à faire mémoire du courage et du dévouement des premiers missionnaires, les jésuites, les Oblats de Marie Immaculée, les colons ukrainiens et tant d’autres, qui ont traversé les frontières et surmonté de nombreux défis afin de fonder des communautés, des écoles et des hôpitaux, contribuant ainsi à l’édification de l’Église vivante et mûre que nous connaissons aujourd’hui. 

Écoutez le cri des catholiques autochtones, à qui l’on a volé leur culture, leur langue et leur enfance dans les pensionnats. Marchez sur les traces de sainte Kateri Tekakwitha, dont la foi inébranlable a inspiré des générations de membres des Premières Nations à faire confiance à Dieu, à dire la vérité et à rechercher la réconciliation. Rendez-vous à Rome avec la délégation d’aînés qui a invité le pape François à présenter ses excuses historiques, suivez son pèlerinage pénitentiel sur nos propres terres et écoutez des récits de foi et d’espérance renouvelés.

Laissez-vous inspirer par la sainteté des saints et saintes canadien.nes qui ont bâti cette Église avec détermination et créativité, depuis les efforts inlassables de saint François de Laval et de sainte Marie-Léonie Paradis jusqu’au témoignage discret et miraculeux de saint frère André Bessette.

Découvrez comment les catholiques canadiens célèbrent cet héritage aujourd’hui, en particulier au Québec. Notre parcours d’un mois culmine avec la Nativité de saint Jean-Baptiste, le 24 juin – la Fête nationale de la Belle Province – et s’achève par des feux d’artifice, des réunions familiales et des prières rendant grâce à Dieu pour ce pays, le 1er juillet.

Restez à l’écoute de Sel + Lumière TV, Sel + Lumière Plus, de notre blogue et de nos comptes sur les réseaux sociaux tout au long du mois de juin pour découvrir des documentaires, des articles et bien plus encore. Nous vous invitons à réfléchir au courage, aux luttes et à l’espérance des catholiques au Canada.

Notre-Dame de Fatima : Un pèlerinage qui continue dans le cœur

Crédit Photo Istock.

Le 13 mai, l’Église célèbre la fête de Notre-Dame de Fatima , en mémoire des apparitions de la Vierge Marie aux trois petits bergers à Fatima, au Portugal, en 1917. Plus d’un siècle plus tard, des pèlerins du monde entier continuent de se rendre dans ce lieu marqué par la foi, la prière et l’espérance. Pour moi, cette fête a désormais une résonance toute particulière depuis mon pèlerinage vécu l’année dernière.

Arriver à Fatima, c’est découvrir un lieu de paix où tout semble inviter au recueillement. La grande esplanade du sanctuaire impressionne par sa simplicité et son immensité. Entre la basilique, la chapelle des apparitions et les espaces de prière silencieuse, chaque endroit porte les traces de millions de prières déposées au fil des années.

J’ai aussi été profondément touchée par les lieux liés aux trois petits bergers : leurs maisons familiales, les chemins qu’ils parcouraient et les endroits où ils priaient. Tout cela rappelle que les apparitions de Marie ont été confiées à des enfants simples, dans une vie ordinaire. Cette simplicité donne encore plus de force au message de Fatima.

L’un des moments les plus marquants du pèlerinage fut la grande procession du soir. Malgré la pluie, près de 35 000 personnes étaient rassemblées avec leurs chandelles et leurs intentions de prière. Voir cette foule avancer lentement sous la pluie, dans le silence et la foi, était bouleversant. Personne ne semblait être dérangé par le mauvais temps. Au contraire, cette pluie donnait presque à la procession une dimension encore plus spirituelle, comme un signe d’abandon et de persévérance.

Pendant la procession, le chapelet était prié dans plusieurs langues : portugais, français, anglais, espagnol, italien, coréen et bien d’autres encore. Entendre des milliers de voix s’unir dans une même prière, malgré les différences de langue et de culture, m’a rappelé la beauté universelle de l’Église. Chacun et chacune venait avec son histoire, ses joies, ses blessures ou ses demandes, mais tout le monde priait ensemble comme une seule famille.

Ce pèlerinage m’a aussi fait réfléchir à notre monde actuel, souvent marqué par l’inquiétude, la division et le bruit constant. À Fatima, le message de Marie reste étonnamment actuel : revenir à la prière, à la conversion du cœur et à la paix. Dans le silence du sanctuaire, loin de l’agitation quotidienne, il devient plus facile d’écouter Dieu et de retrouver l’essentiel.

En cette fête du 13 mai, je rends grâce pour cette expérience qui continue de nourrir ma foi longtemps après le retour à la maison. Certains voyages se terminent lorsque l’on rentre chez soi. Mais un pèlerinage, comme celui-ci, continue à me toucher intérieurement. Il transforme doucement notre regard, notre manière de prier et notre confiance en Dieu. Pour en savoir plus sur ce pèlerinage dans les grands sanctuaires d’Europe, visitez le premier article couvrant Notre-Dame de Lourdes et Saint Jacques de Compostelle ; et le second article sur le sanctuaire de Notre-Dame de Fatima.

Aujourd’hui encore, lorsque je pense à Fatima, je revois les lumières des chandelles sous la pluie, les visages recueillis des pèlerins et cette immense prière portée dans toutes les langues du monde. Je comprends alors que Marie continue de rassembler ses enfants et de nous conduire vers son Fils avec douceur et patience.

En cette fête de Notre-Dame de Fatima, je prie particulièrement pour la paix dans le monde, pour les familles, pour les personnes malades, pour ceux et celles qui vivent dans la solitude ou l’épreuve, et d’autres qui cherchent un sens à leur vie. Que Marie nous aide à garder l’espérance lorsque le chemin devient difficile. Qu’elle nous apprenne à prier avec confiance, à aimer avec simplicité et à marcher chaque jour dans la lumière du Christ.

Notre-Dame de Fatima, mère de paix et d’espérance, veille sur nos familles et sur notre monde. Apprends-nous à écouter Dieu dans le silence de nos cœurs. Soutiens ceux et celles qui souffrent, console ceux et celles qui pleurent et fortifie ceux et celles qui ont perdu courage. Que ton message de paix continue de toucher le cœur des hommes et de conduire chacun vers ton Fils. Amen.

Une neuvaine à Marie, Mère de la Vie

Connaissez-vous des parents qui ont vécu une grossesse non planifiée ? Rencontrez-vous des difficultés en tant que mère ou père ? Avez-vous un parent ou un grand-parent âgé ? Êtes-vous en conflit ou en rupture avec un être cher ?

Notre vie commence dès la conception, lorsque Dieu fait don de la vie à nos parents, appelés à nous aimer et à prendre soin de nous. Cependant, de nombreux enfants naissent en dehors de ces conditions idéales. Certains enfants sont abandonnés par leurs parents ou placés en vue d’une adoption. D’autres grandissent dans des foyers où leurs parents souffrent d’addictions et de troubles mentaux. Certains naissent avec des besoins spécifiques. Et des millions d’enfants n’ont même pas la chance de grandir, car leur vie a été interrompue avant que leur mère ne donne naissance. Peut-être que leurs mères ne se sont pas senties soutenues pendant leur grossesse, ou ont cru que celle-ci entraverait leurs objectifs professionnels ou relationnels.

À l’autre extrémité du spectre, il y a les personnes âgées, dont beaucoup de nos propres grands-parents, qui vivent seules et se sentent rejetées, négligées et seules. Elles n’ont personne pour leur rendre visite. Certaines n’ont peut-être pas d’enfants, d’autres ont des enfants qui ne font pas l’effort de leur rendre visite.

Même s’il peut sembler facile de passer à côté de ces personnes – ces enfants, ces parents, ces hommes et ces femmes âgés –, les catholiques sont appelés à faire davantage. Nous sommes appelés à prier pour eux, tout comme nous sommes appelés à prier pour nos propres familles, où nous-mêmes, nos parents, nos frères et sœurs et nos enfants pouvons être confrontés à la souffrance. Dans la vie, nous portons tous notre croix, mais nous ne sommes pas seuls. Nous sommes tous remplis d’espérance. Dans le but de nous aider dans nos combats, d’intercéder en notre faveur et de nous guider tout au long de notre chemin, Dieu nous a octroyé ses saints au ciel.

La mère de Jésus, Marie, est celle qui comprend le mieux la souffrance, car elle a elle-même connu une grossesse inattendue, a eu du mal à trouver un endroit où accoucher et a dû assister à la crucifixion de son propre fils. En ce mois de mai, nous vous invitons à vous joindre à nous pour prier une neuvaine à Marie, Mère de la Vie. Durant neuf jours, du samedi 16 mai au dimanche de la Pentecôte, le 24 mai, nous prierons pour les mères, les pères, les amis et à toutes les familles, pour la guérison et l’espérance, aux côtés de saints qui ont traversé des épreuves similaires aux nôtres. Nos prières honorent sainte Gianna Molla, sainte Monique, saint Joseph et saint Jean-Paul II, aux côtés de la Vierge Marie, Mère de la Vie.

Vous pouvez offrir cette neuvaine : 

  • Pour votre propre famille, pour vos parents, votre conjoint.e et vos enfants. 
  • À des amis en particulier ou des personnes de votre entourage qui souhaitent agrandir leur famille, ou qui se sentent abandonnées par les leurs. 
  • Avec une intention générale, par exemple pour les familles brisées. 
  • Avec plusieurs intentions. 

Quoi qu’il en soit, nous souhaitons que vous vous joigniez à nous dans la prière, car les prières guérissent et transforment des vies.

Suivez-nous sur vos réseaux sociaux préférés pour être informé du début de la neuvaine à Marie, Mère de la Vie : Facebook, Instagram, X et YouTube.

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