La fête de Saint-Jean-Baptiste au Québec : entre la foi et la culture

Photo par Cathopic.

Chaque année, le mois de juin occupe une place particulière dans le cœur des catholiques canadiens, spécialement au Québec. Cette période est marquée par des rassemblements familiaux, des célébrations paroissiales, des chants traditionnels et des moments de prière qui rappellent les racines chrétiennes de notre nation.

Notre parcours d’un mois culmine avec la Nativité de saint Jean-Baptiste, célébrée le 24 juin, jour de la Fête nationale du Québec. Cette grande fête populaire unit les Québécois autour de leur langue, de leur histoire et de leur héritage spirituel. Les festivités se poursuivent jusqu’au 1er juillet, dans un esprit de gratitude envers Dieu pour le Canada, avec des feux d’artifice, des rencontres familiales et des prières pour le pays.

Aujourd’hui encore, de nombreux catholiques canadiens cherchent à transmettre cette richesse spirituelle aux nouvelles générations en célébrant la foi, les traditions et la culture qui ont façonné le Québec.

Un jour férié important au Québec

En 1908, le pape Pie X proclame officiellement saint Jean-Baptiste patron des Canadiens français. Depuis lors, il demeure une figure emblématique de l’identité francophone au Canada. Aujourd’hui le 24 juin est un jour férié officiel au Québec. La Saint-Jean-Baptiste est une journée connue encore sous le nom de Fête nationale du Québec. Des milliers de personnes participent à des concerts, des défilés, des activités communautaires et des célébrations culturelles dans toutes les régions de la province. Ce qui constitue un moment privilégié de rassemblement et d’affirmation.

Les villes et villages se remplissent de drapeaux fleurdelisés, de musique québécoise et d’un esprit festif unique. Pour plusieurs familles, cette journée représente aussi un moment de repos et de belles retrouvailles.

Même si la fête a aujourd’hui une dimension culturelle et nationale très forte, ses origines demeurent profondément chrétiennes. Pendant longtemps, les célébrations commençaient par des messes, des processions et des prières dédiées à saint Jean-Baptiste, le saint patron des Canadiens français.

L’importance de la fête de la Saint-Jean

La fête de la Saint-Jean-Baptiste possède une grande importance historique et religieuse au Québec. Elle rappelle les racines catholiques de la province et l’héritage laissé par les premiers colons français qui ont bâti leurs communautés autour de la foi chrétienne.

Saint Jean-Baptiste symbolise la préparation du chemin vers le Christ. Dans l’Évangile, il appelle les peuples à la conversion, à l’espérance et à la fidélité envers Dieu. Pour les catholiques québécois, cette fête représente donc non seulement une célébration culturelle, mais aussi un rappel de leur mission spirituelle.

Aujourd’hui, plusieurs familles choisissent encore de participer à une messe, de réciter le chapelet ou de partager un repas en famille pour souligner cette journée spéciale. Les traditions modernes et religieuses coexistent souvent harmonieusement.

Pourquoi la fête de la Saint-Jean est-elle si considérée au Québec?

La Saint-Jean-Baptiste est considérée comme l’une des fêtes les plus importantes au Québec parce qu’elle touche à l’identité même du peuple québécois. Elle célèbre la langue française, l’histoire, les traditions et les valeurs qui unissent les Québécois depuis des générations.

Pendant des siècles, l’Église catholique a joué un rôle central dans la vie sociale et culturelle du Québec. Les paroisses étaient au cœur des villages, et les fêtes religieuses rythment la vie des familles. La Saint-Jean-Baptiste est devenue un symbole fort de cette mémoire collective. Cependant, depuis les années 1960, avec la Révolution tranquille, la société québécoise est devenue beaucoup plus laïque. 

Encore aujourd’hui, malgré les changements dans la société, cette fête demeure un moment de fierté et d’appartenance. Elle rassemble les gens autour d’un héritage commun fait de foi, de solidarité, de culture et d’espérance. La religion occupe une place plus personnelle qu’autrefois. L’influence de l’Église dans la politique et les institutions publiques a beaucoup diminué. Malgré cela, les traces catholiques restent présentes dans la culture québécoise : les noms de villes, les fêtes religieuses, les églises historiques, les croix et certaines valeurs sociales font encore partie du patrimoine du Québec. 

Le gouvernement du Québec a officiellement reconnu le 24 juin comme jour férié dans la province. 

 

Qui est saint Jean-Baptiste? 

Saint Jean-Baptiste occupe une place centrale dans la tradition chrétienne. Reconnu comme le dernier des prophètes de l’Ancien Testament et le précurseur de Jésus-Christ, il a pour mission d’annoncer la venue du Messie et de préparer le peuple à son arrivée. Selon les Évangiles, il est le fils de Zacharie et d’Élisabeth, une parente de la Vierge Marie. Sa naissance est elle-même présentée comme un événement exceptionnel, annoncé par l’ange Gabriel (Luc 1, 5-25).

Jean-Baptiste mène une vie de prière, d’austérité et de détachement matériel dans le désert de Judée. Il appelle les hommes et les femmes à la conversion et au repentir en les invitant à recevoir le baptême dans les eaux du Jourdain. Son message insiste sur la nécessité de préparer son cœur à l’accueil du Royaume de Dieu. Sa prédication attire de nombreuses foules, qui voient en lui un prophète envoyé par Dieu (Matthieu 3, 1-6).

L’un des moments les plus importants de sa mission est le baptême de Jésus dans le fleuve Jourdain. Cet événement marque le début de la vie publique du Christ et révèle son identité divine. Dans l’Évangile selon Jean, Jean-Baptiste désigne Jésus comme « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jean 1, 29), soulignant ainsi son rôle essentiel dans l’histoire du salut.

Jean-Baptiste est également admiré pour son courage et son attachement à la vérité. Il critique publiquement le comportement du roi Hérode Antipas, ce qui lui vaut d’être emprisonné puis exécuté. Son martyre fait de lui un modèle de fidélité à Dieu et de témoignage de la foi chrétienne. Priez avec saint Jean est une série de prières dédiées aux saints et saintes catholiques que notre équipe a préparées et que vous pouvez visonner sur notre chaîne YouTube.

 

Prière pour la fête de la Saint-Jean-Baptiste

Seigneur notre Dieu,

Nous te remercions pour le don du Québec,
pour notre histoire, notre culture et notre foi.

En cette fête de saint Jean-Baptiste,
aide-nous à demeurer fidèles aux valeurs chrétiennes
qui ont façonné notre peuple.

Donne-nous le courage de témoigner de l’espérance,
de vivre dans l’amour et la solidarité,
et de transmettre la foi aux générations futures.

Par l’intercession de saint Jean-Baptiste,
bénis nos familles, nos communautés
et notre pays tout entier.

Amen.

La fête de la Saint-Jean-Baptiste demeure bien plus qu’une simple célébration estivale. Elle représente un héritage vivant où se rencontrent foi catholique, culture québécoise et identité nationale. À travers les rassemblements, les chants, les prières et les festivités, les Québécois continuent de faire vivre une religion profondément enracinée dans leur histoire.

En célébrant saint Jean-Baptiste, les catholiques canadiens rendent grâce à Dieu pour les bénédictions reçues et regardent avec espérance vers l’avenir du Québec et du Canada.

Le Sacré-Cœur de Jésus, qui est amour, faisons-lui assez confiance ?

Statue du Sacré-Coeur de Jésus à Notre-Dame de Fatima. Crédit Photo : Mireille Haj-Chahine

L’Église catholique établit la fête du Sacré-Cœur de Jésus le premier vendredi du mois de juin, après une période de huit jours –l’octave– destinée à la solennité du saint Sacrement. Cela veut dire, c’est 19 jours après la Pentecôte. D’après l’histoire de la spiritualité du Sacré-Cœur, cette solennité a été instaurée par le pape Clément XIII en 1765, suite aux demandes de Jésus à Marie-Marguerite Alacoque, une religieuse et mystique française de la Visitation catholique romaine, qui a vu le coeur brûlant d’amour de Jésus lors d’une des apparitions à Paray-le-Monial, et a promu la dévotion au Sacré-Cœur dans l’Église. Tiré de Hozana.org

Sr Marie-Marguerite Alacoque, avait eu comme mentor un jésuite, qui est un des grands amoureux du Sacré-Cœur de Jésus devenu plus tard saint Claude La Colombière. Doté d’une spiritualité profonde et d’une extrême dévotion, il révéla le Sacré-Cœur au monde. Pour en savoir davantage, visionnez cette vidéo sur YouTube.

La fête du Sacré-Cœur de Jésus est une fête qui n’arrive pas par hasard dans notre calendrier de vie chrétienne ; puisque Dieu reste avec nous et nous ne nous sommes pas laissés seuls. Par la suite, nous avons la  fête de la Très Sainte Trinité et la Fête du Saint-Sacrement, communément appelée, la Fête-Dieu. 

La tradition de célébrer la fête du Sacré-Cœur de Jésus, nous donne l’occasion de rencontrer un amour qui se donne jusqu’au bout. Comme catholiques, nous nous demandons comment la dévotion traditionnelle au Sacré-Cœur de Jésus, solidement enracinée dans les Écritures saintes, reprend vie et devient contemporaine ? Ce symbole du grand amour, que peut-il nous apprendre et faire aujourd’hui ? Peut-il changer notre vie ? 

À la fête du Sacré-Cœur de Jésus, le 4 juin, les fidèles ont reçu une invitation particulièrement précieuse pour vivre plus que jamais, un moment d’unité, d’espérance et de ferveur. C’est la rencontre avec le Cœur de Jésus, même en procession dans les rues de Montréal ce soir-là, demeure cette source où puiser l’Espérance, la consolation et la force de servir dans une société inquiète face aux grandes questions touchant la vie et la dignité de chaque être humain. Voici un extrait lors de notre présence pour les célébrations.

Pour le P. François Potez, un prêtre catholique français et ancien officier de la Marine nationale, décédé très récemment : « Le cœur de Dieu est un cœur humain et ça c’est prodigieux ». 

Depuis ma tendre jeunesse, j’entendais que le mois de mai est consacré à la Vierge Marie et que le mois de juin, c’est le mois du Sacré-Cœur. C’est rien qu’avec le temps que je réalise que la fête du Sacré-Cœur de Jésus et celle du Cœur Immaculé de Marie se suivent l’une après l’autre. Car ces deux cœurs, de par leur pureté, sont constemment liés à Dieu.

Chaque année, plusieurs souvenirs entourant la fête du Sacré-Cœur de Jésus, me viennent à l’esprit. Cela me rappelle mes années d’école. Ayant été au Collège des Soeurs des Saints-Cœurs (de Marie et de Jésus), je peux témoigner que tous les élèves ont été choyé.es de célébrer la fête de notre collège, à la fin de l’année scolaire. De la joie au cœur, nous nous préparons, année après année, à accueillir la fête du Sacré-Cœur, et nous réjouissons d’une année scolaire qui va se terminer. 

Nous étions responsables de garder les lieux propres avant notre départ pour l’été, et de nous préparer à servir la messe solennelle afin de clôturer le mois en question ainsi que l’année scolaire. Lors de la célébration de messe pour la fête du Sacré-Cœur, nous étions sur le coup absorbés par la beauté de ce cœur aimant de Jésus. 

De plus, nous entendons souvent l’expression : « Dieu est amour ». En réalité, ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés. Nous avons reçu, de par notre éducation, l’invitation à aimer Dieu davantage. Mais l’invitation à nous laisser aimer par lui, est au centre  du fondement même de notre foi chrétienne. Prenons-nous le temps de nous laisser aimer par Dieu, et par son cœur tendre et miséricordieux ? Sommes-nous attentifs à sa présence, ou sommes-nous indifférents ? Faisons-lui confiance ?

Personnellement, j’ai compris davantage la valeur du cœur aimant de Jésus, qui est un cœur humain et qui aime sans condition. Il est miséricordieux et n’attend de nous que de revenir à lui, de l’aimer, de le remercier et que nous ne soyons pas indifférents.

J’ai participé durant les années passées, à quelques  pèlerinages qui m’ont montré la beauté, la bonté et la miséricorde de ce cœur compatissant et débordant d’amour.

En Pologne, à Cracovie, nous sommes partis à la découverte des lieux de saint Jean-Paul II, sainte Faustine Kowalska et tant d’autres. Par exemple, sainte Faustine Kowalska, une religieuse et mystique polonaise reconnue pour son enseignement sur la Divine Miséricorde et rappelons-nous ici sa phrase très bien connue : « Jésus, j’ai confiance en toi ». Lorsque nous sommes arrivés devant un kiosque pour acheter des souvenirs comme des chapelets et des images du Jésus miséricordieux, la religieuse en charge nous a accueillis avec beaucoup d’intérêt et d’amour et elle était un peu trop brève. Pour comprendre, par la suite, qu’elle doit quitter pour la récitation du chapelet de 15h. La cloche de la chapelle retentit et la religieuse nous quitta sans dire un mot, ni tenir compte du don qu’on effectuait pour avoir acheter des objets religieux choisis sur place. Elle courait d’un pas très hâtif pour rejoindre ses consoeurs pour la récitation du chapelet de la Divine Miséricorde. J’étais éblouie et profondément touchée d’assister à la primauté de la prière sur les autres choses de la vie.     

Récemment, lors d’un pèlerinage au Portugal, nous avons visité, durant quelques jours, le sanctuaire de Notre-Dame de Fatima qui déborde de foi, de dévotion, et de prières. Dans l’une des grandes salles dédiées à la confession individuelle, j’ai été très émue de voir la statue du Sacré-Cœur de Jésus, hissée sur un socle. Ce cœur humain et miséricordieux de Jésus est présent pour accompagner les cœurs des pèlerins brisés et en repentance qui sont en visite des quatre coins du monde. (voir image principale du blogue)

Ci-dessus: Église Saint-Pierre – Auvillar, France : Vitrail (XIXe siècle) représentant saint Claude La Colombière, prêtre jésuite et guide spirituel de sainte Marguerite-Marie Alacoque. Photo Istock.

 

Prière au Sacré Cœur de Jésus de saint Claude La Colombière 

« Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire, et une plus grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puisse attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m’y opposer : c’est à vous à tout faire, divin cœur de Jésus-Christ, vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Ainsi soit-il. » Réf. Hozana.org.

À l’exemple des grands amoureux du Cœur de Jésus, saint Claude La Colombière, sainte Faustine, mère Teresa, et même saint Jean-Paul II, apprends-nous Jésus à nous laisser touchés par ton amour, à te faire confiance en tout temps, et à répéter sans cesse comme sainte Faustine : « Jésus, j’ai confiance en toi ». Éclaire-nous à ce qu’on doit faire pour parvenir à la pureté de ton amour.

Prier avec le pape Réflexion – juin 2026

Mes frères et sœurs : En ce mois de juin, pendant lequel se déroule la Coupe du Monde, le pape Léon nous invite à prier pour que le sport soit un instrument de paix, de rencontre et de dialogue entre les cultures et les nations, et que par lui soient promues des valeurs telles que le respect, la solidarité et le dépassement personnel. 

Il est difficile d’ignorer la dimension financière des grands événements sportifs, surtout d’une envergure aussi considérable que la Coupe du Monde ; mais le sport a aussi le grand pouvoir de rassembler les gens, lorsque nous encourageons la même équipe. Le sport peut véritablement nous unir.

Pourtant, le sport ne nous unit pas pour affronter un ennemi commun. Il y a quelque chose de plus dans le sport, et nous le sentons instinctivement.

Pensons à la façon dont nous applaudissons naturellement les gestes d’esprit sportif : l’honnêteté, la poignée de main après le match, la démonstration d’un respect mutuel.

Le sport peut effectivement transcender la victoire et la défaite, et favoriser des valeurs telles que le sens de la fraternité. Il peut faire ressortir bien plus que la seule compétitivité et le désir de réussir ; il peut nous rendre plus humains.

Prions pour un élargissement de nos cœurs, afin de chercher davantage que la simple supériorité sur les autres ou le gain financier lorsque nous pratiquons et apprécions le sport.

Prions également pour le désir de nous unir, plutôt que de nous diviser.

Enfin, prions pour que le sport nous fasse grandir dans le respect de l’autre. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui.

Saint Antoine : de Lisbonne à Padoue

Lors de notre pèlerinage vers les grands sanctuaires d’Europe, nous avons eu la chance de visiter l’église Saint-Antoine de Lisbonne. Autrement dit, pour faire plaisir à Anna, notre guide, nous avons visité l’église de saint Antoine de Lisbonne. Bien que la plupart des personnes l’appellent saint Antoine de Padoue, en référence à la ville où il est décédé en 1231, pour les Portugais, il n’y a aucune hésitation : il s’agit de saint Antoine de Lisbonne, en référence à la ville où il est né en 1195. Anna nous a d’ailleurs expliqué que les Portugais l’appellent toujours saint Antoine de Lisbonne et rien d’autre. Voilà une petite particularité qui a ajouté une touche d’humour à notre visite.

Avant même d’entrer à l’église, nous avons été accueillis par un grand mur décoré de roses artificielles de toutes les couleurs, où dominaient les couleurs rose et le rouge. De grandes lettres y formaient le nom de saint Antoine de Lisbonne. À proximité se trouvait également une immense bannière présentant l’image du saint, ainsi que son nom dans plusieurs langues afin d’accueillir les pèlerins venus des quatre coins du monde.

La visite de cette église fut pour nous un moment profondément spirituel et rempli d’émotions, d’autant plus que cette étape ne figurait pas à notre itinéraire de voyage. Ce fut une bénédiction supplémentaire reçue au cours de ce pèlerinage.

Nous avons commencé notre visite par l’église Saint-Antoine de Lisbonne, construite à l’endroit même où le saint serait né. Entrer dans ce lieu chargé d’histoire et de foi nous a permis de nous rapprocher de celui qui demeure l’un des saints les plus aimés de l’Église catholique.

Le père Jean-Luc Blanchette y a célébré la messe pour notre groupe. Quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’il nous annonça que nous allions recevoir la bénédiction avec les reliques de saint Antoine. Un moment particulièrement marquant de réaliser que les reliques de saint Antoine sont exceptionnellement exposées pour notre groupe. Recevoir cette bénédiction dans un climat de prière et de recueillement fut une grâce immense et un souvenir que nous garderons longtemps dans nos cœurs.

Quelles émotions et quelles bénédictions ! Je n’en reviens toujours pas.

Nous avons également visité l’endroit même où il est né descendant un escalier très étroit donnant au sous-sol de l’église découvrant avec émerveillement les lieux qui ont vu grandir celui qui allait devenir un grand prédicateur et un témoin remarquable de l’Évangile.

À quelques pas de cette église se trouve la cathédrale de Lisbonne. C’est de là que plusieurs pèlerins entreprennent le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle au départ de Lisbonne. Dans cette cathédrale, nous nous sommes recueillis et avons prié devant le baptistère de saint Antoine de Lisbonne. 

La célébration de la messe dans son église fut l’un des sommets de cette visite. Prier ensemble et vénérer ses reliques, au cœur même de Lisbonne, nous a permis de rendre grâce pour l’héritage spirituel de saint Antoine et de confier nos intentions à son intercession.

Ce pèlerinage nous rappelle que les saints ne sont pas seulement des figures du passé, mais des compagnons de route qui continuent d’inspirer notre foi aujourd’hui. Marcher sur les pas de saint Antoine à Lisbonne après avoir visité Notre-Dame de Fatima fut une expérience de foi, de communion et d’espérance que nous n’oublierons jamais.

De retour au Québec, je tiens également à souligner le lien particulier qui nous unit à saint Antoine surtout que je suis trop attachée à la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue de Longueuil. Ce lieu de prière et de rassemblement témoigne de la grande dévotion que de nombreux fidèles portent encore aujourd’hui à ce saint si populaire. Après avoir marché sur ses traces à Lisbonne, il est touchant de réaliser que son héritage spirituel est aussi bien vivant chez nous. Cette visite nous a permis de mieux comprendre la profondeur de sa foi, son amour des plus pauvres et son attachement à l’Évangile. Elle nous invite également à poursuivre notre propre chemin de foi avec confiance, en demandant à saint Antoine de nous accompagner dans nos joies, nos épreuves et nos espérances. Ainsi, même si notre pèlerinage en Europe est maintenant terminé, les grâces reçues et les souvenirs vécus continueront longtemps d’habiter nos cœurs et de nourrir notre vie spirituelle.

 

Prière

Saint Antoine de Lisbonne,

Saint Antoine de Padoue,
toi qui as consacré ta vie à annoncer l’Évangile
et à conduire les âmes vers le Christ,
intercède pour nous auprès du Seigneur.

Aide-nous à grandir dans la foi,
à demeurer fidèles dans l’épreuve
et à reconnaître la présence de Dieu dans notre quotidien.

Que ton exemple de simplicité, de charité et de confiance
nous inspire chaque jour.

Saint Antoine, prie pour nous.
Amen.

L’histoire de l’Église catholique au Canada

Saint André Bessette à côté d’un drapeau canadien flottant. Des montagnes et d’autres drapeaux canadiens apparaissent en arrière-plan.

L’histoire de l’Église catholique au Canada est une histoire de courage, de lutte et d’espérance. En ce mois de juin, nous célébrons et commémorons cette histoire, ainsi que les saints et les saintes qui y ont profondément marqué.

Nous vous invitons à faire mémoire du courage et du dévouement des premiers missionnaires, les jésuites, les Oblats de Marie Immaculée, les colons ukrainiens et tant d’autres, qui ont traversé les frontières et surmonté de nombreux défis afin de fonder des communautés, des écoles et des hôpitaux, contribuant ainsi à l’édification de l’Église vivante et mûre que nous connaissons aujourd’hui. 

Écoutez le cri des catholiques autochtones, à qui l’on a volé leur culture, leur langue et leur enfance dans les pensionnats. Marchez sur les traces de sainte Kateri Tekakwitha, dont la foi inébranlable a inspiré des générations de membres des Premières Nations à faire confiance à Dieu, à dire la vérité et à rechercher la réconciliation. Rendez-vous à Rome avec la délégation d’aînés qui a invité le pape François à présenter ses excuses historiques, suivez son pèlerinage pénitentiel sur nos propres terres et écoutez des récits de foi et d’espérance renouvelés.

Laissez-vous inspirer par la sainteté des saints et saintes canadien.nes qui ont bâti cette Église avec détermination et créativité, depuis les efforts inlassables de saint François de Laval et de sainte Marie-Léonie Paradis jusqu’au témoignage discret et miraculeux de saint frère André Bessette.

Découvrez comment les catholiques canadiens célèbrent cet héritage aujourd’hui, en particulier au Québec. Notre parcours d’un mois culmine avec la Nativité de saint Jean-Baptiste, le 24 juin – la Fête nationale de la Belle Province – et s’achève par des feux d’artifice, des réunions familiales et des prières rendant grâce à Dieu pour ce pays, le 1er juillet.

Restez à l’écoute de Sel + Lumière TV, Sel + Lumière Plus, de notre blogue et de nos comptes sur les réseaux sociaux tout au long du mois de juin pour découvrir des documentaires, des articles et bien plus encore. Nous vous invitons à réfléchir au courage, aux luttes et à l’espérance des catholiques au Canada.

Notre-Dame de Fatima : Un pèlerinage qui continue dans le cœur

Crédit Photo Istock.

Le 13 mai, l’Église célèbre la fête de Notre-Dame de Fatima , en mémoire des apparitions de la Vierge Marie aux trois petits bergers à Fatima, au Portugal, en 1917. Plus d’un siècle plus tard, des pèlerins du monde entier continuent de se rendre dans ce lieu marqué par la foi, la prière et l’espérance. Pour moi, cette fête a désormais une résonance toute particulière depuis mon pèlerinage vécu l’année dernière.

Arriver à Fatima, c’est découvrir un lieu de paix où tout semble inviter au recueillement. La grande esplanade du sanctuaire impressionne par sa simplicité et son immensité. Entre la basilique, la chapelle des apparitions et les espaces de prière silencieuse, chaque endroit porte les traces de millions de prières déposées au fil des années.

J’ai aussi été profondément touchée par les lieux liés aux trois petits bergers : leurs maisons familiales, les chemins qu’ils parcouraient et les endroits où ils priaient. Tout cela rappelle que les apparitions de Marie ont été confiées à des enfants simples, dans une vie ordinaire. Cette simplicité donne encore plus de force au message de Fatima.

L’un des moments les plus marquants du pèlerinage fut la grande procession du soir. Malgré la pluie, près de 35 000 personnes étaient rassemblées avec leurs chandelles et leurs intentions de prière. Voir cette foule avancer lentement sous la pluie, dans le silence et la foi, était bouleversant. Personne ne semblait être dérangé par le mauvais temps. Au contraire, cette pluie donnait presque à la procession une dimension encore plus spirituelle, comme un signe d’abandon et de persévérance.

Pendant la procession, le chapelet était prié dans plusieurs langues : portugais, français, anglais, espagnol, italien, coréen et bien d’autres encore. Entendre des milliers de voix s’unir dans une même prière, malgré les différences de langue et de culture, m’a rappelé la beauté universelle de l’Église. Chacun et chacune venait avec son histoire, ses joies, ses blessures ou ses demandes, mais tout le monde priait ensemble comme une seule famille.

Ce pèlerinage m’a aussi fait réfléchir à notre monde actuel, souvent marqué par l’inquiétude, la division et le bruit constant. À Fatima, le message de Marie reste étonnamment actuel : revenir à la prière, à la conversion du cœur et à la paix. Dans le silence du sanctuaire, loin de l’agitation quotidienne, il devient plus facile d’écouter Dieu et de retrouver l’essentiel.

En cette fête du 13 mai, je rends grâce pour cette expérience qui continue de nourrir ma foi longtemps après le retour à la maison. Certains voyages se terminent lorsque l’on rentre chez soi. Mais un pèlerinage, comme celui-ci, continue à me toucher intérieurement. Il transforme doucement notre regard, notre manière de prier et notre confiance en Dieu. Pour en savoir plus sur ce pèlerinage dans les grands sanctuaires d’Europe, visitez le premier article couvrant Notre-Dame de Lourdes et Saint Jacques de Compostelle ; et le second article sur le sanctuaire de Notre-Dame de Fatima.

Aujourd’hui encore, lorsque je pense à Fatima, je revois les lumières des chandelles sous la pluie, les visages recueillis des pèlerins et cette immense prière portée dans toutes les langues du monde. Je comprends alors que Marie continue de rassembler ses enfants et de nous conduire vers son Fils avec douceur et patience.

En cette fête de Notre-Dame de Fatima, je prie particulièrement pour la paix dans le monde, pour les familles, pour les personnes malades, pour ceux et celles qui vivent dans la solitude ou l’épreuve, et d’autres qui cherchent un sens à leur vie. Que Marie nous aide à garder l’espérance lorsque le chemin devient difficile. Qu’elle nous apprenne à prier avec confiance, à aimer avec simplicité et à marcher chaque jour dans la lumière du Christ.

Notre-Dame de Fatima, mère de paix et d’espérance, veille sur nos familles et sur notre monde. Apprends-nous à écouter Dieu dans le silence de nos cœurs. Soutiens ceux et celles qui souffrent, console ceux et celles qui pleurent et fortifie ceux et celles qui ont perdu courage. Que ton message de paix continue de toucher le cœur des hommes et de conduire chacun vers ton Fils. Amen.

Une neuvaine à Marie, Mère de la Vie

Connaissez-vous des parents qui ont vécu une grossesse non planifiée ? Rencontrez-vous des difficultés en tant que mère ou père ? Avez-vous un parent ou un grand-parent âgé ? Êtes-vous en conflit ou en rupture avec un être cher ?

Notre vie commence dès la conception, lorsque Dieu fait don de la vie à nos parents, appelés à nous aimer et à prendre soin de nous. Cependant, de nombreux enfants naissent en dehors de ces conditions idéales. Certains enfants sont abandonnés par leurs parents ou placés en vue d’une adoption. D’autres grandissent dans des foyers où leurs parents souffrent d’addictions et de troubles mentaux. Certains naissent avec des besoins spécifiques. Et des millions d’enfants n’ont même pas la chance de grandir, car leur vie a été interrompue avant que leur mère ne donne naissance. Peut-être que leurs mères ne se sont pas senties soutenues pendant leur grossesse, ou ont cru que celle-ci entraverait leurs objectifs professionnels ou relationnels.

À l’autre extrémité du spectre, il y a les personnes âgées, dont beaucoup de nos propres grands-parents, qui vivent seules et se sentent rejetées, négligées et seules. Elles n’ont personne pour leur rendre visite. Certaines n’ont peut-être pas d’enfants, d’autres ont des enfants qui ne font pas l’effort de leur rendre visite.

Même s’il peut sembler facile de passer à côté de ces personnes – ces enfants, ces parents, ces hommes et ces femmes âgés –, les catholiques sont appelés à faire davantage. Nous sommes appelés à prier pour eux, tout comme nous sommes appelés à prier pour nos propres familles, où nous-mêmes, nos parents, nos frères et sœurs et nos enfants pouvons être confrontés à la souffrance. Dans la vie, nous portons tous notre croix, mais nous ne sommes pas seuls. Nous sommes tous remplis d’espérance. Dans le but de nous aider dans nos combats, d’intercéder en notre faveur et de nous guider tout au long de notre chemin, Dieu nous a octroyé ses saints au ciel.

La mère de Jésus, Marie, est celle qui comprend le mieux la souffrance, car elle a elle-même connu une grossesse inattendue, a eu du mal à trouver un endroit où accoucher et a dû assister à la crucifixion de son propre fils. En ce mois de mai, nous vous invitons à vous joindre à nous pour prier une neuvaine à Marie, Mère de la Vie. Durant neuf jours, du samedi 16 mai au dimanche de la Pentecôte, le 24 mai, nous prierons pour les mères, les pères, les amis et à toutes les familles, pour la guérison et l’espérance, aux côtés de saints qui ont traversé des épreuves similaires aux nôtres. Nos prières honorent sainte Gianna Molla, sainte Monique, saint Joseph et saint Jean-Paul II, aux côtés de la Vierge Marie, Mère de la Vie.

Vous pouvez offrir cette neuvaine : 

  • Pour votre propre famille, pour vos parents, votre conjoint.e et vos enfants. 
  • À des amis en particulier ou des personnes de votre entourage qui souhaitent agrandir leur famille, ou qui se sentent abandonnées par les leurs. 
  • Avec une intention générale, par exemple pour les familles brisées. 
  • Avec plusieurs intentions. 

Quoi qu’il en soit, nous souhaitons que vous vous joigniez à nous dans la prière, car les prières guérissent et transforment des vies.

Suivez-nous sur vos réseaux sociaux préférés pour être informé du début de la neuvaine à Marie, Mère de la Vie : Facebook, Instagram, X et YouTube.

Prier avec le pape Réflexion – mai 2026

Mes frères et sœurs : En ce mois de mai, le pape Léon nous invite à prier pour que chacun, des grands producteurs aux petits consommateurs, s’engage à éviter le gaspillage alimentaire et pour que tous aient accès à une alimentation de qualité.

Le fondement de l’intention de prière de ce mois est ce qu’on appele la « destination universelle des biens » dans la doctrine sociale de l’Église. Tout appartient à Dieu, et ces biens nous ont été confiés en tant que gérants. Tout est don. Tout est créé pour l’épanouissement de tous.

Tout excès, qu’il s’agisse de richesse ou de nourriture, n’appartient pas de droit à celui qui le gagne ou le possède, mais à ceux qui manquent du nécessaire pour s’épanouir, sans que ce soit de leur faute.

Saint Basile le Grand, l’un des Pères de l’Église, dit cette parole:

« Le pain que tu retiens appartient à celui qui a faim ;
le manteau que tu gardes enfermé dans ton coffre appartient à celui qui est nu ;
les chaussures qui pourrissent chez toi appartiennent à celui qui va pieds nus ;
l’argent que tu enfouis en terre appartient au pauvre. »

Prions pour une transformation du regard intérieur de la foi, afin de voir que tout est véritablement don.

Prions également pour que nos cœurs ne s’endurcissent pas, au point de croire que la souffrance des autres ne nous regarde pas.

Enfin, prions pour une plus grande liberté intérieure, afin de desserrer nos poings et de donner plus généreusement. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui.

Le caractère sacré de la vie

En mai, nous célébrons Marie en rendant hommage aux mères, ce qui en fait une période importante pour la cause pro-vie au Canada. C’est à cette occasion qu’a lieu la Marche nationale pour la vie à Ottawa, une manifestation annuelle où des milliers de personnes venues de tout le Canada se rassemblent pour protester contre l’avortement et réclamer des politiques qui soutiennent et affirment leur dignité. Des messes sont célébrées en marge de ce rassemblement, et des discours sont prononcés par des responsables politiques et des chefs religieux pro-vie. L’année dernière, un salon pro-vie a été organisé, où les participants ont pu découvrir les kiosques d’organisations pro-vie. 

Si la Marche nationale pour la vie porte principalement sur l’avortement, étant donné qu’il n’existe actuellement aucune restriction légale à cet égard au Canada, les défenseurs de la vie encouragent également les personnes qui envisagent le suicide assisté à considérer que leur vie vaut la peine d’être vécue. La législation canadienne autorisant l’aide médicale à mourir (AMD), expose les personnes atteintes d’un handicap physique ou d’une maladie en phase terminale à des influences néfastes.  Lorsqu’elles sont en proie à la souffrance ou à l’isolement, elles ont besoin d’être accompagnées avec compassion et soutien. Au fond, ceux qui défendent la vie considèrent que chaque être humain est un don.

Cette année et précisément le 14 mai, l’équipe de Sel + Lumière Média sera à la Marche pour la vie à Ottawa pour couvrir la messe bilingue, diffusée à 10h00 heure de l’est. Pour cette cause aussi, nous diffuserons plusieurs émissions pro-vie tout au long du mois, de nouvelles entrevues spéciales Marche pour la vie 2026, et bien plus encore. Consultez régulièrement notre grille de programmes pour connaître tous les détails.

Nous vous invitons également à nous joindre pour une neuvaine dédiée à Marie, Mère de la Vie, qui débutera le samedi 16 mai et prendra fin le dimanche de la Pentecôte, le 24 mai. Cette série de prières concerne toute personne qui est pro-vie et qui aimerait prier et demander l’aide du Saint-Esprit, en particulier pour les personnes qui traversent des moments difficiles.

Suivez-nous sur la plateforme de vos réseaux sociaux préférés pour participer à la neuvaine à Marie, Mère de la Vie : Facebook, Instagram, X et YouTube.

Prier avec le pape Réflexion – avril 2026

Mes frères et sœurs, en ce mois d’avril, le pape nous invite à prier pour les prêtres qui traversent des moments de crise dans leur vocation, afin qu’ils trouvent l’accompagnement nécessaire et que les communautés les soutiennent avec compréhension et prière.

Nos prêtres sont souvent présents dans les moments les plus vulnérables de notre vie, lorsque nous avons le plus besoin de la présence réconfortante de Dieu. Pourtant, les prêtres sont aussi des êtres humains et ne sont pas à l’abri des défis dans leur vie, dont certains se transforment en moments de crise. 

Il est vrai que dans les moments de crise, il y a souvent des leçons à tirer, des défis à relever et des adversités à surmonter. Mais parfois, des prêtres ont simplement besoin d’un soutien bienveillant.

Des prêtres ont répondu à l’appel de Dieu pour servir son peuple, et non pour apparaître comme des super-héros. Prions pour qu’ils acceptent d’être vulnérables, afin qu’ils ne ressentent pas le besoin d’apparaître invincibles. 

Lorsque notre vie est entièrement consacrée au don, nous pensons à tort que recevoir est un signe de faiblesse ou d’un manque d’autonomie. En réalité, recevoir est le geste le plus fondamental en tant que chrétien : Dieu donne, nous recevons. 

Prions pour que ces prêtres ne s’isolent pas, mais cherchent et reçoivent l’aide dont ils ont besoin. 

Avant tout, prions pour que, à travers ces défis, le Seigneur continue à modeler le cœur de ces prêtres à l’image d’un berger, des cœurs qui ressemblent de plus en plus au cœur de notre vrai Berger, Jésus-Christ. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui. 

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