Itinéraire du voyage apostolique du Pape François au Canada

Le 23 juin, le Vatican a publié l’itinéraire de la prochaine visite du pape François au Canada. Vous pouvez trouver tous les détails ci-dessous.

N’oubliez pas de consulter régulièrement Sel + Lumière Média pour obtenir plus de détails sur la visite papale et la couverture de l’événement. Restez à l’affût en nous suivant sur nos médias sociaux ou en s’inscrivant à notre infolettre.

 

VOYAGE APOSTOLIQUE DE SA SAINTETÉ FRANÇOIS au CANADA

24 – 30 juillet 2022

Dimanche 24 juillet 2022

ROME – EDMONTON

09h00

Départ en avion de l’Aéroport International de Rome/Fiumicino pour Edmonton  

11h20

Arrivée à l’Aéroport International d’Edmonton 

11h20

ACCUEIL OFFICIEL à l’Aéroport International d’Edmonton 

Lundi 25 juillet 2022

EDMONTON – MASKWACIS – EDMONTON

10h00

RENCONTRE AVEC LES PEUPLES AUTOCHTONES PREMIÈRES NATIONS, MÉTIS ET INUIT à Maskwacis 

Discours du Saint-Père

16h45

RENCONTRE AVEC LES PEUPLES AUTOCHTONES ET LES MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ PAROISSIALE à l’Église Sacré-Cœur d’Edmonton

Discours du Saint-Père

Mardi 26 juillet 2022 

EDMONTON – LAC STE. ANNE – EDMONTON

10h15

SAINTE MESSE au "Commonwealth Stadium" d’Edmonton

Homélie du Saint-Père

17h00

PARTICIPATION AU "LAC STE. ANNE PILGRIMAGE" ET LITURGIE DE LA PAROLE au Lac Ste. Anne

Homélie du Saint-Père

Mercredi 27 juillet 2022 

EDMONTON – QUÉBEC

09h00

Départ en avion de l’Aéroport International d’Edmonton pour Québec

15h05

Arrivée à l’Aéroport International de Québec

15h40

CÉRÉMONIE DE BIENVENUE à la Résidence de la Gouverneure Générale, "Citadelle de Québec" 

16h00

VISITE DE COURTOISIE À LA GOUVERNEURE GÉNÉRALE dans le "Salon des Anges" de la "Citadelle de Québec"

16h20

RENCONTRE AVEC LE PREMIER MINISTRE dans le "Salon des Anges" de la "Citadelle de Québec"

16h45

RENCONTRE AVEC LES AUTORITÉS CIVILES, LES REPRÉSENTANTS DES PEUPLES AUTOCHTONES ET LE CORPS DIPLOMATIQUE dans la "Ballroom" de la "Citadelle de Québec" 

Discours du Saint-Père

Jeudi 28 juillet 2022

QUÉBEC

10h00

SAINTE MESSE au Sanctuaire National de Sainte-Anne-de-Beaupré

Homélie du Saint-Père

17h15

VÊPRES AVEC LES ÉVÊQUES, LES PRÊTRES, LES DIACRES, LES CONSACRÉS, LES SÉMINARISTES ET LES AGENTS PASTORAUX à la Cathédrale Notre-Dame de Québec

Homélie du Saint-Père

Vendredi 29 juillet 2022 

QUÉBEC – IQALUIT – ROME

09h00

RENCONTRE PRIVÉE AVEC LES MEMBRES DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS à l’Archevêché de Québec

10h45

RENCONTRE AVEC UNE DÉLÉGATION D’AUTOCHTONES PRÉSENTS AU QUÉBEC à l’Archevêché de Québec

Salutation du Saint-Père

12h45

Départ en avion de l’Aéroport International de Québec pour Iqaluit

15h50

Arrivée à l’Aéroport d’Iqaluit 

16h15

RENCONTRE PRIVÉE AVEC QUELQUES ÉLÈVES DES ANCIENNES ÉCOLES RÉSIDENTIELLES à l’école primaire d’Iqaluit

17h00

RENCONTRE AVEC LES JEUNES ET LES PERSONNES ÂGÉES sur la place de l’école primaire d’Iqaluit

Discours du Saint-Père

18h15

CÉRÉMONIE DE DÉPART À l’Aéroport d’Iqaluit

18h45

Départ en avion de l’Aéroport d’Iqaluit pour Rome  

Samedi 30 juillet 2022 

ROME

07h50

Arrivée à l’Aéroport International de Rome/Fiumicino

Les évêques catholiques du Canada accueillent le dévoilement de la programmation de la visite papale au Canada

Voici la déclaration de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) annonçant un peu plus de détails sur la prochaine visite du pape François au Canada, qui aura lieu du 24 au 29 juillet 2022 à Edmonton, Québec et Iqaluit.

 

Les évêques catholiques accueillent favorablement l’annonce des dates
et des villes retenues pour la visite papale au Canada

Le 23 juin 2022 – Les évêques catholiques du Canada accueillent favorablement l’annonce faite aujourd’hui par le Saint-Siège, qui présente plus en détail l’itinéraire de la visite historique du pape François au Canada, du 24 au 29 juillet 2022. Il s’agira de la quatrième visite papale au Canada et de la première depuis le voyage de saint Jean-Paul II en 2002.

Le pèlerinage du Saint-Père sera axé sur la guérison et la réconciliation avec les peuples autochtones, tout en offrant au pasteur des 1,2 milliard de catholiques dans le monde l’occasion de rencontrer les fidèles au Canada. En raison de son âge avancé et de ses limitations, on s’attend à ce que la participation du pape François aux événements publics soit limitée à environ une heure.

Le coordonnateur général de la visite papale au Canada, Mgr Richard Smith, a commenté la publication de la programmation : « Nous savons que le Saint-Père a été profondément touché par sa rencontre avec les peuples autochtones à Rome plus tôt cette année, et qu’il espère poursuivre l’important dialogue qui a eu lieu. Nous prions pour que ce pèlerinage soit une nouvelle étape significative dans le long processus de guérison, de réconciliation et d’espoir. »

La visite, qui a pour thème « Marcher ensemble », comprendra plusieurs événements publics et privés, l’accent étant mis sur la participation des Autochtones tout au long de la visite. Les billets (gratuits) pour participer aux événements publics seront disponibles dans les prochains jours. Un portail pour s’inscrire comme bénévole est déjà accessible sur visitepapale.ca ou papalvisit.ca, pour ceux et celles qui souhaitent partager leur temps et leurs talents dans le cadre de cette visite historique.

L’équipe qui organise la visite papale travaillera en étroite collaboration avec les partenaires autochtones ainsi qu’avec les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux afin de dialoguer et de coordonner les importants défis logistiques associés à une visite de cette envergure. Le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Mgr Raymond Poisson, a commenté ces efforts : « Tant de gens travaillent avec diligence pour organiser ce programme très rempli pour le Saint-Père et les participants. Nous prions pour la santé du pape François et aussi pour que sa visite pastorale au Canada apporte réconciliation et espoir à tous ceux et celles qui accompagneront notre pasteur dans ce voyage historique. »

Les personnes intéressées à en savoir plus sur la visite papale au Canada peuvent trouver les dernières informations aux adresses suivantes : www.visitepapale.ca (français) et www.papalvisit.ca (anglais).

Voici les grandes lignes du programme annoncé par le Vatican :

24 juillet 2022
Le Saint-Père arrivera à Edmonton, en Alberta, le 24 juillet. Après une brève cérémonie à l’aéroport, le pontife de 85 ans prendra le reste de la journée pour se reposer.

25 juillet 2022
Le 25 juillet, le pape François visitera Maskwacis, où se trouve l’ancien pensionnat Ermineskin, l’un des plus grands sites de pensionnat au Canada. Le Saint-Père se joindra à des anciens pensionnaires autochtones de tout le pays dans le cadre d’une activité qui leur sera consacrée. L’Alberta compte le plus grand nombre d’anciens pensionnats au Canada.

Plus tard dans la journée, le pontife se rendra à l’église Sacred Heart Church of the First Peoples, une église autochtone nationale située au centre-ville d’Edmonton. Après plusieurs années de restauration à la suite d’un incendie dévastateur, la paroisse rouvrira ses portes après avoir utilisé une école voisine ces dernières années pour offrir l’hébergement, des soins spirituels et des programmes de soutien à une communauté autochtone urbaine diversifiée. Il s’agit d’un événement sur invitation seulement.

26 juillet 2022
Le 26 juillet est la fête de sainte Anne, grand-mère de Jésus, un jour de recueillement particulier pour les catholiques autochtones et souvent l’occasion de pèlerinages dans diverses régions du pays. Lors d’un événement ouvert au grand public, le Saint-Père célébrera une messe en plein air au Commonwealth Stadium d’Edmonton. Ce site peut accueillir jusqu’à 65 000 personnes pour ce rassemblement qui intégrera des traditions autochtones.

En début de soirée, le Saint-Père se rendra au lac Sainte-Anne, site d’un pèlerinage annuel qui accueille chaque année des dizaines de milliers de participants autochtones venus de tout le Canada et des États-Unis. Des activités seront proposées tout au long de la journée, jusqu’à la participation du Saint-Père à un temps de prière.

27 juillet 2022
Le Saint-Père quittera Edmonton pour se rendre à Québec. À son arrivée, le Pontife visitera la Citadelle, où il prendra part à des rencontres privées. Le pape François, à la fois chef spirituel et chef d’État, prononcera également une allocution publique. Les 27 et 28 juillet, le grand public pourra se rassembler sur les plaines d’Abraham. Ce site deviendra pour l’occasion un carrefour axé sur la rencontre, qui mettra notamment à l’honneur des manifestations culturelles autochtones. Des écrans géants permettront aussi de regarder en direct les événements auxquels participera le Pape. Le programme détaillé des activités sur les Plaines est en cours d’élaboration avec des partenaires autochtones et locaux.

28 juillet 2022
Le pape François se rendra à Sainte-Anne-de-Beaupré, où il célébrera la messe sur l’un des sites de pèlerinage les plus anciens et les plus populaires d’Amérique du Nord, qui attire chaque année plus d’un million de visiteurs (y compris des pèlerinages autochtones annuels). Les organisateurs prévoient qu’entre 10 000 et 15 000 personnes pourront assister à la messe et qu’il y aura de l’espace pour les invités à l’intérieur et à l’extérieur de la basilique.

Plus tard dans la journée, le Saint-Père rencontrera des évêques, des prêtres, des séminaristes, des hommes et femmes consacrés, de même que même que des collaborateurs et collaboratrices laïques à la mission de l’Église, comme il le fait lors de la plupart des visites papales. Le Pape disposera du reste de la soirée pour se reposer tandis qu’un souper axé sur l’amitié et le dialogue en cours réunira des leaders autochtones de l’Est du Canada et des représentants des évêques catholiques du Canada.

29 juillet 2022
Après une rencontre privée avec des membres de sa propre congrégation religieuse (la Compagnie de Jésus), le pape François rencontrera des leaders autochtones de l’Est du pays, avant de quitter pour Iqaluit, où il passera l’après-midi. Celui-ci sera dédié à une rencontre privée avec des survivants et survivantes des pensionnats et à un événement communautaire public organisé par la communauté inuit.

Le Saint-Père quittera Iqaluit pour Rome en début de soirée.

 

À propos de la Conférence des évêques catholiques du Canada

La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) est l’assemblée nationale des évêques du Canada. Elle a été fondée en 1943 et a été officiellement reconnue par le Saint-Siège en 1948.

Pour toute demande de la part des médias sur la visite papale au Canada :

communications@visitepapale.ca (en français)

media@papalvisit.ca (en anglais)

Les évêques catholiques accueillent favorablement l’annonce des dates et des villes retenues pour la visite papale au Canada

Le pape François effectuera une visite pastorale au Canada du 24 au 29 juillet 2022.
Vous trouverez ci-dessous le texte intégral de la réponse de la CECC concernant l’annonce de cette visite :

 

Les évêques catholiques accueillent favorablement l’annonce des dates
et des villes retenues pour la visite papale au Canada

13 mai 2022 – Plus tôt aujourd’hui, le Vatican a officiellement annoncé que le pape François se rendra au Canada du 24 au 29 juillet 2022. Cette visite historique, axée sur la guérison et la réconciliation autochtones, sera le quatrième voyage papal au Canada et le premier depuis la visite de saint Jean-Paul II en 2002.

Mgr Raymond Poisson, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), a salué la confirmation officielle de la visite au nom des évêques catholiques du Canada : « Nous sommes immensément reconnaissants envers le Saint-Père qu’il ait accepté notre invitation à poursuivre le chemin de la guérison et de la réconciliation avec les peuples autochtones de ce pays. À la fin du mois de juillet, le pape François aura l’occasion de rendre visite aux peuples autochtones ici, dans leur patrie, comme il l’a promis lorsqu’il les a rencontrés récemment à Rome. Nous prions pour la santé du Saint-Père alors que nous entreprenons la planification intensive de cette visite historique. »

Le 1er avril 2022, le pape François s’est excusé pour le rôle joué par l’Église catholique dans le système des pensionnats autochtones du Canada. Le Saint-Père a exprimé sa « tristesse et sa honte » pour les abus et le manque de respect à l’égard des identités, de la culture et des valeurs spirituelles autochtones dans le système des pensionnats autochtones.

Les excuses du Saint-Père s’appuyaient sur les propos recueillis lors des rencontres privées tenues entre le 28 mars et le 1er avril avec 32 aînés autochtones, gardiens du savoir, survivants et survivantes des pensionnats autochtones et des jeunes représentant l’Assemblée des Premières Nations (APN), le Conseil national métis (CNM) et l’Inuit Tapiriit Kanatami (ITK).

Compte tenu de l’étendue du Canada, du peu de temps disponible pour la visite et vu l’état de santé du Pontife âgé de 85 ans, le Vatican a annoncé que le pape François ne fera que trois arrêts lors de sa visite canadienne, soit : Edmonton, Québec et Iqaluit. Ces lieux permettent de limiter les déplacements du Saint-Père tout en lui offrant l’occasion de faire des rencontres individuelles et publiques, tenant ainsi compte de la participation de toutes les régions du pays.

Edmonton  compte le deuxième plus grand nombre d’Autochtones vivant dans les centres urbains au Canada. De plus, 25 pensionnats autochtones étaient situés en Alberta, soit le plus grand nombre parmi les provinces et les territoires du Canada.

Iqaluit, avec une population de 8 000 personnes, regroupe le plus grand nombre d’Inuits au Canada (environ 3 900). Le pape François a été personnellement invité par les délégués Inuits à visiter le Nord lors de leur rencontre en mars.

La ville de Québec s’avère une destination accessible pour les personnes qui souhaitent voyager afin de voir le pape François, en particulier les peuples autochtones de l’Est du pays. La région abrite également la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, l’un des lieux de pèlerinage les plus anciens et les plus populaires en Amérique du Nord, attirant chaque année des peuples autochtones et d’autres personnes de partout au Canada et du monde entier.

Bien que les dates et les lieux aient été annoncés par le Vatican, les sites précis et le programme officiel seront convenus en étroite collaboration avec les partenaires autochtones aux niveaux local et national. Vu l’importance donnée à la guérison et à la réconciliation chez les Autochtones, le Saint-Père devrait pouvoir visiter le site d’un ancien pensionnat et d’autres endroits d’une importance particulière.

En règle générale, six à huit semaines avant une visite papale, un programme complet et un itinéraire précis sont publiés par le Vatican. À ce moment-là, le public aura l’occasion d’en apprendre davantage sur la façon dont il pourra participer aux nombreux événements et aux activités prévus lors de la visite papale, ainsi que sur les possibilités de bénévolat et d’autres détails pertinents.

La CECC a nommé Mgr Richard Smith comme coordonnateur général de la visite papale afin de guider cette immense initiative au nom des évêques du Canada. En tant qu’archevêque d’Edmonton, Mgr Smith a également accompagné des délégués autochtones au Vatican plus tôt cette année et il entretient des relations de longue date avec les dirigeants autochtones.

Mgr Smith a émis le commentaire suivant sur sa nomination : « Je suis honoré de servir en tant que coordonnateur général pour cette visite historique du pape François. J’ai hâte de travailler avec les peuples autochtones de partout au pays, ainsi qu’avec des partenaires locaux, provinciaux et fédéraux, alors que nous nous préparons à accueillir le Saint-Père et à continuer de marcher ensemble sur cet important chemin de guérison et de réconciliation. »

Les personnes qui souhaitent en savoir davantage  sur la visite papale au Canada peuvent trouver les dernières nouvelles au : www.visitepapale.cawww.papalvisit.ca.

 

À propos de la Conférence des évêques catholiques du Canada

La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) est l’assemblée nationale des évêques du Canada. Elle a été fondée en 1943 et a été officiellement reconnue par le Saint-Siège en 1948.

Pour toute demande de la part des médias sur la visite papale au Canada :

communications@visitepapale.ca (en français)

media@papalvisit.ca (en anglais)

Le pape François effectuera une visite pastorale au Canada

Le pape François effectuera une visite pastorale au Canada du 24 au 30 juillet 2022. La visite du pape sera l’occasion pour lui d’écouter et de dialoguer avec les peuples autochtones, d’exprimer sa proximité sincère et d’aborder l’impact des pensionnats au Canada. La visite du pape sera également l’occasion pour le pasteur des 1,2 milliard de catholiques dans le monde d’entrer en contact avec la communauté catholique du Canada.

Accueillant l’invitation des Autorités civiles et ecclésiales ainsi que des communautés autochtones, le Saint-Père François accomplira un Voyage apostolique au Canada du 24 au 30 juillet prochain, visitant les villes d’Edmonton, Québec et Iqaluit.

Le programme et les détails du voyage seront rendus publics dans les prochaines semaines.


www.visitepapale.ca

Les évêques du Canada et les délégations autochtones entreprennent un voyage historique au Saint-Siège

La déclaration suivante a été publiée par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) le 24 mars 2022. Le texte est également disponible sur le site Internet de la CECC.

 

OTTAWA, le 24 mars 2022 – Cette fin de semaine, une délégation de 32 aînés, gardiens du savoir, survivants et survivantes des pensionnats et jeunes autochtones de partout à travers le pays voyageront ensemble afin de rencontrer le pape François.

Ces délégués, qui ont été choisis en collaboration avec l’Assemblée des Premières Nations (APN), le Ralliement national des Métis (RNM) et l’Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), apportent une expérience vécue et un aperçu approfondi de l’héritage des pensionnats et des impacts du colonialisme, et plusieurs d’entre eux sont directement impliqués dans le processus continu de guérison et de réconciliation. Les noms des délégués ont été publiés respectivement par l’APN et le RNM. L’ITK, après avoir consulté les délégués, a choisi de ne pas publier une liste complète des noms, bien que des représentants et représentantes participeront à un point de presse le 28 mars.

« En tant qu’évêques du Canada, nous sommes reconnaissants envers ces délégués de nous accompagner dans ce voyage ainsi qu’au pape François pour l’attention qu’il porte à leur souffrance et pour son engagement profond envers la justice sociale », a déclaré le président de la CECC, Mgr Raymond Poisson.

« Nous nous attendons à ce que ces rencontres privées permettent au Saint-Père d’aborder de manière significative à la fois le traumatisme continu et l’héritage de souffrance auxquels les peuples autochtones font face encore aujourd’hui, de même que le rôle de l’Église catholique dans le système des pensionnats, qui a contribué à la non-transmission des langues, de la culture et de la spiritualité autochtones. »

Les réunions individuelles et les points de presse qui s’y rattachent comprendront chacun des représentants et représentantes de la CECC et de la délégation autochtone concernée. L’horaire se résume comme suit :

  • Délégués métis : Rencontre privée avec le pape François à 10 heures le lundi 28 mars. Un point de presse suivra à 15 heures.
  • Délégués inuits : Rencontre privée avec le pape François à 11 heures, le lundi 28 mars. Un point de presse suivra à 16 heures.
  • Délégués des Premières Nations : Rencontre privée avec le pape François à 10 h 30 le jeudi 31 mars. Un point de presse suivra à 15 heures.

Les délégations autochtones seront accompagnées dans leur voyage à Rome par les évêques suivants, qui ont mené les efforts de planification de la CECC jusqu’à présent :

  • Mgr Raymond Poisson, président de la CECC
  • Mgr William McGrattan, vice-président de la CECC
  • Mgr Richard Smith
  • Mgr Donald Bolen
  • Mgr Richard Gagnon

Mgr Anthony Krótki, évêque du diocèse de Churchill-Hudson Bay, accompagnera également les délégués inuits à Rome.

La délégation se terminera par une audience finale avec le pape François le 1er avril à midi, au cours de laquelle un plus grand groupe d’Autochtones de partout au pays se joindra aux délégués officiels. L’audience fournira une occasion pour le Saint-Père de réagir publiquement après avoir écouté attentivement les délégués tout au long de la semaine. Un point de presse suivra à 15 h 30. L’audience finale et tous les points de presse seront diffusés en direct et un flux commun sera disponible pour les médias accrédités.

*Toutes les heures sont exprimées en heure normale d’Europe centrale. Des détails supplémentaires sont disponibles sur demande.

Comprendre la délégation autochtone à Rome: quelques ressources utiles

(Image: courtoisie de Unsplash)

Entre le 28 mars et le 1er avril, une délégation de leaders autochtones, d’aînés et de survivants des pensionnats rencontrera le pape François à Rome pour discuter de l’implication de l’Église catholique dans les pensionnats du Canada ainsi que de leur impact durable sur les communautés autochtones.

Il s’agit d’une étape importante dans le processus de guérison et de réconciliation, un processus qui requiert la participation de l’ensemble de l’Église catholique au Canada et pas seulement de ceux qui étaient directement responsables ou qui ont été directement affectés. En tant que citoyens consciencieux et témoins du message de charité de l’Évangile, il est du devoir des catholiques canadiens d’être informés et conscients de l’implication de l’Église catholique dans les injustices commises à l’égard des peuples autochtones du Canada, ainsi que du travail accompli au sein de l’Église en vue de la guérison, de la réparation et de la réconciliation. Il est également important de comprendre où nous avons échoué en tant qu’Église.

Alors que nous nous préparons à ce moment important de notre chemin commun, de nombreuses personnes auront des questions sur les pensionnats et l’implication de l’Église. Voici quelques ressources pour vous aider à commencer à explorer ces questions.

Qu’étaient les pensionnats? Et que savons-nous de leur impact sur les individus et les communautés autochtones?

Vous pouvez lire des informations à leur sujet sur le site web du Centre national pour la vérité et la réconciliation (CNVR). Si vous souhaitez aller plus loin et lire les rapports eux-mêmes, vous pouvez les acheter ou les obtenir gratuitement au format PDF.

Si vous préférez écouter des balados, Pensionnats indiens, une série en trois parties réalisée par Historica Canada, combine bien les faits historiques et les voix personnelles.

La meilleure façon de comprendre l’impact des pensionnats sur les personnes et les communautés autochtones est d’écouter leurs histoires. Heureusement, de plus en plus de survivants des pensionnats se sentent capables de partager leur expérience. La Fondation autochtone de l’espoir propose cette excellente série d’entretiens vidéo avec des survivants. Non montées et sans filtres, ces vidéos durent une demi-heure ou plus, mais elles valent bien le temps qu’il faut pour les regarder et les écouter. Aussi, si vous tapez simplement « histoires de survivants des pensionnats » dans un moteur de recherche en ligne (comme Google, Yahoo ou DuckDuckGo), vous pouvez avoir accès à de nombreux articles et vidéos.

Il est également important de réaliser que l’impact dévastateur du système des pensionnats s’étend au-delà des survivants immédiats, dans leurs familles et leurs communautés. Pour mieux comprendre les effets profonds des pensionnats, lisez sur le traumatisme intergénérationnel vécu par les communautés autochtones du Canada.

Comment et pourquoi l’Église catholique a-t-elle été impliquée dans les pensionnats?

Bien que les pensionnats, en tant que système, aient été une initiative du gouvernement, les écoles elles-mêmes n’étaient pas gérées par le gouvernement. Ce dernier a plutôt confié le travail à ceux qui étaient déjà établis dans le domaine de l’éducation et qui étaient souvent déjà présents dans les communautés autochtones: les églises chrétiennes.

Pour un compte rendu concis, équilibré et très lisible du rôle des églises dans les pensionnats (y compris une compréhension de la mentalité qui a inspiré ceux qui sont venus y travailler), lisez « Le rôle des Églises » dans le rapport de la CVR intitulé Ils sont venus pour les enfants (pages 13-15).

Où étaient situés les pensionnats?

Cette carte interactive est un bon point de départ.

Il existe 139 pensionnats autochtones officiellement reconnus. Parmi ceux-ci, 64 étaient gérés par des diocèses ou des ordres religieux de l’Église catholique romaine. Ce site web contient une liste de tous les pensionnats reconnus, indiquant les églises qui les géraient. Il comprend également une carte en couleur très utile, que vous pouvez télécharger. Une carte et une liste similaires peuvent également être téléchargées ici.

Qu’est-ce que la Commission de vérité et de réconciliation (CVR)?

Le CNVR fournit cette page web où vous pouvez vous renseigner sur la CVR, son mandat, le travail qu’elle a entrepris et les résultats de ce travail.

De manière générale, le site web du CNVR est une ressource extrêmement précieuse pour se renseigner sur le travail de la CVR et sur le travail continu d’éducation, de guérison et de réconciliation.

Qu’enseigne l’Église catholique sur les droits des peuples autochtones?

Bien qu’il n’existe pas de document ou d’ensemble de documents spécifiques sur les droits des peuples autochtones, la doctrine sociale de l’Église nous offre un cadre plus large dans lequel nous pouvons comprendre cette question particulière.

Le présent document de la CECC est un excellent point de départ, car il porte spécifiquement sur les droits des peuples autochtones au Canada. Il traite également de l’intersection entre l’enseignement de l’Église et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Il comporte une annexe très utile qui énumère une variété de discours pontificaux et de documents de l’Église qui correspondent aux droits énumérés dans la DNUDPA.

Quel travail a été accompli par la hiérarchie catholique au Canada en vue de la réconciliation avec les peuples autochtones?

La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), la conférence épiscopale qui regroupe tous les évêques du pays, a une longue histoire de travail avec les peuples autochtones et de défense de leurs droits, qui remonte à sa fondation en 1943. Dès 1991, elle a présenté des excuses pour le rôle joué par de nombreux diocèses et ordres catholiques dans la destruction de la culture autochtone et les abus commis dans le cadre du système des pensionnats. Une chronologie des engagements de la CECC en faveur des droits des autochtones ainsi que des liens vers plusieurs de ces excuses sont disponibles ici.

Depuis 1998, les évêques canadiens sont assistés par le Conseil autochtone catholique du Canada, un groupe d’évêques et de laïcs autochtones spécialement nommé pour conseiller les évêques sur les besoins des peuples autochtones et sur la façon de promouvoir des relations de guérison et de réconciliation.

La CECC est également un participant fondateur du Cercle Notre-Dame-de-Guadalupe, « une coalition d’organismes et de personnes catholiques qui travaillent ensemble pour renouveler et promouvoir les relations avec les peuples autochtones au Canada ». Fondée en 2016, elle promeut le dialogue et la compréhension, ainsi que l’engagement dans le processus de vérité et de réconciliation.

Découvrez les initiatives de l’Église canadienne visant à approfondir la prise de conscience et la compréhension des besoins et des expériences des autochtones, ainsi qu’à promouvoir une relation de guérison et de réconciliation.

Toutefois, il s’agit d’initiatives nationales qui ne font qu’effleurer le travail accompli aux niveaux diocésain et local. Explorez le site web de votre diocèse pour en savoir plus sur ce qui se passe dans votre région.

Que puis-je faire?

Visitez le site Web de l’organisation Catholiques pour la vérité et la réconciliation. Ils ont créé une liste d’actions en faveur de la vérité et de la réconciliation qui s’inspire des 94 appels à l’action de la CVR. Lisez la liste, trouvez au moins une action à laquelle vous voulez participer et engagez-vous à tenir votre promesse.

Les évêques canadiens, l’Assemblée des Premières Nations, le Ralliement national des Métis et l’Inuit Tapiriit Kanatami annoncent les nouvelles dates de la délégation à Rome

La déclaration suivante a été publiée par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) le 1er février 2022. Le texte est également disponible sur le site Internet de la CECC.

 

Le 1 février 2022 – Les évêques catholiques canadiens, l’Assemblée des Premières Nations, le Ralliement national des Métis et l’Inuit Tapiriit Kanatami ont le plaisir d’annoncer que le voyage de la délégation qui se rendra à Rome pour rencontrer le pape François, initialement prévu pour décembre 2021, est maintenant prévu pour la fin mars 2022.

À la lumière de la propagation rapide du variant Omicron, tant au Canada qu’à travers le monde, une décision prudente avait été prise en décembre de reporter la délégation par souci de la sécurité de tous les délégués, tenant compte de l’incertitude concernant les voyages et de la nature instable de la situation.

En étroite collaboration avec le Vatican, de nouvelles dates ont été confirmées. Il est maintenant prévu que le Saint-Père rencontre les différentes délégations autochtones durant la semaine du 28 mars 2022. Une audience finale avec tous les participants aura lieu le 1er avril 2022.

La santé et la sécurité de tous les délégués demeurent notre priorité. Dans les semaines précédant le voyage, nous surveillerons la situation sanitaire et nous poursuivrons le dialogue avec les délégués, les responsables de la santé publique ainsi que les autorités gouvernementales et internationales compétentes, afin de voyager seulement si nous estimons qu’il est sécuritaire de le faire.

Nous restons déterminés à avancer sur la voie de la guérison et de la réconciliation et nous attendons avec impatience l’occasion pour les aînés autochtones, les gardiens du savoir, les survivants des pensionnats et les jeunes de rencontrer le pape François.

 

Pour plus de renseignements:

Les évêques du Canada annoncent la création du Fonds de réconciliation avec les Autochtones afin de financer des projets à travers le Canada

La déclaration suivante a été publiée par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) le 28 janvier 2022. Elle donne des précisions sur l’engagement pris en septembre 2021 de recueillir 30 millions de dollars pour soutenir les initiatives de guérison et de réconciliation au Canada. Le texte est également disponible sur le site Internet de la CECC.

 

Le 28 janvier 2022 – Les évêques catholiques du Canada ont convenu de créer un nouvel organisme de bienfaisance enregistré pour soutenir et promouvoir les initiatives de guérison et de réconciliation. L’organisme de bienfaisance aura pour mission de gérer le Fonds de réconciliation avec les Autochtones, qui recueillera les contributions de 73 diocèses du Canada afin d’honorer l’engagement financier de 30 millions de dollars pris par les évêques du Canada en septembre dernier.

« Les évêques du Canada sont résolus à faire la lumière sur les traumatismes historiques et actuels causés par le système des pensionnats, a déclaré Mgr Raymond Poisson, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). Nous nous engageons dans une démarche financière collective et nous nous laisserons guider par l’expérience et la sagesse des peuples autochtones du pays. »

Le Fonds de réconciliation avec les Autochtones sera géré selon des mesures financières visant à assurer la transparence de son fonctionnement et sa bonne gouvernance. Les membres du conseil d’administration et les membres de la corporation apporteront collectivement une solide expertise financière et un engagement profond dans le processus de guérison et de réconciliation. Les directeurs du conseil d’administration sont :

  • Chef Wilton Littlechild, Ph. D. – Le chef Wilton Littlechild, Ph.D., est un chef cri, un survivant des pensionnats indiens et un avocat. Il a servi à titre de commissaire pour la Commission de vérité et de réconciliation du Canada. Littlechild a été député, vice-président du Parlement des indigènes d’Amérique, représentant nord-américain à l’Instance permanente sur les Parlement des indigènes d’Amérique questions autochtones des Nations Unies, ainsi que président du Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones des Nations Unies et de la Commission on First Nations and Métis Peoples and Justice Reform (« Commission sur les Premières nations et les Métis et la réforme de la justice »).
  • Giselle Marion – Giselle Marion est titulaire d’un diplôme en droit de l’Université de la Colombie-Britannique. Elle a été admise au barreau des Territoires du Nord-Ouest en 2008. Pendant son stage, Mme Marion a travaillé pour le ministère de la Justice. Elle est citoyenne du Tłı̨chǫ et est née et a grandi à Behchokǫ̀, dans les Territoires du Nord-Ouest. Elle est directrice du service à la clientèle du gouvernement du Tłı̨chǫ au bureau de Behchokǫ̀.
  • Rosella Kinoshameg – Rosella Kinoshameg est une femme odawa-ojibway du territoire de la Première nation non cédé de Wikwemikong. Infirmière, elle compte plus de 50 ans d’expérience en soins de santé et de la gestion des soins infirmiers, principalement auprès des communautés des Premières Nations, dans les domaines de la santé communautaire, maternelle et infantile, de l’immunisation et des soins à domicile et en milieu communautaire. Elle a été l’un des membres fondateurs du Conseil autochtone de la CECC et continue de servir en tant que membre du cercle Notre Dame de Guadalupe.

Les membres de la corporation sont :

  • Natale Gallo, ancien directeur suprême des Chevaliers de Colomb et représentant du Canada au Bureau du Conseil suprême.
  • Claude Bédard, président national de la Société de Saint-Vincent de Paul au Canada. 
  • Barbara Dowding, ancienne présidente nationale de la Catholic Women’s League of Canada.

Le Fonds publiera des rapports annuels et sera soumis chaque année à une vérification par un cabinet comptable indépendant. Les frais administratifs éventuels s’ajouteront aux 30 millions de dollars recueillis et ne seront pas déduits de ce montant principal.

Bien que les directives spécifiques en matière d’attribution des fonds seront déterminées par des renseignements supplémentaires de nos partenaires autochtones, nous avons l’intention que les fonds contribuent aux priorités suivantes :

  • la guérison et la réconciliation des communautés et des familles;
  • la revitalisation de la culture et de la langue;
  • l’éducation et le développement communautaire;
  • le renforcement du dialogue pour promouvoir la spiritualité et la culture autochtones.

Des comités de subvention régionaux et/ou diocésains seront mis sur pied pour identifier les projets qui répondent aux priorités du fond, examiner les demandes et solliciter les fonds nécessaires pour soutenir leur réalisation. Ces comités seront composés de membres autochtones et catholiques et nous recommandons que des partenaires autochtones locaux en assument la présidence.

Nous reconnaissons que la précédente campagne de financement catholique initiée dans le cadre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens a suscité beaucoup de déception. Bien que la CECC n’ait pas été signataire de cette convention, nous avons reconnu les lacunes de cette campagne et en avons tiré d’importantes leçons. Nous veillerons à ce que le Fonds de réconciliation avec les Autochtones soit entièrement financé et bien géré, et qu’il fasse l’objet d’une supervision appropriée. Des renseignements supplémentaires sur la campagne « Tous les efforts possibles » menée par les entités catholiques signataires de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens sont disponibles ici : https://www.cccb.ca/fr/peuples-autochtones/pensionnats-indiens-et-cvr/.

La mise en place de cette structure nationale s’inspire de campagnes de financement déjà réalisées par les entités catholiques locales, notamment celles des archidiocèses de Winnipeg et de Saint-Boniface, des évêques de la Saskatchewan et de l’archidiocèse de Vancouver. Dans le cade du cheminement continu vers la guérison et la réconciliation, la CECC continuera de présenter régulièrement des mises à jour publiques sur la progression de cette initiative, y compris la nomination des administrateurs.

Vérité et réconciliation : le chemin devant nous

(Crédit photo : Cathopic)

Est-ce que je suis le gardien de mon frère, est-ce que je suis le gardien de ma sœur?

Cette question éclaire le sens profond de la première journée nationale de la vérité et de la réconciliation. 

Elle est la réponse de Caïn lorsque Dieu lui demande : « Où est ton frère Abel ? »

Nous pourrions être tentés de considérer cette journée comme un simple congé férié ou une occasion de se tenir occupés à la maison. Nous pourrions ne pas voir le lien qui nous unit avec les innombrables élèves et survivants du système des pensionnats, leurs familles et leurs communautés. Nous pourrions nous demander : « Est-ce que je suis le gardien de mon frère, est-ce que je suis le gardien de ma sœur ? »

À travers le Canada aujourd’hui, nous avons l’occasion de comprendre la question de Dieu sous un jour nouveau : « Où est ton frère autochtone, où est ta sœur autochtone ? » Quelle est notre réponse ? 

Nous pourrions rester détachés, en nous disant que c’est la responsabilité d’un autre. Or, nous pouvons aussi nous laisser toucher et nous sentir personnellement concernés. Il est particulièrement crucial pour nous, catholiques et chrétiens, de le faire, puisque des figures d’autorités dans notre Église sont parmi les responsables de ces tragédies odieuses. Quelle est notre réponse personnelle face à ces réalités troublantes ? De quelle manière notre foi peut-elle contribuer à éclairer le chemin à parcourir ?

La chemin de l’indifférence, qu’il peut être tentant d’emprunter, ne fait que nous aveugler et refroidir nos cœurs. Devant cette crise nationale, Dieu nous invite à marcher dans une autre voie, en ouvrant nos yeux sur la souffrance des autres, et en nous faisant sortir de nous-mêmes vers la solidarité, la guérison et la réconciliation. Quelle route choisirons-nous d’emprunter ?

Le contraste entre ces deux voies est saisi de manière poignante dans la parabole du bon Samaritain (Luc 10:25-37). On demande à Jésus : « Qui est mon prochain ? ». Par sa réponse, Jésus nous présente la figure d’un homme battu et ensanglanté, souffrant à cause des blessures qu’il a subies. Beaucoup passent à côté, détournent et font semblant de ne pas voir. Puis, quelqu’un ose s’arrêter, mettre l’indifférence de côté et se laisser toucher personnellement. Avec son cœur et ses mains, il entre dans une relation. Jésus nous dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

Nous pouvons entendre ces paroles de Jésus et y voir une référence à tous ceux qui souffrent. Pour l’instant, aujourd’hui, à ce moment de l’histoire de notre pays, nous devons entendre le cri de nos frères et sœurs autochtones. Nous devons ouvrir nos oreilles pour entendre la vérité, et nous devons travailler à la réconciliation avec nos cœurs et avec nos mains.

Le chemin de la vérité et de la réconciliation est long et ardu. Il n’y a pas de solution miracle, et nous ne verrons peut-être pas l’impact de nos efforts. L’argent et les ressources ne sont qu’une partie de l’équation. La véritable guérison exige bien plus. Chaque personne guérit à son propre rythme, et il n’existe pas de solution unique. À mesure que la vérité fait surface, nous devons faire notre part pour rencontrer les survivants, leurs familles et leurs communautés là où ils se trouvent afin d’avancer ensemble sur un chemin graduel de réconciliation. C’est ainsi que Jésus se comportait avec les personnes qu’il rencontrait, en particulier celles qui souffraient. Il leur a tendu la main, les a écoutés et a marché avec eux sur un chemin de guérison.

Pour faire notre part, nous devons choisir entre deux voies très différentes. Allons-nous détourner le regard, préférant ne pas voir ? Ou laisserons-nous nos cœurs et nos mains s’ouvrir pour entrer en relation avec nos frères et nos sœurs ? 

Que l’Esprit de notre Père et Créateur nous conduise vers la guérison des blessures et la réconciliation de Ses enfants. Nous sommes gardiens de nos frères, nous sommes gardiens de nos sœurs.

Les évêques du Canada annoncent un engagement financier national de 30 millions de dollars pour soutenir les initiatives de guérison et de réconciliation

Voici une déclaration de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) qui donne plus de détails sur la promesse de s’«engager à recueillir des fonds dans chaque région du pays pour soutenir les initiatives discernées localement avec les partenaires autochtones», faite dans les excuses présentées par les évêques canadiens le 24 septembre dernier.

Les évêques du Canada, avec espérance, comme un témoignage sensible de leur engagement avec les Peuples autochtones, prennent collectivement un engagement financier à l’échelle nationale pour soutenir les initiatives de guérison et de réconciliation pour les survivants et survivantes des pensionnats indiens, leurs familles et leurs communautés.

Il s’agit d’initiatives dans toutes les régions du pays, avec un objectif de 30 millions de dollars sur une période pouvant aller jusqu’à cinq ans. L’effort fourni sera encore plus grand grâce à un encouragement soutenu au niveau local en vue de la participation des paroisses partout au Canada.

Mgr Raymond Poisson, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), est confiant que ces efforts soutiendront des projets significatifs à travers le Canada et feront une différence significative pour un apaisement du traumatisme historique et toujours présent, causé par le système des pensionnats.

« Lorsque les évêques du Canada se sont réunis en Assemblée plénière la semaine dernière, il y avait un consensus unanime sur le fait que les institutions catholiques devaient faire plus et de manière encore plus concrète pour remédier à la souffrance causée par les pensionnats au Canada. Grâce à des initiatives diocésaines locales, cet effort financier aidera à soutenir des programmes et des projets dédiés à l’amélioration de la vie des survivants et survivantes des pensionnats indiens ainsi que de leurs communautés, en garantissant les ressources nécessaires pour entreprendre le chemin de la guérison. »

Le financement des projets seront déterminés localement, en consultation avec les Premières Nations, les Métis et les Inuits de chaque région. Pour ce faire, les évêques du Canada se sont engagés à élaborer une stratégie nationale, à établir des échéanciers et à fournir une communication publique de ces initiatives collectives en novembre.

Mgr William McGrattan, vice-président de la CECC, a souligné l’importance de travailler avec les peuples autochtones sur les objectifs locaux, ainsi que le calendrier et la distribution des fonds. « Les évêques du Canada ont été guidés par le principe selon lequel nous ne devrions pas parler des peuples autochtones sans prendre le soin de parler avec eux. À cette fin, les discussions présentes avec les dirigeants locaux seront utiles pour discerner les programmes qui apporteront le soutien le plus efficace. Il n’y a aucune démarche qui puisse éliminer la douleur ressentie par les survivants et survivantes des pensionnats. Mais en s’écoutant, en cultivant des relations de confiance et en travaillant en collaboration là où nous le pouvons, nous espérons apprendre à marcher ensemble pour une espérance renouvelée.»

La nouvelle d’aujourd’hui fait suite aux excuses officielles présentées par les évêques du Canada le vendredi 24 septembre. Au cours des semaines et des mois à venir, la CECC continuera de fournir des mises à jour sur ce programme qui, avec patience, ouvre un chemin pour la guérison et la réconciliation.

 

Renseignements:
Lisa Gall, Chef, Service des communications
Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC)
Courriel : communications@cecc.ca
Téléphone : 613-241-9461, poste 225

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