Le 29 août, c’est la Décollation de saint Jean-Baptiste. Que de souvenirs …

Peinture représentant la décollation de saint Jean-Baptiste, dont la tête est présentée sur un plateau par deux femmes.

Onorio Marinari, « Salomé avec la tête de saint Jean-Baptiste ». Minneapolis Institute of Arts. Wikimédia Commons.

Le 29 août, les Églises catholique et orthodoxe commémorent la Décollation, la mise à mort par décapitation, de saint Jean-Baptiste, appelé aussi Jean le Baptiste. C’est une fête chrétienne qui célèbre le martyre de Jean-Baptiste : la Décollation et la mort par décapitation d’un ascète du désert, baptiste et prophète. D’ailleurs les Évangiles de Marc et de Matthieu mentionnent que Jean le Baptiste fut exécuté sur l’ordre d’Hérode Antipas, le tétrarque à l’époque ; et ce, à la demande d’Hérodiade la femme de son frère et de sa fille Salomé.

Jean le Baptiste est alors emprisonné par le roi Hérode pour avoir dénoncé son mariage avec Hérodiade. Et c’est à l’occasion de l’anniversaire d’Hérode que Salomé, la fille d’Hérodiade, interprète une danse provocatrice « des sept voiles ». Elle envoûte Hérode, le roi ivre, et le fait tomber sous son charme. Il s’engage donc à lui donner tout ce qu’elle demande. Elle réclame d’avoir la tête de Jean le Baptiste sur un plateau. Et, Jean est condamné à mort par décollation.

Cet épisode du Nouveau Testament alimente abondamment l’iconographie chrétienne et continue pendant la Renaissance. Plusieurs artistes et peintres y trouvent matière pour créer leurs œuvres, à l’exemple du peintre Gustave Moreau qui, au XIXe siècle, représente Salomé dans des tableaux captivants. Hedwig Lachmann à son tour, traduit la pièce en allemand et l’adapte pour le livret de l’opéra en un acte de Richard Strauss, Salomé, créé en 1905. Dans cette œuvre, Hérode convoite Salomé tandis que celle-ci a jeté son dévolu sur Jean le Baptiste. Elle peut enfin satisfaire son désir corrompu en posant un baiser sur les lèvres de la tête coupée du prophète qui l’a éconduite. Elle devient ainsi un symbole érotique dans l’art, et sans doute le public ne retient-il d’elle que la danse provocatrice « des sept voiles » de l’opéra, alors que les Évangiles ne mentionnent pas une danse de ce genre. Réf Universalis. Et Musée Moreau France.

Dans l’encyclopédie Universalis, nous pouvons lire : « Jean, dit le Baptiste, nous est connu à travers la présentation interprétative, très diversifiée selon les livres, des Évangiles et des Actes des Apôtres. Si sa parenté avec Jésus, sa conception miraculeuse, sa naissance du prêtre Zacharie et de la stérile Élisabeth sont laissées à la seule responsabilité des sources de Luc, par contre, bien des traits évangéliques du personnage concordent avec le témoignage plus neutre de l’historien juif Flavius Josèphe, qui a écrit à son sujet : « Hérode l’avait mis à mort (cf. Marc, vi, et Matthieu, xiv), bien qu’il fût un honnête homme et qu’il eût exhorté les Juifs à mener une vie vertueuse, à pratiquer la justice envers leurs semblables et la piété envers Dieu ; et cela pour s’unir par le baptême. Ainsi c’était là un préliminaire nécessaire pour que le baptême soit agréable à Dieu. Ils ne devaient pas l’employer pour obtenir le pardon des péchés commis, mais comme une purification du corps supposant que l’âme était déjà complètement purifiée par une conduite droite » (Antiquités judaïques, XVIII ; cf. Marc, i ; Matthieu, iii ; Luc, iii, et Jean, i). » 

Les ateliers de la Sainte-Chapelle dans les environs de Tours influencent grandement l’évolution de l’art du vitrail en France. Voici un panneau de l’atelier de la Sainte-Chapelle.

L’historien juif Flavius Josèphe nous montre que Salomé, « princesse juive morte vers 72 après J.-C., est la fille d’Hérodiade et la belle-fille d’Hérode Antipas (21 av. J.-C. env.-3 apr. J.-C.), tétrarque de Galilée et de Pérée, fils d’Hérode Ier le Grand. Elle se marie deux fois, tout d’abord avec le tétrarque Hérode Philippe Ier (le demi-frère d’Hérode Antipas) puis avec Aristobule, fils d’Hérode Agrippa II, roi de Chalcis. Il ne faut pas la confondre avec Salomé, sœur d’Hérode Ier le Grand. »

Selon les Évangiles de Marc (vi, 14-29) et de Matthieu (xiv, 1-12) : « Hérode Antipas emprisonne Jean le Baptiste, qui a condamné son mariage avec Hérodiade. Il hésite cependant à faire exécuter un prophète aimé du peuple. Le jour de l’anniversaire d’Hérode Antipas, Salomé exécute une danse devant lui et ses convives et il lui promet de lui offrir ce qu’elle demande. Poussée par Hérodiade, que la condamnation de son mariage a indignée, Salomé demande la tête de Jean le Baptiste sur un plateau. Hérode Antipas, pour respecter son serment, fait décapiter le prophète. Salomé prend le plateau qui porte la tête de Jean le Baptiste et le remet à sa mère. » Réf. Universalis.

La tradition chrétienne précoce, reflétée par les Évangiles, a vu en Jean le prophète unique des temps nouveaux. C’est Jean en personne qui administre le baptême. Ce détail, retenu par Josèphe et par les évangélistes, lui a valu son nom, le Baptiste. Son geste baptismal s’inscrit dans le cadre des gestes prophétiques significatifs (I Rois, xxii, 11 ; Isaïe, xx, 2 ; Jérémie, xix, 10 ; etc.) Un geste d’initiation lié à l’entrée dans la fraternité, tel qu’on le pratiquait à Qumrān. C’était plutôt l’entrée dans l’ensemble du groupe des croyants disposés ainsi à l’attente du Messie.

Plusieurs récits et discours se confrontent aux Évangiles en ce qui a trait aux données de l’histoire contemporaine qui a permis une approche assez précise du personnage de Jean, comme on le connaît : ascète du désert, baptiste et prophète.

En parallèle, vous êtes-vous demandé …

Quelle est la relation entre la Décollation de saint Jean-Baptiste et la tradition de déposer une pastèque (ou un melon d’eau) sous le lit des enfants ? Il m’a suffi de chercher sur Google.com : Quelle est la relation … ? 

Pour obtenir ce qui suit : Une pratique folklorique et magico-religieuse présente dans certaines régions d’Europe du Sud (notamment en Italie et en Grèce) et au Proche-Orient. Cette coutume de longue date est directement liée au calendrier liturgique chrétien et aux analogies visuelles populaires.

 En général, que représente la date du 29 août ?

C’est une fête chrétienne où l’Église commémore la Décollation (la mise à mort par décapitation) de saint Jean-Baptiste. 

La saison des récoltes (des pastèques) : vers la fin du mois d’août, la saison des pastèques bat son plein. 

La coïncidence de la fête religieuse de saint Jean-Baptiste et de la récolte de ce fruit rouge et plein de jus a favorisé l’association entre les deux.

Pour ma famille et moi-même, chaque 29 août, nous avons le cœur bien gros ! Depuis plusieurs dizaines d’années, nous expérimentons un fort serrement de cœur et nous élevons nos prières au Seigneur pour le repos de l’âme de notre cher frère Pierre, âgé de 26 ans, décédé à pareille date à la suite d’un violent accident de voiture. Le coup a été fatal.   

L’analogie visuelle de la tête coupée de saint Jean-Baptiste

« Dans l’imaginaire populaire, la pastèque (ronde, lourde, verte à l’extérieur et rouge sang à l’intérieur) sert de métaphore visuelle à la tête tranchée du saint.

  • Découper une pastèque à cette date rappelle le martyre du prophète (la tête présentée sur un plateau).
  • Dans plusieurs traditions régionales, il était d’ailleurs d’usage de ne pas utiliser de couteau le 29 août pour ne pas reproduire le geste du bourreau, ou au contraire, de fendre une pastèque rouge pour symboliser le sang versé. »  Réf. Musée des beaux-arts de Montréal

Pourquoi ma grand-mère et par la suite ma mère plaçaient une pastèque sous le lit de leurs enfants …?

Plusieurs sources montrent que le fait de placer une pastèque sous le lit des enfants durant la nuit du 28 au 29 août répondrait à une triple fonction traditionnelle, nous citons les suivantes :

  • « Un rite de protection spirituelle : Saint Jean-Baptiste est considéré comme un puissant protecteur contre les forces du mal. La pastèque, associée à sa tête sacrée, agit comme un talisman ou une relique symbolique pour repousser les cauchemars et les mauvais esprits durant le sommeil des petits. 
  • La recherche de fraîcheur : Placer la pastèque sous le lit (l’endroit le plus frais de la pièce au sol) permettait historiquement de la conserver à température idéale avant de la consommer en famille le jour de la fête.
  • Le « mûrissement » magique : Une croyance voulait que la bénédiction de saint Jean passe à travers la maison cette nuit-là, rendant le fruit sous le lit plus sucré, gorgé de bienfaits et protecteur pour la santé de celui qui le mangerait le lendemain. »

Il est évident que la signification de ces fonctions traditionnelles mentionnées varie de force selon les années. Nous les avons décrites ici, pour faire la lumière sur des traditions passées qui continuent d’exister peut-être dans les villes et villages éloignés. Le tout servira la fête de la Décollation de Jean-Baptiste, durant laquelle nous revisitons la vie d’un personnage qui par sa spiritualité du désert, n’hésitait pas à dénoncer avec conviction fervente l’inconduite et le mal commis contre Dieu ; même si cela lui a coûté d’être décapité par des impénitents.

Ce qui a amené saint Bède le Vénérable, lors d’une de ses homélies à citer : « Lui qui avait annoncé la bonne nouvelle de la liberté d’une paix supérieure, est jeté en prison par des impies. Il est enfermé dans l’obscurité d’un cachot, lui qui était venu rendre témoignage à la lumière. Par son propre sang est baptisé celui à qui fut donné de baptiser le rédempteur du monde. » 

Saint Louis : un roi au service de sa foi !

Représentation en vitrail de saint Louis, couronné, tenant une épée et vêtu de vêtements ornés.

Vitrail de Saint Louis. Photo de Joan sutter sur Cathopic.

Un roi, une foi, une histoire

Au cœur de Paris se trouve un monument qui témoigne à la fois de l’histoire de France et de la foi chrétienne : la Sainte-Chapelle. Construite au XIIIe siècle à la demande du roi Louis IX, que l’Église catholique reconnaîtra plus tard comme Saint Louis ; elle devait notamment abriter les précieuses reliques de la Passion du Christ. En découvrant son histoire, on découvre aussi celle d’un roi dont le règne a profondément marqué la France médiévale.

 

Saint Louis, le roi chrétien 

Saint Louis, de son vrai nom Louis IX, est l’une des grandes figures de l’histoire de France et du Moyen Âge. Né le 25 avril 1214 à Poissy, il devient roi en 1226, à seulement douze ans, à la mort de son père Louis VIII. Trop jeune pour gouverner seul, il est placé sous la régence de sa mère, Blanche de Castille, qui lui donne une éducation profondément chrétienne. Louis IX règnera ensuite pendant plus de quarante ans, jusqu’à sa mort le 25 août 1270, près de Tunis au nord de l’Afrique.

Son règne est marqué à la fois par la volonté de renforcer le royaume de France et par son profond attachement à la foi chrétienne. Saint Louis est notamment connu comme un roi soucieux de justice, de paix et de l’organisation de son royaume. Il entreprend également d’importants projets religieux et architecturaux. Parmi les réalisations qui témoignent encore aujourd’hui de son époque, la Sainte-Chapelle de Paris qui occupe une place exceptionnelle.

 

La Sainte-Chapelle, un écrin pour les reliques 

C’est justement la Sainte-Chapelle que j’ai eu la chance de visiter à Paris et qui m’a particulièrement marquée. Construite au XIIIe siècle à la demande de saint Louis, cette magnifique chapelle gothique avait pour vocation d’abriter les reliques de la Passion du Christ. Ses immenses vitraux et son architecture donnent l’impression d’entrer dans un lieu entièrement consacré à la lumière.

Vue intérieure du fond de la chapelle haute de la Sainte-Chapelle à Paris, avec une grande rosace gothique au-dessus d’arcades richement décorées, de scènes peintes, de sculptures dorées et de hautes verrières.

Fond de la nef de l’Église Sainte-Chapelle, crédit photo par Aline Haddad. Tous droits réservés à Sel + Lumière Média.

 

Des vitraux qui racontent la Bible 

Parlant de la Sainte-Chapelle, je ne peux pas passer à côté de l’importance de ses magnifiques vitraux qui m’ont éblouis lors de ma visite de cette magnifique église. Ils constituent l’un des trésors les plus impressionnants de la chapelle et ne sont pas là uniquement pour embellir l’édifice, ils racontent une véritable histoire biblique. Sur ces immenses verrières, les scènes représentées permettent de parcourir de nombreux épisodes de l’Ancien Testament et de la vie du Christ dans les Évangiles. Pour les visiteurs du Moyen Âge, qui n’avaient pas nécessairement accès aux livres, ces images servaient aussi à transmettre et à rendre visibles les récits de la Bible. La lumière qui traverse les vitraux donne ainsi une dimension particulière à ces récits : en levant les yeux, on a presque l’impression que la Bible prend vie autour de soi. C’est ce dialogue entre l’architecture, la lumière et les récits bibliques qui rend la visite de la Sainte-Chapelle si marquante. 

 

La Couronne d’épines et l’histoire des reliques 

Saint Louis avait acquis la Couronne d’épines en 1238-1239, ainsi que d’autres reliques. Il souhaitait leur offrir un écrin digne de leur importance. La Couronne d’épines a ainsi été conservée pendant des siècles dans la Sainte-Chapelle. L’histoire de cette relique est intimement liée à celle de saint Louis et à l’histoire religieuse de Paris. Pendant la Révolution française, les reliques furent déplacées et conservées en différents lieux. Après le Concordat de 1801, la Couronne d’épines fut remise à l’archevêque de Paris et ajoutée au trésor de Notre-Dame, le 10 août 1806. Elle se trouve donc aujourd’hui associée à la cathédrale Notre-Dame de Paris, après avoir été pendant plusieurs siècles au cœur de la Sainte-Chapelle. 

De plus, vous pouvez lire mon article sur ce lien : la vénération de la Couronne d’épines à Notre-Dame de Paris.

 

Saint Louis, un roi devenu saint 

Mais saint Louis n’est pas seulement resté dans l’histoire comme un roi bâtisseur ou comme le souverain qui fit construire la Sainte-Chapelle. Sa vie profondément religieuse lui a valu une réputation de sainteté, et il fut canonisé par le pape Boniface VIII en 1297, vingt-sept ans après sa mort. Louis IX est l’unique roi de France à avoir été canonisé. En visitant la Sainte-Chapelle, on peut donc mieux comprendre le lien particulier entre son règne, sa foi et le patrimoine religieux de Paris. 

 

Pour aller plus loin 

Pour en apprendre davantage sur la vie de saint Louis et son règne, je vous invite à consulter la page consacrée à Louis IX sur Wikipédia ainsi que l’histoire officielle de la Sainte-Chapelle dont je me suis ressourcée pour écrire cet article.

Une relique de sainte Bernadette bientôt dans des paroisses torontoises

Photo de Cathopic.

Au cours du mois d’août, une relique de première classe de sainte Bernadette Soubirous effectuera une tournée dans l’archidiocèse de Toronto, avec de brèves haltes dans plusieurs paroisses :

Nous vous invitons à consulter le site Internet de chaque paroisse pour en savoir plus sur les horaires des messes, de l’adoration et de la vénération.

Cette visite offre aux fidèles de la région du Grand Toronto l’occasion rare de vénérer la relique de sainte Bernadette dans une paroisse proche, de méditer sur son histoire et de solliciter son intercession. Tout le monde est invité à faire ce pèlerinage avec ses amis et sa famille, et à puiser l’inspiration auprès de cette sainte exceptionnelle.

Qui était sainte Bernadette ?

Bernadette était une jeune fille humble et pieuse originaire de Lourdes, une petite ville marchande située au pied des Pyrénées. Le 11 février 1858, la Vierge Marie apparut pour la première fois à Bernadette, alors âgée de 14 ans, dans une grotte voisine à Lourdes. Notre-Dame apparut à peu près 18 fois à Bernadette, lui transmettant des messages lui demandant de prier pour la conversion des pécheurs et de dire aux prêtres de construire une chapelle. Lorsque les gens eurent connaissance de ces apparitions, ils se mirent à rendre visite à Bernadette pour lui poser des questions à ce sujet et solliciter ses prières. Bernadette répondait patiemment à chaque question.

Photo de Istock.

 

En 1866, après un retard de deux ans dû à une santé fragile, Bernadette entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers, dans le sud de la France. Dès lors, elle refusa de parler à nouveau de Lourdes, se comparant à un balai : « La Vierge m’a utilisée comme un balai pour balayer la poussière. Une fois le travail terminé, on remet le balai derrière la porte. »

Quatre mois après son entrée au couvent, elle tomba malade et obtint l’autorisation de prononcer ses premiers vœux plus tôt que ne le permettait habituellement le règlement. Même si elle se rétablit, son asthme et d’autres maux la tourmentent jusqu’à la fin de sa vie. Elle mourut le 16 avril 1879, à l’âge de 35 ans. Elle fut canonisée en 1933 ; sa fête est célébrée ainsi le jour de sa mort, le 16 avril. Elle est la sainte patronne des pauvres, des malades, des bergers, de ceux qui sont raillés pour leur piété, ainsi que de la ville de Lourdes, en France.

Aujourd’hui, Lourdes est un lieu de pèlerinage très fréquenté et important qui attire chaque année des millions de pèlerins. Les gens s’y rendent pour prier et recevoir d’innombrables grâces, notamment le pouvoir de guérison de Lourdes.

Nous vous invitons à prier le chapelet de Lourdes avec nous tous les jours à 15h30 HE / 12h30 HP sur Sel + Lumière TV.

Qu’est-ce qu’une relique ?

Une relique est un objet lié à un saint ou une sainte. Comme la relique de sainte Bernadette, elle est souvent exposée aux fidèles afin qu’ils puissent vénérer la sainte, solliciter son intercession et méditer sur sa vie et son témoignage. Il existe trois catégories de reliques :

  1. Les reliques de première classe sont les restes physiques d’un.e  saint.e (tels que du sang, un crâne, un bras ou des cheveux). Les restes les plus petits sont généralement conservés dans un petit reliquaire placé dans (ou sous) un autel.
  2. Les reliques de deuxième classe sont des vêtements ou des objets que le saint ou la sainte a utilisés de son vivant.
  3. Les reliques de troisième classe sont des objets qui ont été en contact avec une relique de première classe.

Saint Élie, Père des Prophètes et Père de l’Ordre du Carmel.

Crédit photo Istock, légèrement modifié à l’aide de l’IA.

Le 20 juillet, l’Église catholique célèbre la fête de saint prophète Élie « Père des Prophètes ». Et quatre jours plus tard, le 24 juillet, coïncide la fête de saint Charbel, « Médecin du Ciel», un moine ermite maronite.

Pour l’Église catholique Orientale, la fête de saint prophète Élie et celle de saint Charbel (19 juillet) se suivent l’une après l’autre.

Saint Prophète Élie est le Père des prophètes et un illustre prédécesseur du Seigneur,  ; ce qui m’amène à me demander pourquoi n’est-il pas assez connu et largement fêté au Québec et au pays ?

Au Liban par exemple, presque dans chaque quartier et dans chaque région nous trouvons une Église portant le nom le saint prophète Élie, un célèbre prophète à la foi ardente, exceptionnelle et au remarquable zèle pour le Seigneur. D’ailleurs, il n’y a pas une famille libanaise qu’elle n’a pas d’Élie, Élias, Élise, Élisée, Éloise, Elijah, etc. que nous fêtons particulièrement le 20 juillet.

Que savons-nous vraiment sur saint prophète Élie ? D’une manière générale, nous pouvons dire que nous ne connaissons pas beaucoup de détails sur sa vie. Vatican News et Hozana.org, nous informent un peu plus sur ce Père des Prophètes, qu’on lui a donné le nom d’Élie, et qui veut bien dire : « Le Seigneur est mon Dieu ». Selon Vatican News, Élie consacra sa vie à éloigner le peuple de l’adoration des idoles pour le ramener vers l’unique vrai Dieu.  

Lors de l’Audience générale du 15 juin 2011, le pape Benoît XVI, mentionna que l’enseignement d’Élie c’est « la vraie adoration de Dieu est de se donner soi-même à Dieu et aux hommes, la vraie adoration est l’amour « qui « ne détruit pas, mais renouvelle et transforme ». 

D’après l’histoire religieuse, saint Prophète Élie fut plus de huit siècles, le précurseur de saint Jean Baptiste. Il est habité par le feu ardent de la foi et le zèle pour le Seigneur et le servait avec passion.

Ce n’est que des siècles plus tard, le Catéchisme de l’Église catholique le présente comme le modèle de vie chrétienne et de passion pour Dieu, « Père des Prophètes, de la génération de ceux qui cherchent Dieu, qui recherchent sa Face » (CCC, 2582). Source, Vatican News.

Dans son expérience de Dieu, Prophète Élie, ne devant pas reculer, ni se décourager ; mais plutôt continuer d’accomplir sa mission. Il compta énormément sur Dieu qui lui venait en aide et comprend la valeur de l’épreuve, de l’obéissance et de la persévérance. Cette expérience le poussa à vivre le voyage ou le pèlerinage, et à connaître la purification du cœur.

Je suis très contente d’écrire ce blogue pour la fête de saint Prophète Élie pour le faire connaître davantage à travers Sel + Lumière Média.

Chaque année, j’accueillais la fête avec beaucoup d’émotions car ma mère tenait un vœu depuis que mon jeune frère Élias (Élie en arabe) est né ; d’offrir cinq grands pains sucrés (appelé « Korban », à la paroisse Saint-Élie tout près de chez nous. Elle les commande annuellement chez un boulanger artisan de la ville et les envoie à l’église pour qu’ils soient bénis par le prêtre responsable. Elle ramenait de l’offrande, quelques-uns pour les distribuer dans la famille et autour de nous.

De plus, je me rends à l’Église catholique grecque-melkite de Saint-Élie, située au 3250, rue Esther à Laval, pour la messe qui se déroule selon le rite Grec-Melkite byzantin et qui est célébrée en arabe et en français, ainsi que pour la bénédiction respective.

Je me sens ravie de me connecter avec les membres de la communauté qui continuent durant le weekend de fêter, le Patron de leur paroisse. Ils viennent de toute part pour participer à la Divine liturgie, aux Vêpres et aux divertissements divers, citons ici : les activités, les jeux et la dégustation de la bonne nourriture, surtout le blé d’Inde pour prendre par la suite place aux soirées musicales qu’offre le festival.

Si vous planifiez visiter l’église Saint-Élie à Laval cette fin de semaine, je vous encourage de venir prier le saint Prophète Élie pour qu’il intercède pour vous auprès du Seigneur qui, est « son Dieu », puisque son nom « Élie » veut bien dire « Le Seigneur est mon Dieu ».

Bienvenue à toute personne qui a besoin de prier, de se ressourcer de la foi du saint Prophète Élie, qui est si forte pour ramener les âmes cédant à la séduction de tout genre de l’idolâtrie, si profonde et si passionnée.

Nous souhaitons à toute personne portant le nom d’Élie, Élias, Élise, Élisée, Éloise, Elijah, etc. une très bonne fête !

 

Oraison le jour de la fête du saint Prophète Élie, le 20 juillet.

O Dieu éternel et tout-puissant, tu as donné au saint prophète Élie, notre Père, de vivre en ta présence et tu l’as rempli du zèle de ta gloire : Accorde à tes serviteurs de rechercher sans cesse ton visage pour devenir ainsi les témoins de ton amour. Par Jésus Christ. (Source, Hozana.org).

Saint prophète Élie, avec votre foi invincible, votre espérance ferme, votre charité ardente, votre zèle fervent, votre force et votre vie austère et pénitente ; sans oublier votre efficacité de la prière, guidez-nous sur les pas du Seigneur et notre Dieu. Amen.

Saint prophète Élie, modèle de vie chrétienne et de passion pour Dieu, priez pour nous !  

 

 

Prier avec le pape François Réflexion – Avril 2025

Mes frères et sœurs : En ce mois d’avril, le pape François nous invite à prier pour l’utilisation des nouvelles technologies : Prions pour que l’utilisation des nouvelles technologies ne remplace pas les relations humaines, mais respecte la dignité des personnes et aide à affronter les crises de notre temps. 

Avec cette intention, nous sommes invités à considérer les technologies d’une manière plus globale : Les développements technologiques peuvent grandement améliorer nos vies, mais nous devons réfléchir à la manière dont ils aident ou entravent ce que nous sommes en tant qu’êtres humains.  

Prenons l’exemple de la messagerie instantanée. Pouvoir communiquer avec nos familles et nos amis à distance est une bonne chose, mais ce n’est pas le cas lorsque nous considérons les messages et les textos comme le signe d’une amitié profonde. 

Lorsque l’interaction humaine en personne fait défaut, des signaux sociaux essentiels sont perdus et nous commençons à nous comporter et à dire en ligne des choses que nous ne disons normalement pas en personne.   

Pire encore, nous commençons à remplacer les moyens humains de tisser des liens, tels que prendre quelqu’un dans ses bras, une épaule sur laquelle pleurer et la poignée de main, par des émojis sans vie. Nos interactions et nos relations se désincarnent, s’appauvrissent et deviennent moins humaines.   

D’autres outils d’intelligence artificielle peuvent regrouper et générer des informations d’une manière incroyable. Les tâches peuvent certainement être accomplies de manière plus efficaces, mais tout n’est pas qu’une tâche, et la productivité ne règne pas en maître. Nous avons souvent besoin de la créativité humaine et de l’indépendance d’esprit ; sans elles, nous nous transformons ironiquement en robots.  

Considérer notre utilisation des technologies de manière critique, c’est en être responsable. Ce qui fait de nous des êtres humains est important parce que Jésus-Christ s’est fait homme pour nous – le Verbe s’est fait chair – rachetant l’humanité et nous donnant une vie nouvelle.  

Adoptons les nouvelles technologies de manière responsable, afin de préserver et d’encourager ce qui fait de nous des êtres humains. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui.

Prier avec le pape François Réflexion – Mars 2025

Mes frères et sœurs : En ce mois de mars, le pape François nous invite à prier pour les familles en crise : Prions pour que les familles divisées puissent trouver dans le pardon la guérison de leurs blessures, en redécouvrant la richesse de l’autre, même au cœur des différences. 

La famille est le lieu privilégié où l’amour est nourri et appris dans la pratique ; c’est le lieu où la foi est transmise. Elle est notre fondement. Sans la force que nous donne la famille, nous sommes sans fondement, nous nous écroulons.   

Tout le monde souffre dans une famille divisée, et c’est pourquoi le pape François décrit la réalité des familles divisées comme une famille en crise. Il est vraiment regrettable que beaucoup d’entre nous viennent de familles divisées où les parents sont soit séparés, soit divorcés.   

Il peut y avoir de nombreuses raisons derrière la rupture, et je ne suis pas ici pour les justifier ou les vilipender. Ce qui est indéniable, c’est que la blessure et ses effets à long terme peuvent faire beaucoup de dégâts, et nous n’en sommes parfois conscients que bien plus tard.  

Si nous ne pouvons pas revenir en arrière et changer le passé douloureux, nous pouvons nous concentrer sur les blessures qui en résultent pour la personne dans le présent.  

Le Pape François suggère le « pardon » comme moyen de progresser. En effet, Jésus-Christ mentionne explicitement le pardon dans la prière qu’il nous a donnée. Lorsque nous demandons pardon au Seigneur et que nous recevons son pardon, sa miséricorde élargit et vivifie nos cœurs pour que nous puissions pardonner aux autres.  

Aussi, le pardon dépend de nous : C’est nous qui décidons de pardonner ou non à une autre personne ; cela ne dépend pas de facteurs externes incontrôlables. Enfin, le pardon est un processus : Apprenez à pardonner un peu plus, chaque jour, pour qu’il devienne de plus en plus complet au temps de Dieu. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui.

Prier avec le pape François Réflexion – Février 2025

Mes frères et sœurs : En ce mois de février, le Pape François nous invite à prier pour les vocations sacerdotales et religieuses. Prions pour que la communauté ecclésiale accueille les désirs et les doutes des jeunes qui ressentent l’appel à servir la mission du Christ dans la vie sacerdotale et religieuse. 

Prier pour les vocations sacerdotales et religieuses ne signifie pas que les autres types de vocations n’ont pas d’importance ; en fait, c’est précisément parce que tout le monde n’y est pas appelé que ceux qui ont choisi de discerner cet appel ont besoin de nos prières et de notre soutien.   

Le pape François nous rappelle qu’il faut accueillir les « désirs et les doutes » de ceux qui discernent. Il est normal et sain d’avoir des doutes lorsque nous discernons sincèrement à quelle vocation Dieu nous appelle ; il n’est pas nécessaire de les rejeter comme s’ils représentaient une menace pour la vocation.  

Au contraire, nous pouvons les utiliser comme un point d’entrée pour une conversation plus profonde, afin de voir quel type de peur et de manque de liberté peut se cacher sous ces doutes.   

Désirer aimer et servir le Seigneur à travers ces vocations est merveilleux ; souvent, ces désirs ont besoin d’être purifiés : Il se peut qu’au départ, nous voulions les bonnes choses pour les mauvaises raisons. Accueillons ces désirs, mais utilisons-les comme point de départ pour une purification ultérieure.    

Enfin, je vous invite à considérer à ceux de votre paroisse ; il peut même s’agir de membres de votre famille. Qui ferait de bons prêtres ou de bonnes religieuses ? Soyez audacieux et demandez-leur s’ils ont déjà envisagé de telles vocations. On nous pose des questions tout le temps ; pourquoi pas celle-ci ?  

Des recherches ont montré qu’il faut souvent au moins trois « demandes » de la part d’autres personnes pour que les jeunes envisagent une vocation sacerdotale ou religieuse. Plutôt que de simplement prier pour que cela se produise sans notre participation, nous avons un rôle concret à jouer. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui.

Prier avec le pape François Réflexion – Janvier 2025

Mes frères et sœurs : En ce mois de janvier, le pape François nous invite à prier pour le droit à l’éducation des migrants : Prions pour que le droit à l’éducation des migrants, des réfugiés et des personnes touchées par la guerre soit toujours respecté et garantisse ainsi la construction d’un monde meilleur. 

Les migrants, les réfugiés et les personnes touchées par la guerre sont porteurs d’un héritage culturel et historique dont ils sont fiers, mais aussi de blessures et de cicatrices douloureuses dues aux déplacements et à la violence. Ils ne sont pas seulement des chiffres sur une feuille de statistiques ; ils sont de vraies personnes avec de vraies histoires. 

Pour eux, rien de leur vie ne semble normal ; tout a été bouleversé, y compris des choses aussi élémentaires que de recevoir une éducation. C’est comme si leur monde s’était arrêté et que leur vie, leurs espoirs et leurs rêves avaient été mis en attente indéfiniment, voire détruits. 

Nous devons aller au-delà d’un sentiment de sympathie et nous contenter de déplorer qu’ils soient victimes des circonstances. Ce n’est pas parce qu’ils se trouvent au milieu d’une guerre qu’ils ne méritent pas d’être traités comme des êtres humains. 

Non seulement l’accès à l’éducation leur donne un sentiment de normalité, mais il leur confère un sentiment de dignité humaine. Tel est le fondement de l’enseignement de l’Église sur notre engagement social : Il doit commencer par la dignité donnée par Dieu à chaque personne humaine. 

Il ne s’agit pas seulement de les rendre dignes, mais de les aider à aller de l’avant dans le cadre du développement intégral de la personne humaine. En d’autres termes, leur éducation ne peut être médiocre ; elle doit être suffisamment substantielle pour les aider à contribuer à leur communauté et à la société. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui. 

Prier avec le pape François Réflexion – Décembre 2024

Mes frères et sœurs : En ce mois de décembre, le pape François nous invite à prier pour les pèlerins de l’espérance : Prions pour que le Jubilé qui s’ouvre nous renforce dans la foi, en nous aidant à reconnaître le Christ ressuscité au milieu de nos vies, et nous transforme en pèlerins de l’espérance chrétienne.

La première proclamation du Jubilé a eu lieu il y a plus de 700 ans. Normalement, un Jubilé a lieu tous les 25 ans ; le pape François a fait une exception la dernière fois et a déclaré un Jubilé en 2016, l’Année de la Miséricorde. Il a déclaré que l’année 2025 serait le Jubilé de l’espérance.

Notre espérance chrétienne va au-delà de la psychologie, en devenant simplement plus optimiste. En déclarant le Jubilé, le pape François nous rappelle que l’espérance chrétienne ne trompe ni ne déçoit, parce qu’elle est fondée sur la certitude que rien ni personne ne pourra jamais nous séparer de l’amour de Dieu.

Il est normal que les saisons de l’Avent et de Noël nous conduisent au Jubilé : Comme nous le rappelle l’Évangile de Jean, Jésus-Christ est la lumière qui brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Nous avons besoin de cette lumière dans notre monde qui continue d’être entaché par la violence et le péché ; nous avons besoin de l’amour de Dieu pour dissiper les ténèbres.

Lorsque nous choisissons d’espérer, les résultats souhaités échappent à notre contrôle ; c’est pourquoi la vertu de la patience est nécessaire. Le voyage pour rencontrer Jésus-Christ et pour que nos cœurs soient touchés et transformés par lui est un processus ; soyons patients, car Dieu est patient avec nous. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui.

Regardez ici, les vidéos précédentes de Prier avec le pape François.

Prier avec le pape François Réflexion – Novembre 2024

Mes frères et sœurs : En ce mois de novembre, le pape François nous invite à prier pour ceux qui ont perdu un enfant ; prions pour que tous les parents qui pleurent la mort d’un fils ou d’une fille trouvent un soutien au sein de la communauté et obtiennent de l’Esprit consolateur la paix du cœur.

Cette intention de prière peut toucher une corde sensible. En effet, la perte d’un enfant peut être trop douloureuse pour être évoquée, et que les autres ont trop peur d’en parler. Aucun mot de consolation ne semble suffisant à la mort d’un enfant.

Rappelez-vous le massacre des saints innocents par le roi Hérode, comme le décrit saint Matthieu :  « Un cri s’élève dans Rama, pleurs et longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus. ».

Luttons contre la tentation de transformer le besoin de prière et de solidarité en un problème à résoudre. Il y a des moments où il n’y a rien à « faire », et où nous sommes simplement invités dans la situation inconfortable de souffrir avec ceux qui souffrent. Que faire alors ?

Commençons par écrire un petit mot aux parents pour leur exprimer notre peine et leur dire que nous prions activement pour le repos de leur enfant et pour leur consolation au milieu de leur chagrin. Nous pouvons les orienter discrètement vers des groupes de soutien pour les parents endeuillés lorsque le moment est venu.

Nous pouvons également offrir un chapelet à cette intention les mardis et vendredis de ce mois, lorsque nous contemplons les mystères douloureux. Notre Dame des Douleurs connaît bien notre douleur, puisqu’elle a pleuré la mort de son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Invoquons l’intercession de la Vierge Marie, notre Mère. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui.

Regardez ici, les vidéos précédentes de Prier avec le pape François.

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