Batman : Un super héros de plus?

Image: Courtoisie de CNS

La sortie du dernier chapitre de la trilogie Batman The Dark Knight rises fut ternie par une tragédie indescriptible soulevant toutes sortes de questions de société. Mais le film comme tel pose lui aussi beaucoup de questions à la pensée contemporaine. Comment en effet, ce genre de film où l’on se projette dans un monde chaotique  où la violence semble la seule solution pour résoudre les conflits peut-il rapporter 160 millions au box office en une fin de semaine ?

Je dois dire que je suis de la génération qui a grandi aux côtés des super héros. J’ai vu tous les films de Batman à leur sortie au cinéma. Plusieurs personnes que je connais ont de la difficulté à comprendre pourquoi je suis attiré par ce genre de film. Il est certain que ces films d’action nous font vivre des sensations fortes et nous font sortir de notre vie quotidienne. Cependant, dans le cas du film The Dark Knight rises, je peux affirmer que cela va beaucoup plus loin. Cette trilogie nous met en face de l’une des angoisses les plus profondes de notre temps : tout homme est capable du pire. On a affaire à beaucoup plus qu’un simple film de super héros où les bons et les méchants s’affrontent dans un combat sans merci.

En effet, depuis des décennies déjà, les sciences humaines nous ont appris à ne plus diaboliser les êtres humains. La psychologie, la sociologie, l’économie, les sciences politiques, etc. n’ont cessé de nous rappeler que nos comportements sont fortement influencés par des agents extérieurs. Ce qui a pu porter beaucoup d’entre nous à douter de leur capacité même de choisir le bien c’est-à-dire d’être véritablement libre. Cela signifie que nous avons même parfois de la peine à identifier une personne méchante comme responsable de ses actes.  Ce qui m’a marqué dans ce film, c’est que les vilains semblent totalement libres et conscients de la gravité de leurs actes. Les bons comme les méchants sont à la recherche du même but : rétablir la justice, la loi et l’ordre. [Read more…]

Liberté religieuse au Canada: réfléchissons avec les évêques (4e partie)

Depuis plusieurs semaines, nous réfléchissons sur les moyens d’améliorer l’état de la liberté religieuse dans notre pays. Comme le disait Mgr Smith dans sa lettre d’introduction au document de la CECC sur la liberté de conscience et de religion : « cette lettre appelle les catholiques, tous les croyants et même les non-croyants […] à préserver la qualité des relations entre l’Église et l’État.

Dans un premier temps, le document rappelle quelques principes fondamentaux. D’abord, la CECC énonce que « la juste autonomie de la sphère civile et politique par rapport à la sphère religieuse et ecclésiastique – mais pas par rapport à la sphère morale –, est une valeur acquise et reconnue par l’Église, et [qu’] elle appartient au patrimoine de civilisation déjà atteint » (Congrégation pour la Doctrine de la foi, Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique, n° 6).  L’Église en tant qu’institution doit et, donc, peut coopérer à l’édification d’une société plus juste. Cet apport de l’Église à la société comportera une dimension de relation directe et indirecte avec les différents paliers de gouvernement (fédéral, provincial, municipal) selon les sujets traités. Ces relations auront surtout lieu dans les domaines où l’Église (ou tout autre institution à caractère religieux) et l’État sont tous les deux compétents. Par exemple, les soins de santé et l’éducation sont des champs sociaux où l’État et l’Église peuvent coopérer puisque leur implication dans ce domaine participe de leur nature propre. Le mode de coopération sera différent selon les cultures, les nations et l’histoire de chaque pays. Mais la liberté des institutions de foi d’enseigner ou de soigner doit être reconnue par l’État et, ce, dans les limites du Bien commun. L’application de ce principe doit, cependant, être régulée par un autre principe.

Ce deuxième principe mis de l’avant pour éclairer notre compréhension de la liberté religieuse est que : « L’État reconnaît et respecte – il n’accorde pas – le libre exercice de la foi religieuse » (no7). Cela a d’énormes répercussions dans les relations entre l’Église et l’État pour plusieurs raisons. D’abord, cette distinction positionne l’État dans son rôle de serviteur du Bien commun, rejetant par le fait même toute « idolâtrie » ou tout culte de la personnalité du chef de l’État. Ensuite,  le fait que l’État accepte qu’il n’a pas l’autorité d’accorder mais seulement de  reconnaître ce droit inhérent à l’Église, démontre  l’autonomie de cette dernière. Le système scolaire catholique est un bon  exemple de cette autonomie de l’Église. En effet, toute structure portant le nom de catholique a toujours pour autorité ultime un évêque en communion avec le Pape. L’État ne pourrait donc jamais, en justice, imposer un quelconque agenda allant en contradiction avec les décisions des autorités ecclésiastiques. C’est à l’Église et non à l’État de décider ce qui est catholique et, donc, ce qui peut être enseigné dans une institution portant son nom.

Ainsi, une bonne façon de faire en sorte que la qualité des relations entre l’Église et l’État soit préservée est tout simplement de s’assurer que les structures juridiques du Canada correspondent à ces deux principes fondamentaux de la loi naturelle. Pour rendre possible une telle tâche, je ferai une double suggestion. D’abord que chaque diocèse ait des canonistes capables de s’assurer que, localement, les droits fondamentaux de l’Église soient respectés.

Ensuite, que chaque évêque s’entoure d’une équipe de fidèles ayant la profession d’avocat, et les forme afin qu’ils puissent s’assurer en permanence que le système juridique soit conforme à la liberté religieuse telle qu’enseignée par l’Église. Il est important que tous soient conscients de la nécessité d’un ordre juridique juste pour que l’Église puisse agir en toute liberté. En effet, Annoncer le Christ aux hommes présuppose la liberté de pouvoir le faire.

La semaine prochaine nous terminerons notre analyse de cet important document de la CECC.

Liberté religieuse au Canada: réfléchissons avec les évêques (3e partie)

Comment affirmer notre droit d’intervenir sur la place publique en tant que chrétiens ?

Continuons notre réflexion en examinant certains éléments explicitement proposés par nos évêques pour intervenir publiquement en tant que chrétiens. Dans le document de la CECC sur la liberté religieuse, ils insistent sur le fait que : « Jamais il n’aura été plus nécessaire pour les chrétiens engagés d’agir et d’intervenir publiquement dans la sphère de leur vie professionnelle » (no 12). Il convient donc de nous interroger sur des façons de vivre pleinement notre foi catholique dans le milieu du travail. En voici deux : l’exemple et la prise de parole.

L’opinion d’une personne produit toujours un effet chez d’autres que dans la mesure où cette personne est crédible. C’est parce que Steeve Job a su se démarquer par son ingéniosité qu’il a pu être crédible qu’en aux valeurs qui l’habitaient. Voilà pourquoi, à la fin de sa vie, il avait une grande influence au-delà de son domaine propre. De même, c’est en travaillant fort, avec attention, dans la bonne humeur, avec efficacité et professionnalisme que le chrétien d’aujourd’hui rayonnera autour de lui.  Et ainsi, il  suscitera la curiosité de ses collègues sur les raisons motivant une telle application. Pour ce faire, ils n’ont pas à réinventer la roue mais simplement redécouvrir le riche patrimoine de la sagesse catholique et de la mettre en pratique. En effet, en vivant les vertus chrétiennes, les hommes et les femmes œuvrant dans le monde professionnel ne manqueront pas d’attirer l’attention de leurs pairs.

Deux vertus me semblent particulièrement importantes pour arriver à établir cette crédibilité au travail: l’humilité et la magnanimité.

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Première du documentaire « Across the divide » à Vancouver dimanche 3 juin

Ce documentaire de Kris Dmytrenko « Across the divide » porte sur la vie des étudiants et étudiantes de l’université de Bethléem, dirigée par les Frères des Ecoles Chrétiennes. Au coeur du conflit israélo-palestinien, cette université catholique, oasis de paix, forme des jeunes chrétiens et musulmans à mieux se comprendre pour construire la paix.

Dimanche 3 juin au Cinéma Djavad Mowafaghian au Centre des Arts SFU Goldcorp 19h15

Cette projection sera suivie par un panel avec Mgr Michael Miller évêque de Vancouver, Carl Hétu de CNEWA Canada, Fr. Jack Curran de l’Université de Bethléem,  et le père Thomas Rosica de S+L. Plus d’informations et réservations voir http://saltandlighttv.org/acrossthedivide/vancouver.php.
La version en français est prévue pour l’automne.

Allocution à l’assemblée provinciale de l’Ontario de Développement et Paix

Université de St. Michael’s College, Toronto – 12 mai 2012

Je suis très reconnaissant à Luke Stocking et à l’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix pour leur invitation et pour le privilège de m’adresser à vous, ce matin, dans le cadre de votre importante assemblée provinciale. Avant tout, ce sera pour moi l’occasion de vous exprimer à chacune et à chacun ma gratitude pour votre engagement, votre témoignage et votre persévérance. Je ne peux me tenir aujourd’hui devant vous sans évoquer l’extraordinaire collaboration que nous avons vécue il y a dix ans en préparant la Journée mondiale de la Jeunesse 2002 à Toronto et en célébrant ainsi à grande échelle notre identité et notre mission chrétienne et catholique. Grâce à la grande générosité de Développement et Paix, nous avons pu faire fabriquer dans les barrios de Colombie, en Amérique du Sud, plus de 500 000 petites croix de bois que le pape Jean-Paul II a remis à chacun des jeunes pèlerins qui ont participé à la Journée mondiale de la Jeunesse au Canada. Grâce à votre généreuse contribution, ce sont des coopératives de femmes du Chiapas, au Mexique, qui ont confectionné les étoles portées par les quelque 500 prêtres qui ont célébré le sacrement de la Réconciliation avec des dizaines de milliers de jeunes du monde entier dans le parc Duc in Altum et au parc Downsview. En étroite collaboration avec vos responsables régionaux, nous avons permis à 100 000 jeunes de mettre la main à des projets de service le mercredi après-midi de la Semaine de la Journée mondiale de la Jeunesse. Et en tirant parti de l’immense bonne volonté de vos bénévoles, nous avons préparé les fameux sacs du pèlerin de couleur rouge, tissés dans les prisons du Québec. La Journée mondiale de la Jeunesse 2002 a permis à Développement et Paix de renouveler son rayonnement parmi les jeunes, filles et garçons, de notre pays. Plusieurs d’entre vous ont alors qualifié la JMJ de moment de « refondation » pour l’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix.

Dix ans plus tard, je me présente devant vous pour vous encourager une fois encore à assumer l’importante mission ecclésiale confiée à Développement et Paix et pour réfléchir avec vous sur ce que cela veut dire que d’être un témoin convaincu et convaincant de Jésus Christ et sur la riche tradition de l’enseignement social de l’Église. Vous m’avez demandé de parler des « communications, de l’identité et de la mission catholiques », thème qui est depuis dix ans au cœur de mon ministère, soit depuis la création de la Fondation Sel et Lumière. Je voudrais situer mes remarques dans le contexte de l’Année de la Foi promulguée par le pape Benoît XVI — année qui débutera le 11 octobre 2012, soit la journée qui marquera le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Deuxième Concile du Vatican. L’Année de la Foi se conclura le jour de la Solennité du Christ Roi, le 24 novembre 2013.

Redécouvrir Gaudium et Spes

Pour amorcer notre réflexion, examinons l’un des textes les plus importants du Deuxième Concile du Vatican — Gaudium et Spes, la Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps qui est la raison d’être de l’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix. Gaudium et Spes est le plus long document du Concile et, en fait, le document le plus long jamais produit par l’un ou l’autre des 21 conciles œcuméniques tenus en 2000 ans d’histoire du christianisme !  Gaudium et Spes exigeait de nous un engagement intense dans le monde. Les Pères du Concile qui ont préparé ce document avaient connu les deux Guerres mondiales, l’horreur de la Shoa, l’aube de l’ère nucléaire, l’hostilité du communisme et l’impact stupéfiant et encore difficile à évaluer de la science et de la technologie. Tous ces facteurs les ont conduits à comprendre l’Église en fonction non seulement de sa vie interne, mais aussi de sa mission dans le monde. Le message de la Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps est, à bien des égards, le condensé des espoirs et des objectifs de tout le Concile Vatican II. [Read more…]

Liberté religieuse au Canada: réfléchissons avec les évêques (2e partie)

Comment affirmer le droit de la religion d’intervenir sur la place publique?

 Le document sur la liberté religieuse publié par la Conférence des Évêques catholiques du Canada nous donne plusieurs pistes de réponses à cette question. D’abord, la CECC énonce clairement les dangers qui menacent ce droit inaliénable dans notre société d’aujourd’hui.  En effet, la CECC critique ouvertement l’attitude des laïcistes radicaux, présents dans notre société, et qui tentent de limiter « toute expression de croyance religieuse » stipulant qu’elle  « doit être reléguée dans la sphère privée : ils cherchent donc à priver la religion de la moindre influence sur la société » (no12).

Il n’est pas rare d’entendre aujourd’hui certaines personnes demander aux chrétiens de ne pas interférer dans les affaires de l’État sous prétexte que les croyances ne doivent pas être imposées à tous. Cet argument serait valable si les institutions publiques étaient utilisées à des fins de prosélytisme. Ce qui est rarement le cas. Retrancher de la place publique toute référence à la transcendance, et a fortiori, à une tradition religieuse qui a forgé l’identité d’une nation, n’est pas l’équivalent d’une neutralité religieuse. C’est trop souvent plutôt l’affirmation d’un système de croyance bien défini : l’athéisme et l’agnosticisme. En effet, « contraindre les croyants à garder pour eux leurs convictions tandis que les athées et les agnostiques ne sont soumis à aucune restriction de cette nature, c’est en fait une forme d’intolérance religieuse » (no12). Pourquoi l’absence de symboles religieux dans les lieux publics ne fait-elle pas l’objet de critique comme étant une imposition du système religieux athée et agnostique ? Ne pas avoir de crucifix sur un mur ou dans un endroit qui en comportait un auparavant, n’est-il pas la victoire d’une religion sur une autre ? L’absence de référence à Dieu n’est-elle pas le dogme d’un système particulier de croyance, en l’occurrence l’athéisme ?

 Face à ce danger qu’est  « la prédominance culturelle d’un laïcisme radical et d’un « relativisme subliminal qui pénètre tous les domaines de la vie -Benoît XVI- » (no8), les chrétiens et tous les hommes de bonne volonté sont appelés à entreprendre des actions afin de réaffirmer le droit de tous les croyants, peu importe la religion, à intervenir dans l’espace public au nom même de leur croyance et, ce, dans les limites du bien commun.

 Une piste de solution en ce sens se trouve dans la capacité qu’ont les chrétiens d’émettre leur opinion dans les médias. En effet, les nouvelles technologies permettent à tous les citoyens de prendre la parole et d’avoir un certain auditoire. Facebook est un outil précieux que chaque citoyen peut utiliser pour échanger et partager son point de vue. Un autre moyen que peuvent utiliser les citoyens chrétiens afin de « jouer leur rôle dans la formulation des politiques publiques et apporter leur contribution à la société en mettant leur foi en pratique au quotidien » (no5) se trouve dans des initiatives de formation «d’apologétique médiatique ». Ces initiatives consistent en une formation, donnée par des professionnels, qui permet aux chrétiens d’apprendre comment bien défendre et proposer le message de l’Église dans les médias. Cette idée a été mise de l’avant déjà aux États-Unis ainsi que dans plusieurs pays d’Europe. Un exemple inspirant est celui du Royaume-Uni. En effet, l’organisme Catholic voices (www.catholicvoices.org.uk) s’est donné pour but, avant la visite du Pape en 2010, d’être des porte-parole éloquents de fidèles catholiques ayant leur foi à cœur et, surtout, voulant la partager de manière « claire, raisonnable, humaine, succincte et percutante » dans les débats publics, en entrevues, etc. Sans être des porte-parole officiels de l’Église, ces croyants engagés sont un véritable témoignage de la vérité et de la possibilité de vivre la vie chrétienne telle que proposée par l’Enseignement de l’Église.

 La semaine prochaine nous examinerons d’autres façons de réaffirmer cette liberté fondamentale que les évêques nous pressent de mettre en pratique.

Photo: courtoisie de Marsana.

Diffusion du discours du Pape au corps diplomatique à 16h15

Aujourd’hui le pape Benoit XVI prononce son discours annuel au corps diplomatique près le Saint-Siège à l’occasion de la présentation des voeux pour 2012.

Diffusion de ce discours cet après-midi 16h 15

Le dialogue interreligieux au quotidien

La dernière rencontre interreligieuse à Assise est l’occasion d’explorer les défis et les possibilités du dialogue avec les autres religions. Le père Bruno Demers, op, directeur-adjoint de l’Insitut de pastorale des Dominicains à Montréal, notre invité à Perspectives hebdo nous éclaire sur cette réalité.

 Samedi 3 décembre 19h30 HNE
 Lundi 5 décembre 19h05 HNE
 Mardi 6 décembre 12h05 HNE

L’engagement de l’Afrique

L’engagement de l’Afrique

La fin de semaine dernière,  le pape Benoît XVI s’est rendu au Bénin et a remis  l’exhortation apostolique Africae Munus à l’Église africaine.

Le père Luc Bonaventure Amoussou, sj, nous partage ses impressions ; quels défis et quel espoir animent les chrétiens de ce continent.

Que signifie être «pro-vie » ?

Réflexion du père Thomas Rosica pour ceux et celles qui marchent pour la vie.

Des milliers de Nord Américains se rencontreront de nouveau à Washington, DC ces jours-ci pour défendre les êtres humains qui ne sont pas encore nés. 

Que signifie être «pro-vie » ?

Etre « pro-vie » de manière active c’est contribuer au renouvellement de la société à travers la promotion du bien. Il est impossible de répandre le bien commun sans toutefois affirmer et défendre le droit à la vie, droit sur lequel reposent et se fondent tous les droits inaliénables des individus et à partir duquel ils se développent. La vraie paix ne peut exister que lorsque la vie est défendue et promue.

Rappelons nous les paroles prophétiques de Paul VI: « Chaque crime contre la vie est une attaque contre la paix, spécialement si elle s’attaque à la conduite morale des personnes. Cependant, là où les droits des êtres humains sont vraiment professés et publiquement reconnus et défendus, la paix devient le climat jovial et opératif de la vie au sein de la société .» L’avortement est, sans aucun doute, la blessure la plus grave infligée, non seulement sur les individus et leurs familles – qui sont sensées fournir le sanctuaire de la vie, mais aussi sur les sociétés et leur culture, par les mêmes personnes qui devraient être les agents promoteurs et les défenseurs de la société. Nous ne devrons jamais perdre de vue les atrocités commises contre les êtres pas encore nés de même que ce qui n’est pas dit et qui est très rarement avoué de la souffrance et de l’agonie persistantes vécues par les personnes qui ont enduré des avortements.

Je connais la tragédie de l’avortement et les bonnes oeuvres de nombreuses personnes engagées dans le mouvement Pro-vie, qui s’acharnent pour prévenir cette tragédie. Toutefois, un focus sur l’avortement en tant qu’arbitre de ce qu’être pro-vie a considérablement condensé notre discours  national sur les valeurs morales sur la place publique. Les gens qui se disent catholiques fervents, qui croient avoir toujours raison, et qui sont aveuglés par leur propre zèle et leur bonté, ont arrêté de supporter la cause même que nous devons tous défendre avec chaque once d’énergie dans notre chair et nos os. Leur fureur vicie leurs efforts. [Read more…]