Le Premier Synode des Évêques pour le Moyen-Orient a Rome (II)

Deuxième semaine : Processus d‘élaboration du texte final

C’est à partir de cette semaine que débute le travail de synthèse pour aboutir au Message final du Synode des évêques pour le Moyen Orient. Suite au bilan provisoire de la première « semaine d’échauffement », et durant la deuxième semaine, les pères synodaux répartis selon des groupes linguistiques, ou Circuli Minores, poursuivirent une série de débats et de discussions pour l’élaboration du texte final. D’après Monseigneur Guy-Paul Noujeim, ces « Circuli Minores ont permis de faire connaître aux différents groupes linguistiques ce que les autres groupes ont fait.» Un Rapporteur par groupe de travail été assigné pour transmettre le message des Circuli Minores aux Rapporteur général et au Secrétaire général. Lors de leur réunion du Mardi 19 octobre passé ces derniers établirent et approuvèrent les propositions alignées avec le thème du Synode : « Communion et témoignage ». Mercredi 20 octobre le Rapporteur général et le Secrétaire spécial du Synode procédèrent avec les Rapporteurs des Circuli Minores à l’unification des propositions qu’ils présentèrent au Saint-Père en préparation de l’Exhortation apostolique post synodale. “Ces propositions sont propriété du Pape” d‘ajouter Monseigneur Noujeim, car par principe, le Synode est une institution de consultation pour le Pape. Il revient à ce dernier de décider de la faire publier ou pas. Ce même jour fut marqué par l’annonce, lors du 3ème consistoire pour la création de 24 Cardinaux, de la nomination par le Saint-Père de Sa Béatitude Antonios Naguib, Patriarche copte d’Alexandrie comme Cardinal. Il est le seul prélat moyen-oriental à recevoir l’annonce cardinalice en ce 3ème consistoire. Cette nomination pourrait aider les coptes catholiques d’Egypte, qui sont minoritaires et qui éprouvent des défis quant à leur participation concrète à part égale dans la société égyptienne, afin qu’ils puissent mieux vocaliser leurs préoccupations et leurs attentes dans un contexte majoritairement musulman. [Read more…]

Le Premier Synode des Évêques pour le Moyen-Orient a Rome (I)

Synode des évêques pour le Moyen-Orient: Signification et importance

« Franchir le meme seuil ensemble », tel est la désignation du mot «Synode » (Σύνοδος), qui n’est autre que le doublet d’origine grecque classique-attique du mot français « concile ». Dans l’Église catholique, ce concept institué en 1965 par le pape Paul VI à l’issu du concile Vatican II consiste en fait en une assemblée locale, régionale, provinciale d’évêques qui se réunissent pour s’assurer que l’Église vit pleinement sa mission. Au Moyen-Orient, il s’agit d’une communion de 7 églises entre elles et avec l’Eglise catholique universelle. Chacune de ces dernières est assignée à un pasteur appelé Patriarche, et est gouvernée par le Synode qui décide de sont sort et élit son Patriarche ainsi que ses évêques.

L’Assemblée spéciale des évêques pour le Moyen-Orient qui s’est tenue au Vatican du 10 au 24 octobre 2010 est un évènement historique d’une grande envergure, aussi bien pour les 7 églises catholiques moyen-orientales, pour tous les Chrétiens du Moyen-Orient que pour l’Eglise Universelle. D’autre part, ce premier Synode est également important pour les autres confessions du Moyen-Orient, car il concerne le présent et le futur de tous les membres d’une même famille qui habite cette région depuis l’aube des temps. Juifs, Chrétiens et Musulmans y trouvent tous leurs origines confessionnelles. Toutefois, il est erroné de limiter la définition des peuples du Moyen-Orient uniquement à leur croyance religieuse, car il existe d’autres facteurs qui leur confère leur identité moyen-orientale,  a commencer par la géographie qui joue un grand rôle dans le développement d’une culture moyen-orientale unique mais qui se caracterise par une riche diversité. [Read more…]

Au service de l’Église, et au service de tous – réflexion sur le Congrès de la presse catholique 2010

Congresso-TorchiaDu 4 au 7 octobre 2010, le Conseil pontifical pour les Communications sociales (CPCS) a organisé à Rome un congrès sur l’état de la presse catholique – plus précisément sur l’évolution du monde des médias, des attentes du Saint Siège envers les journalistes-communicateurs ainsi que pour encourager la communauté des médias à s’entre écouter et partager des expériences. Plus de 250 personnes de tous les coins du monde étaient présents, dont Alicia Ambrosio et moi. Je vous avoue que le « feeling » était incroyable, surtout à cause du partage et d’un sens d’un apostolat commun. Notre planète est riche en diversité, nos défis sont uniques et nos tactiques différentes, toutefois un tel congrès, qu’il se tienne à Rome ou dans une table ronde au Canada, nous aide à focaliser  la vision, les convictions et les façons de penser en tant que médias catholiques. Pour le bénéfice de nos collègues, je souhaite présenter un résumé des conclusions en forme de questions – une forme de communication utile et fréquemment utilisée par le président du CPCS, Mgr Claudio Maria Celli.

Expliquer et démontrer: À quel point sont nos communications comprises par nos lecteurs, téléspectateurs et auditeurs? Aidons-nous le public à saisir et retenir la parole de Dieu et l’enseignement de son Église? Utilisons-nous le bon langage et les bonnes technologies? Montrons-nous le chemin par le biais d’exemples concrets dans notre quotidien?

Aimer: L’amour du Christ pour l’humanité est-il bien clair dans nos œuvres? Quel rôle donnons-nous à Jésus-Christ dans nos salles de presses, rédactions, montages ou de travail? [Read more…]

S’il est avec nous dans ce temps de violence…

S’il est avec nous dans ce temps de violence…

Nous ne savons pas ton mystère, Amour infini…

Ces deux hymnes m’habitent depuis que j’ai vu le film « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois, en avant-première au Festival International du Film de Toronto. (TIFF). La mise en scène est remarquable; la simplicité des lieux et le jeu des acteurs sont saisissants. Le tournage a eu lieu dans un ancien monastère au Maroc

des-hommes-et-des-dieuxLes acteurs se sont préparés en vivant avec de vrais moines pendant une semaine, à l’abbaye de Tamié en France et cela se sent. De plus, un moine les a conseillés durant tout le tournage. L’un des acteurs a déclaré «  Nous nous sommes trouvés par le chant ».

Même si le réalisateur  a pris des libertés quant aux écrits des moines, il a réussi à nous faire entrer un peu dans le mystère de la vie donnée des moines. Les familles se sont senties respecter ce qui me semble un point important.

Communauté, fraternité, et vérité

Le film met en relief le combat des moines de Tibéhirine de prendre la décision de rester. Pourquoi rester ? Pourquoi être martyrs ?  Au nom de qui tous ces liens tissés avec leurs voisins musulmans dans le village au fil des années?

Ces moines ne cherchaient pas à être des héros, ils ont cherché à suivre jusqu’au bout l’appel de Dieu, à aimer comme le Christ jusqu’au prix de leur vie. Leur décision est donc le fruit d’un long combat et cheminement.

Personne ne sort indemne après avoir vu ce film; les personnages nous habitent, nous atteignent dans notre cœur et notre conscience et nous invitent au silence.

Une scène-clé m’a particulièrement marquée; elle dit bien le sens de notre vie.

Le soir de Noël, des hommes armés entrent au monastère pour demander des médicaments ; le prieur leur résiste et discute dehors avec eux. Les hommes repartiront bredouilles respectant la nuit de Noël.

Peu après le prieur de la communauté a écrit.

J’ai longtemps repensé à ce moment-là, ce moment où Ali Fayattia et ses hommes sont partis. Après leur départ, ce qui nous restait à faire c’était à vivre. Et la première chose à vivre c’était, deux heures après, de célébrer la vigile et la messe de Noël. C’est ce que nous avions à faire. Et c’est ce que nous avons fait. Et nous avons chanté Noël et nous avons accueilli cet enfant qui se présentait à nous absolument sans défense et déjà si menacé…

Et après, notre salut a été d’avoir toutes ces réalités quotidiennes à assumer: la cuisine, le jardin, l’office, la cloche… Jour après jour. Et il a fallu nous laisser désarmés.

Et, jour après jour, j’ai, et je le pense, nous avons découvert ce vers quoi Jésus Christ nous invite. C’est à naître. Notre identité d’homme va de naissance en naissance, et de naissance en naissance nous allons bien finir, nous-mêmes, à mettre au monde cet enfant de Dieu que nous sommes…

Car l’Incarnation pour nous c’est de laisser la réalité filiale de Jésus s’incarner dans notre humanité. Le mystère de l’Incarnation demeure ce que nous allons vivre. C’est ainsi que s’enracine ce que nous avons déjà vécu ici, et, ce que  nous allons vivre encore.

(Christian de Chergé, L’invincible espérance Bayard/Centurion, 1997, p. 294)

Ce film sortira en salle en Amérique du Nord en 2011.

Chrétien et scientifique – un évêque bioéthicien soulève les problèmes de la recherche sur les cellules souches

(NDLR: le présent article a été rédigé par Warren Schmidt, csb, séminariste au sein de la Congrégation de Saint-Basile, à Toronto. Il collabore avec Télévision Sel + Lumière pour l’été.)

Étant séminariste avec une formation en biologie, on me demande souvent comment j’ai fait la transition du laboratoire au discernement au sacerdoce. Après tout, la science et la religion ne sont-elles pas en opposition? L’Église catholique ne résiste-t-elle pas au progrès scientifique? Comment une personne de foi peut-elle être à la fois une personne de science et de raison? L’intérêt et la grande joie qui découlent de ma foi catholique, de la vie au séminaire et en communauté religieuse avec les pères Basiliens, ainsi que mon désir de rester au courant du rythme étonnant de la science contemporaine confirment pour moi la valeur de la science et de la religion. Ensemble, la foi et la raison sont des moyens de découvrir la même vérité ultime. Je soutiens, étant profondément chrétien et en même temps scientifique, que cette vérité est essentielle et révélée par Dieu, l’auteur de tout ce qui est bon, y compris tout savoir humain.

Anthony Fisher OPJ’étais donc content ce week-end de rencontrer Mgr Anthony Fisher, évêque du diocèse de Parramatta (New South Wales, Australie). Le lien entre Mgr Fisher et le Canada est bien établi. Il est devenu évêque auxiliaire de Sydney en 2003, et s’est vu peu après confier la tâche d’organiser en Australie la Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ), fait réalisé en 2008. Mgr Fisher cite le modèle du JMJ employé à Toronto en 2002 pour avoir produit ce qu’il a décrit à plusieurs reprises comme «les meilleures semaines dans l’histoire de notre pays».

Né en 1960 et ordonné prêtre en 1991, Mgr Anthony Fisher, qui est entré chez les Dominicains (Ordre des prêcheurs) en 1985, avait étudié en histoire et en droit à l’University of Sydney. Il s’est impliqué dans le mouvement pro-vie à cette université. Par la suite, il a pratiqué le droit dans un cabinet d’avocats à Sydney avant d’entrer dans la vie religieuse. En 1995, il compléta un doctorat en bioéthique à l’Université d’Oxford. Plus tard, il est devenu le premier Directeur du John Paul II Institute for Marriage and Family à Melbourne (Australie), une position qu’il a occupée de 2000 jusqu’en 2003. Mgr Fisher est évêque du diocèse de Parramatta depuis janvier 2010. [Read more…]

Winnipeg: l’autre G8 à suivre

SOMMET INTERRELIGIEUX MONDIAL 2010

 

World Religions Symbol - 1Ce mois de juin marque plusieurs évènements importants à l’échelle mondiale. Certains sont divertissants comme la coupe du monde de sport  de la FIFA, actuellement en cours en Afrique du Sud, le U.S. Open de Golf et le Championnat de Tennis de Wimbledon. D’autres, moins divertissants mais d’une importance magnanime, comme les Sommets des G8 et G20, ainsi que le Sommet des religions du monde, gravitent autour des thèmes cruciaux d’ordre global. D’autres conférences se font en marge des G8/G20, tel que Mon Sommet 2010, sommet international officiel des jeunes.

Sommets des G8 et G20, 2010 – Canada

Le Canada se prépare depuis janvier passé pour accueillir les Sommets des dirigeants du G8/G20, qu’il présidera durant l’année 2010. L’engagement des jeunes par le biais de Mon Sommet 2010 caractérise ce rassemblement international et démontre l’importance de leur participation, notamment en leur permettant de focaliser sur les questions qui les préoccupent, et d’autre part de les sensibiliser aux enjeux cruciaux en les montrant dignes de confiance. [Read more…]

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