« Verso l’Alto » par le Bienheureux Pier Giorgio Frassati

Le 4 juillet est la fête (mémoire) du Bienheureux Pier Giorgio Frassati. Le texte qui suit est l’homélie du Père Thomas Rosica csb. telle que prononcée le lundi 14 juillet 2008 à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse de Sydney. Elle fut prononcée durant la vigile de prière et d’adoration eucharistique où était présent le corps de Pier Giorgio Frassati dans la cathédrale St. Mary’s de Sydney en Australie.

Comme à Sydney, la dépouille de Pier Giorgio Frassati a été transportée de Turin à Rio de Janeiro pour les JMJs au Brésil.

« Chers amis,

Chères Wanda et Giovanna,

Nièces du bienheureux Pier Giorgio Frassati.

Quel honneur et quel privilège d’être avec vous ici ce soir à la cathédrale St. Mary de Sydney en Australie ! Conduits par un groupe de jeunes canadiens de CCO (Catholic Christian Outreach), l’un des mouvements étudiants catholiques les plus remarquables de notre nation, nous nous sommes rassemblés pour adorer Jésus, don de Dieu pour la vie du monde. Des jeunes du monde entier viennent aussi ici pour prier autour de la dépouille mortelle du bienheureux Pier Giorgio Frassati au cours des Journées mondiales de la jeunesse 2008.

Nous venons d’entendre quel est le projet pour le christianisme dans ce magnifique texte des Béatitudes de l’Évangile de Matthieu (5, 1-12). Les Béatitudes dans le sermon du Christ sur la montagne sont une recette pour la sainteté extrême. Chaque crise que l’Église affronte, chaque crise à laquelle le monde doit faire face, est une crise de la sainteté, est une crise de saints.

S’il y a une époque où les jeunes hommes et femmes ont besoin d’authentiques héros, c’est la nôtre. L’Église croit que les saints et les bienheureux, leurs prières et leurs vies, sont pour les personnes sur la terre; que la sainteté, comme un honneur terrestre n’est pas convoitée par les saints et les bienheureux eux-mêmes.

Qu’est-ce qui fait que le bienheureux Pier Giorgio Frassati est si unique et si spécial ? Il est né en 1901, au tournant du siècle dernier à Turin, en Italie. Le 4 juillet 2008 a marqué le 83ème anniversaire de l’entrée de Pier Giorgio Frassati dans la vie éternelle. Athlétique, plein de vie, toujours entouré d’amis qu’il inspirait par sa vie, Pier Giorgio n’a pas choisi de devenir prêtre ou religieux, préférant donner témoignage à l’évangile comme laïc. Il n’a jamais fondé un ordre religieux ou initié un nouveau mouvement ecclésial. Il n’a pas dirigé d’armée et n’a jamais été élu à un poste public. La mort est venue avant qu’il ait pu recevoir son diplôme universitaire. (Le diplôme lui a été remis à titre posthume en 2001). Il n’a jamais eu la chance de commencer une carrière ; en fait, il n’avait pas même découvert ce que sa vocation pouvait être. C’était simplement un jeune homme amoureux de sa famille et de ses amis, amoureux des montagnes et de la mer, mais surtout amoureux de Dieu. [Read more…]

Charte de vie chrétienne et recette de sainteté extrême

Quatrième dimanche du Temps ordinaire, Année A – 29 janvier 2017

Sophonie 2,3 ; 3,12-13
1 Corinthiens 1,26-31
Matthieu 5,1-12a

L’Église poursuit son pèlerinage à travers l’histoire et nous avons besoin d’une perspective, d’une vision pour nous soutenir et nourrir notre espérance au milieu de nos obscurités, de nos ambiguïtés et de nos péchés, de nos joies, de nos espoirs et de nos victoires. La perspective biblique se trouve dans la grande Charte chrétienne que nous présente l’Évangile d’aujourd’hui. Cet Évangile qu’on appelle souvent le Sermon sur la montagne (Mt 5, 1-12a) est le premier d’une série de cinq discours (5,1 – 7,29) qui forment un élément central de la structure de l’évangile de Matthieu. Le parallèle chez Luc est le « Sermon dans la plaine » (Lc 6,20-49), mais certaines paroles du Sermon sur la montagne de Matthieu ont leur parallèle ailleurs dans l’évangile de Luc.

La composition soignée des thèmes du sermon n’est probablement pas due uniquement au travail rédactionnel de Matthieu; celui-ci semble avoir eu à sa disposition, entre autres sources, un schéma de discours de Jésus. La forme de cette source aurait pu être la suivante : quatre béatitudes (Mt 5,3-4; 6,11-12), une section sur la justice nouvelle avec des exemples (5,17. 20-24. 27-28. 33-48), une section sur les bonnes œuvres (6, 1-6. 16-18) et trois mises en garde (7,1-2. 15-21. 24-27). Contrairement au sermon de Luc, celui de Matthieu ne s’adresse pas seulement aux disciples mais à la foule.

La formule « Heureux ceux qui… » employée dans l’Évangile d’aujourd’hui apparaît souvent dans l’Ancien Testament, dans la littérature sapientielle et dans les psaumes. Quoique modifiées par Matthieu, la première, la deuxième, la quatrième et la neuvième béatitudes ont un parallèle chez Luc (Mt 5,3//Lc 6,20; Mt 5,4//Luc 6,21; Mt 5,6//Lc 6,21a; Mt 5,11-12//Lc 5,22-23). Les autres ont été ajoutées par l’évangéliste, qui les a probablement rédigées.

Le sens des béatitudes

Les béatitudes sont la grande charte de la vie chrétienne. Elles révèlent la justice ultime de Dieu et évoquent l’attitude prophétique de Jésus qui tend la main à ceux qui vivent en marge de la société. Bien des gens – les malades, les paralytiques, les pauvres et les affamés – se sont pressés autour de Jésus sur le versant de cette colline de Galilée. Dans ce cadre biblique saisissant qui domine la mer, Jésus met en œuvre la justice biblique en proclamant les béatitudes. La justice authentique est une affaire d’engagement personnel envers les malades, les handicapés, les pauvres et les affamés. Les foules qui écoutaient Jésus furent frappées de stupeur parce qu’il parlait avec autorité, avec la force de qui connaît la vérité et la propose librement aux autres. C’était un maître sans égal.

Le texte de l’Évangile d’aujourd’hui est évidemment l’un des passages qu’on aime bien utiliser pour diverses célébrations liturgiques, mais combien d’auditeurs comprennent vraiment la radicalité de ce qui est promulgué ici, combien se rendent compte que les béatitudes ne sont pas simplement une belle introduction au Sermon sur la montagne mais constituent en fait le fondement de tout l’enseignement de Jésus ? Nous avons souvent du mal à comprendre et à expliquer le sens des béatitudes sauf pour voir en elles un message de solidarité, de compassion et de bénédiction. La langue araméenne, celle que parlait Jésus, peut nous aider à saisir plus profondément l’enseignement de Jésus. Le mot « heureux » traduit le terme « makarioi » dans le Nouveau Testament grec. Si nous remontons au lexique araméen, nous découvrons le mot « ashraï », du verbe « yashar ». Ashraï n’a pas de connotation passive. Il a plutôt le sens « prendre le bon chemin pour arriver au bon endroit; faire demi-tour, se repentir; devenir droit ou juste ».

En essayant de retrouver les mots araméens que Jésus aurait prononcés, nous pourrions traduire les béatitudes comme suit : « Debout, en avant, faites quelque chose, bougez-vous, vous qui avez faim et soif de justice; vous qui désirez la paix… » Cette formulation reflète mieux les paroles et l’enseignement de Jésus. Ce que nous l’entendons nous dire, c’est : Debout, arrêtez de vous plaindre, faites quelque chose pour les sans-abri, pour les pauvres, pour ceux et celles qui sont découragés et déprimés autour de vous. « Debout, en avant, faites quelque chose, grouillez-vous », dit Jésus à ses disciples et à nous aussi. C’est de cette façon que les béatitudes révèlent la justice ultime de Dieu et sa solidarité avec la condition humaine.

Il s’agit pour nous de prendre les béatitudes comme un miroir dans lequel examiner notre vie et notre conscience. « Est-ce que je suis pauvre en esprit ? Est-ce que je suis humble et miséricordieux ? Est-ce que j’ai le cœur pur ? Est-ce que j’apporte la paix ? Suis-je « bienheureux », « heureux » ? Jésus ne nous donne pas seulement ce qu’il a mais aussi ce qu’il est. Il est saint et il nous rend saints.

Un devis de sainteté

Les béatitudes sont aussi une recette de sainteté extrême. La sainteté est un mode de vie qui suppose engagement et action. Ce n’est pas une attitude de passivité mais plutôt un choix continuel pour approfondir notre relation avec Dieu et laisser ensuite cette relation guider toutes nos actions dans le monde.

Hommes et femmes des béatitudes

Les béatitudes ont été vécues, mises en pratique dans la vie de Jean-Paul II. Lui-même aura été un témoin extraordinaire qui, par son dévouement, ses efforts héroïques, ses longues souffrances et sa mort, a transmis aux hommes et aux femmes de notre temps la force du message de l’Évangile. Une large part du succès du message du pape vient de ce qu’il était entouré d’une nuée de témoins qui l’ont épaulé et l’ont soutenu pendant sa vie. En près de 27 ans de pontificat, il a donné à l’Église 1338 bienheureuses et bienheureux et 482 saintes et saints.

Le 2 avril 2005, il rendit l’âme sous les yeux du public et le monde entier s’arrêta pendant plusieurs jours. Le 8 avril 2005, le cardinal Josef Ratzinger annonça au monde que le Saint Père nous regardait et nous bénissait « depuis la fenêtre de la maison du Père ». Le dimanche 27 avril 2014, neuf ans à peine après son retour à la maison du Père, l’Église a confirmé officiellement ce que nous sommes nombreux à savoir depuis longtemps, soit qu’il n’est pas seulement « Santo subito » (à canoniser tout de suite !) mais « Santo sempre » (saint à jamais). Apprenons de « Papa Wojtyla » à franchir des seuils, à jeter des ponts et à proclamer l’Évangile aux gens de notre temps. Devenons des hommes et des femmes des béatitudes et demandons la grâce de recevoir un peu de la fidélité du témoignage de Pierre et de l’audace de la proclamation de Paul, qui ressortaient avec une telle vivacité chez Karol Wojtyla, le pape Jean-Paul II.

À la rencontre de la Parole de Dieu dans l’Écriture

Nous poursuivons aujourd’hui notre réflexion sur l’Exhortation apostolique Verbum Domini, que le pape Benoît a publiée à la suite du synode des évêques sur la Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église. Nous en sommes au paragraphe 72 :

S’il est vrai que la liturgie est le lieu privilégié pour la proclamation, l’écoute et la célébration de la Parole de Dieu, il est tout aussi vrai que cette rencontre doit être préparée dans le cœur des fidèles et surtout être approfondie et assimilée par eux. En effet, la vie chrétienne est caractérisée essentiellement par la rencontre avec Jésus-Christ qui nous appelle à le suivre. C’est pourquoi le Synode des Évêques a réaffirmé plusieurs fois l’importance de la pastorale dans les communautés chrétiennes comme cadre dans lequel parcourir un itinéraire personnel et communautaire par rapport à la Parole de Dieu, de sorte que celle-ci soit vraiment au fondement de la vie spirituelle. Avec les Pères du Synode, j’exprime le vif désir que fleurisse « une nouvelle saison de plus grand amour pour la Sainte Écriture, de la part de tous les membres du Peuple de Dieu, afin que la lecture orante et fidèle dans le temps leur permette d’approfondir leur relation avec la personne même de Jésus ».

Dans l’histoire de l’Église, les recommandations des saints sur la nécessité de connaître l’Écriture pour grandir dans l’amour du Christ ne manquent pas. C’est un fait particulièrement évident chez les Pères de l’Église. Saint Jérôme, grand « amoureux » de la Parole de Dieu se demandait: « Comment pourrait-on vivre sans la science des Écritures, à travers lesquelles on apprend à connaître le Christ lui-même, qui est la vie des croyants ? ». Il était bien conscient que la Bible est l’instrument « par lequel Dieu parle chaque jour aux croyants ». Il conseille ainsi Leta, une matrone romaine, pour l’éducation de sa fille: « Assure-toi qu’elle étudie chaque jour un passage de l’Écriture… À la prière fais suivre la lecture, et à la lecture, la prière… Plutôt que les bijoux et les vêtements de soie, qu’elle aime les Livres divins ». Ce que saint Jérôme écrivait au prêtre Neposianus vaut aussi pour nous: « Lis fréquemment les divines Écritures; et même, que le Livre Saint ne soit jamais enlevé de tes mains. Apprends-y ce que tu dois enseigner ». À l’exemple du grand saint qui consacra sa vie à l’étude de la Bible et qui donna à l’Église sa traduction latine, la Vulgate, et de tous les saints qui ont placé au centre de leur vie spirituelle la rencontre avec le Christ, renouvelons notre engagement à approfondir la Parole que Dieu a donnée à l’Église. De cette façon nous pourrons tendre à ce « haut degré de la vie chrétienne ordinaire », souhaité par le Pape Jean-Paul II au commencement du troisième millénaire chrétien, qui se nourrit constamment de l’écoute de la Parole de Dieu.

La famille chrétienne : idéal ou réalité ?

blog_1441376213

Samedi le 29 août dernier, avait lieu à la cathédrale Marie-Reine-du-monde de Montréal, la conférence intitulée « À la découverte de l’amour véritable ». Organisée conjointement par l’Association pour la béatification de l’Impératrice Zita d’Autriche et l’Archidiocèse de Montréal, cette journée de réflexion et de prière aura certainement permis à tous les participants non seulement d’approfondir leurs connaissances sur le dessein de Dieu sur la famille mais également de sentir un réconfort dans un monde qui lui est malheureusement de plus en plus hostile.

Durant l’avant-midi, des témoignages et enseignements se sont succédés. D’abord le témoignage de Brigitte Bédard, journaliste au magazine Le Verbe, qui présentait le pouvoir de la grâce dans son chemin vocationnel, suivi de celui de Cosmin et Jacynthe Dina centré sur le rôle du sacrement de mariage et sur la solidité que revêt le mariage lorsqu’il se vit dans la foi, l’espérance et la charité. Concluant la première moitié de cette journée mémorable, Mgr Lépine a voulu souligner que le véritable visage de l’amour s’est manifesté en Jésus-Christ sur la croix. Incitant les participants à méditer fréquemment le chemin de croix, l’archevêque de Montréal a lancé un vif appel aux consciences afin qu’elles répondent positivement à leur vocation à la sainteté et qu’elles voient que la « famille est le lieu où l’on apprend que le don de soi est un chemin de bonheur».

Après un pareil avant-midi chargé d’émotions, tous étaient unanimes dans leur désir d’implorer le pardon du Père de toute miséricorde et de Lui rendre grâce pour ce don immense qu’est la famille. Une fois abreuvés à cette « Source et Sommet de toute la vie chrétienne», les participants ont pu entamer l’après-midi en compagnie d’intervenants dont la qualité n’avait d’égale que la profondeur du sujet abordé. [Read more…]

La mort n’est pas une fin mais une transition

JPII2

La mort n’est pas une fin mais une transition

Confronter la réalité de l’Euthanasie

À l’ombre de la très triste et troublante décision de la Cour Suprême du Canada renversant ce qui était jusqu’à présent la loi canadienne interdisant l’euthanasie, je transmets ces mots à nos lecteurs.

Les médias ont causé beaucoup de confusion au sujet de l’euthanasie et ont été extrêmement fallacieux dans leur représentation de la souffrance humaine et de la compassion. Les personnes, qui pensent que l’euthanasie et le suicide assisté devraient être légalisés, ne voient pas le problème dans son ensemble. Ils pensent en terme d’autonomie personnelle et de choix. Ils pensent à ce qu’ils ressentiraient s’ils devenaient soudainement impotents et considèrent une telle vie comme indigne et, donc, comme ne valant pas la peine d’être vécue. Peut-être considèrent-ils les personnes handicapées comme des personnes n’ayant aucune qualité de vie. Notre dignité et notre qualité de vie ne viennent pas de ce que nous pouvons ou ne pouvons pas faire. La dignité et la qualité de vie ne sont pas une question d’efficacité, de compétence ou de productivité. Elles découlent d’une réalité plus profonde, de ce que nous sommes et de nos relations avec les autres.

La possibilité que l’euthanasie et/ou suicide assisté puisse être une réalité pour nous au Canada devrait être un appel à tous les Canadiens. Pas seulement parce que la vie est une réalité sacrée qui doit être respectée depuis la conception jusqu’à la mort naturelle mais, plus simplement, parce qu’une telle loi affecterait les plus vulnérables : les malades chroniques qui ont besoin du système de santé, les personnes âgées qui ont été abandonnées et qui n’ont personne pour parler en leur nom et qui sentent qu’elles sont un poids pour les autres, les handicapés qui doivent se battre tous les jours pour maintenir leur intégrité et leur dignité. [Read more…]

24 heures de prière pour un nouveau printemps de la vie consacrée

Le 31 janvier et 1er février dernier avait lieu au Sanctuaire du Très-Saint Sacrement de Montréal les 24 heures de prière pour un nouveau printemps de la vie consacrée, événement organisé conjointement par la Fraternité monastique de Jérusalem et l’Archidiocèse de Montréal. Ce véritable marathon spirituel a débuté le samedi par une Messe présidée par le Nonce apostolique au Canada, Mgr Luigi Bonazzi.

« Un témoin de Dieu qui est Amour, voilà ce qu’est la personne consacrée aujourd’hui! Comme il est important aujourd’hui dans une grande ville telle que Montréal, de pouvoir compter sur des personnes capables d’aider leurs prochains, à rencontrer ce Dieu qui est Amour. Le plus grand cadeau que nous pouvons faire à nos prochains est de les aider à faire cette rencontre avec ce Dieu qui est amour. »

La journée s’est ensuite poursuivie durant l’après-midi par une série de témoignages manifestant la diversité et les différents visages de la vie consacrée aujourd’hui. Se sont donc succédé de véritables témoins de la foi et de cette réponse à l’appel de Dieu à la vie consacrée :

  • Le Père Benoît Lacroix o.p. qui a prononcé une allocution sur le thème de la vie consacrée au Québec depuis 1965 : Une mission si féconde, variée et colorée.
  • Sœur Gilberte Bussière CND qui a donné un témoignage touchant sur sa vocation personnelle à la vie consacrée et qui s’est également exprimée pour la toute première fois publiquement sur l’épisode malheureux de ces 58 jours passés en captivité au Cameroun sous le regard de Dieu.
  • Le Frère Antoine-Emmanuel s’est exprimé sur le sens de la vie consacrée, ses nombreux visages et ses nouvelles formes.
  • Une consacrée de l’Institut Notre Dame de vie, Marie-Sophie De Bouville a parlé de l’évangile au quotidien.
  • Jean-François Pouliot fmj a livré un touchant témoignage sur son appel personnel à la vie consacrée.

[Read more…]

L’humanisme intégral du pape François (1ère partie)

blog_1421346606

Image: Courtoisie de CNS

Depuis les attentats terroristes de Paris, le monde entier s’interroge sur l’importance d’une plus grande stabilité internationale. En effet, la société globale qui est en train de se développer ne se présente plus nécessairement comme une utopie n’ayant que des bons côtés. Ces événements ponctuels mais non moins tragiques montrent à quel point la mondialisation est aussi un défi et, comme dans tout défi, l’échec doit être considéré comme une possibilité. C’est pour surmonter cette nouvelle responsabilité que les dirigeants de divers pays se sont réunis dimanche dernier à Paris pour montrer leur solidarité et leur désir de participer à la construction d’un monde plus libre et plus respectueux des différences.

C’est dans ce contexte qu’a été prononcé le discours traditionnel du Pape au corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège. Je recommande la lecture de ce texte réaliste, ouvert sur l’espérance et la responsabilisation de tous. En effet, l’Église se sent concernée par ces transformations sans précédent. D’abord, et comme le disait Paul VI, l’Église « experte en humanité », précède le monde entier c’est-à-dire les personnes, les États, les institutions de la sociétés civile, les entreprises, etc. dans cette entrée vers un monde globalisé. De fait, l’Église catholique est depuis longtemps une institution universelle, une société inclusive où tous les peuples et les pays sont représentés et y trouvent un chez-soi. C’est en ce sens que l’Église et son représentant le plus officiel, le Pape, sont en mesure d’accompagner ce monde en transformation pour qu’il s’oriente vers davantage de paix et de justice et non l’inverse. Comme le disait le Cardinal Parolin dans une entrevue au père Thomas Rosica CSB « c’est en ce sens que doit être comprise la mission de l’Église au plan diplomatique ». [Read more…]

La sainteté dans la simplicité: béatification de Don Alvaro del Portillo

blog_1412101218

Le 27 septembre dernier, avait lieu à Madrid la célébration de béatification de Don Alvaro del Portillo à Madrid. En effet, plus de 300 000 personnes dont 150 évêques s’étaient rassemblés pour prier et manifester leur affection pour le bienheureux. Par ce geste, l’Église venait non seulement réaffirmer la sainteté de la vie terrestre de l’ancien Prélat de l’Opus Dei et reconnaître son pouvoir d’intercession auprès de Dieu mais également rendre son message accessible à l’Église universelle. Quel est donc ce message ?

Le cœur du message de Don Alvaro est, comme pour tous les saints, de présenter la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu en Jésus-Christ non comme un idéal impossible à atteindre mais comme une Grâce à accueillir avec sincérité. En effet, faire de la nouvelle vie apportée par Jésus un idéal inaccessible ou une utopie, revient à douter de son pouvoir salvifique. Au contraire, l’Église a, de tout temps affirmé que le ciel est accessible à tous puisqu’offert à tous. La sainteté n’est donc pas l’affaire « d’une élite spirituelle » réservée à un petit nombre (no 8) mais elle est une chose possible pour tous les hommes et les femmes de bonne volonté. Tel était le message central du bienheureux Don Alvaro del Portillo et de l’Institution dont il a été la tête de 1975 à 1994. Cet « appel universel à la sainteté » (no 40), le Concile Vatican II allait en faire l’une de ses doctrines principales. En ce sens, la béatification de Don Alvaro doit être vue comme un signe de Dieu que 1) le salut est accessible à tous et, ce, peu importe la vocation et 2) sa vie est un exemple universel et, donc, qu’il peut être une inspiration pour tous les hommes et femmes de notre temps. [Read more…]

« Toujours prier sans se décourager »

blog_1406122454

Image: Courtoisie de CNS

« Toujours prier sans se décourager » (Luc 18, 1)

Depuis quelque temps, le monde vit des instabilités grandissantes dans plusieurs parties du monde. Que les conflits soient en Ukraine, en Syrie, au Liban, au Nigéria, en Irak et, plus récemment, dans la bande de Gaza, les moyens de communication font en sorte que nous nous sentons de plus en plus directement concernés par ces conflits. De plus, avec la globalisation, cette instabilité tend à s’accroître à l’extérieur des frontières des pays impliqués. Comment réagir chrétiennement à cette situation difficile?

Selon moi, la solution se trouve dans l’imitation de l’attitude du pape François. En effet, lors de son voyage en Terre sainte il y a quelques mois, le Saint-Père a appelé des représentants palestiniens et israéliens à venir prier avec lui au Vatican le 8 juin dernier. Cette rencontre fut riche d’émotion et de fraternité. Devant les événements des derniers jours, plusieurs se demandent ce qui s’est passé. N’étions-nous pas sur la bonne voie? La prière est-elle vraiment utile? La paix est-elle possible? C’est la tentation du découragement qui nous guette tous.

Pour ne pas perdre espoir, il est important de s’arrêter quelques instants sur la réalité de la prière. Dans un premier temps, et pour satisfaire notre envie moderne d’efficacité, nous pourrions nous consoler en nous disant que peut-être sans cette rencontre le conflit aurait été pire encore! Cette réponse ne nous satisfait cependant qu’à moitié. La prière est subtile et profonde. C’est pourquoi elle échappe au calcul géostratégique et politique. L’Église enseigne que la prière est tout d’abord un lieu de rencontre où tous les hommes de bonne volonté peuvent se réunir. En effet, « l’homme reste à l’image de son créateur. Il garde le désir de Celui qui l’appelle à l’existence. Toutes les religions témoignent de cette quête essentielle des hommes »[1] . Ainsi, la prière peut réunir tous les hommes, même les plus grands ennemis, puisqu’elle est une réponse à l’appel universel à l’Amour de Dieu.

[Read more…]

Le ferment dans la pâte ou l’humanisation du Mondial

blog_1405094743

Photo: Courtoisie de Catholic News Service

La coupe du monde de soccer, qui est sur le point de se terminer, nous invite à réfléchir sur la nature du sport et sur son rapport avec le développement de la personne humaine. La popularité du sport en général, dont le soccer est un représentant emblématique, manifeste l’universalité du phénomène. Peu importe l’âge, la nationalité, la race ou l’idéologie politique, le sport réussit à enflammer les cœurs et procure un sentiment de satisfaction et d’appartenance. Pourquoi ces deux sentiments réussissent-ils par leur intensité à procurer autant de joie ? La réponse à cette question trouve une réponse dans le Mystère de la Sainte Trinité. En effet, le Dieu Trine est une communion de personnes unies substantiellement par une communion d’amour divinement infinie. Qu’est-ce que cela à voir avec le soccer me direz-vous ? Le lien provient de la création de l’homme à l’image et à la ressemblance de Dieu. En effet, l’homme étant fait à l’image d’un Dieu « communautaire », c’est-à-dire d’une communion de Personnes si parfaites qu’elle est de toute éternité Une Substance, il aura nécessairement ce désir de communion inscrit au plus profond de son être. Les sentiments d’appartenance et de communion sont ce que le sport permet de réaliser, lui donnant ainsi un avant goût de l’accomplissement de sa nature profonde. [Read more…]

Une heure avec Thérèse de Lisieux

Michel Pascal auteur et metteur en scène de la pièce Sainte Thérèse nous partage avec l’actrice Bénédicte Choisnet en tournée au Canada, sa passion pour cette jeune carmélite.

Comment sa vie et ses écrits touchent les cœurs des gens de toutes confessions.

Sainte Thérèse sera jouée à la Chapelle du Bon Secours à Montréal  durant l’été

Samedi 29 juin 19h30, 23h30 – lundi 1er juillet 19h35, 23h35  – Mardi 2 juillet 12h30