Audience Générale du pape Léon XIV – Mercredi 12 août 2026

Calendrier romain général de 1960, tiré du Bréviaire romain de 1961. Wikimedia Commons.

Lors de son audience générale hebdomadaire, le pape Léon XIV a poursuivi sa catéchèse sur *Sacrosanctum Concilium*, la constitution de Vatican II sur la liturgie. Mettant en perspective le calendrier liturgique, il a déclaré que celui-ci « doit […] être compris comme un renouvellement constant de l’œuvre de salut que le Christ accomplit dans l’histoire. Au fil de ce cycle temporel, l’Église reste en contact avec l’action rédemptrice du Seigneur, afin que tous les fidèles puissent être comblés de sa grâce. »

Lisez le texte intégral de son discours ci-dessous. Vous pourrez suivre l’intégralité de l’émission sur Sel + Lumière TV ce soir à 19h00 HE, 16h00 HP et sur slmedia.org/fr/endirect.

Chers frères et sœurs,

le cinquième chapitre de la Constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium (SC) est consacré à l’année liturgique, thème sur lequel nous souhaitons aujourd’hui fixer l’attention, afin d’en expliquer la valeur dans la vie de tout croyant.

Tout d’abord, il convient de rappeler que cette manière de définir le cycle des fêtes chrétiennes comme « année liturgique » s’est répandue dans le langage ecclésial grâce à l’œuvre du Serviteur de Dieu, l’abbé Prosper Guéranger (1805-1875).

Dans l’encyclique Mediator Dei, le Pape Pie XII affirme qu’il ne s’agit pas d’« une représentation froide et inerte de faits appartenant au passé, ni d’une simple […] évocation de réalités d’autrefois. [L’année liturgique], c’est plutôt le Christ lui-même, qui vit toujours dans son Église et qui poursuit le chemin d’une immense miséricorde qu’il a lui-même commencé […] dans cette vie mortelle […], afin de mettre les âmes humaines en contact avec ses mystères et de les faire vivre pour eux ; mystères qui sont perpétuellement présents et efficaces » (III Divinum Officium et Annus Liturgicus, II Cyclus Mysteriorum). L’année liturgique doit donc être comprise comme une actualisation constante de l’œuvre du salut que le Christ accomplit dans l’histoire. En parcourant ce cycle temporel, l’Église reste en contact avec l’action rédemptrice du Seigneur, de sorte que tous les fidèles sont comblés de sa grâce (cf. SC, 102c). La rencontre avec Jésus, mort et ressuscité pour nous, est la finalité que l’Église poursuit sans cesse, en plaçant au centre de chaque instant la célébration de l’événement pascal.

C’est pourquoi les Pères conciliaires considèrent le dimanche, « le jour de fête par excellence » (cf. SC, 106), comme « le fondement et le cœur de l’année liturgique ». Dans plusieurs langues modernes, son nom atteste qu’il s’agit du « dies Domini », « le jour du Seigneur ». Même dans les langues où a prévalu la référence au « jour du soleil » (Sunday, Sonntag), on entrevoit le lien avec le Christ : le Christ est le véritable « soleil de justice » qui illumine chaque homme !

Saint Jean-Paul II, dans la Lettre apostolique Dies Domini (31 mai 1998), enseigne que le dimanche est le jour du Seigneur, le jour de l’Église, le jour de l’homme et, enfin, le « jour des jours » : « Le dimanche étant la Pâques hebdomadaire, où est commémoré et rendu présent le jour où le Christ est ressuscité d’entre les morts, il est aussi le jour qui révèle le sens du temps. […] Jaillissant de la Résurrection, il fend le temps de l’homme, les mois, les années, les siècles, telle une flèche directrice qui les traverse en les orientant vers le but de la seconde venue du Christ. Le dimanche préfigure le jour ultime, celui de la Parousie » (n° 75), où nous ressusciterons tous.

Pour sanctifier le dimanche, il est fondamental de célébrer l’Eucharistie. L’écoute de la Parole et la participation au Corps du Christ impliquent, selon les Pères conciliaires, le convenire in unum (cf. SC, 106), c’est-à-dire le rassemblement festif des fidèles. Au sein de cette assemblée, la communauté chrétienne rend visible sa communion avec le Seigneur et témoigne de son appartenance au Christ et de sa fidélité à l’Église. Cette assemblée ne peut être remplacée par une présence purement virtuelle, ni se réduire à un rassemblement purement passif. L’assemblée liturgique se réalise en effet dans la participation active des frères et sœurs, convoqués ensemble pour « rendre grâce à Dieu qui les a engendrés, “par la résurrection du Christ d’entre les morts, pour une espérance vivante” (1 P 1, 3) » (ibid.).

À cet égard, j’exhorte chacun à rechercher les meilleures conditions pour que puissent prendre part à la sainte Messe même ceux qui, le dimanche, n’ont pas la possibilité de s’absenter de leur travail.

Très chers, l’année liturgique, rythmée par les dimanches, a une histoire intéressante, dans laquelle s’entremêlent la foi et la dévotion de l’Église. En effet, dès le IIe siècle après J.-C., à la célébration hebdomadaire de la Pâque s’est ajoutée celle de la Pâque annuelle, « solennité suprême » (SC, 102), étendue à la « période très joyeuse » de cinquante jours, culminant à la Pentecôte, et préparée par le temps du Carême avec son caractère pénitentiel (cf. SC, 109). Le développement du cycle de Noël, qui s’est ensuite inspiré du modèle pascal, a permis de revivre les mystères de l’incarnation du Verbe de Dieu, de sa naissance et de sa manifestation au monde. L’Église a ensuite intégré dans les différents temps liturgiques la vénération de la Bienheureuse Vierge Marie, « indissolublement unie à l’œuvre salvifique de son Fils » (SC, 103), ainsi que « la mémoire des martyrs et des autres saints qui […], dans les cieux, chantent à Dieu la louange parfaite et intercèdent pour nous » (SC, 104).

L’année liturgique propose ainsi, sous une forme sacramentelle, la pédagogie de l’histoire du salut, guidant les fidèles depuis l’attente du Messie jusqu’à la plénitude du mystère pascal et à l’anticipation de la gloire future. En son sein, l’Église célèbre l’actualité salvifique du mystère du Christ, permettant aux croyants d’y participer toujours plus profondément. C’est pourquoi l’année liturgique constitue le principe inspirateur et le cadre de référence essentiel de toute action pastorale.

Texte reproduit avec l’aimable autorisation de la Libreria Editrice Vaticana

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Audience Générale du pape Léon XIV – Mercredi 5 août 2026

Photo de Titi Maciel Pérez sur Cathopic.

Le pape Léon XIV a repris ses audiences générales hebdomadaires ainsi que sa catéchèse sur Sacrosanctum Concilium, la constitution de Vatican II sur la liturgie. Il a déclaré : « Dans cette constitution, le terme “prière” désigne la liturgie dans son ensemble. Cette perspective est déterminante, car elle a guidé la réforme liturgique, faisant de la participation active des fidèles son pilier central. »

Lisez le texte intégral de son discours ci-dessous. Vous pourrez suivre l’intégralité de l’émission sur Sel + Lumière TV ce soir à 19h00 HE, 16h00 HP et sur slmedia.org/fr/endirect.

Frères et sœurs, bonjour et bienvenue !

Dans cette catéchèse, nous reprenons la réflexion sur la Constitution conciliaire sur la liturgie Sacrosanctum Concilium (SC). Aujourd’hui, nous nous attardons sur la dimension ecclésiale de la prière liturgique.

Comme le suggère l’apôtre Paul, c’est l’Esprit Saint qui nous enseigne à prier. Depuis le jour de la Pentecôte, l’Esprit habite l’Église, inspirant chacune de ses activités et, en particulier, la prière. La vie de la première communauté, née à Jérusalem après la Pâque de Jésus, est une vie dans l’Esprit donné par le Seigneur ressuscité. « Depuis lors – dit le Concile –, l’Église n’omit de se réunir pour célébrer le mystère pascal ; en lisant « dans toutes les Écritures ce qui le concernait » (Lc 24, 27), en célébrant l’Eucharistie dans laquelle « sont rendus présents la victoire et le triomphe de sa mort » et en rendant en même temps grâces « à Dieu pour son don ineffable » (2 Co 9, 15) dans le Christ Jésus « pour la louange de sa gloire » (Ep 1, 12) par la puissance de l’Esprit Saint. (SC, 6).

À notre époque, dans des contextes dominés par une mentalité axée sur l’efficacité et la consommation, la prière peut sembler inutile et dérisoire. Dans un monde où la science et la technique prétendent apporter toutes les réponses, prier peut apparaître comme une forme d’évasion. De plus, même dans de nombreuses familles chrétiennes, la tradition de la prière ne se transmet plus, tandis que beaucoup de personnes risquent de la confondre avec une technique parmi d’autres, de nature psychologique et visant le bien-être personnel. La prière, en revanche, en tant que dimension fondamentale de notre humanité, mérite d’être redécouverte dans sa vérité.

La Constitution Sacrosanctum Concilium a pris cette exigence au sérieux. Et cela réjouissait profondément le pape saint Paul VI qui, en promulguant ce premier document approuvé par le Concile Vatican II, affirmait : « Dieu à la première place ; la prière, notre première obligation ; la liturgie, première source de la vie divine qui nous est communiquée, première école de notre vie spirituelle » (Discours, Basilique Saint-Pierre, 4 décembre 1963).

Dans la Constitution, en effet, le terme « la prière » désigne l’ensemble de la liturgie. Cette perspective est déterminante, car elle a orienté la réforme liturgique en plaçant la participation active des fidèles au cœur de celle-ci. La liturgie est présentée avant tout comme le lieu de la rencontre, de l’initiative de Dieu qui se fait proche de l’humanité en son Fils, « le Verbe fait chair, oint par le Saint-Esprit » (SC, 5), à laquelle nous pouvons répondre « par le Christ, avec le Christ et dans le Christ, dans l’unité du Saint-Esprit », c’est-à-dire grâce à la « prière que le Christ, uni à son Corps, élève vers le Père » (SC, 84).

C’est pourquoi saint Paul VI désirait ardemment que la Liturgie des Heures, c’est-à-dire la prière publique quotidienne de l’Église, inséparable de l’Eucharistie, imprègne profondément, ravive, guide et exprime toute la prière chrétienne et alimente efficacement la vie spirituelle du peuple de Dieu (cf. Const. ap. Laudis canticum).

Pour que ce désir se réalise, la Liturgie des Heures demande à être de plus en plus accueillie et vécue dans la vie quotidienne des baptisés et des communautés. À tant de personnes qui veulent apprendre à prier, en particulier aux catéchumènes, elle peut offrir le chemin et l’école de la prière chrétienne.

Chaque semaine et chaque jour, l’Eucharistie et la Liturgie des Heures sont le souffle de la vie de l’Église qui fait circuler l’Esprit Saint dans son Corps. Dans cette prière, le Christ « s’adjoint toute l’humanité et se l’associe dans ce divin cantique de louange. » (SC, 83) ; ainsi, jour après jour, nous sommes toujours plus associés au mystère pascal et conformés à Lui.

Saint Augustin affirme : « Lorsque nous parlons à Dieu dans la prière, nous ne devons pas séparer de lui le Fils ; et lorsque le corps du Fils prie, qu’il ne se sépare pas de sa propre tête ; que ce soit donc le même et unique Sauveur de son corps, notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, celui qui prie pour nous, qui prie en nous et qui est prié par nous. Il prie pour nous comme notre prêtre ; il prie en nous comme notre chef ; il est prié par nous comme notre Dieu. Reconnaissons donc en lui notre voix, et sa voix en nous » (Enarr. in psalmum LXXXVPL 37, 1081).

Liée à l’Eucharistie, dont elle prolonge la lumière, la Liturgie des Heures sanctifie le temps de notre vie quotidienne : le matin, nous commençons la journée avec foi et gratitude ; à midi, nous demandons la force de rester fidèles au milieu des épreuves ; le soir, une fois le travail terminé, les Vêpres accompagnent le moment du coucher du soleil ; la nuit, nous nous endormons en nous en remettant à la paix de Dieu. Chaque heure est un acte d’espérance : au cours de notre pèlerinage terrestre, nous veillons en attendant, avec toute l’Église, le retour glorieux du Seigneur.

Texte reproduit avec l’aimable autorisation de la Libreria Editrice Vaticana

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Notre-Dame de Fatima : Un pèlerinage qui continue dans le cœur

Crédit Photo Istock.

Le 13 mai, l’Église célèbre la fête de Notre-Dame de Fatima , en mémoire des apparitions de la Vierge Marie aux trois petits bergers à Fatima, au Portugal, en 1917. Plus d’un siècle plus tard, des pèlerins du monde entier continuent de se rendre dans ce lieu marqué par la foi, la prière et l’espérance. Pour moi, cette fête a désormais une résonance toute particulière depuis mon pèlerinage vécu l’année dernière.

Arriver à Fatima, c’est découvrir un lieu de paix où tout semble inviter au recueillement. La grande esplanade du sanctuaire impressionne par sa simplicité et son immensité. Entre la basilique, la chapelle des apparitions et les espaces de prière silencieuse, chaque endroit porte les traces de millions de prières déposées au fil des années.

J’ai aussi été profondément touchée par les lieux liés aux trois petits bergers : leurs maisons familiales, les chemins qu’ils parcouraient et les endroits où ils priaient. Tout cela rappelle que les apparitions de Marie ont été confiées à des enfants simples, dans une vie ordinaire. Cette simplicité donne encore plus de force au message de Fatima.

L’un des moments les plus marquants du pèlerinage fut la grande procession du soir. Malgré la pluie, près de 35 000 personnes étaient rassemblées avec leurs chandelles et leurs intentions de prière. Voir cette foule avancer lentement sous la pluie, dans le silence et la foi, était bouleversant. Personne ne semblait être dérangé par le mauvais temps. Au contraire, cette pluie donnait presque à la procession une dimension encore plus spirituelle, comme un signe d’abandon et de persévérance.

Pendant la procession, le chapelet était prié dans plusieurs langues : portugais, français, anglais, espagnol, italien, coréen et bien d’autres encore. Entendre des milliers de voix s’unir dans une même prière, malgré les différences de langue et de culture, m’a rappelé la beauté universelle de l’Église. Chacun et chacune venait avec son histoire, ses joies, ses blessures ou ses demandes, mais tout le monde priait ensemble comme une seule famille.

Ce pèlerinage m’a aussi fait réfléchir à notre monde actuel, souvent marqué par l’inquiétude, la division et le bruit constant. À Fatima, le message de Marie reste étonnamment actuel : revenir à la prière, à la conversion du cœur et à la paix. Dans le silence du sanctuaire, loin de l’agitation quotidienne, il devient plus facile d’écouter Dieu et de retrouver l’essentiel.

En cette fête du 13 mai, je rends grâce pour cette expérience qui continue de nourrir ma foi longtemps après le retour à la maison. Certains voyages se terminent lorsque l’on rentre chez soi. Mais un pèlerinage, comme celui-ci, continue à me toucher intérieurement. Il transforme doucement notre regard, notre manière de prier et notre confiance en Dieu. Pour en savoir plus sur ce pèlerinage dans les grands sanctuaires d’Europe, visitez le premier article couvrant Notre-Dame de Lourdes et Saint Jacques de Compostelle ; et le second article sur le sanctuaire de Notre-Dame de Fatima.

Aujourd’hui encore, lorsque je pense à Fatima, je revois les lumières des chandelles sous la pluie, les visages recueillis des pèlerins et cette immense prière portée dans toutes les langues du monde. Je comprends alors que Marie continue de rassembler ses enfants et de nous conduire vers son Fils avec douceur et patience.

En cette fête de Notre-Dame de Fatima, je prie particulièrement pour la paix dans le monde, pour les familles, pour les personnes malades, pour ceux et celles qui vivent dans la solitude ou l’épreuve, et d’autres qui cherchent un sens à leur vie. Que Marie nous aide à garder l’espérance lorsque le chemin devient difficile. Qu’elle nous apprenne à prier avec confiance, à aimer avec simplicité et à marcher chaque jour dans la lumière du Christ.

Notre-Dame de Fatima, mère de paix et d’espérance, veille sur nos familles et sur notre monde. Apprends-nous à écouter Dieu dans le silence de nos cœurs. Soutiens ceux et celles qui souffrent, console ceux et celles qui pleurent et fortifie ceux et celles qui ont perdu courage. Que ton message de paix continue de toucher le cœur des hommes et de conduire chacun vers ton Fils. Amen.

Une neuvaine à Marie, Mère de la Vie

Connaissez-vous des parents qui ont vécu une grossesse non planifiée ? Rencontrez-vous des difficultés en tant que mère ou père ? Avez-vous un parent ou un grand-parent âgé ? Êtes-vous en conflit ou en rupture avec un être cher ?

Notre vie commence dès la conception, lorsque Dieu fait don de la vie à nos parents, appelés à nous aimer et à prendre soin de nous. Cependant, de nombreux enfants naissent en dehors de ces conditions idéales. Certains enfants sont abandonnés par leurs parents ou placés en vue d’une adoption. D’autres grandissent dans des foyers où leurs parents souffrent d’addictions et de troubles mentaux. Certains naissent avec des besoins spécifiques. Et des millions d’enfants n’ont même pas la chance de grandir, car leur vie a été interrompue avant que leur mère ne donne naissance. Peut-être que leurs mères ne se sont pas senties soutenues pendant leur grossesse, ou ont cru que celle-ci entraverait leurs objectifs professionnels ou relationnels.

À l’autre extrémité du spectre, il y a les personnes âgées, dont beaucoup de nos propres grands-parents, qui vivent seules et se sentent rejetées, négligées et seules. Elles n’ont personne pour leur rendre visite. Certaines n’ont peut-être pas d’enfants, d’autres ont des enfants qui ne font pas l’effort de leur rendre visite.

Même s’il peut sembler facile de passer à côté de ces personnes – ces enfants, ces parents, ces hommes et ces femmes âgés –, les catholiques sont appelés à faire davantage. Nous sommes appelés à prier pour eux, tout comme nous sommes appelés à prier pour nos propres familles, où nous-mêmes, nos parents, nos frères et sœurs et nos enfants pouvons être confrontés à la souffrance. Dans la vie, nous portons tous notre croix, mais nous ne sommes pas seuls. Nous sommes tous remplis d’espérance. Dans le but de nous aider dans nos combats, d’intercéder en notre faveur et de nous guider tout au long de notre chemin, Dieu nous a octroyé ses saints au ciel.

La mère de Jésus, Marie, est celle qui comprend le mieux la souffrance, car elle a elle-même connu une grossesse inattendue, a eu du mal à trouver un endroit où accoucher et a dû assister à la crucifixion de son propre fils. En ce mois de mai, nous vous invitons à vous joindre à nous pour prier une neuvaine à Marie, Mère de la Vie. Durant neuf jours, du samedi 16 mai au dimanche de la Pentecôte, le 24 mai, nous prierons pour les mères, les pères, les amis et à toutes les familles, pour la guérison et l’espérance, aux côtés de saints qui ont traversé des épreuves similaires aux nôtres. Nos prières honorent sainte Gianna Molla, sainte Monique, saint Joseph et saint Jean-Paul II, aux côtés de la Vierge Marie, Mère de la Vie.

Vous pouvez offrir cette neuvaine : 

  • Pour votre propre famille, pour vos parents, votre conjoint.e et vos enfants. 
  • À des amis en particulier ou des personnes de votre entourage qui souhaitent agrandir leur famille, ou qui se sentent abandonnées par les leurs. 
  • Avec une intention générale, par exemple pour les familles brisées. 
  • Avec plusieurs intentions. 

Quoi qu’il en soit, nous souhaitons que vous vous joigniez à nous dans la prière, car les prières guérissent et transforment des vies.

Suivez-nous sur vos réseaux sociaux préférés pour être informé du début de la neuvaine à Marie, Mère de la Vie : Facebook, Instagram, X et YouTube.

En ce Carême, centrez votre vie sur l’essentiel !

Le Carême, jeûne avec du pain, de l’eau et le rosaire par Antonio Gravante sur Cathopic.

C’est quoi le Carême pour vous et quel jeûne suivez-vous ?

 

Récemment, dans son message pour le Carême du vendredi 13 février, le pape Léon XIV invite les fidèles catholiques à écouter la Parole de Dieu et à jeûner. À jeûner non seulement de nourriture mais aussi « par la langue ». Autrement dit, à éviter « les mots et les paroles qui heurtent et blessent le prochain ». De plus, le Carême nous offre un temps liturgique qui incite « à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie », et à ne plus se disperser entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes. Le Pape encourage les fidèles à « prêter l’oreille à la voix du Seigneur ». Il recommande l’écoute de la Parole de Dieu dans la Bible, mais aussi l’écoute de la voix « de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse ». 

Pour vivre un Carême riche de sens, nous devons alors « Écouter et jeûner ». Nos actions sont les voies à prendre sur notre chemin vers Pâques. Elles forment la boussole de notre vie chrétienne. Nous devons nous éloigner des distractions quotidiennes, calmer tout désir et faire le plus de place à Dieu, en adoptant le recentrement, le jeûne et l’effort de l’ouverture au prochain. Oui, rien ne peut s’effectuer sans effort ! Pensons aux saints du Ciel qui ont déjà vécu sur terre comme nous maintenant ; mais avec leurs efforts continus, ils garantissent une meilleure place aux côtés du Père Céleste. Que nous soyons catholiques ou non, le temps du Carême est vu et considéré comme un temps d’examen de conscience, de recentrement et de renouveau. Nous avons à suivre l’axe ou la Croix qui nous définit comme fils ou fille de Dieu. Ceci, nous pousse à garder en vue notre relation avec notre Créateur et celle avec notre prochain. Pour le Carême, prenons quelque temps pour exercer un retour sur nous-mêmes, afin de faire un examen de conscience et mettre des priorités majeures dans notre vie : Écouter attentivement la voix du Seigneur, la souffrance d’un.e proche où il ou elle se trouve, et veiller à ce que leur vie soit digne et décente ; sans oublier l’essentiel : le jeûne ! Réagissez à cet article en nous partageant comment avez-vous commencé votre Carême et quel jeûne suivez-vous ? 

Mujaddara du Moyen-Orient avec  riz et bulgur (blé). Photo Istock.

Je me rappelle que dans notre famille, nous suivons les recommandations de l’Église sur le Carême, en adoptant l’arrêt de nourriture et de l’eau de minuit jusqu’à midi le jour suivant. Nous devons jeûner les mercredis, les vendredis et la Semaine Sainte. Nous remplaçons la viande par du poisson, des légumineuses, des olives et des légumes en salade…. Trop souvent, il m’a été très difficile de suivre la discipline, de m’éloigner des desserts et surtout du chocolat, sans penser à la pénitence, à la culpabilité de ne pas être pardonnée et la peur de tricher. Et que peut-être le Seigneur va me punir pour ne pas respecter les exigences fixées, etc. Mais, tout le monde autour de moi ne mange pas de viande au moins la 1ère et dernière semaine. Nous marchons dans les rues de la ville et l’odeur de la Moujaddara, le plat typique pour le Carême fait avec des lentilles, beaucoup d’oignons et de l’huile d’olive, et qui embaume l’espace. Ce plat incontournable est simple, économique avec peu d’ingrédients, est aussi un repas sain, riche en fibres et en protéines végétales. En réalité, tout le monde embarque dans ce cheminement vers Pâques sans poser trop de questions.

 

Pourquoi je jeûne ? 

Prenons quelque temps afin de planifier notre jeûne avec un but précis, loin des réseaux sociaux, la folie du monde bruyant et de tout ce qui nous déconcentre du Christ, et pour faire un examen de conscience qui nous aide énormément à comprendre les raisons du jeûne. Le jeûne n’est qu’une discipline de notre corps et de notre esprit. Je ne jeûne pas parce que c’est une « tendance » qui interpelle bien des personnes. Nous jeûnons pour consolider et fortifier notre volonté. Pour nous nettoyer et nous éloigner du péché. Nous devrions être convaincu.es des raisons d’arrêter, par exemple un plaisir éphémère qui draine notre énergie, et nous accrocher à la Parole de la Bible, en mettant le Seigneur au centre de notre vie et l’aide au prochain qui souffre d’avoir peu de chances. Si je décide d’arrêter la nourriture que j’aime ainsi que d’autres privations alimentaires, etc. En quoi, mon jeûne va-t-il être distinct et différent de n’importe quelle autre diète ?

Le jeûne est une période de sacrifice, mais d’amour ; de discipline et un vrai retour vers Dieu. C’est un sacrifice joyeux, une privation, une joie qui grandit. Même les enfants peuvent sacrifier quelque chose, ils peuvent s’en passer de jouer, de manger des sucreries, etc. Ce fait nous a accompagnés pendant de longues années. Il ne fallait pas qu’on touche au dessert, au chocolat et aux sucreries, qu’après notre retour de la messe du Dimanche de Pâques. Je me rappelle que nous préparions une munition d’œufs en chocolat et des galettes de lait (Kaak b halib), une spécialité de ma mère, et que nous gardions en notre possession, parce que nous n’avions pas le droit d’y toucher.

Des fois, nous agissons à l’extrême, en pensant à suivre un Carême sévère. Mais pour une raison ou une autre, il arrive de quoi : nous échouons et nous nous arrêtons. Nous pouvons en tout temps continuer là où on s’est arrêté.e. Chaque effort est nécessaire, et nous guide vers la joie de la Résurrection. La persévérance et la réconciliation avec le Seigneur font de nous des ressuscités, des renouvelés, qui sont passés des ténèbres de nos vies à la lumière de la Résurrection de notre Seigneur.

Pendant le Carême, nous nous concentrons sur la prière, le jeûne et l’aumône afin de raviver la charité et pour nous rapprocher de notre Seigneur crucifié et ressuscité après quarante jours, et pour s’ouvrir plus aux autres. L’Église quant à elle, ne manque pas de nous proposer de nombreuses pratiques et des outils utiles pour notre marche vers Pâques pour nous aider à grandir et rendre cette période plus fructueuse sur le plan spirituel. Pour vivre un Carême riche de sens, je voulais que mon chemin de conversion passe par plus de bénévolat auprès de l’autre moins chanceux et pour que je puisse apporter une lumière dans le monde qui l’entoure.

Les quatre types de neuvaines

Crédit photo IStock

Quand j’étais plus jeune, ma mère et ses sœurs se réunissaient avec leurs familles au mois d’août pour un « padasal » (mot tagalog désignant les prières de neuvaine, y compris le rosaire pour les défunts), afin de prier pour le repos de l’âme de leur mère. Ma grand-mère, dont l’anniversaire était en août, est décédée avant ma naissance. Je ne l’ai donc jamais connue, mais cette réunion était aussi une occasion de la célébrer, car nous mangions ensemble après avoir prié.

Une neuvaine qui vient du mot latin novem et qui signifie neuf, désigne neuf jours de prière publique ou privée. Il peut s’agir de neuf jours consécutifs de prière ou, par exemple, des neuf premiers vendredis du mois pendant neuf mois. Alors qu’une octave, huit jours, est davantage associée à une fête, une neuvaine se caractérise plus souvent par un deuil plein d’espérance, un désir ardent et des prières de supplication. Traditionnellement, il existe quatre types de neuvaines : les neuvaines de deuil, les neuvaines de préparation, les neuvaines de prières et les neuvaines d’indulgence.

Neuvaine de deuil

En tant que catholiques, nous croyons que lorsqu’une personne meurt, son âme va au paradis, en enfer ou au purgatoire. Les âmes du purgatoire ont besoin d’être purifiées avant de pouvoir atteindre le paradis, et nos prières peuvent contribuer à ce processus de purification. Les neuvaines de deuil trouvent leur origine dans une ancienne coutume chrétienne qui consistait à offrir neuf jours de prières et de messes pour le repos de l’âme d’une personne récemment décédée.

Ce type de neuvaine peut être commencé neuf jours avant l’anniversaire du décès d’une personne, neuf jours après son décès, ou à tout moment. Le « padasal » auquel je participais chaque année serait considéré comme une neuvaine de deuil. Même si nous ne savons pas avec certitude où sont allées les âmes de nos proches décédés, l’Église nous encourage à prier pour eux.

Neuvaine de prières

Considérées comme le type de neuvaine le plus courant, les neuvaines de demande ou de prières permettent d’adresser une intention particulière directement à Dieu ou de demander l’intercession d’un saint en particulier. Par exemple, une personne à la recherche d’un emploi peut prier une neuvaine à saint Joseph, le travailleur, ou une personne à la recherche d’un conjoint peut prier une neuvaine à sainte Anne.

Ce type de neuvaine ne nécessite pas nécessairement un ensemble de prières formelles, par exemple : réciter le rosaire tous les jours et la demande peut être spécifique ou générale. Un autre exemple, nous pouvons prier pour la santé d’un membre en particulier de notre famille ou pour quelque chose de plus général, comme la paix au Moyen-Orient. Lorsque nous prions cette neuvaine, nous développons une confiance dans la réponse que nous obtiendrons à la fin de la neuvaine. Même si nous n’obtenons pas ce que nous demandons, ou si la réponse arrive après le neuvième jour de notre neuvaine ; nous nous soumettons, par la prière, à la volonté de Dieu.

Neuvaine d’indulgences

Les neuvaines d’indulgences, également appelées neuvaines de pénitence, offrent la possibilité d’effacer la peine temporelle du péché. Même après s’être confessé.e, toutes les peines temporelles du péché ne peuvent pas être effacées. Réciter plus de 30 neuvaines donne à quelqu’un la possibilité de recevoir des indulgences partielles qui effacent une partie de la peine temporelle due aux péchés ; et des indulgences plénières qui effacent toute la peine, accordées par l’Église.

Neuvaines de préparation

Enfin, il y a les neuvaines de préparation. Ce type de neuvaine est récité en prévision d’une grande fête ou d’un événement important comme un mariage ou un baptême. Les neuvaines en préparation de Noël ont vu le jour au Moyen Âge : les neuf jours reflétaient les neuf mois de grossesse de Marie.

Prochainement, Sel + Lumière Média proposera une neuvaine spéciale de préparation de la fête de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. Nous espérons que vous envisagerez de prier avec nous, que ce soit votre première neuvaine ou l’une parmi tant d’autres. Restez à l’écoute sur notre site web et nos réseaux sociaux pour plus de détails à venir ! 

Les neuvaines sont l’occasion de s’engager à prier quotidiennement et nous rappellent de rester fidèles dans notre relation avec Dieu.

Élever son enfant à l’exemple de Carlo Acutis

Ma fille entrain de prier à la cathédrale de saint Maron à Montréal

Ma fille est entrain de prier à la cathédrale de saint Maron à Montréal

Élever son enfant dans la foi chrétienne est un beau défi au quotidien, mais aussi une véritable épreuve dans un monde où les distractions numériques sont partout. Chaque jour, nous faisons face à des choix qui influencent la manière dont nos enfants grandissent, ce qu’ils regardent, ce qu’ils apprennent et ce qui façonne leur vision du monde.

Ma fille de 9 ans a fait sa première communion l’année dernière, un moment rempli de joie et de foi pour elle comme pour nous. C’était un temps de grâce, où elle a pris conscience de l’importance de sa relation avec Dieu et de la force de la prière. Jusqu’à l’âge de 7 ans, nous avons fait le choix de la garder éloignée des écrans, non pas par opposition à la technologie, mais parce que nous voulions lui offrir un environnement où l’imaginaire, la lecture, les jeux et les échanges en famille occupaient une place centrale. Nous avons privilégié les histoires du soir, les jeux de société, les sorties en plein air, et ce temps nous a permis de tisser des liens forts avec elle.

Mais aujourd’hui, la réalité nous rattrape. Ses amis sont de plus en plus nombreux à posséder une tablette ou un téléphone, à passer du temps sur des jeux en ligne ou à regarder des vidéos à longueur de journée. Lorsqu’elle revient de l’école, elle nous raconte que tel camarade joue à Roblox, que telle amie a une chaîne YouTube favorite ou possède un compte TikTok, et qu’elle se sent parfois mise à l’écart parce qu’elle ne connaît pas ces références. La pression sociale commence à se faire sentir : « Pourquoi moi je n’ai pas le droit alors que tout le monde le fait ? »

C’est un dilemme auquel de nombreux parents sont confrontés : comment poser des limites sans que notre enfant ait l’impression d’être exclu.e de son cercle d’ami.es ? Comment lui expliquer que nos choix éducatifs ne sont pas une punition, mais une manière de l’aider à grandir avec discernement ?

Nous avons donc cherché des alternatives. Plutôt que de diaboliser les écrans, nous avons commencé à l’orienter vers des applications et des contenus enrichissants : le dessin numérique, l’apprentissage des langues, et bien sûr, des applications axées sur la foi. Mais même en proposant ces solutions, le défi demeure. L’attrait du divertissement instantané, des vidéos virales et des jeux en ligne reste fort, et il nous faut sans cesse l’accompagner, lui expliquer, et surtout lui donner l’exemple par notre propre usage des écrans.

 

Carlo Acutis : Un modèle pour la jeunesse connectée

Dans cette quête d’un équilibre entre foi et numérique, un exemple m’est venu en tête : Carlo Acutis. Ce jeune Italien, qui sera canonisé à la fin du mois, est un modèle fascinant pour notre époque. Né en 1991 à Londres, il a grandi à Milan dans une famille ordinaire ; mais très tôt, il a montré un attachement particulier à la foi. Dès son plus jeune âge, il avait une profonde dévotion pour l’Eucharistie et assistait à la messe quotidiennement, ce qui est peu commun pour un enfant de son âge.

Mais Carlo n’était pas un enfant coupé du monde moderne. Passionné d’informatique, il a appris seul à programmer, à créer des sites web et à utiliser la technologie pour une cause bien plus grande que le simple divertissement. À l’âge de 11 ans, il a entrepris un projet ambitieux : créer une plateforme en ligne pour recenser et documenter les miracles eucharistiques du monde entier. Son objectif ? Partager avec le plus grand nombre la beauté et la vérité de la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie, en utilisant les outils numériques à bon escient.

Malgré son amour pour la technologie, il ne s’est jamais laissé absorber par elle au détriment de sa relation avec Dieu et les autres. Il avait conscience du danger d’une vie dominée par les écrans et mettait un point d’honneur à limiter son propre usage des technologies. Il disait souvent :

« L’Eucharistie est mon autoroute vers le ciel. »

Et aussi cette phrase devenue célèbre :

« Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies. »

Ces paroles résonnent particulièrement dans un monde où les jeunes sont souvent influencés par les tendances des réseaux sociaux, cherchant à imiter plutôt qu’à cultiver leur propre identité.

À 15 ans, Carlo est tombé malade d’une leucémie foudroyante. Malgré la douleur, il a accepté sa maladie avec une foi inébranlable, offrant ses souffrances pour l’Église et pour le Pape. Il est décédé en 2006, laissant derrière lui un témoignage puissant de sainteté accessible, enracinée dans la vie quotidienne et dans une utilisation vertueuse de la technologie.

Lorsque j’ai parlé de Carlo Acutis à ma fille, elle a été intriguée. Elle a lu son histoire et a été surprise de voir qu’un jeune si proche d’elle en âge avait réussi à concilier foi et technologie de manière inspirante. Cela l’a fait réfléchir sur sa propre utilisation des écrans et lui a donné envie d’en apprendre plus sur la manière dont elle pourrait aussi utiliser le numérique pour quelque chose de plus grand que le simple divertissement.

 

Comment guider nos enfants dans un monde ultra-connecté ?

L’exemple de Carlo Acutis m’a confortée dans l’idée qu’il est possible d’utiliser le numérique intelligemment, sans sacrifier les valeurs chrétiennes. Plutôt que de voir les écrans uniquement comme un danger, je réalise qu’ils peuvent aussi être un outil puissant d’apprentissage, de créativité et même d’évangélisation. Mais pour cela, un cadre clair et une guidance bienveillante sont essentiels. Voici quelques principes que j’essaie d’appliquer avec ma fille :

 

1. Encadrer et orienter l’usage des écrans

L’interdiction totale des écrans n’est plus une solution viable lorsque nos enfants grandissent dans un monde où le numérique fait partie de leur quotidien. Plutôt que de bannir complètement la technologie, nous avons choisi de l’encadrer en établissant des règles claires :

  • Limiter le temps d’écran et privilégier les moments en famille, comme les repas, sans distractions numériques.
  • Choisir ensemble des contenus enrichissants, qu’il s’agisse d’applications éducatives, de documentaires, ou même de dessins animés portant sur des valeurs positives.
  • Impliquer l’enfant dans le choix des médias pour lui apprendre à discerner ce qui est bénéfique de ce qui est superflu ou nuisible.

Nous avons par exemple exploré des applications chrétiennes interactives, des jeux qui stimulent la réflexion, et des chaînes YouTube éducatives qui abordent la foi de manière accessible. L’idée est de montrer à ma fille qu’il existe un autre usage des écrans que le simple divertissement passif.

 

2. Favoriser les discussions sur les influences numériques

Les enfants sont influencés par ce qu’ils voient en ligne, que ce soit sur YouTube, les réseaux sociaux ou les jeux vidéo. Même sans accès direct aux plateformes populaires, ils entendent parler de certaines tendances et veulent comprendre ce qui les entoure.

C’est pourquoi, je prends le temps de discuter avec ma fille des contenus qu’elle rencontre : Pourquoi certaines vidéos sont-elles conçues pour capter notre attention en permanence ? Pourquoi tant de jeunes veulent imiter des influenceurs et des influenceuses ? Quels sont les dangers des défis viraux ou des interactions en ligne ?

L’objectif n’est pas de diaboliser le numérique, mais d’éveiller son esprit critique. Je l’encourage à me poser des questions et à exprimer son ressenti face aux images et aux messages qu’elle découvre.

 

3. Valoriser le temps passé hors écran

Les écrans sont captivants, mais ils ne doivent pas remplacer les expériences de la vie réelle. Nous avons donc instauré des moments dédiés aux activités non numériques :

  • La lecture, qui nourrit l’imagination et la réflexion.
  • Le dessin et la musique, qui permettent d’exprimer sa créativité.
  • Le jeu en plein air, essentiel pour le développement physique et émotionnel.
  • La prière et la participation à la vie de l’Église, qui l’aident à ancrer sa foi dans le quotidien.

Carlo Acutis lui-même alternait entre sa passion pour l’informatique et des activités qui nourrissaient son âme et son corps, telles que la messe, la charité envers les plus pauvres, le temps en famille et les activités sportives.

 

4. Présenter des modèles positifs

Un autre aspect qui me conforte dans l’importance d’une éducation chrétienne, c’est l’impact qu’elle peut avoir dans les moments difficiles. Ma fille a été intimidée à l’école, et cette période a été particulièrement éprouvante pour elle. Voir son enfant souffrir à cause des autres est une douleur immense pour un parent, et j’ai mis en pratique tous les moyens possibles pour l’aider à surmonter cela.

C’est finalement dans la catéchèse et dans sa foi qu’elle a trouvé une véritable force intérieure. Elle a découvert, à travers les histoires bibliques et les Enseignements de l’Église, que même les saints ont traversé des épreuves et qu’ils ont trouvé leur réconfort en Dieu. L’exemple de Jésus lui-même, qui a connu l’injustice et le rejet, l’a aidée à comprendre qu’elle n’était pas seule et que sa valeur ne dépendait pas du regard des autres.

Nous avons également discuté de la manière dont Carlo Acutis voyait les choses : il disait souvent que notre véritable but dans la vie est d’être proche de Dieu et que ce qui importe, ce n’est pas ce que les autres pensent de nous, mais la façon dont nous choisissons d’aimer et de faire le bien autour de nous.

Sa foi l’a aidée à reprendre confiance en elle, à pardonner et à avancer sans se laisser définir par la douleur qu’elle avait vécue. Aujourd’hui, elle comprend mieux que la vraie force ne réside pas dans la popularité ou l’approbation des autres, mais dans la paix intérieure et la certitude d’être aimée de Dieu.

Dans un monde où les influenceurs, les influenceuses et les célébrités dictent souvent les tendances, il est essentiel de proposer aux enfants d’autres figures d’inspiration. Carlo Acutis en est un parfait exemple : un adolescent passionné par la technologie, mais profondément ancré dans sa foi.

J’essaie de montrer à ma fille qu’il existe des jeunes qui utilisent leur talent pour quelque chose de plus grand que la simple recherche de likes ou de vues. Nous avons lu ensemble des histoires de saints contemporains, de jeunes engagés dans des causes humanitaires et d’enfants qui font une différence autour d’eux. Un rituel aussi fait partie de sa vie quotidienne ;  elle a appris à prier tous les jours avant d’aller se coucher.

En avril 2025, le pape François a souligné l’importance d’une utilisation responsable des nouvelles technologies. Il a exhorté à ce que leur usage « ne remplace pas les relations humaines, respecte la dignité des personnes et aide à affronter les crises de notre temps  ».  Cette réflexion résonne particulièrement dans notre démarche d’accompagner nos enfants dans un monde numérique, en veillant à ce que la technologie serve de pont vers des relations authentiques plutôt que de barrière. 

L’éducation chrétienne à l’ère du numérique est un défi, mais aussi une opportunité. En guidant nos enfants avec bienveillance et discernement, nous pouvons leur montrer que la technologie n’est pas une menace, mais un outil qui, bien utilisé, peut les aider à grandir dans la foi.

Prier ensemble à l’écoute de la parole de Dieu

Le chemin d’Emmaüs. Fritz von Uhde. Wikimedia Commons.

Quelle est ton expérience de la prière avec d’autres personnes ? Peut-être prions-nous à la maison, en famille. Peut-être prions-nous dans nos paroisses, pendant la messe. Avez-vous déjà prié avec d’autres en utilisant la Bible, les Saintes Écritures, la Parole de Dieu ? 

À chaque messe, nous, catholiques, entendons la Parole de Dieu proclamée – à partir de l’Ancien Testament, des Psaumes, du Nouveau Testament, et en particulier de l’Évangile. Nous entendons ce que Dieu a fait dans la vie de son peuple tout au long de l’histoire. Si nous la laissons faire, la Parole de Dieu peut parler à notre cœur et éclairer notre vie, même si elle est parfois difficile à écouter ou à comprendre. 

Dieu sait que sa Parole peut être difficile pour nous. Nous le voyons dans le passage de l’Évangile des disciples sur la route d’Emmaüs. C’est le jour de la résurrection, mais les disciples ont du mal à croire que Jésus est bien ressuscité. Il vient donc à eux alors qu’ils marchent ensemble sur le chemin, quittant Jérusalem et rentrant chez eux à Emmaüs, d’où ils sont originaires. Jésus vient à leur rencontre et, comme le raconte l’Évangile, il leur explique tout ce qui le concerne dans les Écritures, faisant brûler leur cœur au fur et à mesure qu’il leur parle sur le chemin.

J’ai vécu quelque chose de semblable lorsque je travaillais comme coordinateur de la pastorale des jeunes en région parisienne. Tous les deux mois, nous nous réunissions avec d’autres responsables de la pastorale des jeunes et des aumôniers de paroisses voisines dans le même secteur du diocèse, rassemblant ainsi un groupe composé de divers états de vie : laïcs et prêtres, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes. Au début de chaque réunion, avant d’entrer dans le vif du sujet, nous commencions par nous répartir en petits groupes pour méditer ensemble un passage de la Parole de Dieu. Cette pratique a changé toute la dynamique de la réunion et donnait le ton aux conversations qui suivaient. Écouter ensemble la Parole de Dieu, prier avec elle et y réfléchir ensemble avait pour effet d’éclairer nos expériences de vie et de ministère à la lumière de la foi et de nous unir plus étroitement au Christ et les uns aux autres. Lorsque nous écoutons ensemble la Parole de Dieu, le Christ vient marcher avec nous. Nos cœurs s’accordent davantage pour suivre là où il nous conduit.

Les expériences de partage sur la vie et la foi sont profondément nourrissantes pour nos âmes et pour nos communautés. Prier ensemble avec la Parole de Dieu est comme un engrais qui féconde notre relation avec Dieu et avec les autres. Nous pouvons réfléchir à la Parole de Dieu chez nous, avec les membres de notre famille, entre amis et dans nos communautés ecclésiales. Prier avec la Parole de Dieu est une excellente façon de commencer les réunions et les événements dans nos paroisses et nos diocèses. 

Relevons le défi et trouvons des moyens de laisser la Parole de Dieu parler à nos cœurs et les embraser.

Seigneur, viens à nous comme tu l’as fait pour les disciples sur le chemin d’Emmaüs. Brûle dans nos cœurs et rassemble-nous autour de ta Parole vivante. Amen.

Audience générale du pape François – mercredi 6 novembre 2024

Portrait de Sainte Thérèse de Jésus par Juan de la Miseria. Wikimedia Commons.

Dans sa catéchèse hebdomadaire, le pape François s’est penché sur le pouvoir de l’Esprit Saint qui nous permet de prier. Il a déclaré : « Nous prions Dieu par Dieu. Prier signifie se placer à l’intérieur de Dieu, de sorte que Dieu entre en nous ».

Lisez le texte intégral ci-dessous. Vous pouvez également regarder l’intégralité de l’émission ce soir à 19h30 HE soit 16h30 HP sur Sel + Lumière TV et sur Sel + Lumière Plus.

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’action sanctifiante de l’Esprit Saint, outre la Parole de Dieu et les Sacrements, se manifeste dans la prière, et c’est à la prière que nous voulons consacrer la réflexion d’aujourd’hui : la prière. L’Esprit Saint est à la fois sujet et objet de la prière chrétienne. C’est-à-dire qu’il est Celui qui donne la prière et Celui qui est donné par la prière. Nous prions pour recevoir l’Esprit Saint et nous recevons l’Esprit Saint pour pouvoir prier vraiment, c’est-à-dire comme des enfants de Dieu et non comme des esclaves.

Réfléchissons à ceci : priez comme des enfants de Dieu, et non comme des esclaves. On doit toujours prier avec liberté. “Aujourd’hui, je dois prier ceci, ceci, ceci, parce que j’ai promis ceci, ceci, ceci… Sinon, j’irai en enfer ! Non, ce n’est pas cela la prière. La prière est libre. Tu pries quand l’Esprit t’aide à prier. Tu pries quand tu sens dans ton cœur le besoin de prier ; et quand tu ne sens rien, arrête-toi et demande-toi : pourquoi je ne sens pas le désir de prier, qu’est-ce qui se passe dans ma vie ? La spontanéité dans la prière est toujours ce qui nous aide le plus. Cela signifie prier comme des enfants et non comme des esclaves.

Surtout, nous devons prier pour recevoir l’Esprit Saint. Il y a, à cet égard, une parole très précise de Jésus dans l’Évangile : « Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » (Lc 11, 13). Chacun de nous, chacun de nous, aux petits que nous savons donner de bonnes choses, qu’il s’agisse d’enfants, de petits-enfants ou d’amis. Les petits reçoivent toujours de bonnes choses de nous. Et comment le Père ne nous donnerait-il pas l’Esprit ? Et cela nous donne du courage et nous pouvons continuer. Dans le Nouveau Testament, nous voyons toujours l’Esprit Saint descendre pendant la prière. Il descend sur Jésus lors du baptême dans le Jourdain, alors qu’il « priait » (Lc 3,21) ; et il descend sur les disciples à la Pentecôte, alors qu’ils « persévéraient et priaient d’un commun accord » (Ac 1,14).

C’est l’unique “pouvoir” que nous avons sur l’Esprit de Dieu. Le pouvoir de la prière : il ne résiste pas à la prière. Nous prions et il vient. Sur le Mont Carmel, les faux prophètes de Baal – rappelez-vous ce passage de la Bible – s’agitaient pour invoquer le feu du ciel sur leur sacrifice, mais rien ne se passait, parce qu’ils étaient idolâtres, ils adoraient un dieu qui n’existe pas ; Elie a prié et le feu est descendu et a consumé l’holocauste (cf. 1 Rois 18, 20-38). L’Église suit fidèlement cet exemple : elle a toujours sur les lèvres l’imploration « Viens ! Viens! » chaque fois qu’elle s’adresse à l’Esprit Saint. Et elle le fait surtout à la Messe, pour qu’il descende comme la rosée et sanctifie le pain et le vin pour le sacrifice eucharistique.

Mais il y a aussi l’autre aspect, le plus important et le plus encourageant pour nous : l’Esprit Saint est celui qui nous donne la vraie prière. Saint Paul affirme ceci : « L’Esprit vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles.» (Rm 8, 26-27).

C’est vrai, nous ne savons pas prier, nous ne savons pas. Nous devons apprendre chaque jour. La raison de cette faiblesse de notre prière s’exprimait autrefois en un seul mot, utilisé de trois manières différentes : comme adjectif, comme nom et comme adverbe. Il est facile à retenir, même pour ceux qui ne connaissent pas le latin, et il vaut la peine de s’en souvenir, car il contient à lui seul tout un traité. Nous, les êtres humains, nous disons “mali, mala, male petimus”, ce qui signifie : étant mauvais (mali), nous demandons de mauvaises choses (mala) et de la mauvaise manière (male). Jésus dit : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu, et le reste vous sera donné par surcroît » (Mt 6, 33) ; nous, en revanche, nous cherchons d’abord le surcroît, c’est-à-dire nos propres intérêts- tant de fois ! -, et nous oublions surtout de demander le règne de Dieu. Demandons au Seigneur le Règne, et tout vient avec.

L’Esprit Saint vient, certes, au secours de notre faiblesse, mais il fait quelque chose de bien plus important encore : il nous atteste que nous sommes enfants de Dieu et met sur nos lèvres le cri : «Père » (Rm 8,15 ; Ga 4,6). Nous ne pouvons pas dire “Père, Abba” sans la force de l’Esprit Saint. La prière chrétienne, ce n’est pas l’homme qui parle à Dieu au bout du fil, c’est Dieu qui prie en nous ! Nous prions Dieu par Dieu. Prier, c’est se mettre à l’intérieur de Dieu et que Dieu entre en nous.

C’est précisément dans la prière que l’Esprit Saint se révèle comme “Paraclet”, c’est-à-dire avocat et défenseur. Il ne nous accuse pas devant le Père, mais il nous défend. Oui, il nous défend, il nous convainc que nous sommes pécheurs (cf. Jn 16,8), mais il le fait pour nous faire goûter la joie de la miséricorde du Père, et non pour nous détruire avec des sentiments stériles de culpabilité. Même lorsque notre cœur nous reproche quelque chose, il nous rappelle que « Dieu est plus grand que notre cœur » (1 Jn 3,20). Dieu est plus grand que notre péché. Nous sommes tous pécheurs… Pensons-y : peut-être que parmi vous – je ne sais pas – certains ont tellement peur à cause de ce qu’ils ont fait, ils ont peur d’être réprimandés par Dieu, ils ont peur de tant de choses et n’arrivent pas à trouver la paix. Mets-toi en prière, fais appel à l’Esprit Saint et il t’apprendra à demander pardon. Et vous savez quoi ? Dieu ne connaît pas beaucoup la grammaire et quand nous demandons pardon, il ne nous laisse pas finir ! « Par… » et là, Il ne nous laisse pas finir le mot pardon. Il nous pardonne avant tout, il nous pardonne toujours, avant que nous ne terminions le mot pardon. Nous disons « par… » et le Père nous pardonne toujours.

Le Saint-Esprit intercède pour nous et nous apprend aussi à intercéder à notre tour pour nos frères et sœurs ; il nous enseigne la prière d’ intercession : prier pour telle personne, prier pour tel malade, prier pour celui qui est en prison, prier… ; prier pour la belle-mère aussi, et prier toujours, toujours. Cette prière est particulièrement agréable à Dieu parce qu’elle est la plus gratuite et la plus désintéressée. Quand chacun prie pour tous, il arrive – disait saint Ambroise – que tous prient pour chacun ; la prière se multiplie [1] La prière est ainsi. Voilà une tâche si précieuse et nécessaire dans l’Église, surtout en ce temps de préparation au Jubilé : nous unir au Paraclet qui “intercède pour nous tous selon les desseins de Dieu”.

Mais ne pas prier comme des perroquets, s’il vous plaît ! Ne pas dire «bla, bla, bla…». Non. Dis « Seigneur », mais dis-le du fond du cœur. « Aide-moi, Seigneur », « Je t’aime, Seigneur ». Et quand vous priez le Notre Père, dites « Père, Tu es mon Père ». Priez avec le cœur et non avec les lèvres, ne faites pas comme les perroquets.

Que l’Esprit nous aide dans la prière, car nous en avons tant besoin ! Je vous remercie.

________________________

[1] De Cain et Abel, I, 39.

Texte reproduit avec l’aimable autorisation de la Libreria Editrice Vaticana

 

 

Comment utiliser les réseaux sociaux ?

Image de iStock

 

Comment utiliser les réseaux sociaux ? Une réflexion sur son rôle dans la vie quotidienne

Nous vivons dans un monde de plus en plus connecté. Les réseaux sociaux nous aident à nous exprimer, à découvrir l’actualité et à rester en contact avec nos proches. Mais les réseaux sociaux portent également des risques.

Dernièrement, la Conférence des évêques catholiques du Canada a publié une lettre pastorale sur l’utilisation des réseaux sociaux

Dans le dernier épisode de béatitude, nous nous sommes demandés : comment utiliser les réseaux sociaux ?

Cette lettre pastorale s’intitule « Que vos paroles soient toujours bienveillantes » (Colossiens 4,6). 

Les évêques appellent à un « engagement pour la vérité » en ce qu’on lit et partage sur les réseaux sociaux, ce qui exige que l’on respecte les uns des autres (nos. 9-11). Les évêques nous rappellent que « Dieu ne souhaite pas nous voir enchaînés à nos appareils » (no. 27).

Ils nous invitent à prendre du recul et à nous demander : 

  • Quelles sont les règles chez nous quant à l’utilisation d’appareils tels que les téléphones et les tablettes ? Par exemple, est-ce qu’on les utilise à table, avant de se coucher ? 
  • Combien de temps est-ce qu’on passe devant l’écran chaque jour ? 
  • Est-ce que nous sommes satisfaits du temps que nous passons sur les réseaux sociaux ? 
  • Est-ce qu’on aimerait y passer plus ou moins de temps ? 
  • Comment est-ce que cela affecte notre humeur, notre état d’esprit et notre vie spirituelle ? Est-ce que ça nous laisse comblé ou plutôt desséché ? 
  • Comment est-ce qu’on essaie de contrôler notre utilisation des réseaux sociaux en fonction des priorités dans notre vie ? 

Qu’attendez-vous des réseaux sociaux dans votre vie ? Associez-vous les réseaux sociaux à la construction ou plutôt à la ruine de vos relations ? Est-ce que ça vous aide à approfondir vos relations ou est-ce que ça a l’effet de vous distraire des relations dans votre vie ? 

Les réseaux sociaux peuvent nous être très utiles, si nous en faisons bon usage. Il s’agit de bien gérer le temps que nous passons sur nos appareils et de réfléchir à comment ils peuvent faire du bien ou nuire à nous-mêmes et aux autres.  

Bien évidemment, nous sommes appelés à être des chrétiens dans la vie réelle et également dans le monde virtuel. C’est une occasion de témoigner afin d’évangéliser le continent numérique pour répandre la bonne nouvelle du Christ par tous les moyens à notre disposition. Qu’il soit en présentiel ou en ligne, « la façon la plus fondamentale de témoigner de notre foi [chrétienne] est la qualité de notre vie : notre façon de traiter les autres, de gérer nos désaccords, de réagir aux problèmes » (no. 6). Les évêques du Canada nous rappellent qu’un « engagement total pour la vérité implique toujours le souci du bien de l’autre » (no. 14). Il faut communiquer la vérité avec amour et non pas en envoyant des flèches. La dureté de cœur, qu’il soit en ligne ou dans la vie réelle, est toujours un contre-témoignage à l’Évangile.

Demandons l’aide du Seigneur afin qu’il nous éclaire et nous guider dans nos rapports les uns avec les autres.

Seigneur, fais de nous des instruments de ta paix.
Fais-nous reconnaître le mal qui s’insinue dans une communication qui ne crée pas la communion.
Rends-nous capables d’extraire le venin de nos jugements.
Aide-nous à parler des autres comme de frères et de sœurs.
Fais que nos paroles soient des semences de bien pour le monde :
là où il y a de la rumeur, que nous pratiquions l’écoute;
là où il y a de la confusion, que nous inspirions l’harmonie;
là où il y a de l’exclusion, que nous apportions le partage;
là où il y a de la superficialité, que nous posions les vraies questions;
là où il y a des préjugés, que nous suscitions la confiance;
là où il y a de l’agressivité, que nous apportions le respect.
Amen.
(no. 32, tiré du Message du Pape François pour la journée mondiale des communications sociales, 2018)

 

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