Cette semaine à Église en sortie : on s’entretient avec l’abbé Brice Petitjean, prêtre de la Communauté de l’Emmanuel et curé de la paroisse Saint-Thomas d’Aquin de Québec. On vous présente la première chronique des actualités de la rue 2018 avec l’abbé Claude Paradis, directeur de l’apostolat « Notre-Dame de la rue ». Dans la troisième partie de l’émission, on parle du Colloque tenu au Vatican sur « La xénophobie, le racisme et le nationalisme populiste dans le contexte de la migration mondiale » avec Alessandra Santopadre, déléguée de l’archidiocèse de Montréal.
Messe pour les vocations sacerdotales de l’Archidiocèse de Montréal
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En EXCLUSIVITÉ sur les ondes de TV Sel + Lumière et en ligne sur le web, suivez EN DIRECT la diffusion de la Messe pour les vocations sacerdotales de l’Archidiocèse de Montréal, le vendredi 26 octobre à 19 h 30 min. Cette Messe célébrée, à la magnifique chapelle du Grand Séminaire de Montréal, sera présidée par S. Exc. Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal. L’animation est confiée aux communautés présentes sur le territoire de l’Archidiocèse ; ainsi qu’aux séminaristes étudiants au Grand Séminaire de Montréal. Veuillez noter que la Messe sera également disponible sur Facebook EN DIRECT de Sel et Lumière dès 19 h 30 min. Un rendez-vous à ne pas manquer !
Vous trouverez le feuillet de célébration en cliquant sur le lien suivant:
Sur la route du diocèse d’Amos (2e partie)
Dans ce 2e épisode de “Sur la route des diocèses”, Francis Denis nous transporte dans le diocèse d’Amos à la rencontre des différents visages de cette église particulière. Sous l’épiscopat de Mgr Gilles Lemay, évêque du lieu, l’Église à Amos est pleinement engagée dans la transformation missionnaire voulue par le pape François. Que ce soit dans sa volonté de transmettre son riche héritage ou par la proximité avec les pauvres, les jeunes et toute personne habitant sur ce territoire aux dimensions démesurées, l’Église catholique à Amos est un bon exemple d’un Peuple de Dieu au service des besoins spirituels et humains des âmes auxquelles il est envoyé.
Échos du Vatican
Retour dans cette émission sur les débuts du Synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, avec des invités qui témoignent de leur expérience.
L’importance du ressourcement spirituel chez les jeunes

Photo: © CNS photo/Vatican Media
Récemment, je suis allée au Sanctuaire Marie Reine de Cœurs avec une communauté hispanophone pour un pèlerinage d’une journée. Ayant déjà participé à plusieurs pèlerinages et retraites, je sentais ce désir d’aller avec ma petite famille pour approfondir ma foi. D’ailleurs, j’ai remarqué au courant de ses dernières années que peu de jeunes participent à un pèlerinage. Cela m’amène à un point : les jeunes ne se sentent pas interpellés. Mais pourquoi? N’avons-nous donc pas tous un désir de grandir, d’approfondir non seulement la foi, mais surtout notre identité en tant qu’être humain, ou, du moins, en tant que personne désireuse d’un avenir meilleur? Pourtant, c’est dans ce silence et ce dégagement entier de toutes préoccupations humaines qu’on peut plus se connecter à Dieu. C’est une façon de méditer et prier concernant nos réflexions de viepour en sortir avec des solutions, sentir la présence du Seigneur, ou du moins, se sentir allégé et confiant que tout repose dans les mains de Dieu.
Alors pourquoi les jeunes ne sentent pas le besoin de se retirer un peu de notre société qui est, après tout, constamment mouvementée? Peut-être parce qu’ils y sont habitués depuis leur naissance et donc ne ressentent pas ce besoin. Ou peut-être encore qu’avec le désintérêt qu’attribue la génération des milléniaux à la religion, ou du moins à la spiritualité, il est un tant soit peu normal que ce besoin soit complètement enseveli. Pourtant, la société d’aujourd’hui va tellement vite qu’ils ne prennent pas le temps, ou bien ne choisissent pas de prendre le temps de ralentir. Avec tout ce qu’on vit, je pense qu’il faut accorder une place primordiale à se recentrer, se connecter à Dieu pour ensuite se sentir plus libre de toutes préoccupations, puisqu’on sait qu’après toute retraite spirituelle nous grandissons et nous comprenons qu’il faut simplement faire confiance à Dieu.
Celui qu’on essaie d’imiter, a Lui-même fait plusieurs retraites spirituelles. Nous pouvons prendre exemple lorsque Jésus se retirait loin de la foule et loin de tout pour prier son Père (Mt 14.22-23; Lc 9.28). Il voulait simplement être en communion avec son Père, et nous devons faire pareil. Il a prôné l’exemple à suivre. Pour être en communion avec le Saint Père, nous devons prendre le temps de nous retirer en silence et accorder une priorité pour approfondir notre relation avec Dieu.
Plusieurs jeunes pourraient dire qu’un pèlerinage ou une retraite est une perte de temps. Pourquoi se retirer et aller ailleurs pour méditer si on peut le faire chez nous? Pour répondre à cette question, j’invite fortement les jeunes à sortir de leur zone de confort simplement pour faire l’essai. Nous devons essayer en premier avant d’en tirer des conclusions. Le Pape François nous rappelle constamment qu’il faut sortir de notre zone de confort pour aller annoncer la bonne nouvelle et aider notre prochain. Nous ne pouvons pas nous permettre de ne rien faire. Grâce à une activité de pèlerinage ou une retraite spirituelle, nous ne pouvons que sortir gagnant puisque nous prenons le temps d’apprendre plus sur nous même, mais surtout, on se rend disponible à l’écoute de la Parole de Dieu. Avec ces outils spirituels, nous pouvons accomplir notre devoir de chrétien.
Nous écoutons souvent cette fameuse phrase qui parle du « lâcher-prise ». Plusieurs jeunes d’aujourd’hui veulent révolutionner le monde et des jeunes chrétiens cherchent une façon propice pour évangéliser et propager la bonne nouvelle autour du monde. Ce qui peut être très bien. Par contre, il est important de se rappeler que rien ne peut être totalement fait et accomplit sans l’aide du Seigneur. Alors, si nous accordons un peu de temps pour se connecter à Dieu, nous comprendrons qu’il faut simplement mettre TOUT dans les mains de Celui qui a tout créé, entre-autres, le « lâcher-prise ».
J’invite tous les jeunes du monde à prendre du temps pour soi-même, en compagnie de Dieu, à prendre du recul sur ses priorités, ses relations, ses préoccupations de vie pour revenir et en sortir meilleur. En allant à un pèlerinage ou une retraite spirituelle, nous nous recentrons sur l’essentiel pour faire place au nouveau et nous visons une nouvelle intimité avec Celui qui est la source de la vie. Dans le profond de notre cœur, on fait place au silence pour pouvoir entendre sa voix, sa présence et de cette manière lui dire « Seigneur me voici pour faire ta volonté » (Ps, 39).
Maribel Mayorga-Espinoza
Synode 2018 : Rencontre du pape François avec les jeunes et les pères synodaux.

Synode 2018 : Rencontre du pape François avec les jeunes et les pères synodaux.
Le 6 octobre, 2018 à 13h30 HE et à 11h:30 HP, TV Sel et Lumière diffusera, de la Salle Paul VI au Vatican, une rencontre des jeunes avec le pape François et les pères synodaux. Et ce, à l’occasion de la 15e Assemblée générale ordinaire des évêques du Synode.
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Samedi 6 octobre 2018, à partir de 13h30. Depuis la salle Paul VI au Vatican, rencontre des jeunes avec le pape François et les pères synodaux à l’occasion de la XVème Assemblée ordinaire du Synode des évêques.
Nunzio Sulprizio: modèle de patience et de gentillesse dans la souffrance
Nunzio Sulprizio est né le 13 avril 1817, alors que l’Europe connaissait une grande famine, mais cette épreuve n’a pas été l’aspect le plus difficile de son enfance. Quand son père mourut, il n’avait que trois ans et deux ans plus tard, sa mère mourut également. Au milieu de ces tragédies, Nunzio a été envoyé chez sa grand-mère, mais elle est également décédée alors qu’il n’avait que huit ans. Il a pu supporter une telle perte, en partie parce qu’il prenait le temps d’assister à la messe, même encore petit garçon, apprenant à connaitre Dieu et à suivre l’exemple de Jésus et des saints et des saintes.
La douleur de perdre parents et grand-mère à un si jeune âge aurait semblé suffisante pour quiconque, pourtant l’enfant continua d’éprouver des difficultés dans sa vie, ayant été envoyé chez un oncle qui était violent et cruel. Cet oncle n’a pas permis à Nunzio d’aller à l’école et l’a plutôt engagé comme apprenti forgeron. Malheureusement pour le garçon, la réalité était moins celle d’un apprentissage que celle d’une servitude. Son oncle était dur avec lui, le battant souvent ou ne le nourrissant pas adéquatement, et si l’oncle croyait que son neveu avait besoin d’être réprimandé ou corrigé, il le traitait plus durement.
Un jour, en 1831, la situation devint trop pénible pour Sulprizio. Son oncle l’envoya chercher du matériel dans les collines. Il revint de ce travail épuisé ce soir-là, ayant une jambe enflée et une fièvre brûlante qui l’obligea à se mettre au lit. Le lendemain matin, il s’aperçut qu’il ne pouvait plus se tenir debout. Bien que son oncle ait été indifférent à la situation, le travail avait visiblement été trop lourd pour Nunzio. Plus tard, son état fut diagnostiqué comme la gangrène dans une jambe.
Il devint très malade et, le 20 juin 1832, il entra à l’hôpital des Incurables à Naples pour se faire soigner. Malheureusement, il y resta hospitalisé pour le reste de sa vie. C’était une situation qu’il supportait avec beaucoup de patience en offrant sa douleur à Dieu. On lui attribue les paroles suivantes : « Jésus a tellement souffert pour nous et, par ses mérites, nous attendons la vie éternelle. Si nous souffrons un peu, nous goûterons à la joie du paradis. Jésus a beaucoup souffert pour moi. Pourquoi ne devrais-je pas souffrir pour lui ? Je mourrais pour convertir même un seul pécheur. » Cette foi et cette attitude l’ont amené à aider les autres autant qu’il le pouvait. Bien que souffrant lui-même, le jeune homme aidait les patients à l’hôpital et faisait tout ce qu’il pouvait pour soulager leur misère.
Comme sa douleur persistait, les médecins décidèrent de lui amputer la jambe en 1835 et, même s’il s’améliorait parfois, sa situation devint sérieuse en mars 1836 ; sa fièvre et ses souffrances augmentaient. Nunzio est décédé deux mois plus tard, le 5 mai 1836, des suites de sa maladie prolongée et d’un cancer des os. Il n’avait que 19 ans.
Durant sa souffrance, Nunzio a toujours été considéré comme un homme doux et pieux. En dépit de sa maladie, il a servi les autres et a été dévoué à sa foi. Des décennies plus tard, cette sainteté conduisit le pape Léon XIII à proposer Sulprizio comme un modèle pour les travailleurs. Lorsque le pape Paul VI le béatifia, le 1er décembre 1963, le Saint-Père le proposa également comme modèle pour les jeunes. Il est clair que par de petits moyens Nunzio a eu un effet puissant sur ceux qui l’entouraient, sur l’Église et sur le monde.
Maria Katharina Kasper: Une vie au service de Jésus-Christ
• Vierge et fondatrice de l’Institut des Pauvres Servantes de Jésus-Christ• Jour de fête : 2 février• 26 mai 1820 – 2 février 1898
Née à Dernbach, en Allemagne, Katharina Kasper était une enfant maladive et manquait souvent l’école. Cependant, la lecture était son passe-temps favori et elle aimait particulièrement la Bible et L’Imitation de Jésus-Christ de Thomas a Kempis. Une fille extravertie au fort caractère moral, elle se rendait souvent avec sa mère dans un sanctuaire marial voisin et y emmenait d’autres enfants, leur racontant des histoires sur Dieu et Marie. C’est durant ces premières années que sa vocation religieuse s’est manifestée et qu’elle a ressenti un grand désir de se consacrer au Seigneur.
Encore enfant, Katharina était sensible aux besoins de ceux et celles qui l’entouraient, une qualité qui l’a menée à une vie de service et à un travail ardu. Jeune femme, elle s’est consacréeà aider les pauvres, les malades et les délaissés. Puis, à la mort de son père, elle commença à travailler comme ouvrière agricole, vendant son tissage et fendant des pierres pour la construction de routes afin de subvenir à ses besoins et à ceux de sa mère dont la santé était fragile.
Son travail ardu et ses actes de charité ordinaires furent remarqués par d’autres personnes dans le village et, sur les encouragements de son directeur spirituel, Katharina et quatre autres femmes formèrent une communauté religieuse : les Pauvres Servantes de Jésus-Christ. Elle aurait préféré entrer dans un ordre déjà établi, mais il n’y avait pas de congrégations religieuses féminines dans sa région. Elle fonda donc sa propre communauté. Le 15 août 1851, ces « sœurs de Dernbach » prononcèrent les vœux publics de pauvreté, de chasteté et d’obéissance devant l’évêque Pierre Joseph Blum de Limburg et commencèrent à servir les plus démunis.
Katharina prit le nom de « Maria » et, pendant cinq mandats consécutifs comme supérieure de l’ordre, elle fut connue dans la vie religieuse comme « Mère Maria ». Le pape Pie IX accorda à l’ordre le Décret de louange le 9 mars 1860 et l’ordre reçut l’approbation officielle du pape Léon XIII le 21 mai 1890. Sous la direction de Mère Maria, les Pauvres Servantes de Jésus-Christ (ADJC) entreprirent leur travail auprès des pauvres, des malades et des enfants. Bien que tel fût leur ministère au début, elles sont souvent davantage reconnues par l’amour et la simplicité de leur service que par un ministère particulier.
Maria Katharina subit une crise cardiaque le 27 janvier 1898 et mourut dans la maison mère de la congrégation à Dernbach à l’aube de la fête de la Présentation. Elle fut béatifiée le 16 avril 1978 par le pape Paul VI sur la place Saint-Pierre, louée par le Saint-Père comme une femme « de foi et de courage ».
Durant toute sa vie, Maria Katharina s’est efforcée de reconnaître la volonté de Dieu dans toutes les situations ; cet esprit a été transmis aux sœurs de sa congrégation. Par cette ouverture aux autres et à Dieu, l’ordre a étendu l’amour et la vision de Mère Maria bien au-delà des frontières de l’Allemagne, alors que leur ministère a continué à grandir et à se répandre dans des pays tels que l’Angleterre, les États-Unis, les Pays-Bas, l’Inde, le Mexique, le Brésil, le Kenya et le Nigeria.


