Projet Bernadette, au service des prostituées

 

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Au diocèse de Conceiçao do Araguaia, le projet Bernadette accueille les jeunes filles prostituées des quartiers pauvres de la ville. Elles ont entre 12 et 17 ans et sont également victimes, la plupart du temps, de l’alcool et de la drogue. Nous les rencontrons dans le cadre de notre reportage, et de prime abord notre caméra ne les impressionne pas. Elles sont plutôt souriantes, pas vraiment timides, et parfois ont une gueule d’ange, si bien qu’on a du mal à imaginer qu’elles s’adonnent à la prostitution pour gagner un téléphone, ou un peu d’argent. Certaines fillettes acceptent de donner une interview. L’exercice pour elles n’est pas facile. Assises, face à la caméra, elles se livrent, en égrenant les épreuves qui ont émaillées leur vie, douloureuse et pourtant si jeune. Mais c’est toujours le même constat : elles parlent très difficilement de cette activité sexuelle dont elles ont honte. L’une d’elles, rejetée par ses parents, se prostitue pour ne pas dormir dans la rue avec les chiens errants. Une autre, se prostitute aujourd’hui après avoir été violée par son beau-père alors qu’elle n’avait pas dix ans. D’autres encore sont envoyées par leurs propres parents pour rapporter l’argent à la maison…C’est donc pour tenter de les sortir de cette misère que le projet Bernadette, encadré par des volontaires, propose à ces adolescentes des activités artistiques et professionnalisantes qui leur permettent de s’épanouir et de trouver du travail.

Aux côtés des jeunes femmes désoeuvrées

blog 1 Après un long voyage en avion, et en voiture sur les routes poussiéreuses du Brésil, notre reporter Charles Le Bourgeois et son cameraman Albéric Saint-Martin sont arrivés dans le Parà, “une terre sans hommes pour des hommes sans terre”, dans le nord-ouest du pays. Accueillis par l’évêque du diocèse de Conceiçao do Araguaia, Don Dominique You, ils découvrent les initiatives de l’Église locale, au service des plus pauvres, et en particulier des femmes désœuvrées. Leur sujet les mènent d’abord jusqu’au “projet Bernadette” qui accueille des jeunes filles, de 12 à 17 ans, en “situation à risque”, c’est à dire de prostitution. Puis le tournage les conduit auprès des jeunes mères du projet “rêve de maman”, dont le but est de soutenir et réconforter ces femmes en situation difficile, pendant la grossesse, et après la naissance.

Les médias, une lame à double tranchants

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La fin de semaine dernière, le pape François s’est rendu à Sarajevo pour visiter cette ville meurtrie par de nombreuses années de guerre mais dont l’espoir d’un avenir meilleur devient peu à peu réalité. C’est pour encourager ce peuple multiconfessionnel à continuer ce chemin ardu vers une société pleinement pacifiée que le pape avait décidé de faire ce voyage. En Europe, a précisé le Pape : « Je voudrais commencer à faire les visites […] en partant des pays les plus petits, et les Balkans sont des pays tourmentés, ils ont tant souffert ! Ils ont tant souffert… Et pour cela ma préférence est là ». Cette courte mais non moins chargée visite apostolique s’est terminée par une rencontre presque informelle au cours de laquelle le Pape a bien voulu répondre aux questions des jeunes. C’est la première question qui a retenu mon attention puisqu’on lui a demandé ce qu’il pensait de la télévision et des médias en général. La réponse du Pape est plus qu’intéressante :

« Depuis la moitié des années 90, j’ai senti une nuit que cela ne me faisait pas de bien, que cela m’aliénait, m’amenait… et j’ai décidé de ne pas la regarder.

Quand je voulais regarder un beau film, j’allais au centre de télévision de l’archevêché et je le regardais là. Mais seulement ce film…. La télévision au contraire m’aliénait et m’amenait hors de moi : elle ne m’aidait pas. Certainement, je suis de l’âge de pierre, je suis ancien !

Et nous maintenant – je comprends que les temps ont changé – nous vivons au temps de l’image. Et cela est très important. Et au temps de l’image, on doit faire ce qu’on faisait au temps des livres : choisir les choses qui me font du bien ! »[2]

Le pape nous donnait donc à tous, et spécialement aux jeunes, un critère pour examiner si notre consommation des médias nous permet de devenir de meilleures personnes : « elle doit me faire du bien » a-t-il affirmé. Qu’elle encourage souvent ce qu’il y a de plus bas en nous comme la paresse ou la sensualité déplacée me paraît évident. Cependant, il est intéressant de noter que le pape laisse, par cette formule, beaucoup de place à la liberté et au jugement individuels. Ce qui est bien pour moi comme être humain, nous le partageons tous et nous pouvons donc nous consulter les uns les autres pour voir ce qui est bon ou mauvais pour nous. Mais outre cela, il est clair que plusieurs programmes de télé bons pour une personne pourraient être nuisibles pour moi. Il est donc important de prendre du temps pour examiner, individuellement ou en famille, notre consommation de médias. Le Pape poursuit ainsi : [Read more…]

Prier pour aimer

http://www.annegoetze.com/#/france-nun-1/

Détail (taille originale: 40″x30″), Do You Have The Right Soul?, Anne Goetze, France Nun Series

Tante Helen, ou sœur Marguerite Marie, était moniale chez les Visitandines d’Annecy en France jusqu’à sa mort à l’âge de 84 ans. C’était une américaine qui a trouvé refuge dans les bras du monastère hissé sur une colline du village dans les Alpes françaises. Elle a vu sa destinée dès son adolescence. Sœur Marguerite Marie, un jour, s’est rendue compte « qu’elle faisait toujours partie du plan de Dieu… sans vraiment le vouloir – c’est Lui qui agissait tout ce temps ». C’est une parole que nous pouvons retrouver sous la plume du prophète Jérémie: « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations » (Jérémie 1, 5).

Sœur Marguerite Marie était prophète pour son temps en ce sens qu’elle a fait connaitre à sa nièce, Anne Goetze, la vie intérieure non seulement des sœurs d’Annecy mais aussi de chaque être humain. « Ne Le cherche pas en-dehors de toi-même, mais à l’intérieur, car c’est là où tu Le trouveras » (soeur Marguerite Marie). Et c’est ce qui a inspiré Goetze, artiste de profession, à retracer la vie de sa tante au monastère dans une série de photographies documentaires, intitulée « Pray to love » (Prier pour aimer).

En treize canevas, Anne Goetze arrive à peindre les derniers jours de sa tante Helen au monastère et de cette vie, justement, qui l’a soutenu pendant plus de 60 ans. Les années sont passées dans une fidélité à la prière, à l’écriture, aux tâches ménagères, à l’accueil de pèlerins, ou encore des femmes en besoin de repos… Avant le décès de sa tante, Goetze a photographié les sœurs dans leur quotidien. Mais ses photographies, à elles seules, ne réussissaient pas à refléter son expérience plus profonde – même intime – du monastère. Ce n’est qu’après les funérailles de sœur Marguerite Marie, qu’elle a eu recourt à la peinture pour compléter ses tableaux en mêlant une variété de matériaux tactiles à ses photographies. Cette pratique a ralenti son processus de création mais lui a accordé le temps nécessaire pour faire le deuil du décès de sa tante et créer des œuvres qui pouvaient refléter son expérience des sœurs et du monastère.

La vie ne bouge pas si vite dans un monastère ; elle se limite aux activités du quotidien. Elle ne se soucie pas trop non plus du monde qui change à l’extérieur. Ce que nous voyons donc dans les tableaux de Goetze se limite aussi à ces petites occupations. Mais là se trouve le fil conducteur de sa série. La réalité du quotidien, banale et futile, animée par leur foi.

Toute la qualité des tableaux d’Anne Goetze est dans sa technique rapide, spontanée, même parfois accidentée. Elle dit elle-même que certaines de ses œuvres ont été le résultat d’heureuses surprises. Ses photographies, d’abord imprimées en sépia, ne lui servent que de canevas. On ne pourrait non plus qualifier ses canevas de dessins à colorier. Tous les matériaux sont des couches qui viennent s’ajouter aux photographies comme pour faire ressortir la profondeur de leur vie.

Ce qui frappe davantage est la qualité féminine de l’œuvre. Plusieurs éléments contribuent à lui donner cette teinte. À l’évidence, on ne trouve que des figures de femmes. Mais plus que ça, au cœur de leur quotidien, elles expriment des attitudes qui leurs sont propres (non pas que ces attitudes soient réservées uniquement aux femmes). On les surprend dans une conversation intime ou dans un fou rire ; certaines accomplissent des tâches manuelles ; une autre écrit une lettre ou tient un oiseau tendrement dans sa main. « Chacun des enfants de Dieu est comme un oiseau dans les mains tendres de Dieu » (soeur Marguerite Marie). Ces gestes font ressortir ce qui les habite dans ces instants. Elles sont des modèles d’écoute et d’attention, de réalisme, de la capacité à se réjouir avec d’autres, de générosité et de don.

Le monastère à Annecy ne serait rien sans ces vies de femmes pour lui donner son sens. Ce sont elles qui rendent l’œuvre de Goetze un témoignage de sainteté là où l’on ne s’y attendait peut-être pas, lorsqu’on ne pensait même pas le vouloir. La première réaction d’Anne Goetze, lorsqu’elle était jeune fille, à la vue de sa tante derrière les barreaux, en était une d’incompréhension. Comment pouvait-elle trouver son bonheur dans un tel endroit, seule et coupée du monde ? Alors que nous croyons que la plus grande expression d’amour se trouve dans le « faire », elles passent toute leur vie à prier… pour aimer. La soif de trouver une terre d’appartenance est inscrite dans l’âme de toute personne, explique Goetze dans la vidéo « Pray to Love ». Et pour cette artiste, l’arrimage s’est fait en plein cœur d’Annecy.

« D’ouvrir ton cœur est de te mettre dans un état vulnérable, mais ce qui [m’a donné] du courage et de l’audace avec cet énorme travail, c’est que ce n’est pas moi qui est au centre ; c’est l’histoire d’une merveilleuse communauté de femmes qui sont fortes et courageuses. » (Anne Goetze).

Échos du Vatican

Retour sur le voyage du pape François à Sarajevo, et sur la solennité du Corps et du Sang du Christ

Missionnaires jusqu’au bout du monde!

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Ces dernières semaines, j’ai eu la chance de me rendre, accompagnée de ma femme Valérie, dans ce magnifique et lointain pays qu’est l’Île Maurice. La mère de Valérie étant d’origine mauricienne, en tant que nouveaux mariés nous avons visité oncles, tante, grand-mère et grand-père. Outre les paysages merveilleux et des repas aussi copieux qu’épicés, j’ai pu être en contact avec une culture très différente de la mienne. Malgré un français compris et parlé par la majeure partie de la population, c’est surtout le créole qui y est parlé. Aussi non seulement mes repères linguistiques furent altérés mais également mes références religieuses. En effet, l’Île Maurice est composée de plusieurs appartenances religieuses comme l’Hindouisme, l’Islam, le culte Tamoul, etc. Je peux vous assurer qu’il est très dépaysant d’entendre le chant du coq le matin accompagné de l’appel à la prière musulmane suivi de chants hindous du temple du coin de la rue ! Ce paysage religieux très hétéroclite est heureusement vécu dans un esprit très paisible où la cohabitation ne pose pas de problème majeur.

De son côté, l’Église catholique regroupe une bonne partie de la population (environ 31%). On peut donc y voir une multitude d’églises parsemant tout le territoire mauricien. Ces dernières montrent aussi la riche tradition catholique de ce pays où la foi a fait son apparition il y a plusieurs siècles avec les colonisations successives des Hollandais, des Français et des Anglais. Cette riche présence chrétienne se manifeste aussi chez certains personnages qui ont marqué la vie des habitants de l’Île jusqu’à aujourd’hui. Le témoin du Christ le plus connu est sans aucun doute le bienheureux Père Jacques-Désiré Laval c.s.s. La famille de ma femme étant catholique- son grand-père était même l’horloger officiel de la imagecathédrale Saint-Louis de Port Louis-, une visite au sanctuaire dédié au Père Laval était incontournable. C’est ainsi que j’ai fait la rencontre d’un personnage fascinant.

Il est né à Croth en France en 1803. Après des études de médecine, il décida d’entrer au séminaire et fut ainsi ordonné prêtre en 1838 dans la chapelle du Séminaire de Saint-Sulpice de Paris. Il fut ensuite rapidement envoyé comme desservant d’une petite paroisse à Pinterville. C’est dans ce lieu modeste qu’il appris l’amour des pauvres. Cela allait le préparer à répondre à l’appel à la vie missionnaire à l’intérieur de la Congrégation du Saint-Esprit. C’est ainsi que notre bienheureux père Laval s’embarqua sur un navire pour un voyage de cent jours qui l’amena de l’autre côté de l’Afrique au milieu de l’océan indien. Il arriva à l’Île Maurice en 1841, deux ans à peine après l’abolition de l’esclavage.

C’est là, qu’il voua toutes ses énergies à l’évangélisation de cette population, à la fois, marquée par tant de souffrances et à l’aube de l’apprentissage de cette liberté finalement retrouvée. C’est surtout à l’éducation et à la catéchèse qu’il consacra son attention. Il avait une conscience aigüe de la responsabilité qui incombe à celui qui devient chrétien. Il ne baptisait donc pas les gens à la légère mais seulement après une bonne préparation et lorsque les catéchumènes pouvaient démontrer qu’ils avaient bien assimilés les éléments essentiels de la Foi dans leurs vies. La célébration des sacrements était aussi au cœur de sa vie et de son ministère. Le père Laval passait effectivement plusieurs heures par jour à la prière. Il était conscient que la relation au Christ était le noyau d’où il tirait les forces nécessaires à cette laval8seplourde tâche mais également la source d’où allait jaillir les nombreux fruits dont nous sommes toujours témoins aujourd’hui.

Les vertus héroïques de ce religieux sont aujourd’hui reconnues par l’Église universelle. C’est ainsi que Jean-Paul II allait présider la cérémonie qui allait faire de lui le premier Bienheureux de son pontificat le 29 avril 1979. Dans son homélie, nous voyons l’intérêt du saint Pape pour ce pauvre prêtre français qui rayonnait de la lumière du Christ au bout du monde par l’amour intense qu’il avait pour ceux que Dieu lui avait confiés. À nous qui sommes appelés, à l’invitation du pape François, à prendre de plus en plus conscience du caractère missionnaire de notre vocation chrétienne, le père Laval peut nous inspirer la même ardeur et la confiance que Dieu sera toujours à nos côtés. Comme le disait saint Jean-Paul II dans son homélie à l’occasion de la béatification du père Jacques-Désiré Laval c.s.s. :

Voilà un modèle pour les évangélisateurs d’aujourd’hui. Qu’il inspire les missionnaires, et, j’ose dire, tous les prêtres, qui ont d’abord la sublime mission d’annoncer Jésus-Christ et de former à la vie chrétienne ! Qu’il soit, à un titre particulier, la joie et le stimulant de tous les religieux spiritains, qui n’ont cessé d’implanter l’Église, notamment en terre africaine, et y œuvrent avec tant de générosité. Que l’exemple de Père Laval encourage tous ceux qui, sur le continent africain et ailleurs, s’efforcent de bâtir un monde fraternel, exempt de préjugés raciaux ! Que le Bienheureux Laval soit aussi la fierté, l’idéal et le protecteur de la communauté chrétienne de l’Ile Maurice, si dynamique aujourd’hui, et de tous les Mauriciens !

Échos du Vatican

Le pape François appelle une fois encore à défendre la vie, depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle. Il dénonce les attentats à la vie.

Échos du Vatican

Le Pape célèbre la fête de la Pentecôte, et Mgr Oscar Romero est béatifié à San Salvador

Avant sa béatification, Mgr Oscar Romero est “déjà saint”

Mural of Salvadoran Archbishop Oscar Romero seen in 2012 at Columban Mission Center in El Paso

35 ans après son assassinat, Mgr Oscar Romero est béatifié ce samedi à San Salvador, où il était archevêque, de 1977 à 1980. Pour cette béatification, la journée du samedi 23 mai est décrétée jour de congé officiel par le gouvernement. C’est dire l’importance de l’évènement pour le Salvador, dont le président Sanchez Ceren estime que la béatification est un miracle pour le pays. Il estime que grâce à l’exemple de Mgr Romero et à ses pensées, le pays peut devenir un peuple unit, debout face à ses problèmes.

Oscar Romero, martyr et défenseur des droits de l’homme et des plus pauvres, est donc une figure importante de l’Église au Salvador. Pour lui rendre hommage, et participer à sa béatification, pas moins de 250 000 personnes sont attendues pour la cérémonie qui se tiendra sur la Plaza Divino Salvador del Mundo, lieux emblématique de la capitale salvadorienne.

S’il est déclaré bienheureux ce samedi par l’Église, Mgr Romero est en revanche déjà considéré comme un saint depuis longtemps au Salvador.  C’est ce que racontait aux journalistes une vieille dame de la capitale, le jour de la commémoration des 35 ans de la mort de l’évêque, le 24 mars dernier : « même avant d’être tué, notre Mgr Romero était déjà un saint, il s’est mis de notre côté, à nous les pauvres, il a souffert avec nous ». À son tour, Mgr Paul Vera, évêque mexicain présent lors des commémorations, invite les fidèles à se souvenir de Mgr Romero « comme d’un homme de bien, un saint qui a versé son sang pour son peuple qui l’aimait et continue de l’aimer ».

De son côté, dans une interview accordée à Radio Vatican, le postulateur de la cause de béatification, Mgr Vincenzo Paglia, estime que celle-ci a une signification profonde pour le Salvador et pour le continent latino-américain. « C’est le fruit splendide d’un christianisme qui a choisi de se mélanger avec les plus pauvres, pas un christianisme tourné vers lui-même ». «  Romero, poursuit encore Mgr Paglia, a choisi d’aller dans les banlieues pour semer la vérité de l’Évangile qui donne un espoir à tous, en partant du plus pauvre ».

Ces paroles et cet encouragement rappellent très nettement celles du pape argentin qui dit vouloir « une Église pauvre, pour les pauvres ». D’ailleurs, la coïncidence du pontificat de François avec le témoignage de Romero signifie, selon Mgr Paglia, «  que Dieu les envoie tous les deux en mission ». « Je le vois à côté du pape François, dans une église, en sortant vers les plus pauvres. C’est pour cela que c’est un évêque qui est un exemple pour tous les évêques, pour tous les prêtres, pour tous les chrétiens, et aussi pour tous les hommes de bonne volonté ».

L’archevêque est connu pour avoir pris la défense des pauvres et des paysans sans terre du Salvador, ainsi que pour avoir dénoncé les injustices commises dans le pays durant le conflit armé, de 1980 à 1992, qui opposait un gouvernement conservateur à un mouvement de guérilla d’extrême gauche. La veille de son assassinat, dans son homélie, il appelait les soldats à ne plus participer à la répression : « Au nom de Dieu, au nom de ce peuple souffrant, dont les lamentations montent jusqu’au ciel et sont chaque jours plus fortes, je vous en prie, je vous en supplie, je vous l’ordonne au nom de Dieu, arrêtez la répression ! ».

Depuis le pied de l’autel, où il est mort assassiné en célébrant la messe le 24 mars 1980, Mgr Romero sera élevé à la gloire des autels, et depuis le ciel, conclut Mgr Paglia « il est devenu le bon berger qui unit tous les habitants du pays, pour qui il a donné sa propre vie ».

Échos du Vatican

Le pape François canonise 4 nouvelles saintes, et reçoit en audience le président palestinien Mahmoud Abbas

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