Départ et souvenirs de Thaïlande

Nos 10 jours de reportage en Thaïlande se terminent et ce fut une expérience très singulière. Dans nos souvenirs nous garderons à l’évidence les paysages embrumés des montagnes de la région de Tak, dans le nord du pays, les routes qui serpentent dans la jungle sauvage, le soleil qui embrasse notre peau encore claire… Mais plus vif encore est le souvenir du peuple Karen, cette ethnie minoritaire installée dans des villages de montagne à la frontière avec la Birmanie. Une population très attachante et chaleureuse, parfois délaissé, mais toujours très accueillante, dont le sourire généreux vous fait oublier la barrière de la langue. Dans leurs demeures, dont les portes ne sont jamais closes, vous ne trouverez ni eau courante ni électricité, mais des regards doux et des sourires d’enfants qui contrastent avec la rigueur de leur mode de vie.

Padre LefebureRemarquable aussi est le témoignage de père Nicolas Lefebure, prêtre des Missions Étrangères de Paris qui depuis près de 10 ans consacre sa vie à cette minorité, majoritairement bouddhiste, dont personne ne parle. À l’image de la Vierge visitant sa cousine Élisabeth, ce missionnaire, presque nomade, dans une vie simple et discrète, parcours quotidiennement les routes accidentées du nord du pays pour visiter ses fidèles marginalisés, et transmettre l’Évangile à ce peuple éloigné des autres, mais si proche de Dieu.

Pas de doute, la Nouvelle Évangélisation est en marche, jusque dans les hautes montagnes reculées de Thaïlande.

Charles Le Bourgeois et Alexandre Saint Martin.

 

Au village de Poblaki

poblaki

Le village de Poblaki est le plus grand village Karen dans le nord ouest de la Thaïlande. Il abrite environ 80 maisons soit près de 400 personnes, dont de très nombreux enfants. Chez les Karens la famille est extrêmement importante, car c’est en donnant la vie que l’on transmet les valeurs et les traditions, de génération en génération.

Paroles de volontaires

À Maeramat, dans la province de Tak (nord de la Thaïlande), notre journaliste Charles Le Bourgeois et son cadreur Alexandre Saint Martin ont rencontré trois volontaires des Missions Étrangères de Paris. Dans le cadre de leur mission ces trois jeunes français enseignent l’anglais aux enfants Karens. Pierre-Yves est un ancien volontaire du village de Ponouaypou, Anne-Laure enseigne aujourd’hui à Maeramat, et Olivier au village de Maetowo. Écoutez leur témoignage :

Au village de Maeve

village de Maeve

 Le village de Maeve, au nord ouest de la Thaïlande, dans la région de Mae Sot, est le premier village chrétien de la minorité Karen. Évangélisé il y a 50 ans par les prêtres des Missions Étrangères de Paris, il abrite aujourd’hui près de 90 maisons, soit environ 200 personnes, dont beaucoup d’enfants scolarisés sur place. La bourgade héberge également une église, et une coopérative de tissage qui garantit aujourd’hui une source de revenus aux femmes de Maeve.

L’équipe de choc à l’ouvrage

Photos équipe ThaïlandeSur l’ordinateur, à la caméra ou au micro, l’équipe de choc s’affaire dans les montagnes en Thaïlande pour son prochain reportage sur la minorité Karen. Nos deux reporters recueillent chaque jour, pour vous, des témoignages touchants de ce peuple qui mérite d’être mieux connu.

 

Qui sont les Karens ?

Le village de Poblaki, dans les montagnes proches de la Birmanie, est le plus grand village habité par la minorité Karen dans le nord ouest de la Thaïlande. Ici, comme dans les autres villages Karen, la population vit dans des conditions extrêmement rudimentaires, loin de tout, sans eau courante ni électricité. Mais malgré ces conditions difficiles les Karens manifestent une véritables joie de vivre, qu’ils puisent dans les joies simples du quotidien, à travers notamment les rassemblements entre amis et la vie en famille.

Sel et Lumière arrive en Thaïlande

Arrivé Thailande

Notre journaliste reporter Charles Le Bourgeois et son cadreur Alexandre Saint Martin viennent d’arriver en Thaïlande, dans la région de Mae Sot. Une région montagneuse dans le nord ouest du pays. Là-bas, non loin de la frontière avec la Birmanie, ils iront à la rencontre du peuple Karen, ethnie minoritaire de tradition nomade installée dans des villages isolés, à l’écart des développements économiques. Depuis 50 ans des prêtres missionnaires des Missions Étrangères de Paris vivent aux côtés de cette population pour la soutenir et lui faire connaitre l’Évangile.

Suivez, en exclusivité sur Sel et Lumière, les reportages et pérégrinations de nos deux jeunes envoyés spéciaux, partis découvrir le quotidien de ces missionnaires du bout du monde.