Saint Jean-Paul II

Le pape Jean-Paul II à Munich (Allemagne) en novembre 1980. Photo commons.wikimedia.org

Le 22 octobre nous célébrons la fête de saint Jean-Paul II. Cette date a été choisie car elle correspond à son intronisation. C’était en 1978, il y a 42 ans.

Après 27 ans de pontificat, le jour de sa mort, les fidèles réclament sa canonisation immédiate : « Santo Subito ! ». Preuve s’il en est de l’importance de cet homme pour l’Église et pour le monde. Son héritage est gravé dans l’Histoire, et sa mémoire dans les cœurs.

Son pontificat commence par un appel, le 22 octobre 1978 lors de sa messe d’intronisation. « N’ayez pas peur ! » lance le nouveau souverain pontife à la foule réunie sur la place Saint-Pierre. « N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ. À sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des états, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ce qu’il y a dans l’homme ! Et lui seul le sait ! » Le ton est donné. Sa première homélie est une clé de lecture de son pontificat : un appel à l’espérance, dans un monde marqué par la guerre froide.

Cette espérance, Jean-Paul II la confie aux jeunes, avec insistance : « Vous êtes l’avenir du monde, l’espérance de l’Église, vous êtes mon espérance ». Et pour cause, en 1984 il crée les Journées Mondiales de la Jeunesse. Lors d’un de ces rassemblements il insiste: « Vous êtes les hommes et les femmes de demain ; dans vos cœurs et dans vos mains est contenu l’avenir. À vous, Dieu confie la tâche, difficile mais exaltante, de collaborer avec Lui pour édifier la civilisation de l’amour. »

Jean-Paul II, ce « pèlerin de l’espérance », multiplie tout au long de son pontificat les voyages autour du globe. Il visite 127 pays, rencontrant quasiment tous les chefs d’Etats et dirigeants politiques. Il profite de ces déplacements pour faire entendre la voix de l’Église, militant pour la paix, prônant une culture de la vie, défendant les droits humains et notamment la liberté religieuse.

A ce propos, son pontificat est marqué par une intensification des échanges avec les autres religions, et la fameuse rencontre d’Assise est un des exemples les plus frappants. Pour la première fois, à son initiative, en octobre 1986, toutes les religions sont réunies pour prier. Non pas pour trouver un consensus religieux, mais « pour que le monde puisse enfin devenir un lieu de paix véritable et permanente ».

D’un point de vue diplomatique et à l’échelle internationale le pape polonais joue un rôle des plus importants. La fin de la guerre froide et l’effondrement des régimes communistes sont en partie le fruit de ses efforts. C’est ce qu’admet le dernier leader soviétique, Mikhaïl Gorbatchev : « Rien de ce qui s’est passé en Europe de l’Est n’aurait été possible sans la présence de ce Pape, sans le grand rôle, également politique, qu’il a su tenir sur la scène mondiale ». En effet, plus largement, Jean-Paul II critique avec forces les dérives du capitalisme, dénonçant les inégalités de richesses dans le monde et la primauté des choses matérielles sur l’homme. En la matière il insiste notamment sur la nécessité d’une éthique dans l’économie.

Nombreux sont les enseignements du saint Pape. La dignité de l’Homme est au cœur de son pontificat, et en ce sens il consacre une large part de ses catéchèses à la fameuse Théologie du corps. Une vaste réflexion qu’il développe sur plusieurs années à travers de nombreuses homélies. Il partage ainsi sa vision de la personne humaine, avec son corps, son âme, et son esprit, abordant, entre autre, la vocation de l’Homme, l’union conjugale entre l’homme et la femme, et la sexualité. Parmi les actes majeurs de son pontificat on relève aussi la publication du catéchisme de l’Eglise catholique. Un ouvrage de référence qui résume la foi, l’enseignement et la morale de l’Eglise catholique.

Avec presque 27 ans de règne, le pontificat de Jean-Paul II est le troisième plus long de l’histoire de l’Église. En 9.665 jours sur le Siège apostolique, non seulement il parcourt plus d’un million de kilomètres, mais il fait tomber des murs entre les nations et construire des ponts entre les religions.

Au total il béatifie 1 340 personnes et canonise 483 saints, soit plus que pendant les cinq siècles précédents.

Incontestablement, saint Jean-Paul II est un des plus grands hommes du XXème siècle.

Il y a 15 ans, Jean-Paul II s’en allait !

C’était il y a quinze ans, jour pour jour, le 2 avril 2005. Le saint pape Jean-Paul II rejoignait la maison du Père.

Après 26 ans de pontificat, le jour de sa mort, les fidèles réclamaient sa canonisation immédiate. Preuve s’il en est de l’importance de cet homme pour l’Église et pour le monde. Son héritage est gravé dans l’histoire, et sa mémoire dans les cœurs.

Son pontificat commence par un appel, ce 22 octobre 1978 lors de sa messe d’intronisation. « N’ayez pas peur ! » lance le nouveau souverain pontife à la foule réunie sur la place Saint-Pierre. « N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ. À sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des états, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ce qu’il y a dans l’homme ! Et lui seul le sait ! » Le ton est donné. Sa première homélie est une clé de lecture de son pontificat : un appel à l’espérance, dans un monde marqué à l’époque par la guerre froide.

Cette espérance, Jean-Paul II la confie aux jeunes, avec insistance : « Vous êtes l’avenir du monde, l’espérance de l’Église, vous êtes mon espérance », leur dit-il. Et pour cause, en 1984 il crée les Journées Mondiales de la Jeunesse. Lors d’un de ces rassemblements il leur dit encore: « Vous êtes les hommes et les femmes de demain ; dans vos cœurs et dans vos mains est contenu l’avenir. À vous, Dieu confie la tâche, difficile mais exaltante, de collaborer avec Lui pour édifier la civilisation de l’amour. »

Jean-Paul II, ce « pèlerin de l’espérance », multiplie tout au long de son pontificat les voyages autour du globe. Il visite 127 pays, rencontrant quasiment tous les chefs d’Etats et dirigeants politiques. Il profite de ces déplacements pour faire entendre la voix de l’Église, militant pour la paix, prônant une culture de la vie, défendant les droits humains et notamment la liberté religieuse.

A ce propos, son pontificat est marqué par une intensification des échanges avec les autres religions, et la fameuse rencontre d’Assise est un des exemples les plus marquants. Pour la première fois dans l’histoire, à son initiative, en octobre 1986, toutes les religions sont réunies pour prier. Non pas pour trouver un consensus religieux, mais « pour que le monde puisse enfin devenir un lieu de paix véritable et permanente ».

D’un point de vue diplomatique et à l’échelle internationale le pape polonais joue un rôle des plus importants. La fin de la guerre froide et l’effondrement des régimes communistes sont en partie le fruit de ses efforts. C’est ce qu’admet le dernier leader soviétique, Mikhaïl Gorbatchev : « Rien de ce qui s’est passé en Europe de l’Est n’aurait été possible sans la présence de ce Pape, sans le grand rôle, également politique, qu’il a su tenir sur la scène mondiale ». En effet, plus largement, Jean-Paul II critique avec forces les dérives du capitalisme, dénonçant les inégalités de richesses dans le monde et la primauté des choses matérielles sur l’homme. En la matière il insiste notamment sur la nécessité d’une éthique dans l’économie.

Nombreux sont les enseignements du saint Pape. La dignité de l’homme est au cœur de son pontificat, et en ce sens il consacre une large part de ses catéchèses à la fameuse Théologie du corps. Une vaste réflexion qu’il développe sur plusieurs années à travers de nombreuses homélies. Il partage ainsi sa vision de la personne humaine, avec son corps, son âme, et son esprit, abordant, entre autre, la vocation de l’homme, l’union conjugale entre l’homme et la femme, et la sexualité. Parmi les actes majeurs de son pontificat on relève aussi la publication du catéchisme de l’Eglise catholique. Un ouvrage de référence qui résume la foi, l’enseignement et la morale de l’Eglise catholique.

Avec presque 27 ans de règne, le pontificat de Jean-Paul II est le troisième plus long de l’histoire de l’Église. En 9.665 jours sur le Siège apostolique, non seulement il parcourt plus d’un million de kilomètre, mais il fait tomber des murs entre les nations et construire des ponts entre les religions.

Au total il béatifie 1 340 personnes et canonise 483 saints, soit plus que pendant les cinq siècles précédents.

Incontestablement, saint Jean-Paul II est un des plus grands hommes du XXème siècle.

L’Église au chevet du Venezuela

CNS photo/Tomas Bravo, Reuters

La Charité à la frontière. C’est le nom et l’idée de la rencontre organisée fin janvier par le Vatican dans le diocèse colombien de Cucuta, à la frontière avec le Venezuela.

L’objectif de cette initiative est de soutenir les efforts visant à alléger les souffrances de la population, dans le contexte de la crise humanitaire au Venezuela, qui a provoqué la fuite de plus 5 millions de migrants et de réfugiés, selon les estimations des Nations-Unies.

Sous l’égide du Dicastère pour le service du développement humain intégral, la rencontre veut apporter une contribution concrète aux besoins des plus vulnérables.

« Nous ne sommes pas une ONG, a lancé le préfet du dicastère, le cardinal Peter Turkson, en ouverture de la rencontre. Notre mission va au-delà de la simple assistance. Le dicastère veut promouvoir le développement intégral de l’homme, à la lumière de l’Evangile ».

Concrètement, le cardinal Turkson explique notamment vouloir lancer un outil permettant de partager des informations entre les organisations caritatives des pays voisins. Une sorte de plateforme pour centraliser les données, mettre en synergie les activités humanitaires, et les coordonner plus efficacement sur le terrain pour apaiser l’impact de la crise sur les personnes.

Le prélat, qui regrette l’impuissance de la communauté internationale au Venezuela, affirme que ce même type de projet avait été lancé au Proche-Orient, et qu’il avait été efficace, et bien accueilli.

Cette rencontre à Cacuta est présentée comme une réponse à l’appel du pape François. En effet, le Saint-Père « suit de près l’évolution de la situation sur place », et encourage l’Église locale qui s’est mise « du côté des personnes qui souffrent ». « Il prie constamment pour tous les Vénézuéliens  », a rapporté le cardinal Turkson.

Les évêques du pays saluent quant à eux les efforts déjà menés par les organisations caritatives. Ils exigent par ailleurs « la révocation de ceux qui exercent le pouvoir de manière illégitime », et réclament des élections libres et fiables dans les meilleurs délais.

C’est le président Nicolas Maduro qui est pointé du doigt. Le chef d’État socialiste est accusé de contourner la Constitution et de diriger le pays en autocrate. Les manifestations réclamant sa démission sont réprimées dans la violence, entrainant la mort de milliers d’opposants.

Depuis 2014 le Venezuela est confronté à une profonde crise économique et politique. La chute des revenus pétroliers et l’hyperinflation ont notamment provoquées une pénurie d’aliments et de médicaments ; sans compter les coupures d’eau et d’électricité qui paralysent le pays.

Cette nation, qui possède la plus grande réserve de pétrole mondiale, fut jadis la plus riche d’Amérique du sud. Aujourd’hui, elle est l’une des plus pauvres au monde, avec 80% de la population vivant sous le seuil de pauvreté.

260 millions de chrétiens persécutés

 

Un chrétien sur huit est persécuté à cause de sa foi. C’est le constat de l’ONG protestante Portes Ouvertes qui publie chaque année l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens.

Dans la nouvelle édition, publiée le 15 janvier 2020, le document recense les pays où les chrétiens sont le plus persécutés.

C’est la Corée du Nord qui est en tête de classement. Dans ce pays, le régime persécute les chrétiens de manière sévère et systématique. Considérés comme de dangereux ennemis de l’État, des dizaines de milliers de chrétiens sont emprisonnés dans des camps de travaux forcés. Le simple fait de posséder une Bible peut être fatal.

L’Afghanistan est le deuxième pays où les chrétiens sont le plus en danger. Il n’existe officiellement dans ce pays aucun bâtiment d’Église. Lorsque quelqu’un quitte l’Islam pour se convertir, il est considéré comme un traître envers sa tribu, et il doit être éliminé.

Vient ensuite la Somalie, où les chrétiens sont dans la ligne de mire du groupe terroriste Al-Shabaab. Ce groupe islamiste veut faire appliquer la charia dans le pays. Il traque et tue tous ceux qui sont soupçonnés d’être chrétiens.

L’ONG Portes Ouvertes précise que la persécution peut se présenter sous différentes formes. Elle peut être physique et entraîner la mort, ou psychologique et discriminatoire.

Mais quel que soit le type de persécution dont ils sont victimes, les chrétiens sont de plus en plus persécutés, en raison notamment de l’extension des régions touchées par le djihadisme.

En revanche, pour la première fois depuis trois ans, le nombre de tués a baissé cette année.

En 2019, au moins 2983 chrétiens ont été assassinés en raison de leur croyance (soit 8 chrétiens éliminés chaque jour) ; alors qu’ils étaient 4305 l’année précédente.

Cette baisse de 31% s’explique par la diminution du nombre (connu) de chrétiens tués au Nigéria. En effet, les éleveurs peuls ont partiellement changé de tactique. Outre les assassinats, ils mettent aussi l’accent sur les kidnappings et les enlèvements pour obtenir des rançons.

Le Nigéria reste toutefois le pays dans le monde où l’on compte le plus de chrétiens tués pour leur foi, suivi de la République Centrafricaine. C’est donc en Afrique que le plus grand nombre de chrétiens sont executés.

Une autre donnée concerne les bâtiments religieux pris pour cibles. Au moins 9488 églises ont été attaquées au cours de l’année 2019. Cela signifie, en moyenne, 182 églises chaque semaine. Ce nombre est multiplié par 5 par rapport à l’année précédente (soit une augmentation de 414%), à cause de l’action du régime chinois contre les églises en Chine.

D’ailleurs, c’est justement en Chine que les prisonniers chrétiens sont les plus nombreux. Ils sont près de 1000, détenus de manière arbitraire, accusés de dissidence envers l’État.

En Érythrée aussi, les forces de sécurité gouvernementales mènent de nombreux raids contre des chrétiens et des églises de maison. Des centaines de chrétiens ont été arrêtés, et sont détenus par le gouvernement dans des conditions misérables.

Au total, l’Index Mondial de Persécution recense 3711 chrétiens emprisonnés arbitrairement à travers le monde. Ils étaient 3150 l’année précédente.

Pour finir sur une bonne nouvelle, l’ONG Portes Ouvertes rappelle la libération d’Asia Bibi, en 2019. Cette chrétienne pakistanaise avait été condamnée à mort pour blasphème, et emprisonnée dans son pays pendant 9 ans. Elle est désormais réfugiée au Canada, espérant que ne soient pas oubliés les autres chrétiens qui sont faussement accusés et continuellement discriminés.

« L’espérance des pauvres ne sera jamais déçue »

(CNS photo/Kamil Krzaczynski, Reuters)

« Le pauvre n’est pas oublié jusqu’à la fin, l’espérance des malheureux ne périt pas à jamais ». C’est avec ce psaume que le Saint-Père ouvre son message à l’occasion de la troisième journée mondiale des pauvres, célébrée par l’Église ce dimanche 17 novembre.

Dans sa lettre, le Pape tient à rappeler que ces paroles restent aujourd’hui d’actualité, regrettant que l’expérience de l’histoire ne nous ait rien enseignés : « les siècles passent mais la situation des riches et des pauvres reste inchangée. »

Et François d’énumérer de nombreuses formes d’esclavages qui touchent des millions d’hommes, de femmes et d’enfants : des familles contraintes de quitter leurs terres, des orphelins exploités, des victimes de violences, de drogue et de prostitution, des sans-abris et des marginalisés.

Maltraité, humilié ou ignoré, le cœur de nombreuses personnes se ferme et le désir de devenir invisible prend le dessus. Ces pauvres, écrit le Pape, « deviennent transparents et leur voix n’a plus de force ni d’importance dans la société. Ces hommes et ces femmes sont de plus en plus étrangers de nos maisons et marginalisés dans nos quartiers. »

Et pourtant… le royaume de Dieu appartient précisément aux pauvres. C’est ce que rappelle le Saint-Père en nous renvoyant à la première des béatitudes : « Heureux, vous les pauvres ». Jésus place ainsi les plus pauvres au centre son royaume, et la responsabilité de la communauté chrétienne c’est de leur redonner l’espérance, perdue devant les injustices, les souffrances et la précarité.

En cette journée mondiale des pauvres, prenons le temps de nous arrêter, de sourire et d’échanger quelques mots avec notre prochain qui est dans le besoin. Cet échange est une opération gagnante, comme l’explique le Saint-Père : « les pauvres nous sauvent parce qu’ils nous permettent de rencontrer le visage du Christ ».

Journée mondiale des pauvres

POPE MEDICAL TENTS ST. PETER'S SQUARE

Pope Francis greets a man after making a surprise visit Nov. 16 to the medical tents set up just outside St. Peter’s Square at the Vatican. Volunteer doctors, nurses and technicians were offering medical exams, tests and treatment to the poor throughout the week leading up to the World Day of the Poor, Nov. 19. (CNS photo/L’Osservatore Romano)

« L’espérance des pauvres ne sera jamais déçue ». Voilà le thème de la troisième journée mondiale des pauvres, célébrée par l’Église dimanche prochain, 17 novembre.

Instituée à l’issue du Jubilé extraordinaire de la miséricorde par le pape François, le Saint-Père assurait qu’il voulait offrir un signe concret de la charité du Christ pour ceux qui sont le plus dans le besoin. « Il est venu le temps de la miséricorde pour que les pauvres sentent se poser sur eux le regard respectueux mais attentif de ceux qui, ayant vaincu l’indifférence, découvrent l’essentiel de la vie. »

Cette initiative, lancée en 2016, veut aider à faire réfléchir sur la manière dont la pauvreté est au cœur de l’Évangile. Selon le pape François cette journée constitue une « authentique forme de nouvelle évangélisation par laquelle se renouvellera le visage de l’Église dans son action continuelle de conversion pastorale pour être témoin de la miséricorde. »

En 2016 lors d’une rencontre au Vatican avec des personnes en grande précarité le souverain pontife insistait sur la dignité des plus pauvres, notamment parce qu’ils ont « la capacité à trouver la beauté jusque dans les choses les plus tristes et les plus douloureuses. »

Dans son intervention, après avoir rappelé que la pauvreté se trouve au cœur de l’Évangile, François invitait avec insistance les personnes pauvres à rêver : « Seul celui qui sent qu’il lui manque quelque chose, regarde vers le haut et rêve ; celui qui a tout ne peut pas rêver ! ». « Ne vous arrêtez pas de rêver » a insisté le Pape, leur demandant de rêver qu’on peut changer le monde.

Et le Pape de conclure son discours, en forme de prière : « Enseignez à nous tous, qui avons un toit, de la nourriture et des médicaments, enseignez-nous à ne pas être satisfaits. Avec vos rêves, enseignez-nous à rêver, enseignez-nous à rêver à partir de l’Évangile, là où vous êtes, au cœur de l’Évangile. »

Pour cette troisième édition de la journée mondiale des pauvres, le souverain pontife lance une invitation au rassemblement organisé à Lourdes, du 14 au 17 novembre.

Fête de la Toussaint, l’exemple de mère Teresa

(CNS photo/Nancy Wiechec)

Comme chaque année le 1er novembre, en la fête de la Toussaint, nos regards se tournent vers ceux et celles que l’Église nous offre en modèles : ces hommes et ces femmes qui sont passés de l’ordinaire à l’extraordinaire. Mère Teresa de Calcutta est l’une d’entre eux.

Née le 26 août 1910, la religieuse albanaise naturalisée indienne est largement connue pour son action personnelle auprès des plus démunis. La fondatrice des missionnaires de la Charité a consacré sa vie aux pauvres, aux malades et aux mourants à travers différentes missions en Inde, puis à travers le monde.

La vie de mère Teresa et son modèle de charité chrétienne sont devenus sources d’inspiration non seulement pour l’Église catholique, mais à travers le monde. Entre autres distinctions, elle reçoit en 1979 le prix Nobel de la Paix.

Mère Teresa meurt en 1997 à l’age de 87 ans, et est béatifiée six ans plus tard par Jean-Paul II. Elle est inscrite au catalogue des saints depuis sa canonisation par le pape François en 2016.

Voyez ci-dessous une liste, loin d’être exhaustive, de citations provenant de sainte mère Teresa.

La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter

Ce qui compte ce n’est pas ce que l’on donne, mais l’amour avec lequel on donne

Si tu juges les gens tu n’as pas le temps de les aimer

Sourire ne coûte rien mais pour celui qui le reçoit c’est un présent qui n’a pas de prix

La plus grande souffrance est de se sentir seul, sans amour, abandonné de tous

Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux

Que faire pour promouvoir la paix dans le monde ? Rentrer chez vous et aimer votre famille

Ce qui est important c’est l’intensité d’amour que vous mettez dans le plus petit geste

Plus nous recevons dans le silence de la prière plus nous donnerons dans la vie active

Notre devoir consiste à mettre les pauvres et les riches en présence les uns des autres, à être leur point de rencontre

22 octobre : saint Jean-Paul II

(CNS photo/courtesy Torchia Communications)

Le 22 octobre nous célébrons la fête de saint Jean-Paul II. Cette date a été choisie car elle correspond au jour de son intronisation. C’était en 1978, il y a 41 ans.

Après 27 ans de pontificat, le jour de sa mort, les fidèles réclament sa canonisation immédiate. Preuve s’il en est de l’importance de cet homme pour l’Église et pour le monde. Son héritage est gravé dans l’histoire, et sa mémoire dans les cœurs.

Son pontificat commence par un appel, ce 22 octobre 1978 lors de sa messe d’intronisation. « N’ayez pas peur ! » lance le nouveau souverain pontife à la foule réunie sur la place Saint-Pierre. « N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ. À sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des états, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ce qu’il y a dans l’homme ! Et lui seul le sait ! » Le ton est donné. Sa première homélie est une clé de lecture de son pontificat : un appel à l’espérance, dans un monde marqué à l’époque par la guerre froide.

Cette espérance, Jean-Paul II la confie aux jeunes, avec insistance : « Vous êtes l’avenir du monde, l’espérance de l’Église, vous êtes mon espérance ». Et pour cause, en 1984 il crée les Journées Mondiales de la Jeunesse. Lors d’un de ces rassemblements il insiste: « Vous êtes les hommes et les femmes de demain ; dans vos cœurs et dans vos mains est contenu l’avenir. À vous, Dieu confie la tâche, difficile mais exaltante, de collaborer avec Lui pour édifier la civilisation de l’amour. »

Jean-Paul II, ce « pèlerin de l’espérance », multiplie tout au long de son pontificat les voyages autour du globe. Il visite 127 pays, rencontrant quasiment tous les chefs d’Etats et dirigeants politiques. Il profite de ces déplacements pour faire entendre la voix de l’Église, militant pour la paix, prônant une culture de la vie, défendant les droits humains et notamment la liberté religieuse.

A ce propos, son pontificat est marqué par une intensification des échanges avec les autres religions, et la fameuse rencontre d’Assise est un des exemples les plus marquants. Pour la première fois dans l’histoire, à son initiative, en octobre 1986, toutes les religions sont réunies pour prier. Non pas pour trouver un consensus religieux, mais « pour que le monde puisse enfin devenir un lieu de paix véritable et permanente ».

D’un point de vue diplomatique et à l’échelle internationale le pape polonais joue un rôle des plus importants. La fin de la guerre froide et l’effondrement des régimes communistes sont en partie le fruit de ses efforts. C’est ce qu’admet le dernier leader soviétique, Mikhaïl Gorbatchev : « Rien de ce qui s’est passé en Europe de l’Est n’aurait été possible sans la présence de ce Pape, sans le grand rôle, également politique, qu’il a su tenir sur la scène mondiale ». En effet, plus largement, Jean-Paul II critique avec forces les dérives du capitalisme, dénonçant les inégalités de richesses dans le monde et la primauté des choses matérielles sur l’Homme. En la matière il insiste notamment sur la nécessité d’une éthique dans l’économie.

Nombreux sont les enseignements du saint Pape. La dignité de l’homme est au cœur de son pontificat, et en ce sens il consacre une large part de ses catéchèses à la fameuse Théologie du corps. Une vaste réflexion qu’il développe sur plusieurs années à travers de nombreuses homélies. Il partage ainsi sa vision de la personne humaine, avec son corps, son âme, et son esprit, abordant, entre autre, la vocation de l’Homme, l’union conjugale entre l’homme et la femme, et la sexualité. Parmi les actes majeurs de son pontificat on relève aussi la publication du catéchisme de l’Eglise catholique. Un ouvrage de référence qui résume la foi, l’enseignement et la morale de l’Eglise catholique.

Avec presque 27 ans de règne, le pontificat de Jean-Paul II est le troisième plus long de l’histoire de l’Église. En 9.665 jours sur le Siège apostolique, non seulement il parcourt plus d’un million de kilomètres, mais il fait tomber des murs entre les nations et construire des ponts entre les religions.

Au total il béatifie 1 340 personnes et canonise 483 saints, soit plus que pendant les cinq siècles précédents.

Incontestablement, saint Jean-Paul II est un des plus grands hommes du XXème siècle.

Un combat pour la paix

Ce nouveau documentaire vous embarque au beau milieu de l’Afrique, à la rencontre d’un homme prêt à mourir pour que la paix revienne dans son pays. Cet homme c’est le cardinal Dieudonné Nzapalainga, et son pays c’est la République Centrafricaine.

Depuis 2013 la Centrafrique est embourbée dans une spirale de violence dont les civils sont les premières victimes. « On les tue, on les brûle, on incendie leurs maisons » témoigne le cardinal, archevêque de Bangui, qui déplore l’impuissance de l’État.

Proche des gens et témoin des exactions, l’homme d’Église refuse d’assister à la décente aux enfers de son peuple. Là où le gouvernement n’ose pas mettre les pieds, lui vient témoigner de sa proximité. Il rencontre les habitants dans des quartiers marqués par la violence, pour prêcher la paix, le pardon et la réconciliation. Pour le cardinal, la culture de la rencontre est nécessaire pour bâtir la paix, car « si chacun reste avec sa peur nous ne pourrons pas briser les barrières, faire le pas et créer des ponts », dit-il en saluant ici et là des habitants du PK5, le quartier musulman de Bangui, tristement connue pour sa violence.

En dehors de la capitale, les ¾ du pays sont occupés par des rebelles. L’autorité de l’État étant inexistante, les groupes armés font la loi sur le territoire ; la population se sent abandonnée. Le cardinal part donc au volant de sa voiture aux 4 coins du pays, pour consoler les populations meurtries. Il le fait car il se sent « le père de tous ».

Cette visite pastorale nous mène dans le diocèse de Mbaiki, aux abords de la forêt équatoriale, où nous rencontrons une femme à bout de nerfs. La colère se lit sur son visage : « nous en avons marre de vivre confiné, de pleurer nos morts. Le centrafricain en a marre d’avoir des difficultés pour se soigner, pour manger, pour se loger. »

Une autre à ses côtés semble être abattue. Mais elle se bat pour entretenir une lueur d’espoir que lui procure sa foi catholique, et sa dévotion à la Vierge Marie : « je me dis que si je lui parle avec tout mon cœur, elle fera quelque chose pour le pays, pour cicatriser les cœurs blessés ».

La violence dans le pays est souvent liée aux représailles dont sont victimes les populations, à cause de leur appartenance ethnique et religieuse. Mais le cardinal refuse de parler d’une guerre de religion. Il exhorte au pardon, sans tolérer l’impunité, pour vaincre le mal par le bien : « il nous apprend à aimer nos ennemis, et à prier pour eux, pour qu’ils changent, eux » témoigne une femme rencontrée lors d’un pèlerinage, qui n’aspire qu’à une seule chose : la paix en Centrafrique.

Ce documentaire sera diffusé lundi 21 octobre à 20h00 sur Sel + Lumière TV

Jean-Paul II, un homme devenu saint !

Comme chaque année nous célébrons le 16 octobre l’anniversaire de l’élection du pape Jean-Paul II. C’était en 1978, il y a 41 ans.

Nous revenons à cette occasion sur le parcours de cet homme devenu exemple de sainteté. Voici le texte de la vidéo que nous présentions lors des Journées Mondiales de la Jeunesse sur sa terre natale, en Pologne, à Cracovie, où il etait le saint patron.

Jean-Paul II, saint patron des Journées Mondiales de la Jeunesse en Pologne. Et pour cause, c’est sur cette terre qu’il est né, qu’il a grandi et qu’il a vécu la plus grande partie de sa vie.

Pour Karol Wojtyla tout commence le 18 mai 1920, jour de sa naissance à Wadowice, où il restera pendant 18 ans. Il s’installe ensuite avec son père à Cracovie où il étudie la littérature polonaise, avant de rejoindre le séminaire clandestin de Cracovie.

En 1946 il est ordonné prêtre et poursuit ses études à Rome pendant deux heures. A son retour en Pologne Karol Wojtyla s’engage dans une pastorale paroissiale avec des jeunes de Cracovie. Grand sportif, il les emmène régulièrement marcher en montagne ou encore faire des sorties en kayak.

En 1958 il est nommé évêque auxiliaire de Cracovie. Ensuite il participe activement aux préparations du concile Vatican 2, puis au concile lui-même, où il devient porte-parole de la délégation polonaise.

En 1967 il est nommé cardinal par le pape Paul VI. Wojtyla est alors une référence dans l’Église : philosophe, penseur et théologien il est même connu en dehors de la Pologne.

En septembre 1978, après la mort de Jean-Paul 1er, Karol Wojtyla participe à Rome au conclave qui le désignera successeur de Pierre, le 16 octobre 1978. Il devient alors le premier Pape non italien de l’Église moderne.

Durant son pontificat, Jean-Paul II s’oppose au communisme, et par son action il favorise la chute du bloc de l’Est. Grand promoteur des droits de l’Homme, il améliore les relations entre les religions en instaurant notamment les rencontres d’Assise, où se réunissent les responsables religieux du monde entier.

Son pontificat est à ce jour le troisième plus long de l’histoire catholique. En 26 ans de règne Jean-Paul II a parcouru plus de 129 pays, et en héritage aujourd’hui il nous laisse notamment les Journées Mondiales de la Jeunesse, lancées en 1986. Et cette fois ci, c’est sous son patronage que s’organisent les 28èmes JMJ dans son propre pays, en Pologne.

Saint Jean-Paul II a été canonisé par le pape François en 2014