Sainte Marie-Madeleine: l’Apôtre des apôtres

On croit souvent que Marie-Madeleine, Marie de Béthanie (sœur de Marthe et de Lazare) ainsi qu’une femme pénitente anonyme qui a oint les pieds de Jésus (Lc 7, 36-48) sont la même personne. Si nous ajoutons à cela la déclaration de l’évangile de Luc selon laquelle Jésus chassa sept démons de Marie-Madeleine, on comprend pourquoi est née l’opinion selon laquelle elle était une prostituée. En réalité, nous ne connaissons rien de ses péchés et de ses faiblesses. Il pourrait s’agir d’une maladie physique inexplicable, d’une maladie mentale ou de quelque chose qui l’empêchait de vivre en plénitude de corps et d’esprit. Marie-Madeleine est mentionnée dans les évangiles comme faisant partie des femmes de Galilée qui suivirent Jésus et les disciples. Elle fut également présente à la crucifixion, à l’ensevelissement, et se rendit à la tombe, le matin de Pâques, pour oindre le corps de Jésus.

Dans son évangile de Pâques aussi intime qu’émouvant, on nous amène à la scène où, à l’aube, Marie-Madeleine pleure sa peine devant la tombe de Jésus. Jean ne nous renseigne pas sur le moment où elle arriva au lieu de l’enterrement (Jn 20, 11- 18). Elle y est, tout simplement. L’accent est plutôt mis sur ses larmes irrépressibles et son deuil. Lorsqu’elle se pencha pour regarder dans le tombeau, elle vit des anges. Ils étaient assis, probablement sur le rebord du lieu de sépulture, aux deux extrémités des vêtements funéraires, là où avait été placé le corps de Jésus.

Dans les Écritures, lorsqu’une personne rencontre un ange, cette personne est fréquemment prise de peur ou de terreur. Jean ne mentionne pas si Marie a éprouvé l’un ou l’autre de ces sentiments. Réalisant sa tristesse et son deuil, les anges ne la surprennent pas avec de bonnes nouvelles, mais lui posent plu- tôt une question qui permet de mettre des mots sur son chagrin et ainsi de trouver la guérison. Les anges lui demandent avec grande compassion : « Femme, pourquoi pleures-tu? » (Jn 20, 13). Cela contraste beaucoup avec l’annonce triomphante de la Résurrection rapportée dans les autres récits évangéliques du tombeau vide (Mt 28, 5-6; Mc 16, 6-7; Lc 24, 5-7). La réponse de Marie (verset 13) montre qu’elle est totalement obnubilée par la disparition du corps de Jésus. Même s’il est mort, il est toujours son Seigneur et elle lui est toujours loyale. Lorsqu’elle dit aux anges qu’elle ne sait pas « où ils l’ont mis », il est possible qu’elle pense que Joseph d’Arimathie ou les amis de Jésus aient pu déplacé son corps vers une tombe permanente. Sa réponse permet aux anges d’annoncer à Marie la Bonne Nouvelle, mais ils sont interrompus par l’apparition soudaine du Seigneur ressuscité!

Marie le voit, mais ne réalise pas qu’il s’agit de Jésus (verset 14). Sa propre tristesse et son deuil l’empêchent de créer un lien entre tous ces détails : les vêtements, la présence des anges, l’absence de corps. L’objet réel de ses préoccupations, Jésus, se tient devant elle, mais, aveuglée, elle est incapable de le reconnaître. De profondes émotions ont cet effet sur nous. Cette incapacité de Marie à le reconnaître, typique des rencontres avec Jésus (Mt 28, 17; Mc 16, 12; Lc 24, 16; 37; Jn 21, 4), semble être causée par la nature du corps ressuscité de Jésus.

Lorsque Jésus l’appelle par son nom, Marie se tourne et lui dit, en hébreu :

« Rabbouni! (c’est-à-dire : Maître.) […] — Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Marie-Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur! » et elle raconta ce qu’il lui avait dit (Jn 20, 15-18).

Marie fit donc un voyage court en apparence, mais avec de bouleversantes ramifications. Grâce à son message et à sa mission incroyables, elle fut, avec raison, nommée par l’Église primitive Apostola apostolorum (l’Apôtre des apôtres), car c’est elle qui a été la première à voir le Seigneur ressuscité et qui a annoncé la Résurrection aux autres apôtres.

Jésus vivait dans une société centrée sur les hommes, où les femmes étaient considérées comme des objets de propriété : d’abord de leur père, ensuite de leur mari. Elles n’avaient pas le droit de témoigner et ne pouvaient étudier la Torah. Dans cette atmosphère restrictive, Jésus acceptait les femmes. Il les respectait, les honorait et tenait leur amitié en grande estime. Il voyageait avec elles, les touchant et les guérissant. Il les aimait et leur permettait de l’aimer. Chez lui, il n’existait aucune dis- crimination. Pour Jésus, femmes et hommes étaient également capables de toucher, vivre et annoncer aux autres les réalités hautement spirituelles de la religion.

En 2016, le pape François a annoncé que la mémoire litur- gique de sainte Marie-Madeleine, commémorée le 22 juillet, serait élevée au rang de fête, comme l’est la mémoire liturgique des autres apôtres. La très belle préface dédiée à cette fête montre bien la mission extraordinaire de Marie-Madeleine d’annoncer la Résurrection au monde entier :

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire,
de t’offrir notre action de grâce toujours et en tout lieu à toi,
Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant, par le Christ, notre Seigneur.
C’est lui que Marie-Madeleine accompagnait lorsqu’il annonçait
la Bonne Nouvelle à travers villes et villages.
C’est lui dont elle parfuma les pieds d’un baume
précieux, et qui, par ce geste prophétique,
annonça l’ensevelissement au tombeau.
C’est lui qu’elle suivit fidèlement jusqu’au Calvaire,
qu’elle vit mourir sur une croix et déposer dans un tombeau.
C’est lui, toujours, qu’elle a reconnu, vivant, ressuscité,
dans la lumière du matin de Pâques,
et c’est de lui qu’elle reçut la mission d’annoncer aux disciples
qu’il montait vers toi, son Père et notre Père.
C’est pourquoi, avec les anges et les archanges
avec les puissances d’en-haut et tous les esprits bienheureux,
nous chantons l’hymne de ta gloire et sans fin, nous proclamons :
Sanctus !

Extrait du livre:
«  Reste avec nous: Méditations sur le Christ ressucité »

Thomas Rosica, C.S.B.

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Télévision Sel et Lumière en français depuis presque 15 ans!

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Non à l’instrumentalisation partisane de l’excuse

CNS/L’Osservatore Romano via Reuters

Mardi dernier était publiée une lettre du président de la Conférence des évêques catholiques du Canada adressée aux peuples autochtones. Alors que cette lettre réitérait la sollicitude de la CECC ainsi que son engagement à travailler à « un avenir où les injustices systémiques seront corrigées, où nous apprendrons tous de nouvelles façons de vivre ensemble qui sauront honorer et respecter les Premiers Peuples de notre pays », l’attention fut néanmoins portée sur le soi-disant « refus du pape à s’excuser ».

En effet, pour de nombreux acteurs de la société civile et politique, l’appel à l’action no 58 de la Commission Vérité et Réconciliation demandant « au pape de présenter, au nom de l’Église catholique romaine, des excuses… »* était très attendu. En effet, le Premier Ministre Justin Trudeau en avait lui-même discuté avec le Saint-Père lors de sa plus récente visite au Vatican. Désormais habitué à la politique de l’excuse, il était à prévoir que ce « refus » du Pape à « répondre personnellement » à cette demande allait causer une petite commotion politique et médiatique.

Dans une entrevue accordée à CBC, le père Thomas Rosica c.s.b. a tenu à expliquer cette décision du pape François. Pour l’ancien assistant de langue anglaise de la Salle de Presse du Vatican, cette demande de Justin Trudeau « ne prend pas en considération la nature même de l’Église catholique ». De fait, contrairement au fédéralisme centralisateur des Trudeau père et fils, la structure hiérarchique de l’Église est fondamentalement synodale. Cela implique la pleine responsabilité d’une église particulière à l’évêque du lieu ou, dans les cas qui les concernent, à un (e) Supérieur (e) de communauté religieuse (qui sont régis différemment). Dans ce cas-ci, les autorités compétentes se sont excusées à plusieurs reprises. Ainsi, puisque la responsabilité des graves injustices vécues dans les pensionnats fédéraux et gérés par des communautés religieuses n’étaient pas sous la responsabilité des Papes de l’époque, des excuses du pape François s’avèreraient infondées puisqu’ayant personnellement rien à se reprocher.

Un deuxième point soulevé est celui du jeu politique sous-jacent à la requête de Justin Trudeau. Le pape François, comme tout Souverain Pontife, jouit d’une totale liberté politique et morale. Essayer de le forcer à faire quoi que ce soit n’est pas une bonne tactique lors des pourparlers avec l’Église. Les Papes ayant déjà fait leur « mea culpa » par le passé, rien ne laisse donc croire à un geste d’orgueil ou de mauvaise volonté. C’est plutôt du côté de la dissolution actuelle du sens de l’excuse que nous devons chercher. En effet, selon le père Rosica c.s.b. « nous vivons dans une époque où l’excuse est devenue jetable (cheap). Or, pour l’Église, le plus important est le travail concret pour la réconciliation. Ce qui n’est pas toujours le cas lorsque l’on se paye de mot en disant « je m’excuse ». Enfin, pour le père Rosica c.s.b, plusieurs autochtones et personnes directement concernées sont même « frustrés des manœuvres politiques instrumentalisant les excuses » à des fins partisanes plutôt qu’en faveur de la réconciliation.  En ce sens, il est évident que l’Église catholique au Canada est l’une des institutions les plus impliquées sur les terrains auprès des communautés autochtones.

En ce qui a trait à un éventuel voyage du pape François au Canada, cette possibilité est toujours envisageable à moyen terme. Soulignant le fait « qu’aucun gouvernement ne dicte l’agenda d’un Pape lors de ses voyages apostolique », le père Rosica a ajouté que les autochtones sont une priorité pour le pape François. Sollicitude qui s’est manifestée à plusieurs reprises et, encore récemment, lors de son voyage en Bolivie où il a pu rencontrer les peuples autochtones d’Amazonie.

Cela ne fait aucun doute, ce refus de répondre par l’affirmative à l’appel à l’action numéro 58 ne doit pas nous faire conclure à un manque de proximité du pape François avec les peuples autochtones du monde entier. Cette décision communiquée par la lettre du président de la CECC doit plutôt manifester l’entière liberté d’un Pape qui, refusant la récupération politique, est pleinement engagé aux dialogues ainsi qu’à une véritable réconciliation. Cet esprit de réconciliation est pleinement incarné par les évêques du Canada pour qui les peuples autochtones font partie des plus hautes priorités. Pour en apprendre davantage sur la question, vous pourrez écouter mon entrevue exclusive avec Mgr Lionel Gendron à Église en sortie vendredi le 6 avril prochain à 19h30.

Réflexion sur saint Joseph en son jour de Fête

Aujourd’hui j’aimerais vous offrir quelques réflexions en ce jour de fête de saint Joseph. Il est souvent dans l’ombre de la gloire du Christ et de la pureté de Marie. Mais, lui aussi, attend que Dieu lui parle pour lui répondre avec obéissance. Luc et Matthieu notent tous deux que Joseph descend de David, le plus grand roi d’Israël. L’Écriture nous donne une information essentielle sur Joseph: il était « un homme droit. »

Joseph était un homme compatissant et attentionné. Lorsqu’il découvre que Marie est enceinte tout juste après leurs fiançailles, il savait que l’enfant n’était pas le sien mais il n’était pas encore conscient qu’il était le Fils de Dieu. Il projetait de rompre avec Marie, selon la loi de l’époque, mais il était soucieux pour sa sécurité. Joseph était aussi un homme de foi, obéissant à ce que Dieu lui demandait sans en connaître la finalité. Quand l’ange lui apparut en songe pour lui dire la vérité au sujet de l’enfant que Marie portait, Joseph, sans attendre et sans question ou souci des commérages, prit Marie pour femme. Lorsque l’ange revint encore pour l’avertir du danger, il quitta immédiatement ce qu’il avait, sa famille et ses amis, et il s’enfuit dans un pays étranger avec sa femme et son bébé. Il attendit en Egypte jusqu’à ce que l’ange lui dise qu’il pouvait rentrer.

On nous a dit que Joseph était un charpentier-menuisier, un homme qui travaillait pour soutenir sa famille. Joseph n’était pas un homme riche, car lorsqu’il monta au temple avec Jésus pour la circoncision et la purification de Marie, il offrit en sacrifice deux tourterelles ou une paire de pigeons, animaux autorisés seulement à ceux qui ne pouvaient payer un agneau.

Joseph nous révèle dans son humanité le rôle unique des pères de proclamer la vérité de Dieu par la parole et le devoir. Sa situation paradoxale de « père nourricier de Jésus » met l’emphase sur la paternité, qui est plus que le simple fait de génération biologique. Un homme est un père lorsqu’il s’investit lui-même dans la formation spirituelle et morale de ses enfants. Joseph est tout particulièrement conscient, comme tout père devrait l’être, qu’il servait en tant que représentant de Dieu le Père. Joseph a protégé et a pourvu au bien-être de Jésus et de Marie.

Joseph a donné un nom à Jésus, lui a appris comment prier, comment travailler et comment être un homme. Bien qu’aucun texte ni aucune parole ne lui soient attribués, nous pouvons être sûrs que Joseph a prononcé deux des mots les plus importants quand il nomma son fils « Jésus » et l’appela « Emmanuel ». Lorsque l’enfant est resté au temple, on nous dit que Joseph (avec Marie), le cherchèrent pendant trois jours, tout angoissés.

La vie de Joseph nous rappelle qu’une maison ou une communauté n’est pas construite sur le pouvoir et l’avoir mais sur la bonté; pas sur les richesses mais sur la foi, la fidélité, la pureté et l’amour mutuel.

Les défis actuels de la paternité et de la masculinité ne peuvent être compris si on les sort de la culture dans laquelle nous baignons. Le manque de paternité a un effet profondément alarmant sur les enfants. Combien de jeunes gens aujourd’hui ont été affectés par la crise de la paternité ? Combien ont été privés d’un père ou d’un grand-père? Ce n’est pas pour rien que saint Joseph est patron de l’Église universelle et patron principal du Canada. S’il y a une époque qui ait besoin d’un modèle fort du rôle masculin et du rôle de père c’est bien la nôtre. La fête de Saint-Joseph est un jour tout désigné pour supplier Joseph de nous envoyer de bons pères qui seront de bons chefs de famille.

Puisse saint Joseph faire de nous de bons prêtres, religieux et laïcs qui imiteront l’humble travailleur de Nazareth qui écoutait le Seigneur, conservait précieusement un « cadeau » qui n’était pas le sien, tout en montrant à Jésus comment le Verbe se fait chair et peut vivre parmi nous.

 

Présence du père Thomas Rosica c.s.b. à la Messe de l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal

« Défi Mannequin » spécial Noël de Sel + Lumière

Vous connaissez le «mannequin challenge» (Défi mannequin). L’équipe de Sel et Lumière Toronto s’est mis de la partie avec son « défi mannequin spécial Noël ». JOYEUX NOËL à tous!

Canonisation de Mère Teresa de Calcutta: point fort de l’année jubilaire

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La canonisation de Mère Teresa de Calcutta est un événement important non seulement pour l’Église mais aussi pour le monde entier. C’est ce qu’a affirmé le père Thomas Rosica, c.s.b., lors d’une entrevue à l’émission Matins sans frontières à ICI Radio-Canada le vendredi 2 septembre 2016. Même après les célébrations qui ont eu lieu au Vatican le 4 septembre dernier, elle demeure un sujet d’actualité car elle est un modèle pour le monde aujourd’hui de « charité en action ». Dans cette entrevue, le père Rosica revient sur le processus de canonisation de la fondatrice des Missionnaires de la charité et de quelle manière sa vie l’a inspiré.

Écoutez l’entrevue au complet ci-dessous:

Commentaire du père Thomas Rosica, c.s.b. sur l’Exhortation Apostolique « Amoris Laetitia »

« Après avoir participé de manière officielle aux Synodes de 2014 et de 2015, l’Exhortation Apostolique est un portrait juste de ce qui a été étudié et discuté au cours des deux Synodes. L’exhortation nous saisit grâce à son étendue et au soin apporté au détail. Amoris Laetitia (La joie de l’amour) est un document pastoral riche et audacieux qui reflète la vision positive et encourageante du pape François pour l’Église. Bien ancré dans la tradition catholique, ce document majeur offre à l’Église et au monde des exemples concrets de la beauté de la vie de famille, malgré les nombreux défis qui se présentent à elle. Ceux qui liront le document seront agréablement surpris de voir à quel point il est précis, concret et personnel. Nous avons un Pape qui a un cœur profondément pastoral et qui s’insère dans la réalité quotidienne de la vie familiale.

Le pape François nous avertit que « tous les débats doctrinaux, moraux ou pastoraux ne doivent pas être tranchés par des interventions magistérielles ». En effet, dans certaines situations, dans « chaque pays ou région, peuvent être cherchées des solutions plus inculturées, attentives  aux traditions et aux défis locaux. Car ‘les cultures sont très diverses entre elles et chaque principe général […] a besoin d’être inculturé, s’il veut être observé et appliqué’ » (AL, 3).

Dans le dernier paragraphe de l’Exhortation, le Pape affirme : « aucune famille n’est une réalité céleste et constituée une fois pour toutes, mais la famille exige une maturation progressive de sa capacité d’aimer […] Tous, nous sommes appelés à maintenir vive la tension vers un au-delà de nous-mêmes et de nos limites, et chaque famille doit vivre dans cette stimulation constante. Cheminons, familles, continuons à marcher ! » L’Exhortation est positive, remplie d’espérance, réaliste, encourageante, inspirante et édifiante. Quel grand cadeau pour nous pendant ce Jubilé de la miséricorde. »

Père Thomas Rosica, c.s.b.
Président-directeur général, Fondation catholique Sel et Lumière média Canada
Assistant langue anglaise, Salle de Presse du Saint-Siège

Messie de Händel à la cathédrale de Montréal le 24 décembre à 20h00

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Le 6 décembre dernier, avait lieu à la Basilique Cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal, l’interprétation du Messie de Georg Friedrich Händel par le Chœur polyphonique de Montréal et l’Orchestre Symphonique des Jeunes de Montréal sous la direction de Louis Lavigueur, C.Q. Ce magnifique concert, réalisé sous l’égide de Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, fut un grand succès ayant affiché complet.

Le réseau Sel + Lumière était très heureux d’apporter sa contribution en réalisant la télédiffusion de l’événement. Cette réalisation majeure d’une qualité exceptionnelle sera diffusée sur nos ondes le 24 décembre prochain en la veille de la solennité de la Nativité de Jésus. Nous remercions tout spécialement l’apport de la cathédrale de Montréal et la belle collaboration entre le père Thomas Rosica et l’abbé Alain Vaillancourt ptre, curé de la cathédrale.

Pour l’occasion, le père Thomas Rosica nous offre une magnifique réflexion sur le sens profond de cette œuvre monumentale :

 « Le Messie est une œuvre de langue anglaise composée en 1741 par George Friedrich Händel à partir de textes de l’Écriture rassemblés par Charles Jennens dans la version « King James » de la Bible et de la version des psaumes se trouvant dans le « Book of Common Prayer ». La musique fut écrite et complétée en 24 jours en l’an 1741. Elle a été interprétée pour la première fois à Dublin en Ireland, le 13 avril 1742 et fut présentée à Londres presqu’un an plus tard. Après un premier accueil initial que l’on pourrait qualifier de modeste, l’œuvre a gagné peu à peu en popularité pour finalement devenir une des pièces les plus connues interprétées par les chorales du monde occidental. [Read more…]

La Nouvelle Jérusalem

2_blog_1366739277Réflexion biblique pour le 5e dimanche de Pâques C

À la lumière de la deuxième lecture d’aujourd’hui du livre de l’Apocalypse, j’aimerais vous offrir quelques réflexions sur la Ville Céleste de Jérusalem et de la place importante qu’elle occupe dans la spiritualité chrétienne.

Le Talmud babylonien révèle trois composantes essentielles de l’âme hébraïque : le Ciel, la Terre et la Jérusalem céleste. Selon les rabbins : « Pendant que le monde était en cours de création, Dieu distribua dix portions de joie au monde, et neuf de celles-ci furent données à Jérusalem; Dieu donna dix portions de beauté au monde, et neuf de celles-ci furent dédiées à Jérusalem; Dieu donna dix portions de souffrance au monde, et neuf furent dédiées à Jérusalem. »

Jérusalem est le lieu de convergence des joies, des aspirations et des peines de l’humanité. C’est la ville des rêves qui se réalisent ou qui s’effondrent. Une mappemonde médiévale très connue montre Jérusalem et le temple de Salomon au centre du monde, des continents : l’Europe, l’Afrique, et l’Asie, qui y émanent en forme de pétales gigantesques. C’est une vision de la rédemption du monde qui provient de Jérusalem. Jérusalem est le cœur du monde et le centre de l’histoire.

L’histoire du salut qui se révèle dans la Bible, se déroule entre deux visions qui forment le début et la fin du drame humain : la vision du paradis perdu – dans le livre de la Genèse, et la vision de la nouvelle Jérusalem qui descend de Dieu – dans le livre de l’Apocalypse. Nous venons de Dieu, et nous retournons à Lui. Ces deux visions sont les deux balises qui mettent en lumière tout ce qui figure entre elles concernant l’histoire et le destin du genre humain, qui est fait de souffrance humaine et de joie.

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