Église en Sortie 23 novembre 2018

Cette semaine à Église en Sortie, on vous présente un épisode spécial d’Église en sortie dans lequel Francis Denis reçoit la chanteuse Natasha St-Pier pour parler de son tout dernier album « Aimer c’est tout donner » où elle interprète en chansons différents textes de sainte Thérèse de Lisieux. On vous présente le vidéo-clip de la chanson « Le Cantique des Cantiques » interprétée en collaboration avec le groupe Glorious.

Le Noël des prêtres

Ce court documentaire présente la vie de prêtres durant la période de Noël. Le temps des fêtes est, pour la majorité des chrétiens, un temps fort de leur vie spirituelle, un temps non seulement de réjouissances en famille mais également de vacances et de repos. Pour les prêtres, le temps de Noël représente un temps d’intense préparation spirituelle et organisationnelle. Messe de minuit, célébration du pardon, souper des pauvres, fêtes des bénévoles, présences auprès des malades : la vie de prêtres durant le temps de Noël est loin d’être une période tranquille. Cela est encore moins le cas pour ceux qui ont parallèlement une carrière de chanteur populaire !

Au cours de cette production originale de Sel et Lumière, Francis Denis nous fait rencontrer deux prêtres et un évêque dans leur vie quotidienne durant le temps de Noël. Quotidien quelque peu transformé depuis qu’ils chantent avec Mario Pelchat et qu’ils l’accompagnent dans une série de spectacles partout au Québec.

Montréal vaut bien une Messe !

Nous le savons, cette année souligne le 375e anniversaire de la fondation de Montréal. Pour l’occasion, plusieurs célébrations ont été organisées pour honorer le travail de ceux qui ont bâti cette ville consacrée à la Vierge Marie. Pour les catholiques, cette fête prend un caractère particulier du fait de leur communion de foi avec ces fondateurs que sont Paul Chemenay de Maisonneuve et la vénérable Jeanne Mance. Honorer leur mémoire implique donc que nous nous mettions à l’écoute de leur dernière volonté. C’est pour cette raison que sera célébrée, le 17 mai prochain, la Messe de commémoration de la fondation de la basilique Notre-Dame de Montréal où seront présents plusieurs dignitaires dont le très honorable Justin Trudeau, Premier ministre du Canada. Ainsi, à l’exemple des deux fondateurs, nous répondrons à l’appel du Christ à faire « cela en mémoire de moi » (Lc 22,19).

Une œuvre musicale créée spécialement pour l’occasion

En plus du décor artistique et architecturale de la basilique dont la réputation n’est plus à faire, les fidèles présents lors de la célébration pourront être accompagnés dans leurs prières d’une œuvre musicale intitulée « Messe de fondation ». En effet, cette pièce composée spécialement pour l’occasion par l’organiste titulaire des Grandes orgues de la basilique Notre-Dame de Montréal, Pierre Grandmaison, sera jouée pour la première fois lors de cette célébration que l’on pourrait qualifier de « source et sommet » (LG 11) des festivités du 375e.

Interrogé la semaine dernière, dans le cadre de mon émission Église en sortie et dont l’entrevue vous sera présentée sur nos ondes le vendredi 12 mai à 19h30, Pierre Grandmaison nous a confié son souhait que « cette œuvre musicale soit à la hauteur du Mystère qui se vit dans l’Eucharistie, c’est-à-dire le sacrifice non sanglant du Calvaire ».

Un écueil à surmonter  

Cette correspondance au Mystère divin ne serait pas possible sans cet esprit de fidélité à la Révélation des Saintes Écritures et de la Tradition de l’Église. En ce sens, cette « Messe de fondation de Montréal » sera une œuvre chantée en grec et en latin. Selon Pierre Grandmaison, cette innovation est une « ouverture importante » puisqu’elle « manifeste que ce n’est pas parce qu’on apprécie le grec et le latin dans la liturgie que l’on est intégriste ». Et ainsi, elle brise plusieurs préjugés hérités des querelles idéologiques postconciliaires. Comme il le dit lui-même « nous pouvons être très contemporains tout en faisant ce mariage avec les textes eux-mêmes ». Cela fait écho aux paroles du pape François prononcées lors de la Conférence internationale sur la musique sacrée à Rome en mars dernier. En effet, il a soutenu que :

« La rencontre avec la modernité et l’introduction des langues parlées dans la liturgie a sans aucun doute soulevé de nombreux problèmes : de langages, de formes et de genres musicaux. Parfois a prévalu une certaine médiocrité, superficialité et banalité, au détriment de la beauté et de l’intensité des célébrations liturgiques. »

Par contre, nous devons toujours garder en tête l’importance capitale de la participation de l’assemblée priante et communiante au Mystère célébré. C’est là, pourrait-on dire, que se trouve la fin primordiale de la musique sacrée. Ne cachant pas sa préférence pour son instrument, l’organiste qui œuvre à la basilique Notre-Dame depuis 1973, note néanmoins des similitudes plus que symboliques entre l’instrument à vent et le souffle de l’Esprit. Étant un moyen humain pour faciliter et élever l’âme vers Dieu, l’œuvre musicale et les instruments utilisés doivent être adaptés à ces deux réalités humaines et divines. En ce sens, l’œuvre de Grandmaison se veut une réponse à l’appel du pape François pour qui :

« L’Église est appelée à poursuivre […] à sauvegarder et à valoriser le patrimoine riche et multiforme hérité du passé » tout en étant « pleinement « inculturé » dans les langages artistiques et musicaux de l’actualité ».

Rétablir l’unité entre passé et présent

Les célébrations du 375e de la fondation de Montréal, sont une occasion rêvée non seulement d’assumer l’héritage de ceux qui nous ont précédés mais également de continuer leur œuvre d’une civilisation centrée sur l’Amour de Dieu et du prochain. Comment ne pas répondre à cette invitation à se remettre avec confiance dans Ses mains très saintes par la prière liturgique qui se déroulera le 17 mai prochain à la Basilique Notre-Dame de Montréal et où nous pourront nous laisser inspirer par ce Dieu qui continue de se révéler par l’entremise des talents des artistes qui s’y consacrent.

Agnus Dei ou l’évangélisation par la beauté

Ce mercredi matin, 22 mars 2017,  avait lieu le lancement montréalais du plus récent album de Mario Pelchat intitulé « Agnus Dei ». Enregistré avec la collaboration de trois séminaristes, quatre prêtres et un évêque de l’archidiocèse de Québec, ce disque original nous fait revisiter une tradition musicale aussi riche qu’enracinée dans la culture québécoise. Je ne suis ni un spécialiste, ni un habitué de la critique culturelle et musicale. Je prends toutefois l’initiative de recommander ce que je perçois comme un excellent album. Il est, selon moi, un instrument pouvant nous faire voyager dans l’une des dimensions les plus accessibles de notre histoire catholique. Outre le plaisir inhérent à l’expérience musicale, l’écoute d’Agnus Dei de Mario Pelchat m’a procuré un sentiment de fierté. En effet, j’y ai perçu la conviction, à la fois, de l’immensité de notre héritage ecclésial ainsi que de la nécessité de l’implication des catholiques dans toutes les sphères de la société. Ce que nous appelons avec saint Paul « l’urgence missionnaire »(2 Cor 5:14).

Évangéliser par la beauté

La nouvelle évangélisation est évidemment la mission à laquelle nous sommes tous conviés. Or, bien que cette mission  n’ait pas d’abord pour but de préserver des « pierres » ( Mc 13,2) mais bien de présenter d’une manière renouvelée l’Alliance gratuite à laquelle Dieu nous convie en Jésus-Christ, nos églises, elles sont encore les lieux privilégiés de cette annonce. Pourquoi ? Pour la même raison qui a poussé et soutenu les « bâtisseurs de cathédrale » de chez nous, c’est-à-dire l’amour d’un Dieu Bon et Beau !

Bien que nos constructeurs d’aujourd’hui feront davantage dans la rénovation plutôt que dans la fondation, il n’en demeure pas moins que nous sommes invités à nous mettre à l’écoute de ceux qui nous regardent aujourd’hui du ciel. En effet, la meilleure garantie de nos aïeuls sur leurs églises fut de mettre tous leur cœur dans leurs constructions en y mettant ce qu’ils avaient de plus beau et de plus riche. Dostoïevski (L’idiot) disait : « La beauté sauvera le monde ». J’ajouterai à cela : « C’est la beauté qui sauvera nos églises ». Quel génie ils ont eu ! De fait, qui oserait détruire des œuvres d’art aussi inestimables ? Encore faudra-t-il être en mesure de reconnaître le beau. En sommes-nous encore capables ?  Je me le demande parfois lorsque je vois des églises être détruites…

Ainsi, comme l’enseigne le Concile Vatican II :

Dans la formation musicale des missionnaires, on veillera avec soin à ce que, dans la mesure du possible, ils soient capables de promouvoir la musique traditionnelle de ces peuples, tant à l’école que dans les actions sacrées. (No119)

Nul n’est moins au courant de l’importance du patrimoine religieux que les catholiques du Québec. Toutefois, personne n’est heureux de voir la destruction d’une église comme trop souvent nous en sommes témoins. L’évangélisation demande donc la préservation puisque la beauté des églises du Québec sera encore le lieu de cette rencontre d’un Amour qui bouleverse. Ainsi, puisque ce patrimoine demande l’implication de toute la société, cet album est une contribution non négligeable à cette éducation au beau dont nous avons grandement besoin.

Évangélisation exige préservation

Loin de se contenter de cela, Mario Pelchat a voulu témoigner concrètement de l’importance de la préservation de notre patrimoine qui incombe principalement aux laïcs. En effet, une grande partie des profits de cet album ira au transfert de l’Orgue Casavant de l’église Saint-François d’Assise de Limoilou vers la cathédrale de Baie-Comeau. En cela, il répond encore aux intuitions de Vatican II :

« On estimera hautement, dans l’Église latine, l’orgue à tuyaux comme l’instrument traditionnel dont le son peut ajouter un éclat admirable aux cérémonies de l’Église et élever puissamment les âmes vers Dieu et le ciel. » (no120)

L’orgue et les mélodies qui parsèment nos célébrations liturgiques demeurent encore pour nous et nos enfants l’instrument par excellence. Un moyen culturellement approprié et qui nous rend capable de sentir physiquement le Mystère auquel nous assistons et dont nous n’épuiserons jamais la richesse.

La nouvelle évangélisation par la beauté passe donc par l’implication de tous à la préservation de notre patrimoine. Suivons l’exemple de Mario Pelchat et des prêtres qui, de par leur témoignage, nous invite à suivre cette inspiration qui nous habite tous.

Hymne Officiel des JMJ de Cracovie

Émilie Callan nous présente l’hymne officiel des JMJ 2016 à Cracovie en Pologne.

Église en sortie 12 février 2016

Cette semaine à l’émission Église en sortie, nous vous offrons une édition spéciale sur le Congrès national Rise Up 2015 de CCO/Mission Campus qui a eu lieu à Montréal du 28 au 31 décembre dernier. Dans cet épisode, nous vous présentons un résumé de cette conférence suivie d’une entrevue réalisée avec Mme Leah Darrow, conférencière et auteure catholique. Elle s’est entretenue avec Francis Denis sur son parcours personnel ainsi que sur l’importance de la foi dans sa vie. En troisième partie de l’émission, nous vous proposons une entrevue avec le Dr. Andrew Bennett, ambassadeur canadien pour la liberté religieuse. Il nous parle de la mission du bureau dont il est responsable et de l’enjeu crucial que représente la promotion de la liberté religieuse dans le monde d’aujourd’hui.

Messie de Händel à la cathédrale de Montréal le 24 décembre à 20h00

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Le 6 décembre dernier, avait lieu à la Basilique Cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal, l’interprétation du Messie de Georg Friedrich Händel par le Chœur polyphonique de Montréal et l’Orchestre Symphonique des Jeunes de Montréal sous la direction de Louis Lavigueur, C.Q. Ce magnifique concert, réalisé sous l’égide de Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, fut un grand succès ayant affiché complet.

Le réseau Sel + Lumière était très heureux d’apporter sa contribution en réalisant la télédiffusion de l’événement. Cette réalisation majeure d’une qualité exceptionnelle sera diffusée sur nos ondes le 24 décembre prochain en la veille de la solennité de la Nativité de Jésus. Nous remercions tout spécialement l’apport de la cathédrale de Montréal et la belle collaboration entre le père Thomas Rosica et l’abbé Alain Vaillancourt ptre, curé de la cathédrale.

Pour l’occasion, le père Thomas Rosica nous offre une magnifique réflexion sur le sens profond de cette œuvre monumentale :

 « Le Messie est une œuvre de langue anglaise composée en 1741 par George Friedrich Händel à partir de textes de l’Écriture rassemblés par Charles Jennens dans la version « King James » de la Bible et de la version des psaumes se trouvant dans le « Book of Common Prayer ». La musique fut écrite et complétée en 24 jours en l’an 1741. Elle a été interprétée pour la première fois à Dublin en Ireland, le 13 avril 1742 et fut présentée à Londres presqu’un an plus tard. Après un premier accueil initial que l’on pourrait qualifier de modeste, l’œuvre a gagné peu à peu en popularité pour finalement devenir une des pièces les plus connues interprétées par les chorales du monde occidental. [Read more…]