Saint Patrick, un évêque et un missionnaire courageux

Photo prise par Carolina BR sur Cathopic.

Que le Christ soit avec moi, que le Christ soit en moi, que le Christ soit derrière moi, que le Christ soit devant moi, que le Christ soit à mes côtés, que le Christ me guide vers la victoire, que le Christ me réconforte et me restaure, que le Christ soit au-dessus de moi, que le Christ soit dans le calme, que le Christ soit dans le danger, que le Christ soit dans le cœur de tous ceux qui m’aiment, que le Christ soit dans la parole de mes amis et des étrangers.

Extrait de « The Breastplate » La cuirasse de saint Patrick traduite de l’anglais.

 

Les gens associent souvent la Saint-Patrick au fait de porter du vert et de boire de la bière, mais qui était exactement Saint Patrick, et pourquoi le célébrons-nous ? Le saint patron de l’Irlande est né en Grande-Bretagne au IVe siècle après J.-C. dans une famille aisée et aimante. Son père, Calpurnius, était diacre et fonctionnaire local. Bien que sa famille fût romaine et chrétienne, Patrick n’a pas grandi dans la foi chrétienne, ce qui rend son zèle missionnaire et son héritage encore plus inspirants pour nous aujourd’hui.

À l’âge de 16 ans, des pillards irlandais ont envahi son village et l’ont kidnappé, ainsi que des milliers d’autres personnes. Il a été emmené en Irlande et vendu comme esclave. Pendant six ans, il a travaillé comme berger, un métier solitaire et laborieux. Habitué au confort, il devait désormais affronter des climats rigoureux et des terrains difficiles. Durant cette période, il a commencé à prier. Il a pris l’habitude de faire sa prière plusieurs fois par jour, ce qui a accru son amour pour Dieu et approfondi son sentiment de la providence et de la protection divine. Même lorsque la neige tombait, que le froid mordait ou que la pluie tombait, il se levait avant l’aube pour prier. Le Saint-Esprit tournait son cœur vers le Christ.

Une nuit, il entendit une voix dans ses rêves lui disant qu’il allait partir pour son pays natal et que son bateau était prêt. Le lendemain matin, il s’enfuit de chez son maître et trouva un bateau qui le ramena en Grande-Bretagne, de l’autre côté de la mer d’Irlande. De retour chez lui, il commença à étudier les Écritures et la foi catholique. Il eut du mal à se réintégrer dans la société, car il avait prié dans la nature sauvage irlandaise pendant des années et avait manqué six années d’éducation. Il fit alors un autre rêve : les personnes qu’il avait rencontrées en Irlande le suppliaient de revenir. Il crut que, à travers ce rêve, Dieu l’appelait à convertir les païens d’Irlande. Il suivit une formation théologique en France, fut ordonné prêtre et, à 43 ans, fut consacré évêque. En raison de sa connaissance de la culture et de la langue irlandaises, l’Église confirma sa vocation missionnaire et le renvoya en Irlande.

Saint Patrick a utilisé le trèfle, qui a trois feuilles, pour décrire le Père, le Fils et le Saint-Esprit comme faisant partie d’un seul Dieu. Sa vie de missionnaire n’a pas été facile : il a rencontré l’opposition des druides païens et le martyre était toujours une possibilité. Cependant, il croyait fermement en sa vocation et a parcouru le pays en prêchant, baptisant et confirmant avec zèle. Il avait une confiance totale en Dieu et sa mission a porté ses fruits. Des milliers de personnes se sont converties au christianisme, des églises ont été fondées et les vocations religieuses ont fleuri.

Que pouvons-nous apprendre de l’histoire de saint Patrick ? Une leçon est que Dieu peut transformer nos moments les plus sombres en occasions de nous tourner vers lui dans la prière, la foi et la confiance. Ce n’est que lorsque saint Patrick a été dépouillé de sa vie confortable et paisible qu’il a pu développer une vie de prière et se rapprocher de Dieu. Une autre leçon est qu’il n’est jamais trop tard pour changer le monde et vivre l’appel de Dieu à notre égard. Saint Patrick a manqué six années d’éducation formelle et n’a commencé son travail missionnaire qu’après être devenu évêque à l’âge de 43 ans. Plus nous vieillissons, plus nous avons l’impression qu’il est trop tard pour changer de carrière, reprendre des études, faire du bénévolat à l’étranger, se marier ou discerner la prêtrise, etc. L’histoire de saint Patrick nous rappelle que nous pouvons accomplir l’appel de Dieu si nous nous appuyons sur Lui, écoutons Ses petites incitations, faisons confiance à Son attention et discernons Sa sainte volonté par la prière.

 

Une semaine à Notre-Dame du cap pour l’Assemblée des évêques catholiques du Québec

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Cette semaine, du 19 au 23 mars, l’Assemblée des évêques du Québec s’étaient réunis au Sanctuaire Notre-Dame du cap à Trois-Rivières pour leur rencontre semestrielle. Ces réunions ont pour but de favoriser la concertation entre les évêques de partout au Québec et ainsi, permettre une plus grande solidarité entre les différentes instances de l’Église sur les grands enjeux qui touchent les catholiques de la Belle province. Cette année, j’ai eu la chance de pouvoir me rendre sur place à l’occasion de la célébration eucharistique du mercredi soir durant laquelle, chaque évêque a pu passer la porte de la miséricorde du Sanctuaire marial à tour de rôle.

Ce fut également pour moi l’occasion de rencontre Mgr Paul Lortie, évêque de Mont-Laurier et président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) avec lequel j’ai pu discuter des différentes discussions qui ont eu lieu au cours de cette semaine.

Préparation de la visite Ad liminacapture-decran-2016-09-23-a-09-15-14

Traditionnellement à tous les cinq ans, chaque conférence ou assemblée épiscopale  envoie une délégation à Rome pour une rencontre avec le Saint-Père afin de lui faire part de la réalité pastorale du territoire confié par le Siège apostolique ainsi pour favoriser les liens fraternels entre les évêques et le Pape. Pour Mgr Paul Lortie, « c’est avant tout une visite au tombeau des apôtres Pierre et Paul et donc une invitation à prier et nous laisser inspirer par ces deux
grandes colonnes de l’Église ». C’est donc au mois d’Avril et de Mai que les évêques se rendrons au Vatican pour rencontrer le successeur de Pierre ainsi que les différents dicastères et Conseil pontificaux. Les travaux de cette semaine ont donc servi de préparation à cette rencontre qu’ils auront avec le Pape afin de le mettre au diapason de la situation de la foi sur le territoire québécois.

Travailler à une culture de la vie

Un deuxième grand enjeu des réflexions de cette semaine de rencontre de l’AECQ fut des discussions sur les moyens de défendre plus efficacement la vie de la conception à la mort naturelle. Ils ont donc pu étudier plus en profondeur les lois 52 (Québec) et C-14 (Canada) permettant l’euthanasie en compagnie d’expert et ainsi développer des stratégies communicationnel et pastorale efficaces et pertinentes en continuité avec les initiatives déjà promu par l’AECQ. En effet, pour Mgr Lortie :

« On voit les effets négatifs de l’éclipse de Dieu dans la société. Les référents moraux sont aujourd’hui surtout centrés sur nous-mêmes, sur le « fais ce que tu veux ! Il n’y a pas de mal à te faire plaisir ». Or ce refus de référence à la transcendance revient à se priver d’une grande sagesse. Aujourd’hui on voit que ces lois causent un tort important à toute la société. […] On est rendu un des endroits au monde avec le plus haut tôt de suicide. On comprend donc que ce laxisme dans lequel nous baignons ne procure pas nécessairement un sens à la vie ».

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Une œuvre de miséricorde

L’année de la miséricorde promulguée par le pape François il y a presqu’un an de cela maintenant ne pouvait se conclure sans une action concertée des évêques du Québec en ce sens. L’AECQ a donc choisi de supporter l’œuvre « Mission chez nous » qui vient en aide au autochtone du Grand Nord québécois pour un montant de 15 000$. Ce don est une main tendue aux autochtones dans le but de manifester la solidarité des évêques avec ces peuples qui vivent de grandes difficultés familiales. D’un autre côté, souligne Mgr Lortie, « nous avons beaucoup à apprendre d’eux comme leur esprit de communauté ainsi que de leur sens du respect de la nature ». Ce geste espère donc encourager et promouvoir une culture du dialogue avec les peuples autochtones du Québec.

De cette semaine de prière, de réflexion et de discussion, fut certainement l’occasion pour les évêques du Québec de faire le point sur leur réalité pastorale respectives ainsi que de développer une meilleur vision d’ensemble des initiatives appropriées afin de faire aux nombreux défis que représente la nouvelle évangélisation au Québec. La semaine prochaine, les évêques du Québec seront également réunis à Cornwall pour l’Assemblée générale de la Conférence des évêques catholiques du Canada. Vous pourrez suivre les plus récents développements sur nos ondes dans le cadre notre couverture spéciale de l’évènement. Un Rendez-vous à ne pas manquer!

Église en sortie 12 février 2016

Cette semaine à l’émission Église en sortie, nous vous offrons une édition spéciale sur le Congrès national Rise Up 2015 de CCO/Mission Campus qui a eu lieu à Montréal du 28 au 31 décembre dernier. Dans cet épisode, nous vous présentons un résumé de cette conférence suivie d’une entrevue réalisée avec Mme Leah Darrow, conférencière et auteure catholique. Elle s’est entretenue avec Francis Denis sur son parcours personnel ainsi que sur l’importance de la foi dans sa vie. En troisième partie de l’émission, nous vous proposons une entrevue avec le Dr. Andrew Bennett, ambassadeur canadien pour la liberté religieuse. Il nous parle de la mission du bureau dont il est responsable et de l’enjeu crucial que représente la promotion de la liberté religieuse dans le monde d’aujourd’hui.

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