Retour dans cette émission sur le pré-synode consacré aux jeunes, et sur l’entrée en carême.
Réflexion de carême – semaine 1
Réflexion de carême, inspirée de l’évangile de ce 1er dimanche de carême.
Église en sortie 16 février 2018
Cette semaine à Église en sortie, Francis Denis reçoit Jessica Poulin qui nous parle de son premier album “Le passage” dédié aux personnes en fin de vie. On vous présente un reportage sur la conférence Francis@FIVE à l’Université Fordham de New-York. Dans la troisième partie de l’émission, Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal nous relate son expérience comme représentant de la Conférence des évêques catholique du Canada lors du voyage apostolique du pape François au Pérou.
Le remède du Carême selon le pape François

CNS photo/Vatican Medias
Le 6 février dernier, le pape François publiait son message du Carême 2018. Visant à réaffirmer la foi et l’ardeur de la charité des catholiques, ce message nous invite à l’introspection plus qu’à l’accusation lorsque nous considérons le mal dans notre monde.
L’ampleur du mal et les faux prophètes
Dans un premier temps, le Saint-Père nous exhorte à la vigilance envers les soi-disant « maîtres » qui se présentent à nous et que nous suivons trop souvent et facilement. En effet, « face à des événements douloureux, certains faux prophètes tromperont beaucoup de personnes, jusqu’au point d’éteindre dans les cœurs la charité ». Mais qui sont ces faux prophètes contre lesquels nous devons nous prémunir ? Ce sont ceux qui viennent éteindre en nous la certitude en la primauté de la Providence de Dieu, qui naît de la foi.
Sommes-nous donc conscients et certains que devant l’ampleur du mal, Dieu écrit son Histoire Sainte ? Ou nous laissons-nous décourager par les mauvaises nouvelles jusqu’à nous justifier de notre inaction et remettre à plus tard cette soif de prière, pourtant bien réelle, qui demeure en nous tous ?
De charmés à charlatants
Lorsque nous nous laissons charmer par ces tentations de faux bonheurs (drogues, égoïsme, amour désordonné des richesses, concupiscence des yeux et orgueil), nous devenons nous-mêmes des charlatans puisque, par tout le mal que nous faisons ou ce bien que nous ne faisons pas par omission, nous participons à cette injustice cosmique contre les hommes et le monde. Ainsi, ces « « charmeurs de serpents », qui utilisent les émotions humaines pour réduire les personnes en esclavage et les mener à leur gré » ne se contentent pas de faire de nous des pantins. Ils font de nous des tentateurs à notre tour.
Cela tient à la logique de notre nature. Créé pour l’Infini, notre cœur ne peut se satisfaire des bonnes choses de ce monde, d’où le besoin constant de nouveautés. Or cet appétit insatiable (chef-d’œuvre de la création lorsqu’il se déploie en Dieu) devient lui-même autodestructeur lorsqu’il n’y trouve pas son repos. On devient donc des consommateurs de biens matériels d’abord, et de personnes ensuite. Tout cela au grand détriment des plus pauvres et de l’environnement.
Cette pente glissante nous emmène tranquillement et sournoisement à ne plus reconnaître et même dédaigner les plus belles réalités de notre monde : « tout cela se transforme en violence à l’encontre de ceux qui sont considérés comme une menace à nos propres « certitudes » : l’enfant à naître, la personne âgée malade, l’hôte de passage, l’étranger, mais aussi le prochain qui ne correspond pas à nos attentes ».
Remède au mal
Devant les myriades de faux prophètes qui nous entourent, de ceux qui, par leur utopies ou distropies, nous promettent le paradis maintenant ou jamais, nous devons redécouvrir le mystère de la Providence divine. Cette omniprésence de Dieu qui, pour nous permettre de l’aimer librement, reste « caché » jusqu’à notre propre trépas.
En ce sens, ce temps de Carême nous permet de nous rendre compte que le seul vrai salut du monde, le seul vrai bonheur vient de notre union à ce Dieu qui s’est fait proche de nous en Jésus-Christ. Cette invitation prend une dimension très concrète pendant 40 jours où peuvent s’exprimer tout particulièrement des gestes qui, selon la Tradition de l’Église, sont à même de nous rapprocher de Dieu. En effet, « L’Église, notre mère et notre éducatrice, nous offre pendant ce temps du Carême, avec le remède parfois amer de la vérité, le doux remède de la prière, de l’aumône et du jeûne ». Dans cette attente active vers Pâques, nous explorerons plus en profondeur, au cours des prochaines semaines, ces quatre exercices de l’âme : vérité, prière, aumône et jeûne.
Homélie du Pape lors de la messe du mercredi des cendres
Ce mercredi 14 février 2018, premier jour de carême, le pape François a célébré la messe des cendres en la basilique Sainte-Sabine, à Rome. Voyez ici l’intégralité de son homélie :
Le temps du Carême est un temps favorable pour corriger les accords dissonants de notre vie chrétienne et accueillir l’annonce de la Pâque du Seigneur toujours nouvelle, joyeuse et pleine d’espérance. L’Église dans sa sagesse maternelle nous propose de prêter une attention particulière à tout ce qui peut refroidir et rouiller notre cœur de croyant. Les tentations auxquelles nous sommes exposés sont nombreuses. Chacun d’entre nous connaît les difficultés qu’il doit affronter. Et il est triste de constater comment, face aux vicissitudes quotidiennes, profitant de la souffrance et de l’insécurité, se lèvent des voix qui ne savent que semer
la méfiance. Et si le fruit de la foi est la charité – comme aimait le répéter Mère Térésa de Calcutta -, le fruit de la méfiance est l’apathie et la résignation.Méfiance, apathie et résignation : ces démons qui cautérisent et paralysent l’âme du peuple croyant. Le Carême est un temps précieux pour débusquer ces dernières, ainsi que d’autres tentations et laisser notre cœur recommencer à battre au rythme du cœur de Jésus. Toute cette liturgie est imprégnée par ces sentiments et nous pourrions dire que cela fait écho à trois expressions qui nous sont offertes pour «réchauffer le cœur du croyant»: arrête-toi, regarde et reviens.
Arrête-toi un peu, laisse cette agitation et cette course insensée qui remplit le cœur de l’amertume de sentir que l’on n’arrive jamais à rien.
Arrête-toi, laisse cette injonction à vivre en accéléré qui disperse, divise et finit par détruire le temps de la famille, le temps de l’amitié, le temps des enfants, le temps des grands-parents, le temps de la gratuité… le temps de Dieu.
Arrête-toi un peu devant la nécessité d’apparaître et d’être vu par tous, d’être continuellement à “l’affiche ”, ce qui fait oublier la valeur de l’intimité et du recueillement. Arrête-toi un peu devant le regard hautain, le commentaire fugace et méprisant qui naît de l’oubli de la tendresse, de la compassion et du respect dans la rencontre des autres, en particulier de ceux qui sont vulnérables, blessés et même de ceux qui sont empêtrés dans le péché et l’erreur.
Arrête-toi un peu devant l’obsession de vouloir tout contrôler, tout savoir, tout dévaster, qui naît de l’oubli de la gratitude face au don de la vie et à tant de bien reçu.
Arrête-toi un peu devant le bruit assourdissant qui atrophie et étourdit nos oreilles et qui nous fait oublier le pouvoir fécond et créateur du silence.
Arrête-toi un peu devant l’attitude favorisant des sentiments stériles, inféconds qui surgissent de l’enfermement et de l’apitoiement sur soi-même et qui conduisent à oublier d’aller à rencontre des autres pour partager les fardeaux et les souffrances.
Arrête-toi devant la vacuité de ce qui est immédiat, momentané et éphémère, qui nous prive de nos racines, de nos liens, de la valeur des parcours et du fait de nous savoir toujours en chemin. Arrête-toi pour regarder et contempler!
Regarde les signes qui empêchent d’éteindre la charité, qui maintiennent vive la flamme de la foi et de l’espérance. Visages vivants de la tendresse et de la bonté de Dieu qui agit au milieu de nous.
Regarde le visage de nos familles qui continuent à miser jour après jour, avec beaucoup d’effort, pour aller de l’avant dans la vie et qui, entre les contraintes et les difficultés, ne cessent pas de tout tenter pour faire de leur maison une école de l’amour.
Regarde les visages interpellant de nos enfants et des jeunes porteurs d’avenir et d’espérance, porteurs d’un lendemain et d’un potentiel qui exigent dévouement et protection. Germes vivants de l’amour et de la vie qui se fraient toujours un passage au milieu de nos calculs mesquins et égoïstes.
Regarde les visages de nos anciens, marqués par le passage du temps ; visages porteurs de la mémoire vivante de nos peuples. Visages de la sagesse agissante de Dieu.
Regarde les visages de nos malades et de tous ceux qui s’en occupent ; visages qui, dans leur vulnérabilité et dans leur service, nous rappellent que la valeur de chaque personne ne peut jamais être réduite à une question de calcul ou d’utilité.
Regarde les visages contrits de tous ceux qui cherchent à corriger leurs erreurs et leurs fautes et qui, dans leurs misères et leurs maux, luttent pour transformer les situations et aller de l’avant.
Regarde et contemple le visage de l’Amour Crucifié qui, aujourd’hui, sur la croix, continue
d’être porteur d’espérance; main tendue à ceux qui se sentent crucifiés, qui font l’expérience dans leur vie du poids leurs échecs, de leurs désenchantements et de leurs déceptions.Regarde et contemple le visage concret du Christ crucifié par amour de tous sans exclusion. De tous ? Oui, de tous. Regarder son visage est l’invitation pleine d’espérance de ce temps de Carême pour vaincre les démons de la méfiance, de l’apathie et de la résignation. Visage qui nous incite à nous écrier: le Royaume de Dieu est possible!
Arrête-toi, regarde et reviens.
Reviens à la Maison de ton Père. Reviens, sans peur, vers les bras ouverts et impatients de ton Père riche en miséricorde qui t’attend (cf. Ep. 2,4).
Reviens! Sans peur, c’est le temps favorable pour revenir à la maison, à la maison «de mon Père et de votre Père» (cf. Jn. 20,17). C’est le temps pour se laisser toucher le cœur… Rester sur le chemin du mal n’est que source d’illusion et de tristesse. La vraie vie est quelque chose de bien différent et notre cœur le sait bien. Dieu ne se lasse pas et ne se lassera pas de tendre la main (Cf. Bulle Misericordiae Vultus, n.19).
Reviens, sans peur, pour faire l’expérience de la tendresse de Dieu qui guérit et réconcilie. Laisse le Seigneur guérir les blessures du péché et accomplir la prophétie faite à nos pères: «Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair» (Ez. 36,26).
Arrête-toi, regarde et reviens!
Échos du Vatican
Il y a 5 ans, le 11 février 2013, le pape Benoît XVI annonçait sa renonciation. Un geste historique qui provoqua une onde de choc dans l’Église et même au-delà. Retour dans cette émission sur ce moment grave.
Message de Mgr Terrence Prendergast s.j. pour le Carême 2018 du diocèse d’Alexandria-Cornwall

Vous trouverez ci-dessous le texte du Messe pour le Carême 2018 du diocèse d’Alexandria-Cornwall de ✠ Mgr Terrence Prendergast, s.j.
Chers frères et sœurs dans le Christ,
« En voulant nous dévouer totalement à Dieu par amour pour la vie éternelle, considérons ces jours de carême comme un lieu de cale sèche où entreposer le navire de notre âme, afin de réparer les avaries que lui ont fait subir pendant toute l’année, les tempêtes du monde, les vagues du péché. » C’est ainsi que saint Césaire d’Arles (470-542) décrivait le défi que représente le Carême pour les chrétiens.
L’Évangile du mercredi des Cendres nous parle de prière, de jeûne et d’aumône, des pratiques qui, nous le savons, peuvent nous aider à renouveler notre cœur.(voir Matthieu 6, 1-6.16-18).
L’Église invite les catholiques à se donner une certaine discipline durant tout le temps du carême, à s’adonner à la prière, à participer à la messe, à pratiquer le jeûne (seulement un repas complet) et l’abstinence (s’abstenir de consommer de la viande).
Durant le carême, les catholiques sont tenus de pratiquer le jeûne et l’abstinence le mercredi des Cendres (le 14 février) et le Vendredi saint (le 30 mars), et l’abstinence tous les autres vendredis. Tels sont les éléments de base qui valent pour tous et toutes. Je vous encourage à adopter et à observer ces pratiques traditionnelles.
Renoncer à quelque chose que nous aimons peut être source de plusieurs bienfaits : cela peut nous aider à mieux saisir la grandeur du sacrifice de Jésus qui est mort pour nous sur la croix, à mieux comprendre la misère qui afflige les pauvres, ceux et celles qui ne partagent pas notre vie d’abondance, et à nous libérer de certains appétits dont nous sommes devenus presque des esclaves. Toujours vouloir se satisfaire coûte que coûte peut devenir une forme d’idolâtrie : « Ils vont à leur perte. Leur dieu, c’est leur ventre. » (Philippiens 3, 19).
Vous voudrez peut-être vous joindre à moi et vous abstenir de l’usage de toutes formes de médias sociaux et de l’internet les lundis. Ces médias n’ont rien de mauvais en soi, mais ils peuvent avoir pour effet de développer en nous une tendance à nous refermer sur nous-mêmes et nous couper de toute véritable communication personnelle avec les membres de notre famille, nos collègues de travail et les autres personnes qui nous entourent.
Prendre congé des médias peut nous aider à faire l’expérience de ce qu’a vécu le Christ lorsqu’il a passé quarante jours dans le désert. Nous débrancher et nous éloigner des bruits qui nous entourent peut nous aider à nous centrer sur des choses plus importantes. Passer du temps seul en toute quiétude peut nous permettre de retrouver la paix intérieure et de consacrer davantage de temps à la famille et à la prière, et nous donner du temps pour notre mettre à l’écoute de la parole de Dieu.
Les autres actes de pénitence plus traditionnels que nous pouvons choisir de faire tels que s’abstenir de manger des sucreries, de boire de l’alcool ou de fumer, ou encore s’abstenir de quelques autres plaisirs, peuvent également nous aider à personnaliser notre esprit de sacrifice en nous inspirant du désir de« nous détourner du mal et d’accueillir la Bonne Nouvelle ».
Tous ces sacrifices nous permettront de réaliser des économies que nous pourrons verser aux œuvres de charité. Je vous invite à vous montrer particulièrement généreux pour les pauvres chez nous tout au long du Carême et lors de la collecte du Carême de partage de Développement et Paix, organisme créé par les évêques du Canada pour aider les pauvres et faire advenir la justice sociale dans le monde (le dimanche 18 mars).
Afin que puisse se réaliser votre désir de conversion, je vous recommande de faire une bonne confession (notre Journée diocésaine des Confessions est le 22 mars). L’Église demande aux catholiques qui sont conscients d’avoir commis un péché grave de se confesser une fois par année, entre le mercredi des Cendres et le dimanche de la Divine Miséricorde. Célébrer le sacrement de la Réconciliation est une façon privilégiée qui nous est donnée pour grandir spirituellement.
Ce Carême, je vous invite également à vous préparer à la célébration des fêtes pascales en vous rendant dans votre paroisse pour recevoir les cendres ce mercredi des Cendres et en méditant ou en partageant avec d’autres sur les textes des Saintes Écritures.
Les passages de l’Évangile des deux premiers dimanches du Carême portent sur les tentations qu’a dû combattre le Seigneur, et sa transfiguration. Ils nous rappellent le combat que nous devons mener contre le mal – mal individuel et social – et pour lequel nous devons accomplir des gestes de réparation, et la gloire du Christ qui nous est accessible lorsque nous surmontons les tentations et le péché.
Les 3e, 4e et 5e dimanches, nous entendrons des passages de l’évangile de Jean qui nous parlent de la glorification du Christ, gloire qu’il s’est méritée par sa mort et sa résurrection.
Le dimanche des Rameaux nous rappelle l’entrée du Seigneur à Jérusalem et sa Passion telle qu’elle nous est racontée dans l’évangile de Marc. Le récit de la Passion du Christ nous conduit au Triduum pascal (du Jeudi saint au soir de Pâques).
Que le Seigneur vous bénisse et tous les diocésains alors que nous nous préparons à célébrer le Mystère pascal « dans la joie d’un cœur purifié. » (Préface du Carême 1)
Fraternellement vôtre dans le Christ,
✠Terrence Prendergast, s.j.
Administrateur apostolique
“La charte n’est pas un CREDO”: la liberté de conscience selon Mgr Christian Lépine

CNS photo/Dario Ayala, Reuters
Depuis quelques semaines déjà, un bras de fer s’est enclenché opposant le gouvernement du Canada et plusieurs groupes défendant la liberté de conscience. Au cœur de la tourmente, la modification des règles d’admissibilité aux subventions pour les emplois d’été au gouvernement fédéral. Ces changements excluent a priori toute organisation ne partageant pas une option en faveur de l’avortement. Bien que cette nouvelle règle ait été contestée par des groupes de toutes les confessions religieuses, l’épiscopat canadien fut sans contredit à l’avant-scène des discussions.
Encore tout récemment, l’évêque du Diocèse de London en Ontario, publiait un communiqué de presse cinglant dans lequel il affirmait que « nous devons nous lever contre cette position du gouvernement du Canada en affirmant que nous ne nous laisserons pas intimider (bullied) en ayant même l’apparence de collusion sur cet enjeu ». Pour l’évêque de London, il ne fait aucun doute qu’il s’agit « d’une regrettable violation de la liberté de conscience et de religion, de penser et de croire, d’opinion et d’expression, garantie par la Charte ».
Au Québec, dans une entrevue accordée à Sel et Lumière, Mgr Christian Lépine souligne que l’on peut voir la question de deux manières. En effet, il affirme que « l’angle des jeunes qui se verront refuser un travail l’été prochain ne doit certainement pas rester sous silence » sans oublier les différents destinataires des services rendus par ces jeunes durant l’été qui souffriront d’une manière non négligeable de leur absence.
De plus, l’archevêque souligne la tendance profonde de l’utilisation idéologique de la Charte canadienne des Droits et Libertés : « le but d’une charte n’est pas d’être un système de croyances parallèlement à d’autres systèmes de croyances. Son rôle est plutôt de délimiter un espace de liberté où les différentes croyances et de convictions peuvent s’exercer dans le dialogue et la sécurité ». Dans ce cas précis, on utilise la Charte comme un système venant s’opposer aux croyances des gens, qu’elles soient chrétiennes ou autres en leur imposant des valeurs qui leur sont contradictoires. « La Charte n’est pas un Credo » affirme Mgr Christian Lépine.
Afin de retrouver le véritable sens de ce qu’est une Charte, Mgr Lépine invite les dirigeants à un retour aux sources, « à la mère de toutes les chartes qu’est la Déclaration universelle des droits de l’homme ». À court terme, selon l’archevêque de Montréal, les institutions catholiques sont appelées à exercer leur droit fondamental à la liberté de conscience « en remplissant leur demande de subvention sans cocher l’alinéa en question et le gouvernement fera son cheminement ».
Notez que cette polémique s’inscrit dans un rétrécissement des libertés civiles imposé aux groupes pro-vie du Canada. En février 2014, Justin Trudeau avait affirmé son intention d’exclure tous les candidats pro-vie du Parti Libéral du Canada.
Église en sortie 9 février 2018
Cette semaine à Église en sortie: Francis Denis reçois Robert Lalonde qui nous parle de son livre “D’encre et de Chair: voyage aux pays des artisans de ponts de paix”. On vous présente un reportage sur la visite de la relique de Saint-François Xavier à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal. Dans la troisième partie de l’émission, entrevue avec l’auteur et théologien Jacques Gauthier sur son livre “Heni Caffarel: Maître d’oraison”
Échos du Vatican
Le Saint-Siège est invité par le Comité International Olympic pour les Jeux Olympiques d’hiver à Pyeongchang.
