Fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple de Jérusalem

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Cette fête repose sur une pieuse tradition qui tire son origine de deux évangiles apocryphes dans lesquels il est rapporté que la Sainte Vierge, fut présentée au Temple de Jérusalem à l’âge de trois ans et qu’elle y vécut avec d’autres jeunes filles et les saintes femmes qui les dirigeaient.

C’est l’auteur du Protévangile de Jacques, 2e siècle, qui raconte “Un prêtre la reçut et, l’ayant embrassée, il la bénit et dit : Le Seigneur Dieu a exalté ton nom dans toutes les générations. En toi, aux derniers jours, le Seigneur manifestera la rédemption aux fils d’Israël. Et il la plaça sur le troisième degré de l’autel. Et le Seigneur fit descendre sa grâce sur elle. Et ses pieds se mirent à danser et toute la maison d’Israël l’aima.”

Marie de Nazareth n’avait encore que trois ans, mais son âme était déjà la merveille de la sainteté. Où mieux que loin du monde, dans l’enceinte du Temple, Marie se fût-elle préparée à sa mission ? Ce sacrifice de Marie enfant renferme toutes les conditions du plus parfait sacrifice : il a été prompt, généreux, joyeux, sans retour, sans réserve.

Au jour de sa Présentation, Marie nous apparaît comme le porte-étendard de la virginité chrétienne. Après elle viendront des légions innombrables de vierges consacrées au Seigneur, dans le monde ou à l’ombre des autels ; Marie sera leur éternel modèle, leur patronne dévouée, leur guide sûr dans les voies de la perfection.

Le 21 novembre est la date à laquelle nous célébrons le jour « pro orantibus » marquant la fête liturgique de la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie au Temple. Ce jour est dédié aux personnes consacrées à la vie religieuse contemplative. C’est une bonne opportunité pour remercier le Seigneur du don que représentent toutes ces personnes qui, dans les monastères et les ermitages, consacrent leur vie à Dieu dans la prière et le travail silencieux. Plusieurs communautés contemplatives à travers le monde prient pour la Télévision Sel et Lumière. Pour notre part, nous rappelons avec gratitude ces religieuses qui, comme Sainte Thérèse de Lisieux, ont choisi de demeurer au cœur de l’Église. La dévotion mariale a toujours été importante dans ma propre famille religieuse, la Congrégation des Prêtres de Saint Basile (Pères basiliens). Leur support à la Fondation Catholique Sel et Lumière Média et à la chaîne de télévision qui porte son nom a toujours été constant dans les 14 dernières années. Dans l’histoire des pères basiliens, le père Charles Roume, CSB, rappelle que c’était le 21 novembre 1822, en la fête de la Présentation de Marie, que tous les confrères français on finalement accepté de se réunir pour leur premier chapitre où ils ont élu le père Joseph LaPierre comme premier supérieur général de la Communauté basilienne. Pour cette raison, les basiliens ont choisi le 21 novembre comme jour de fondation.

Voici un lien vers le documentaire sur la fondation en France après la révolution française :

http://saltandlighttv.org/whenithinkofannonay/

Rappelant aujourd’hui la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie au Temple à Jérusalem nous honorons ses enfants qui, par leurs vies cachés, ont apportés la lumière et la chaleur de l’Église en tout lieu. Puisse leur exemple donner à toutes personnes consacrées dans la vie religieuse, spécialement ceux et celles avec qui nous vivons et travaillons, le courage de rechercher la vérité, la force pour rayonner et porter la lumière et la chaleur de l’Église et l’habilité pour devenir des demeures de la Présence consolante et compatissante de Dieu sur la terre.

Prière de saint Alphonse-Marie de Liguori:

O Marie, enfant chérie de Dieu,
que ne puis-je vous offrir et vous consacrer
les premières années de ma vie,
comme vous vous êtes offerte et consacrée au Seigneur dans le Temple !
mais, hélas ! ces premières années sont déjà bien loin de moi !
J’ai employé un temps si précieux à servir le monde
et vous ai oubliée en écoutant la voix de mes passions.
Toutefois il vaut mieux commencer tard à vous servir
que de rester toujours rebelle.
Je viens donc aujourd’hui m’offrir tout entier à votre service,
et consacrer à mon Créateur, par votre entremise bénie,
le peu de jours qu’il me reste encore à passer sur la terre.
Je vous donne mon esprit, pour qu’il s’occupe de vous sans cesse,
et mon cœur, pour vous aimer à jamais.
Accueillez, ô Vierge Sainte, l’offrande d’un pauvre pécheur ;
je vous en conjure par le souvenir des ineffables consolations
que vous avez ressenties en vous offrant à Dieu dans le Temple.
Soutenez ma faiblesse, et par votre intercession puissante
obtenez-moi de Jésus la grâce de lui être fidèle
ainsi qu’à vous, jusqu’à la mort,
afin qu’après vous avoir servie de tout mon cœur pendant la vie,
je participe à la gloire et au bonheur éternel des élus. Amen

Église en sortie 5 mai 2017

Cette semaine à Église en sortie nous recevons Marie-Astrid Dubant, directrice d’ALPHA-Québec qui s’entretient avec Francis Denis sur la mission d’évangélisation au Québec et de la plus récente série de films Alpha. On vous présente également un reportage sur le lancement de la « nouvelle série de films Alpha » qui a eu lieu à l’église anglicane St. Jax de Montréal suivi de quelques extraits de cette série incontournable pour la nouvelle évangélisation au Québec et au Canada francophone.

Une Église au service de la jeunesse

CNS/Reuters

Depuis quelques semaines déjà, nous avons amorcé une lecture approfondie du document préparatoire au Synode des évêques sur « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel». Je vous propose de parcourir, aujourd’hui, l’aspect vocationnel du document en soulignant, non seulement, les raisons du souci de l’Église pour la cause des jeunes mais également les intuitions qui la portent à aller à leur rencontre et à les accompagner dans leur cheminement.

Une préoccupation humaine et divine

Il est évident que la première préoccupation de l’Église soit celle de Dieu Lui-même désirant une communion nouvelle avec l’humanité ! En effet, en nous donnant son Fils unique, « pierre angulaire » et « Époux de l’Église », Dieu a voulu que l’humanité renoue avec sa vocation originelle à l’Amour et au don de soi. L’Église ne peut donc pas seulement « attendre que jeunesse se passe ». Elle doit y être plongée et se faire jeune avec les jeunes.

Cette préoccupation de la jeunesse, l’Église la vit également du point de vue humain. Comment ne pas être à l’écoute des difficultés que traversent les jeunes d’aujourd’hui ? Comment rester insensible à leur réalité c’est-à-dire à « leurs joies et leurs espoirs, leurs tristesses et leurs angoisses » ! À l’image du cœur de Jésus, l’Église cherche les différentes voies qui l’aideront à être solidaire de la jeunesse.

Un potentiel surprenant à découvrir

Pour aller à la rencontre des jeunes, le Peuple de Dieu dans son ensemble, doit avoir la conviction de l’action invisible de l’Esprit qui prépare les cœurs. Nous ne devons pas trop nous conforter dans nos propres plans et stratégies qui mettent souvent des obstacles à ce Dieu « qui surprend ». Enfin, nous devons prendre garde à ni sous-estimer la force des vérités révélées ni sous-estimer l’intelligence des jeunes qui nous sont confiés. ; ce que nous faisons souvent lorsque nous essayons, par souci d’adaptation immodéré, de diluer le message pour le rendre accessible.

Au contraire, suivant une pédagogie similaire à celle de Dieu dans l’Ancien Testament, l’Église doit aider les jeunes à découvrir les dons mais également la flamme qui demeure en eux qu’ils doivent allumer et alimenter tout au long de leur vie. Cette flamme, c’est la vie divine qui ne demande qu’à grandir et, ce, à une vitesse souvent encore plus rapide que la croissance physique !

Accompagner pour mieux aimer

Pour ce faire, tous les membres de l’Église doivent se mettre à la tâche en acceptant que cet accompagnement qui est dû aux jeunes soit un apprentissage d’une « liberté humaine authentique ». Nous devons donc manifester l’urgence des choix qui doivent être faits durant cette étape de la vie, sans toutefois choisir à leur place. Cette logique de l’accompagnement, le document nous la présente dans une perspective magnifique :

« L’Esprit parle et agit à travers les événements de la vie de chacun, mais les événements par eux-mêmes sont muets ou ambigus, dans la mesure où on peut leur donner des interprétations diverses. Éclairer leur signification en vue d’une décision requiert un itinéraire de discernement. Les trois verbes qui le décrivent dans Evangelii gaudium, 51 – reconnaître, interpréter et choisir – peuvent nous aider à définir un itinéraire adapté tant aux individus qu’aux groupes et communautés, en sachant que, dans la pratique, les frontières entre les diverses phases ne sont jamais aussi nettes. »

Ce chemin vers le synode d’octobre prochain ne fera qu’intensifier les discussions sur ce thème de la jeunesse et du discernement vocationnel. Cette réflexion préparatoire peut être perçue comme un chemin personnel de conversion aux besoins de plus en plus urgents d’une jeunesse qui parfois souffre de la pauvreté la plus grave qui soit, le vide existentiel. Ainsi, parce qu’aimer implique le désir que chaque personne accomplisse son plein potentiel et sa vocation au don total d’elle-même, nous devons, avec le pape François, nous mettre à l’écoute de cette jeunesse qui, bien qu’elle refuse souvent de l’admettre, désire ardemment que l’on s’occupe d’elle.

Leçon d’humilité pour les disciples de Jésus

Visitors walk into the Cenacle, the upper room believed to be the site of Jesus’ Last Supper, on Mount Zion in Jerusalem March 28. Pope Francis will celebrate Mass with the ordinaries of the Holy Land and the papal delegation in the Cenacle during his pilgrimage to the Holy Land in May. (CNS photo/Debbie Hill) (March 31, 2014) See HOLYLAND-SCHEDULE (UPDATED) March 27, 2014.

Pendant son pèlerinage en Terre Sainte, Sel et Lumière a visité le lieu qui commémore la Dernière Cène, où les disciples ont partagé leur dernier repas ensemble avant la Passion du Chirst. Ce lieu, nous l’appelons aussi Coenaculum ou « Cénacle ».

Les disciples avaient sûrement l’habitude de prendre le repas ensemble et de se retrouver pour les grandes fêtes juives. Ils se sont retrouvés encore une fois pour celle de la Pâques. Pâques, veut dire, « passage »; dans la tradition juive, elle commémore le passage des juifs en Égypte, celui qui les ont amenés à leur délivrance en sécurité. La Dernière Cène anticipe, elle aussi, un passage. Celui de Jésus. Par son sacrifice sur la croix, Jésus nous assure un passage sécuritaire. De la mort à la vie. Comme un pont entre nous, l’humanité, et le Ciel, auprès de Dieu.

Ce dernier repas est donc différent des autres. Dans quelques heures Jésus serait livré, jugé, tué. Marqué par l’attente de sa Passion, Jésus accompli des gestes que ses disciples pourront revivre encore et encore: le lavement des pieds, le partage du pain, la récitation de psaumes et d’hymnes. Mais chaque geste prend une toute autre dimension. Ce mémorial s’accomplit complètement en Jésus. Il leur donne leur forme définitive, non pas pour lui-même ni seulement pour un petit groupe d’amis. Mais pour le salut de toute l’humanité, le salut des pécheurs. Et c’est en devenant le serviteur des serviteurs que cela s’accomplira.

En commençant par le lavement des pieds, un rite bien connu dans la tradition juive. Mais c’est une pratique qui revient normalement au serviteur de la maison et non à l’invité d’honneur, dont Jésus. Il s’identifie alors au serviteur. Laver les pieds était la plus grande humiliation. Les pieds étaient soumis et exposés aux conditions les plus dures, la poussière, les roches, la boue… Pourtant Jésus, le Messie, Fils de Dieu, lave les pieds de chacun de ses disciples. Ces derniers sont scandalisés devant cette humilité. Pierre lui dit: « Tu ne me laveras jamais les pieds! ». Jésus lui répond: « Si je ne te lave pas les pieds, tu n’auras pas de part avec moi ». Refuser de se faire laver par Jésus, c’est refuser son amitié. Tout comme refuser son pardon est un obstacle à sa grâce. Puis il leur dit que celui qui veut être son disciple doit l’imiter.

Au moment de se mettre à table, Jésus leur dit « J’ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous ». Il a désiré depuis longtemps manger ce repas avec ses amis. Pour leur montrer la profondeur de son amour. En partageant le pain et le vin, il dit « Ceci est mon corps donné pour vous », « Ceci est mon sang versé pour vous ». Ainsi il exprime son désir de se donner lui-même en partage. De se donner totalement à ceux qu’il aime. Le don de lui-même qui permettra à chaque homme et femme d’entrer en communion avec lui pour les siècles à venir. Car il dit « Faites ceci en mémoire de moi » et confère son sacerdoce à ses apôtres.

Eucharistie veut dire rendre grâce. Et l’action de grâce implique une participation, un engagement, au don reçu. C’est pourquoi quand nous participons à l’Eucharistie, nous acceptons en même temps de faire de notre vie un don pour les autres, une Eucharistie. Cela devrait se transmettre dans des gestes concrets d’humilité et de service à l’exemple de Jésus. Il nous a montré que c’est la seule façon de l’imiter parfaitement. Comment notre vie est-elle Eucharistie? Jusqu’où irions-nous pour ceux que nous aimons? ou encore pour ceux que nous aimons moins?