Oser être « Église » aujourd’hui : 3 façons de grandir à travers la pandémie

(Image: Courtoisie de Unsplash)

Annulé, reporté, restreint. Ces mots sont sur toutes les lèvres. Alors que la pandémie de COVID-19 tarde à s’achever, il est temps pour nous de nous tenir debout et d’être l’Église dont le monde a besoin. Voici trois façons d’être cette Église dans les circonstances actuelles.

1) Demandons à Dieu d’approfondir notre vie spirituelle: La COVID-19 peut parfois sembler être un désert spirituel. Comment pouvons-nous le transformer en oasis? Dieu est là avec nous, même quand nous sommes chez nous. Dieu vient pour être avec nous; comment pouvons-nous être plus conscients de sa présence et de sa proximité? C’est peut-être l’occasion de commencer à prier avec la Parole de Dieu. On peut commencer par des passages de l’Évangile comme Jésus qui calme la tempête, nous appelant à ne pas avoir peur et à prendre courage parce qu’il est avec nous dans la barque. Parfois, on peut avoir l’impression que Jésus est dormant, mais nous pouvons avoir confiance: il est toujours avec nous et ne nous abandonne jamais. Demandons à Dieu d’éveiller nos cœurs à son amour tendre et à sa sollicitude de Père qui ne nous laisse jamais orphelins. Demandons à Dieu de nous montrer de nouvelles façons d’entrer en relation avec lui et laissons-le remplir nos journées et nos vies de signes de sa bonté et de sa lumière, même au milieu des luttes et des obscurités auxquelles nous faisons face. Dieu vient nous apporter sa lumière rayonnante même la nuit, afin que nous puissions être une lumière pour les autres. 

2) Répondons aux besoins du monde: Pour le Pape François, l’Église est un hôpital de campagne! Ce n’est pas le moment de s’endormir. À bien des égards, les besoins spirituels de l’humanité n’ont jamais été aussi grands depuis la Seconde Guerre mondiale. Alors que les autorités s’occupent des besoins relevant de la santé publique, nous, l’Église, devons venir en aide à la santé spirituelle des gens. Que pouvons-nous faire pour nourrir nos âmes d’espérance, d’amour, de proximité et de soutien mutuel alors que l’isolement, l’incertitude et le désespoir sont monnaie courante? Le pape François nous appelle à être des artisans de la fraternité en ces temps de crise. Que pouvons-nous faire pour tendre la main, construire des ponts et répondre aux besoins réels des autres? Les restrictions qui protègent notre santé corporelle ne doivent pas dévaster notre santé spirituelle. Au lieu de considérer les mesures contre la COVID-19 comme des obstacles insurmontables à l’entraide, comment pouvons-nous les voir comme des opportunités de faire preuve de créativité pour répondre aux besoins profonds du cœur des gens, aujourd’hui?    

3) Trouvons des moyens de rester liés les uns aux autres et à Dieu: Aucun d’entre nous ne peut être l’Église seul. « Un chrétien seul est un chrétien en danger », nous dit l’adage. Alors que la situation de la COVID-19 évolue, saisissons toutes les occasions qui s’offrent à nous pour célébrer les sacrements, recevoir l’Eucharistie, nous confesser, nous réunir en tant que chrétiens de manière sûre et responsable, renforcer la foi des uns et des autres en priant ensemble, que ce soit en présence ou de manière virtuelle! Saisir les opportunités de la vie virtuelle est vital dans les circonstances actuelles. Saisir les opportunités en personne est encore mieux, dans la mesure du possible. La Basilique-Cathédrale Marie-Reine-du-Monde à Montréal et d’autres paroisses à travers le Québec montrent de brillants exemples de moyens de sortir des sentiers battus pour se réunir afin de prier, de célébrer la messe et de recevoir l’Eucharistie. Dans leur cas, cela signifie être une Église en sortie – littéralement – en tenant la messe à l’extérieur dans le stationnement sous la neige, bravant des températures bien en dessous de zéro. Ces mesures créatives permettent de garder la flamme de la foi vivante, tout en respectant les restrictions qui évoluent sans cesse.

Être « Église » aujourd’hui commence par toi et moi. Que pouvons-nous faire dans nos foyers, nos familles et nos communautés pour continuer à grandir en tant que chrétiens en ces temps difficiles?

Esprit Saint, envoie le feu de ton amour pour réchauffer nos cœurs et nos foyers afin que nous puissions briller comme une lumière les uns pour les autres et pour le monde entier.

De l’Omicron à l’Oméga : trois moyens pour survivre à la Covid-19 comme chrétiens

(Image: Courtoisie de Wikimedia)

Le monde est secoué par le plus récent variant de la Covid-19. Les inquiétudes et les craintes ne manquent pas quant aux ravages que le variant Omicron pourrait causer dans notre vie et notre société. Nous en avons assez des confinements et des restrictions. Nous nous demandons: est-ce qu’on va en finir un jour? Nous pouvons nous laisser paralyser par la peur, l’inquiétude, la frustration et le désespoir.

En tant que chrétiens, nous formons un peuple d’espérance! C’est particulièrement vrai durant le temps de l’Avent. Nous nous préparons à célébrer la venue de Jésus, le véritable espoir de l’humanité. En même temps, nous sommes éveillés à sa présence parmi nous, ici et maintenant. Enfin, nous attendons sa venue à la fin des temps, pour accomplir toutes choses! Quelle plus grande source d’espérance que Jésus, qui vient pour nous sauver, pour racheter le monde entier?

Alors comment traverser la pandémie de Covid-19 en tant que chrétiens? Comment pouvons-nous partager avec les autres l’espérance que Dieu nous donne? Le variant Omicron pourrait signifier la fin de la Covid ou non, mais ce n’est pas la fin du monde. Aucune pandémie, aucun désastre, aucune tragédie n’aura le dernier mot. Parce que le dernier mot est une personne, Jésus. Après tout, le Christ n’est pas l’Omicron, il est l’Oméga! Alors comment pouvons-nous regarder au-delà de l’Omicron et fixer notre cœur sur Jésus, « l’Alpha et l’Oméga » (Apocalypse 22,13) – le début et la fin de l’histoire, de nos vies, et de toutes choses? Voici trois moyens qui peuvent nous aider à survivre à la Covid en tant que chrétiens, en passant de l’Omicron jusqu’à l’Oméga.

1) Être en relation avec Dieu: La pile de notre téléphone se décharge jusqu’à ce que nous le rebranchions. Qu’en est-il de notre relation avec Dieu? Les temps durs et les nouvelles difficiles sapent notre énergie spirituelle et émotionnelle. Que pouvons-nous faire pour la reconstituer, comment pouvons-nous nous brancher en Dieu? Nous devons nous laisser toucher par la Bonne Nouvelle que Dieu nous apporte, et pas seulement nous laisser inonder par un incessant cycle d’actualité. Y-a-t-il des moments dans notre journée où nous pouvons faire une pause et prendre conscience de la façon dont Dieu est avec nous, à l’œuvre dans nos vies? Lui offrons-nous notre journée? Lui confions-nous nos soucis et nos préoccupations? Lui parlons-nous des personnes et des réalités qui sont importantes pour nous? Nous laissons-nous inspirer? Prions-nous avec la Parole de Dieu dans l’Écriture? Faisons-nous tout ce que nous pouvons pour être liés à l’Église et aux sacrements, sources de vie et de bonté? Trouvons des moyens de voir les choses avec les yeux de Dieu, de le ressentir avec son cœur, et de Le laisser changer notre perspective pour le mieux.

2) Construire des ponts : La Covid n’est pas le seul virus qui frappe terriblement l’humanité. Mère Teresa disait que la solitude est la lèpre de l’Occident. C’est encore plus vrai au milieu de la pandémie: la tragédie des personnes qui meurent seules, la souffrance silencieuse des personnes isolées chez elles et la douleur des personnes qui se sentent seules, des étudiants universitaires aux personnes âgées, sont des réalités affligeantes.. Comment pouvons-nous nous-mêmes être un vaccin contre ce virus de la solitude ? Peut-être en décrochant plus souvent le téléphone, pour appeler des parents, des amis et des personnes dont nous savons qu’elles se sentent seules. Comment pouvons-nous construire des ponts où l’amour peut passer pour réchauffer nos cœurs et ceux des autres? Les barrières qui tiennent la Covid à distance ne doivent pas nous empêcher de nous soutenir mutuellement et d’être solidaires les uns avec les autres de toutes les manières possibles, en particulier avec ceux que nous aimons et ceux qui sont le plus dans le besoin.

3) Se protéger mutuellement, sans crainte: La peur est un sentiment normal, surtout dans les situations difficiles et incertaines. Mais nous ne pouvons pas voir la vie à travers le prisme de la peur. Vivre dans la peur ne résout jamais nos problèmes. La peur ne résoudra pas la Covid. Nous devons prendre des mesures efficaces pour nous protéger les uns les autres et nous protéger nous-mêmes. Cependant, être prudent ne signifie pas avoir peur. La juste prudence vise le bien commun. Vivre dans la peur nous aliène et nous isole progressivement les uns des autres. Faisons chacune et chacun le point sur nos sentiments et voyons où ils nous mènent. Demandons la grâce de dire non à la peur et oui à la poursuite du bien commun, par amour.

Que Jésus – l’Alpha et l’Oméga – dissipe les ombres de nos cœurs par la lumière de sa venue, afin que nos vies puissent rayonner d’espérance au milieu des peurs de notre temps. Jésus, fixe-nous sur Toi, notre Oméga.

Église en Sortie – 15 février 2021

Dans cet épisode d’Église en Sortie, on fait mémoire du christianisme social au Québec avec l’historien Frédéric Barriault. On vous présente un reportage sur l’église de la Visitation de l’île-Dupas. Et on parle du livre « l’âme retrouvée: le cadeau d’une crise » et avec le théologien et auteur Jean-François Gosselin. Église en sortie est tous les lundis à 20H30 et en reprise les vendredis à 19H30. Sur les ondes de Sel + Lumière, votre chaîne canadienne de télévision catholique.

Église en sortie 25 janvier 2021

Cette semaine à « Église en Sortie » on parle de la mission des médias catholiques en ce temps de pandémie avec la directrice générale de KTO TV Philippine de Saint-Pierre. Et on se rend dans le diocèse de Joliette pour un reportage sur l’église Sainte-Geneviève de Berthierville.

Église en sortie 14 décembre 2020

Cette semaine à Église en Sortie, on parle de la pastorale en temps de COVID-19 avec l’archevêque Montréal Mgr Christian Lépine. On vous présente un reportage sur l’église Saint-Michel à Vaudreuil. Et on parle de l’évangélisation auprès des peuples autochtones avec le directeur de « Mission chez nous » Mathieu Lavigne.

Église en Sortie 23 novembre 2020

Cette semaine à Église en Sortie, Francis Denis reçoit le ministre provincial des Franciscains du Canada Pierre Charland o.f.m. pour parler de l’encyclique du Pape François « Fratelli tutti ». On vous présente la chronique des actualités de la rue avec l’abbé Claude Paradis. Dans la troisième partie de l’émission, on parle de la vie religieuse en ce temps de COVID-19 avec la supérieure provinciale de la Congrégation Notre-Dame, Sr. Francine Landreville CND.

Église en Sortie 28 septembre 2020

Cette semaine à Église en Sortie, on parle du ministère épiscopal en temps de COVID-19 avec l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine. On vous présente un reportage sur la Paroisse La Visitation-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie. Et on s’entretient de la lieutenance Canada-Montréal de l’Ordre Equestre du Saint Sépulcre de Jérusalem avec Me Luc Harvey K.M. C.C.S.S..

La Foi en temps de crise – S.E. Mgr Gérald Cyprien Lacroix

La Foi en temps de crise : Entrevue spéciale de Francis Denis avec S.E. Mgr Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada sur les initiatives pastorales en temps de COVID-19.

La foi en temps de crise – Dominique Godbout (Développement et Paix)

Entrevue spéciale avec Dominique Godbout, chargée de programmes humanitaires à Développement et Paix, qui nous parle de la situation des réfugiés rohingyas au Bangladesh, confrontés au Coronavirus dans un contexte déjà très difficile.

La Foi en temps de crise – Mgr Pierre Goudreault

La Foi en temps de crise : Entrevue spéciale de Francis Denis avec Mgr Pierre Goudreault, évêque de Sainte-Anne-de-la-Pocatière sur les initiatives pastorales en temps de COVID-19.

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