Prier avec le pape Réflexion – Août 2025

Mes frères et sœurs : En ce mois d’août, le Pape nous invite à prier pour une cohabitation pacifique, pour que les sociétés où la cohabitation est difficile ne succombent pas à la tentation de l’affrontement pour des motifs ethniques, politiques, religieux ou idéologiques.

Le fait d’être différents les uns des autres ne signifie pas que la confrontation soit le seul moyen de résolution. Le cœur du problème va au-delà de la manière dont nous résolvons les conflits, aussi importante soit-elle ; il se résume à la manière dont nous nous voyons les uns les autres. 

Si quelqu’un n’est pas d’accord avec moi ou a des convictions différentes, cela fait-il de lui un ennemi ou un étranger ? Dois-je le transformer en membre de ma tribu, ou pire, l’éliminer pour résoudre cette tension ? 

Notre défunt pape, le pape François, nous rappelle la profonde fraternité qui existe entre les êtres humains. La dignité humaine inhérente au fait d’être créé à l’image et à la ressemblance de Dieu prime sur toutes les différences perçues. Cela doit être le fondement de notre vie dans la même société, malgré nos différences. 

Il y a aussi des moments où notre humanité partagée peut servir de plate-forme commune à partir de laquelle nous pouvons travailler ensemble pour le bien commun de tous. Même lorsqu’une telle collaboration mutuelle n’est pas possible, nous devons apprendre à être en désaccord les uns avec les autres de manière non destructive. 

Apprenons à discuter et à ne pas considérer les désaccords intellectuels comme des menaces existentielles. Apprenons à rejeter la mentalité tribale selon laquelle si vous n’êtes pas avec moi, vous êtes contre moi. Apprenons à vivre dans une tension créative, en faisant confiance à la providence de Dieu dans l’incertitude. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui.

Venez prier avec nous : neuvaine pour l’Assomption de Marie

Alors que nous nous préparons à célébrer la fête de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie le 15 août, nous vous invitons à vous joindre à nous pour une neuvaine spéciale animée par notre PDG, le père Haig Chahinian, qui débutera le mercredi 6 août et se poursuivra tous les jours jusqu’au jeudi 14 août.

Chaque jour, la prière de la neuvaine sera diffusée sur nos réseaux sociaux à 17h30 HE / 14h30 HP sur Facebook, YouTube et Instagram.

Une neuvaine pour le renforcement des familles

Le thème de cette neuvaine est le renforcement des familles. À une époque où les familles sont confrontées à de nombreuses pressions et incertitudes, nous nous tournons vers Marie, intercesseur de toutes les familles, pour qu’elle nous guide, nous protège et nous inspire par l’exemple de sa propre famille sainte.

Chaque jour, le père Haig propose une courte prière et une réflexion alors que nous élèverons les besoins de nos foyers, de nos proches et de notre Église.

Envoyez-nous vos intentions de prière

Nous vous invitons chaleureusement à nous envoyer vos intentions de prière personnelles. Elles seront présentées chaque jour pendant la neuvaine par le père Haig, l’équipe de Sel + Lumière Média et notre communauté grandissante de fidèles qui prient ensemble à travers le pays et au-delà.

Cliquez ici pour soumettre votre intention de prière.

Toutes les intentions seront traitées de manière confidentielle et feront l’objet de prières privées. Si vous le souhaitez, vous pouvez également choisir de partager votre intention publiquement sur nos réseaux sociaux.

Un temps de grâce et d’unité

Les neuvaines sont une belle tradition de l’Église : neuf jours de dévotion qui nous aident à approfondir notre confiance en Dieu et à nous rapprocher les uns des autres par la prière.

Nous espérons que vous vous joindrez à nous pour cette neuvaine de préparation. Que vous priiez seul, avec votre conjoint, vos enfants ou votre groupe paroissial, sachez que vous n’êtes pas seul.

Ensemble, demandons à Marie, élevée au ciel, d’intercéder pour nous et de renforcer les églises domestiques de notre temps.

Info à retenir

Dates : du 6 au 14 août

Heure de diffusion quotidienne : 17h30 HE / 14h30 HP

: Facebook | YouTube | Instagram

Soumettre vos intentions : slmedia.org/fr/neuvaine 

 

Prière

Marie, élevée au ciel, aide-nous à construire des foyers saints où le Christ habite et où l’amour ne finit jamais. Amen.

Notre-Dame de l’Assomption, priez pour nous.

Notre-Dame de la Famille, priez pour nous.

« Vers les sommets » avec Pier Giorgio Frassati

« … le vrai bonheur, jeunes gens, ne réside pas dans les plaisirs du monde et dans les choses terrestres, mais dans la paix de la conscience, que nous ne pouvons avoir que si nous sommes purs de cœur et d’esprit. » – Bienheureux Pier Giorgio Frassati

Entre 17 et 25 ans, beaucoup de jeunes pensent à obtenir de bonnes notes, à obtenir leur diplôme et à trouver un emploi. Toutes ces préoccupations sont réalistes et pratiques, auxquelles il faut faire face lorsqu’on termine ses études et qu’on entre dans la vie active. Je me souviens avoir été préoccupée par les dissertations, les examens de mi-semestre, les examens finaux et que dois-je faire de ma vie après l’obtention de mon diplôme universitaire.

Avec le recul, j’apprécie cette période formatrice. J’ai consacré mon temps et mon énergie au bénévolat dans ma paroisse, sur le campus et à l’étranger, au Pérou et en République dominicaine. J’aurais aimé l’apprécier davantage à l’époque et comprendre que servir était suffisant, que le bien-être spirituel et la proximité avec Dieu sont plus gratifiants que n’importe quelle récompense terrestre.

Le bienheureux Pier Giorgio Frassati, qui sera canonisé avec le bienheureux Carlo Acutis le 7 septembre, a également consacré sa vie au service des autres. Dès l’âge de 17 ans jusqu’à sa mort à 24 ans, Frassati a mené une vie pleine de sens, orientée vers le Christ, faite de prière, de service et d’aventure. Il a servi les malades et les habitants des bidonvilles de Turin, donnant de la nourriture, de l’argent et des médicaments à ceux et celles qui en avaient besoin. Il allait à l’école, recevait chaque jour la communion et priait le rosaire ; mais pendant son temps libre, il faisait du ski, du snowboard, de la randonnée, de l’équitation et de l’escalade. Pendant ses ascensions, il priait et discutait de foi avec ses amis. Frassati avait beaucoup d’amis ; c’était un farceur et un leader naturel.

Frassati (quatrième à partir de la droite) lors d’un séjour au ski avec ses amis.

C’est vraiment magnifique de voir comment une activité de loisirs ou un voyage peut être une occasion de croissance spirituelle. Je me souviens que lors d’un voyage de snowboard / ski avec mes amis, nous sommes retournés à notre hébergement pour la soirée et avons prié le rosaire ensemble. De plus, il y a quelques années, lors de la fête de l’Immaculée Conception, j’ai assisté à la messe avec mes parents le matin, j’ai travaillé à la bibliothèque pendant la journée, puis je suis allé skier avec mon frère lors de cette fraîche nuit de décembre. C’était la première fois que je skiais depuis dix ans. Lors de mon dernier séjour au ski, j’avais essayé le snowboard, et j’étais très intimidée à l’idée de descendre Grouse Mountain de nuit. Mais ce fut une activité rafraîchissante et amusante qui a couronné une journée de fête spéciale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vie de Frassati nous rappelle qu’une vie sainte n’est pas seulement solennelle, pieuse et sacrificielle. Elle est aussi remplie de joie lorsque nous cherchons Dieu en toutes choses : en servant les pauvres, en récitant simplement le rosaire, en descendant une piste de ski dans une montée d’adrénaline, en admirant la vue impressionnante depuis le sommet d’une falaise, en profitant de la liberté de monter à cheval par une journée ensoleillée. Frassati nous invite à le suivre Verso L’Alto qui veut dire « Vers les hauteurs », et à trouver Dieu dans la beauté et la splendeur de la nature, dans la présence de nos ami.es et dans l’humble service de nos voisin.es.

Bienheureux Pier Giorgio Frassati, priez pour nous !

Les quatre types de neuvaines

Crédit photo IStock

Quand j’étais plus jeune, ma mère et ses sœurs se réunissaient avec leurs familles au mois d’août pour un « padasal » (mot tagalog désignant les prières de neuvaine, y compris le rosaire pour les défunts), afin de prier pour le repos de l’âme de leur mère. Ma grand-mère, dont l’anniversaire était en août, est décédée avant ma naissance. Je ne l’ai donc jamais connue, mais cette réunion était aussi une occasion de la célébrer, car nous mangions ensemble après avoir prié.

Une neuvaine qui vient du mot latin novem et qui signifie neuf, désigne neuf jours de prière publique ou privée. Il peut s’agir de neuf jours consécutifs de prière ou, par exemple, des neuf premiers vendredis du mois pendant neuf mois. Alors qu’une octave, huit jours, est davantage associée à une fête, une neuvaine se caractérise plus souvent par un deuil plein d’espérance, un désir ardent et des prières de supplication. Traditionnellement, il existe quatre types de neuvaines : les neuvaines de deuil, les neuvaines de préparation, les neuvaines de prières et les neuvaines d’indulgence.

Neuvaine de deuil

En tant que catholiques, nous croyons que lorsqu’une personne meurt, son âme va au paradis, en enfer ou au purgatoire. Les âmes du purgatoire ont besoin d’être purifiées avant de pouvoir atteindre le paradis, et nos prières peuvent contribuer à ce processus de purification. Les neuvaines de deuil trouvent leur origine dans une ancienne coutume chrétienne qui consistait à offrir neuf jours de prières et de messes pour le repos de l’âme d’une personne récemment décédée.

Ce type de neuvaine peut être commencé neuf jours avant l’anniversaire du décès d’une personne, neuf jours après son décès, ou à tout moment. Le « padasal » auquel je participais chaque année serait considéré comme une neuvaine de deuil. Même si nous ne savons pas avec certitude où sont allées les âmes de nos proches décédés, l’Église nous encourage à prier pour eux.

Neuvaine de prières

Considérées comme le type de neuvaine le plus courant, les neuvaines de demande ou de prières permettent d’adresser une intention particulière directement à Dieu ou de demander l’intercession d’un saint en particulier. Par exemple, une personne à la recherche d’un emploi peut prier une neuvaine à saint Joseph, le travailleur, ou une personne à la recherche d’un conjoint peut prier une neuvaine à sainte Anne.

Ce type de neuvaine ne nécessite pas nécessairement un ensemble de prières formelles, par exemple : réciter le rosaire tous les jours et la demande peut être spécifique ou générale. Un autre exemple, nous pouvons prier pour la santé d’un membre en particulier de notre famille ou pour quelque chose de plus général, comme la paix au Moyen-Orient. Lorsque nous prions cette neuvaine, nous développons une confiance dans la réponse que nous obtiendrons à la fin de la neuvaine. Même si nous n’obtenons pas ce que nous demandons, ou si la réponse arrive après le neuvième jour de notre neuvaine ; nous nous soumettons, par la prière, à la volonté de Dieu.

Neuvaine d’indulgences

Les neuvaines d’indulgences, également appelées neuvaines de pénitence, offrent la possibilité d’effacer la peine temporelle du péché. Même après s’être confessé.e, toutes les peines temporelles du péché ne peuvent pas être effacées. Réciter plus de 30 neuvaines donne à quelqu’un la possibilité de recevoir des indulgences partielles qui effacent une partie de la peine temporelle due aux péchés ; et des indulgences plénières qui effacent toute la peine, accordées par l’Église.

Neuvaines de préparation

Enfin, il y a les neuvaines de préparation. Ce type de neuvaine est récité en prévision d’une grande fête ou d’un événement important comme un mariage ou un baptême. Les neuvaines en préparation de Noël ont vu le jour au Moyen Âge : les neuf jours reflétaient les neuf mois de grossesse de Marie.

Prochainement, Sel + Lumière Média proposera une neuvaine spéciale de préparation de la fête de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. Nous espérons que vous envisagerez de prier avec nous, que ce soit votre première neuvaine ou l’une parmi tant d’autres. Restez à l’écoute sur notre site web et nos réseaux sociaux pour plus de détails à venir ! 

Les neuvaines sont l’occasion de s’engager à prier quotidiennement et nous rappellent de rester fidèles dans notre relation avec Dieu.

Prier avec le pape Réflexion – Juillet 2025

Mes frères et sœurs : En ce mois de juillet, le Saint-Père nous invite à prier pour que nous apprenions à être toujours plus en mesure de discerner, pour choisir des chemins de vie et rejeter tout ce qui nous éloigne du Christ et de l’Évangile.

Discerner, c’est savoir qu’il faut prendre une décision. C’est reconnaître que le Seigneur nous a donné la liberté de choisir, même si nous pouvons faire le mauvais choix. Il est préférable d’apprendre à choisir plutôt que de se faire dire ce qu’il faut faire, afin d’apprendre à assumer la responsabilité de nos choix et de nos actes.

Dans le livre du Deutéronome, Moïse dit aux Hébreux : Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie! Choisissez la voie de Dieu et non la voie de l’égocentrisme et de la mort.

Comment apprendre à choisir sagement, selon la sagesse de Dieu ? Tout d’abord, nous pouvons chercher à comprendre et à nous appuyer sur les enseignements de l’Église qui se sont développés au fil des siècles. La vie des saints peut également être instructive.

Prenons la vie de saint Ignace de Loyola, le fondateur des Jésuites : Pendant sa convalescence à la suite d’une grave fracture de la jambe subie au combat, il commence à remarquer que certaines de ses pensées et imaginations l’éloignent de Dieu, tandis que d’autres le rapprochent de Dieu et lui procurent une joie et une paix durables.

Nous pouvons commencer à accorder, dans la prière, une plus grande attention à nos pensées et à nos expériences quotidiennes en nous rappelant trois points précis : Merci ; Je suis désolé ; et S’il vous plaît. De quoi suis-je reconnaissant ou désolé aujourd’hui ? Pour quoi dois-je demander l’aide de la grâce de Dieu ?

Cela peut nous aider à mieux régler notre antenne spirituelle, afin que nous sachions mieux ce qui nous mène sur un chemin de vie abondante, et ce qui nous mène sur un chemin qui va à l’encontre de l’Évangile. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui.

Prier avec le pape Réflexion – Juin 2025

Mes frères et sœurs : En ce mois de juin, le Pape nous invite à prier pour grandir dans la compassion aÌ l’eìgard du monde, pour que chacun d’entre nous trouve la consolation dans une relation personnelle avec Jésus et apprenne, à partir de son Cœur, à avoir de la compassion pour le monde.

L’intention de prière de ce mois s’inscrit parfaitement dans la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, traditionnellement liée au mois de juin. Cette dévotion ne doit pas se limiter à accrocher un portrait du Sacré-Cœur dans nos maisons comme un porte-bonheur. Elle doit s’enraciner dans une relation personnelle avec notre Seigneur Jésus-Christ.

L’encyclique Dilexit Nos du pape François constitue une excellente introduction et un approfondissement de cette dévotion particulière.

Nous trouvons de la consolation dans cette relation avec Jésus parce que son amour pour nous est à la fois guérisseur et transformateur. Apprendre du cœur de Jésus, c’est apprendre à aimer comme lui. Comme Jésus le dit à ses disciples lors de la dernière Cène, “Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.”

Apprendre du cœur de Jésus nous aide à être moins repliés sur nous-mêmes, mais à être davantage tournés vers l’extérieur ; moins préoccupés par la manière dont nous voulons recevoir et être reçus, et plus préoccupés par la manière dont nous désirons donner. C’est sur cette base que nous pouvons parler de compassion pour le monde.

Comme l’indique la racine du mot compassion – com-passio – la compassion va au-delà de la simple sentimentalité, mais constitue un amour qui nous pousse à souffrir avec les autres. Souffrir avec d’autres par amour donne un sens à quelque chose que nous essayons souvent d’éviter à tout prix.

C’est dans et par la mort et la résurrection de Jésus-Christ qu’il rachète l’acte de souffrir. C’est en fin de compte le destin d’aimer comme Jésus aime, et c’est un destin noble et vivifiant. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui. 

Regina Caeli du pape Léon XIV – dimanche 11 mai 2025

Photo est le droit de Sel + Lumière Media

Le 11 mai 2025, le pape Léon XIV a récité son premier Regina Caeli en tant que souverain pontife. En cette Journée mondiale de prière pour les vocations, il a encouragé les jeunes à répondre à l’appel du Christ et a salué les pèlerins venus célébrer le Jubilé des fanfares et des spectacles populaires. 

Consultez tous nos articles et la couverture du conclave, l’interrègne papal et l’eléction du pape Léon XIV sur notre page : https://slmedia.org/fr/papaute

Lire le texte intégral de la prière Regina Caeli du Saint-Père ci-dessous. :

PAPE LÉON XIV

REGINA CAELI

Loggia des bénédictions de la basilique Saint-Pierre
Dimanche 11 mai 2025

Chers frères et sœurs, bon dimanche !

Je tiens pour un don de Dieu que le premier dimanche de mon service comme Évêque de Rome soit celui du Bon Pasteur, le quatrième du temps pascal. On proclame toujours en ce dimanche, lors de la messe, l’Évangile de Jean au chapitre dix, où Jésus se révèle comme le vrai Pasteur qui connaît et aime ses brebis et donne sa vie pour elles.

Ce dimanche, depuis soixante-deux ans, est célébré la Journée mondiale de prière pour les vocations. De plus, Rome accueille aujourd’hui le Jubilé des fanfares et des spectacles populaires. Je salue avec affection tous ces pèlerins et je les remercie car, par leur musique et leurs représentations, ils égayent la fête, la fête du Christ Bon Pasteur : oui, c’est Lui qui guide l’Église par son Saint-Esprit.

Jésus, dans l’Évangile, dit qu’il connaît ses brebis, et qu’elles écoutent sa voix et le suivent (cf. Jn 10, 27). Comme l’enseigne en effet le Pape saint Grégoire le Grand, les personnes « répondent à l’amour de celui qui les aime » (Homélie 14, 3-6).

Aujourd’hui, frères et sœurs, j’ai donc la joie de prier avec vous et avec tout le peuple de Dieu pour les vocations, en particulier sacerdotales et religieuses. L’Église en a tant besoin! Et il est important que les jeunes, hommes et femmes, trouvent dans nos communautés accueilécouteencouragement dans leur cheminement vocationnel, et qu’ils puissent compter sur des modèles crédibles de don généreux de soi à Dieu et aux frères.

Faisons nôtre l’invitation que le Pape François nous a laissée dans son Message pour cette Journée : l’invitation à accueillir et à accompagner les jeunes. Et demandons au Père céleste d’être les uns pour les autres, chacun selon son état, des pasteurs « selon son cœur » (cf. Jr 3, 15), capables de nous aider mutuellement à marcher dans l’amour et dans la vérité. Et je dis aux jeunes : n’ayez pas peur ! Acceptez l’invitation de l’Église et du Christ Seigneur !

Que la Vierge Marie, dont toute la vie a été une réponse à l’appel du Seigneur, nous accompagne toujours dans la suite de Jésus.

Texte reproduit avec l’aimable autorisation de la Libreria Editrice Vaticana

Prier ensemble à l’écoute de la parole de Dieu

Le chemin d’Emmaüs. Fritz von Uhde. Wikimedia Commons.

Quelle est ton expérience de la prière avec d’autres personnes ? Peut-être prions-nous à la maison, en famille. Peut-être prions-nous dans nos paroisses, pendant la messe. Avez-vous déjà prié avec d’autres en utilisant la Bible, les Saintes Écritures, la Parole de Dieu ? 

À chaque messe, nous, catholiques, entendons la Parole de Dieu proclamée – à partir de l’Ancien Testament, des Psaumes, du Nouveau Testament, et en particulier de l’Évangile. Nous entendons ce que Dieu a fait dans la vie de son peuple tout au long de l’histoire. Si nous la laissons faire, la Parole de Dieu peut parler à notre cœur et éclairer notre vie, même si elle est parfois difficile à écouter ou à comprendre. 

Dieu sait que sa Parole peut être difficile pour nous. Nous le voyons dans le passage de l’Évangile des disciples sur la route d’Emmaüs. C’est le jour de la résurrection, mais les disciples ont du mal à croire que Jésus est bien ressuscité. Il vient donc à eux alors qu’ils marchent ensemble sur le chemin, quittant Jérusalem et rentrant chez eux à Emmaüs, d’où ils sont originaires. Jésus vient à leur rencontre et, comme le raconte l’Évangile, il leur explique tout ce qui le concerne dans les Écritures, faisant brûler leur cœur au fur et à mesure qu’il leur parle sur le chemin.

J’ai vécu quelque chose de semblable lorsque je travaillais comme coordinateur de la pastorale des jeunes en région parisienne. Tous les deux mois, nous nous réunissions avec d’autres responsables de la pastorale des jeunes et des aumôniers de paroisses voisines dans le même secteur du diocèse, rassemblant ainsi un groupe composé de divers états de vie : laïcs et prêtres, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes. Au début de chaque réunion, avant d’entrer dans le vif du sujet, nous commencions par nous répartir en petits groupes pour méditer ensemble un passage de la Parole de Dieu. Cette pratique a changé toute la dynamique de la réunion et donnait le ton aux conversations qui suivaient. Écouter ensemble la Parole de Dieu, prier avec elle et y réfléchir ensemble avait pour effet d’éclairer nos expériences de vie et de ministère à la lumière de la foi et de nous unir plus étroitement au Christ et les uns aux autres. Lorsque nous écoutons ensemble la Parole de Dieu, le Christ vient marcher avec nous. Nos cœurs s’accordent davantage pour suivre là où il nous conduit.

Les expériences de partage sur la vie et la foi sont profondément nourrissantes pour nos âmes et pour nos communautés. Prier ensemble avec la Parole de Dieu est comme un engrais qui féconde notre relation avec Dieu et avec les autres. Nous pouvons réfléchir à la Parole de Dieu chez nous, avec les membres de notre famille, entre amis et dans nos communautés ecclésiales. Prier avec la Parole de Dieu est une excellente façon de commencer les réunions et les événements dans nos paroisses et nos diocèses. 

Relevons le défi et trouvons des moyens de laisser la Parole de Dieu parler à nos cœurs et les embraser.

Seigneur, viens à nous comme tu l’as fait pour les disciples sur le chemin d’Emmaüs. Brûle dans nos cœurs et rassemble-nous autour de ta Parole vivante. Amen.

L’Avent pour la paix et l’espérance

Photo iStock.

La période de l’Avent est synonyme de méditation, d’espérance et de préparation spirituelle pour vivre la naissance de l’Enfant-Jésus. C’est un temps de réflexion qui nous invite à nous tourner vers nos valeurs profondes, à exprimer notre gratitude et à renouveler notre engagement de paix et de solidarité. Mais comment vivons-nous cette période si particulière lorsque le monde autour de nous est marqué par les conflits et les guerres ? Comment trouver la lumière de l’espérance dans une actualité assombrie par la violence ?L’Avent, un temps de réflexion accrue

Chacun.e de nous vit le temps de l’Avent selon sa culture et ses traditions. Dans ma culture, on attend le 4 décembre, à la fête de la sainte Barbe pour débuter les préparatifs de Noël. Nous commençons par les décorations festives, nous semons le blé et nous le déposons devant la crèche. Rappelons que les calendriers remplis de douceurs et les réunions familiales prennent souvent le devant de la scène. Nous préparons la liste des cadeaux à acheter et à distribuer, que ce soit pour la famille, les collègues, les ami.es et les personnes dans le besoin. Nous ne manquons pas de faire des gestes de charité et d’être sensibles de soutenir les organismes environnants qui demandent notre appui. 

Cette année, face aux réalités d’un monde en proie aux conflits, il est essentiel de redonner à cette période son sens profond. La population mondiale est confrontée en ce moment à des situations économiques inquiétantes. Les guerres féroces et incompréhensibles dans le monde, dont mon pays natal le Liban, touchent des populations pacifiques qui cherchent à vivre dignement.

L’Avent, cette année, nous interpelle à réfléchir sur notre rôle en tant que porteurs de paix dans notre environnement immédiat et au-delà.

Solidarité et soutien envers ceux et celles qui souffrent

Il est possible de transformer notre réflexion en actions concrètes. Surtout avant les fêtes, les demandes grandissantes pour aider ceux et celles qui sont démuni.es exigent notre implication dans une ou plusieurs catégories suivantes : des initiatives de collecte de dons, des messages de soutien, et des prières pour la paix. 

L’impact sera immédiat et réel ! Le partage et la générosité au cœur de cette saison, nous rappellent que la solidarité humaine est plus forte que la haine et la division.

En cette période particulièrement difficile, je pense avec beaucoup d’émotion au peuple libanais et à mes compatriotes qui traversent des moments d’épreuve plus dures, avant les fêtes. Je prie pour que la guerre prenne fin et que les politiciens du monde entier acquièrent la sagesse et la conscience nécessaires pour protéger les êtres humains et mettre un terme aux conflits. Que la lumière de la paix et de la compréhension guide leurs décisions.

Des moments pour cultiver la paix intérieure

Dans un climat marqué par l’anxiété et l’incertitude, il est essentiel de prendre le temps de cultiver la paix intérieure. La méditation, la prière ou même des moments de silence permettent de nous recentrer sur ce qui est fondamental dans nos vies. Cette paix intérieure, fruit de la préparation spirituelle durant la période de l’Avent, peut devenir une source de réconfort pour nous ; ainsi que pour ceux et celles qui nous entourent pour accueillir l’Enfant de la crèche. Prenez du temps d’ici Noël pour faire à chaque jour une prière dédiée à la paix intérieure des personnes que vous aimez et à la paix extérieure qui concerne les pays en état de conflits et de guerre. 

Redécouvrir le véritable message de l’Avent

Enfin, l’Avent nous rappelle que l’espérance n’est pas un concept passif, mais un acte courageux. Dans un monde en crise, elle se manifeste par des gestes de bienveillance, par des paroles d’encouragement et par la conviction que l’humanité est capable de transcender ses conflits. En réfléchissant à nos propres actions, et nos propres gestes, nous pouvons contribuer, même modestement, à la propagation de cette lueur d’espoir.

Prière :

Seigneur tout-puissant,
En ce temps de l’Avent, prépare nos cœurs à accueillir Ton Fils, Jésus, lumière du monde.
Apprends-nous à semer la paix autour de nous, à tendre la main avec amour et à partager l’espérance.
Que chaque jour nous rapproche de Toi, dans la joie et la sérénité.

Nous Te prions pour que cessent les conflits et les guerres dans le monde. Inspire les cœurs des dirigeants à choisir la justice et la réconciliation, et guide-nous tous et toutes vers des chemins de paix durable.

Nous Te confions nos attentes, nos joies et nos défis.
Avec Marie et Joseph, nous attendons la venue de Ton Fils, source de vie et de salut.

Amen.

Audience générale du pape François – mercredi 6 novembre 2024

Portrait de Sainte Thérèse de Jésus par Juan de la Miseria. Wikimedia Commons.

Dans sa catéchèse hebdomadaire, le pape François s’est penché sur le pouvoir de l’Esprit Saint qui nous permet de prier. Il a déclaré : « Nous prions Dieu par Dieu. Prier signifie se placer à l’intérieur de Dieu, de sorte que Dieu entre en nous ».

Lisez le texte intégral ci-dessous. Vous pouvez également regarder l’intégralité de l’émission ce soir à 19h30 HE soit 16h30 HP sur Sel + Lumière TV et sur Sel + Lumière Plus.

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’action sanctifiante de l’Esprit Saint, outre la Parole de Dieu et les Sacrements, se manifeste dans la prière, et c’est à la prière que nous voulons consacrer la réflexion d’aujourd’hui : la prière. L’Esprit Saint est à la fois sujet et objet de la prière chrétienne. C’est-à-dire qu’il est Celui qui donne la prière et Celui qui est donné par la prière. Nous prions pour recevoir l’Esprit Saint et nous recevons l’Esprit Saint pour pouvoir prier vraiment, c’est-à-dire comme des enfants de Dieu et non comme des esclaves.

Réfléchissons à ceci : priez comme des enfants de Dieu, et non comme des esclaves. On doit toujours prier avec liberté. “Aujourd’hui, je dois prier ceci, ceci, ceci, parce que j’ai promis ceci, ceci, ceci… Sinon, j’irai en enfer ! Non, ce n’est pas cela la prière. La prière est libre. Tu pries quand l’Esprit t’aide à prier. Tu pries quand tu sens dans ton cœur le besoin de prier ; et quand tu ne sens rien, arrête-toi et demande-toi : pourquoi je ne sens pas le désir de prier, qu’est-ce qui se passe dans ma vie ? La spontanéité dans la prière est toujours ce qui nous aide le plus. Cela signifie prier comme des enfants et non comme des esclaves.

Surtout, nous devons prier pour recevoir l’Esprit Saint. Il y a, à cet égard, une parole très précise de Jésus dans l’Évangile : « Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » (Lc 11, 13). Chacun de nous, chacun de nous, aux petits que nous savons donner de bonnes choses, qu’il s’agisse d’enfants, de petits-enfants ou d’amis. Les petits reçoivent toujours de bonnes choses de nous. Et comment le Père ne nous donnerait-il pas l’Esprit ? Et cela nous donne du courage et nous pouvons continuer. Dans le Nouveau Testament, nous voyons toujours l’Esprit Saint descendre pendant la prière. Il descend sur Jésus lors du baptême dans le Jourdain, alors qu’il « priait » (Lc 3,21) ; et il descend sur les disciples à la Pentecôte, alors qu’ils « persévéraient et priaient d’un commun accord » (Ac 1,14).

C’est l’unique “pouvoir” que nous avons sur l’Esprit de Dieu. Le pouvoir de la prière : il ne résiste pas à la prière. Nous prions et il vient. Sur le Mont Carmel, les faux prophètes de Baal – rappelez-vous ce passage de la Bible – s’agitaient pour invoquer le feu du ciel sur leur sacrifice, mais rien ne se passait, parce qu’ils étaient idolâtres, ils adoraient un dieu qui n’existe pas ; Elie a prié et le feu est descendu et a consumé l’holocauste (cf. 1 Rois 18, 20-38). L’Église suit fidèlement cet exemple : elle a toujours sur les lèvres l’imploration « Viens ! Viens! » chaque fois qu’elle s’adresse à l’Esprit Saint. Et elle le fait surtout à la Messe, pour qu’il descende comme la rosée et sanctifie le pain et le vin pour le sacrifice eucharistique.

Mais il y a aussi l’autre aspect, le plus important et le plus encourageant pour nous : l’Esprit Saint est celui qui nous donne la vraie prière. Saint Paul affirme ceci : « L’Esprit vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles.» (Rm 8, 26-27).

C’est vrai, nous ne savons pas prier, nous ne savons pas. Nous devons apprendre chaque jour. La raison de cette faiblesse de notre prière s’exprimait autrefois en un seul mot, utilisé de trois manières différentes : comme adjectif, comme nom et comme adverbe. Il est facile à retenir, même pour ceux qui ne connaissent pas le latin, et il vaut la peine de s’en souvenir, car il contient à lui seul tout un traité. Nous, les êtres humains, nous disons “mali, mala, male petimus”, ce qui signifie : étant mauvais (mali), nous demandons de mauvaises choses (mala) et de la mauvaise manière (male). Jésus dit : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu, et le reste vous sera donné par surcroît » (Mt 6, 33) ; nous, en revanche, nous cherchons d’abord le surcroît, c’est-à-dire nos propres intérêts- tant de fois ! -, et nous oublions surtout de demander le règne de Dieu. Demandons au Seigneur le Règne, et tout vient avec.

L’Esprit Saint vient, certes, au secours de notre faiblesse, mais il fait quelque chose de bien plus important encore : il nous atteste que nous sommes enfants de Dieu et met sur nos lèvres le cri : «Père » (Rm 8,15 ; Ga 4,6). Nous ne pouvons pas dire “Père, Abba” sans la force de l’Esprit Saint. La prière chrétienne, ce n’est pas l’homme qui parle à Dieu au bout du fil, c’est Dieu qui prie en nous ! Nous prions Dieu par Dieu. Prier, c’est se mettre à l’intérieur de Dieu et que Dieu entre en nous.

C’est précisément dans la prière que l’Esprit Saint se révèle comme “Paraclet”, c’est-à-dire avocat et défenseur. Il ne nous accuse pas devant le Père, mais il nous défend. Oui, il nous défend, il nous convainc que nous sommes pécheurs (cf. Jn 16,8), mais il le fait pour nous faire goûter la joie de la miséricorde du Père, et non pour nous détruire avec des sentiments stériles de culpabilité. Même lorsque notre cœur nous reproche quelque chose, il nous rappelle que « Dieu est plus grand que notre cœur » (1 Jn 3,20). Dieu est plus grand que notre péché. Nous sommes tous pécheurs… Pensons-y : peut-être que parmi vous – je ne sais pas – certains ont tellement peur à cause de ce qu’ils ont fait, ils ont peur d’être réprimandés par Dieu, ils ont peur de tant de choses et n’arrivent pas à trouver la paix. Mets-toi en prière, fais appel à l’Esprit Saint et il t’apprendra à demander pardon. Et vous savez quoi ? Dieu ne connaît pas beaucoup la grammaire et quand nous demandons pardon, il ne nous laisse pas finir ! « Par… » et là, Il ne nous laisse pas finir le mot pardon. Il nous pardonne avant tout, il nous pardonne toujours, avant que nous ne terminions le mot pardon. Nous disons « par… » et le Père nous pardonne toujours.

Le Saint-Esprit intercède pour nous et nous apprend aussi à intercéder à notre tour pour nos frères et sœurs ; il nous enseigne la prière d’ intercession : prier pour telle personne, prier pour tel malade, prier pour celui qui est en prison, prier… ; prier pour la belle-mère aussi, et prier toujours, toujours. Cette prière est particulièrement agréable à Dieu parce qu’elle est la plus gratuite et la plus désintéressée. Quand chacun prie pour tous, il arrive – disait saint Ambroise – que tous prient pour chacun ; la prière se multiplie [1] La prière est ainsi. Voilà une tâche si précieuse et nécessaire dans l’Église, surtout en ce temps de préparation au Jubilé : nous unir au Paraclet qui “intercède pour nous tous selon les desseins de Dieu”.

Mais ne pas prier comme des perroquets, s’il vous plaît ! Ne pas dire «bla, bla, bla…». Non. Dis « Seigneur », mais dis-le du fond du cœur. « Aide-moi, Seigneur », « Je t’aime, Seigneur ». Et quand vous priez le Notre Père, dites « Père, Tu es mon Père ». Priez avec le cœur et non avec les lèvres, ne faites pas comme les perroquets.

Que l’Esprit nous aide dans la prière, car nous en avons tant besoin ! Je vous remercie.

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[1] De Cain et Abel, I, 39.

Texte reproduit avec l’aimable autorisation de la Libreria Editrice Vaticana

 

 

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