Journée mondiale des pauvres

POPE MEDICAL TENTS ST. PETER'S SQUARE

Pope Francis greets a man after making a surprise visit Nov. 16 to the medical tents set up just outside St. Peter’s Square at the Vatican. Volunteer doctors, nurses and technicians were offering medical exams, tests and treatment to the poor throughout the week leading up to the World Day of the Poor, Nov. 19. (CNS photo/L’Osservatore Romano)

« L’espérance des pauvres ne sera jamais déçue ». Voilà le thème de la troisième journée mondiale des pauvres, célébrée par l’Église dimanche prochain, 17 novembre.

Instituée à l’issue du Jubilé extraordinaire de la miséricorde par le pape François, le Saint-Père assurait qu’il voulait offrir un signe concret de la charité du Christ pour ceux qui sont le plus dans le besoin. « Il est venu le temps de la miséricorde pour que les pauvres sentent se poser sur eux le regard respectueux mais attentif de ceux qui, ayant vaincu l’indifférence, découvrent l’essentiel de la vie. »

Cette initiative, lancée en 2016, veut aider à faire réfléchir sur la manière dont la pauvreté est au cœur de l’Évangile. Selon le pape François cette journée constitue une « authentique forme de nouvelle évangélisation par laquelle se renouvellera le visage de l’Église dans son action continuelle de conversion pastorale pour être témoin de la miséricorde. »

En 2016 lors d’une rencontre au Vatican avec des personnes en grande précarité le souverain pontife insistait sur la dignité des plus pauvres, notamment parce qu’ils ont « la capacité à trouver la beauté jusque dans les choses les plus tristes et les plus douloureuses. »

Dans son intervention, après avoir rappelé que la pauvreté se trouve au cœur de l’Évangile, François invitait avec insistance les personnes pauvres à rêver : « Seul celui qui sent qu’il lui manque quelque chose, regarde vers le haut et rêve ; celui qui a tout ne peut pas rêver ! ». « Ne vous arrêtez pas de rêver » a insisté le Pape, leur demandant de rêver qu’on peut changer le monde.

Et le Pape de conclure son discours, en forme de prière : « Enseignez à nous tous, qui avons un toit, de la nourriture et des médicaments, enseignez-nous à ne pas être satisfaits. Avec vos rêves, enseignez-nous à rêver, enseignez-nous à rêver à partir de l’Évangile, là où vous êtes, au cœur de l’Évangile. »

Pour cette troisième édition de la journée mondiale des pauvres, le souverain pontife lance une invitation au rassemblement organisé à Lourdes, du 14 au 17 novembre.

Fête de la Toussaint, l’exemple de mère Teresa

(CNS photo/Nancy Wiechec)

Comme chaque année le 1er novembre, en la fête de la Toussaint, nos regards se tournent vers ceux et celles que l’Église nous offre en modèles : ces hommes et ces femmes qui sont passés de l’ordinaire à l’extraordinaire. Mère Teresa de Calcutta est l’une d’entre eux.

Née le 26 août 1910, la religieuse albanaise naturalisée indienne est largement connue pour son action personnelle auprès des plus démunis. La fondatrice des missionnaires de la Charité a consacré sa vie aux pauvres, aux malades et aux mourants à travers différentes missions en Inde, puis à travers le monde.

La vie de mère Teresa et son modèle de charité chrétienne sont devenus sources d’inspiration non seulement pour l’Église catholique, mais à travers le monde. Entre autres distinctions, elle reçoit en 1979 le prix Nobel de la Paix.

Mère Teresa meurt en 1997 à l’age de 87 ans, et est béatifiée six ans plus tard par Jean-Paul II. Elle est inscrite au catalogue des saints depuis sa canonisation par le pape François en 2016.

Voyez ci-dessous une liste, loin d’être exhaustive, de citations provenant de sainte mère Teresa.

La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter

Ce qui compte ce n’est pas ce que l’on donne, mais l’amour avec lequel on donne

Si tu juges les gens tu n’as pas le temps de les aimer

Sourire ne coûte rien mais pour celui qui le reçoit c’est un présent qui n’a pas de prix

La plus grande souffrance est de se sentir seul, sans amour, abandonné de tous

Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux

Que faire pour promouvoir la paix dans le monde ? Rentrer chez vous et aimer votre famille

Ce qui est important c’est l’intensité d’amour que vous mettez dans le plus petit geste

Plus nous recevons dans le silence de la prière plus nous donnerons dans la vie active

Notre devoir consiste à mettre les pauvres et les riches en présence les uns des autres, à être leur point de rencontre

2/2 Sur la route du diocèse de Bathurst

Dans cet épisode de l’émission “Sur la route des diocèses”, nous poursuivons notre visite du diocèse de Bathurst. Après avoir constaté la force du témoignage de milliers d’hommes et de femmes consacrés dans la vie religieuse, nous poursuivons notre parcours de l’Église envoyée sur la péninsule acadienne.  Que ce soit par sa présence lors des événements douloureux de l’histoire, sa sollicitude auprès des pêcheurs des petites communautés locales, l’Église de la péninsule acadienne a toujours su mettre l’accompagnement au centre de ses priorités pastorales. Que ce soit par l’ardeur de sa dévotion à Sainte-Anne, son zèle pastoral pour être proche des marins et de leur famille ou par sa volonté ferme capable de surmonter les tragédies de l’existence, le diocèse de Bathurst est un exemple de “courage (capable de) rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile” (EG no 20). Prions pour que fidèle à ses racines catholiques et françaises, le Peuple de Dieu puisse continuer sa mission particulière : celle de faire connaître le visage miséricordieux du Père. Partons donc à la rencontre du peuple de Dieu de cette région du Nouveau-Brunswick.

Saint Jean-Paul II, un docteur pour notre temps ?

(CNS/L’Osservatore Romano) Cette semaine, la Conférence des évêques de Pologne présentait officiellement sa demande au pape François afin de déclarer saint Jean-Paul II docteur de l’Église et co-patron de l’Europe . En effet, pour les évêques polonais : « Le pontificat du Pape polonais était rempli de décisions révolutionnaires et d’événements importants qui ont changé le visage de la papauté et influencé le cours de l’histoire européenne et mondiale »[2], d’où la nécessité de reconnaître son importance en le faisant docteur de l’Église. Mais que signifie cette dénomination : « docteur de l’Église » ?

Des serviteurs de la Vérité

La Foi reçue du Christ, transmise par les apôtres et présentée d’une manière unique dans les Saintes Écritures fut l’objet d’études, de formulations intellectuelles, de traductions et de diverses interprétations au cours des siècles ; non pas à cause de contradictions internes au message du Christ mais plutôt à cause de la profondeur infinie de sa révélation d’une part et, d’autre part, à cause des limites de l’intelligence humaine. C’est pourquoi l’histoire de l’Église manifeste l’évolution graduelle de notre compréhension de ce que Dieu nous dit sur Lui-même et sur le monde. Ayant le charisme d’interprétation de la Révélation, le Magistère de l’Église se nourrit d’abord des décisions des Conciles œcuméniques, des enseignements des Papes et ensuite de la vie de saints spécialement dédiés à la méditation et à l’étude de la théologie. C’est pourquoi certains saints reçoivent parfois le titre de « docteur » c’est-à-dire un « théologien, philosophe ou écrivain ayant enrichi significativement le Magistère tant au niveau philosophique que spirituel ».

Tous les saints ne sont pas docteurs mais tous les docteurs sont saints.  Plusieurs critères précis sont essentiels pour recevoir ce titre exceptionnel. Il faut être un « saint (e) canonisé, avoir élaboré une pensée de la foi en accord avec les principes de base de l’Église tout en découvrant un pan inexploré de l’Écriture se vérifiant comme fondamental par son influence auprès des fidèles et par une renommée internationale ». Saint Jean-Paul II mérite-t-il d’être érigé au côté des saints Augustin, Thomas d’Aquin, Jérôme, Bonaventure, Catherine de Sienne, Thérèse d’Avila et Hildegarde de Bingen et Thérèse de Lisieux pour ne nommer que ceux-là ? Je crois que oui et voici pourquoi.

Des raisons pour une reconnaissance

La première raison est que saint Jean-Paul II a réussi une synthèse très difficile entre la pensée moderne et la pensée classique. Souvent séparées et réputées irréconciliables, la pensée moderne philosophique s’est souvent développée en porte à faux face à la pensée grecque et médiévale. Cherchant à dépasser ce qu’ils considéraient être un carcan intellectuel, certains penseurs contemporains de Carol Wojtyla, se sont enfermés dans un esprit de système qui rendait impossible le dialogue et, donc, une évolution saine de la pensée. Or, en réaction à ce rejet, les philosophes fidèles à la tradition de la philosophie grecque ont également eu tendance à évoluer en vase clos. Saint Jean-Paul II, tout philosophe catholique qu’il était, ne pouvait rejeter un camp ou l’autre. Travaillant toute sa vie à développer une pensée, à la fois fondamentalement moderne (très influencée par le courant de la phénoménologie) et assumant l’héritage de la scolastique, on peut considérer que son œuvre fut une volonté d’aller au-delà des écueils etdes « interprétations fausses ou partielles, qui contredisent d’autres enseignements de la même Écriture. » (EG, no 148).

Une deuxième raison découle de la richesse intellectuelle des enseignements présents sur l’ensemble de ses encycliques. En effet, durant ses 28 ans de pontificat, saint Jean-Paul II a pu véritablement accompagner le Peuple chrétien au travers des crises et courants de pensée parfois hostiles à la Révélation. Par ses enseignements tirés de son érudition sur la tradition intellectuelle de l’Église et de la pensée moderne, il a pu offrir un nouveau socle aux catholiques soucieux de « donner les raisons de l’espérance qui est en eux » (1 P 3,15). Par exemple, le déploiement et l’utilisation des concepts de « personne » et de « dignité » sont sans contredit un puissant héritage qui perdurera pour les siècles à venir.

La troisième raison qui me pousse à croire au bien-fondé de la reconnaissance de Jean-Paul II comme docteur de l’Église est la création de ce que l’on appelle désormais la « Théologie du Corps ». Cela est particulièrement évident pour nous qui vivons en Occident où l’enseignement de l’Église sur la sexualité humaine ne fait pas l’unanimité. Partant de cet état de fait, saint Jean-Paul II a voulu offrir au monde une présentation à la hauteur des exigences des sociétés devenues, pour le meilleur et pour le pire, individualistes. Par exemple, en liant des concepts tels que l’appel universel à l’amour authentiqueavec celui de dignité intégrale de la personne, il a réussi à exposer d’une manière moderne les raisons des exigences de la morale catholique sur la sexualité. Ainsi, par la richesse de ces enseignements exprimés lors des « audiences du mercredi », saint Jean-Paul II a enrichi l’enseignement de l’Église sur la sexualité humaine.

L’un des grands pas en avant et, sans contredit, l’un des héritages les plus significatifs de saint Jean-Paul II fut la rédaction du Catéchisme de l’Église catholique[7]. Suivant la célébration du Concile Vatican II, l’Église ne pouvait évidemment plus se contenter du Catéchisme du Concile de Trente. En effet, bien qu’en profonde continuité avec ce dernier, une nouvelle synthèse était nécessaire ; une nouvelle exposition intégrale de la Foi du Peuple de Dieu qui  incluerait les enseignements du Concile qui venait de se terminer. Quelques décennies plus-tard et après beaucoup de travail,  la Constitution apostolique Fidei depositum[8]instituant le Catéchisme de l’Église catholique était publiée dans le  but de « présenter fidèlement et organiquement l’enseignement de l’Écriture sainte, de laTradition vivante dans l’Église et du Magistère authentique, de même que l’héritage spirituel desPères, des saints et des saintes de l’Église, pour permettre de mieux connaître le mystère chrétien et de raviver la foi du peuple de Dieu ». Pour cette synthèse, malheureusement encore trop peu connue, saint Jean-Paul II mérite le titre de docteur de l’Église.

Enfin, une dernière raison justifiant le titre de docteur de l’Église : la publication du Code de Droit Canonique (CDC) en 1983[10]. En effet, l’Église, étant une société d’hommes et de femmes en marche vers le Royaume des cieux, elle se doit de garder l’unité et, donc, d’établir des règles afin que les principes de justice soient respectés. Voyant les profondes évolutions positives de l’Église telles que son expansion sur tous les continents, son contact avec toutes les cultures, langues, traditions, systèmes politiques et juridiques, etc, il était nécessaire d’opérer une modernisation du CDC. Ce travail, à la fois, minutieux et volumineux ne laissait aucune place à l’improvisation. Cette contribution fondamentale qui affecte la vie concrète de tous les catholiques du monde est un héritage intellectuel extrêmement important. Nous le devons aussi à ce grand et saint Pape.

Un docteur pour notre temps

Évidemment, il ne s’agit pas là d’une liste exhaustive des réalisations intellectuelles du saint Pape polonais. Toutefois, tant ses riches encycliques, sa synthèse philosophique, l’innovation de la théologie du corps, la publication du Catéchisme de l’Église catholique et du Code de Droit Canonique représentent, selon moi, des arguments de poids en faveur de la reconnaissance de saint Jean-Paul II comme docteur de l’Église. Que la décision finale aille ou non en ce sens, nous pouvons tous rendre grâce à Dieu pour la vie de cet homme d’exception qui, du haut du ciel, continue d’accompagner l’Église de par sa puissante intercession.

Un combat pour la paix

Ce nouveau documentaire vous embarque au beau milieu de l’Afrique, à la rencontre d’un homme prêt à mourir pour que la paix revienne dans son pays. Cet homme c’est le cardinal Dieudonné Nzapalainga, et son pays c’est la République Centrafricaine.

Depuis 2013 la Centrafrique est embourbée dans une spirale de violence dont les civils sont les premières victimes. « On les tue, on les brûle, on incendie leurs maisons » témoigne le cardinal, archevêque de Bangui, qui déplore l’impuissance de l’État.

Proche des gens et témoin des exactions, l’homme d’Église refuse d’assister à la décente aux enfers de son peuple. Là où le gouvernement n’ose pas mettre les pieds, lui vient témoigner de sa proximité. Il rencontre les habitants dans des quartiers marqués par la violence, pour prêcher la paix, le pardon et la réconciliation. Pour le cardinal, la culture de la rencontre est nécessaire pour bâtir la paix, car « si chacun reste avec sa peur nous ne pourrons pas briser les barrières, faire le pas et créer des ponts », dit-il en saluant ici et là des habitants du PK5, le quartier musulman de Bangui, tristement connue pour sa violence.

En dehors de la capitale, les ¾ du pays sont occupés par des rebelles. L’autorité de l’État étant inexistante, les groupes armés font la loi sur le territoire ; la population se sent abandonnée. Le cardinal part donc au volant de sa voiture aux 4 coins du pays, pour consoler les populations meurtries. Il le fait car il se sent « le père de tous ».

Cette visite pastorale nous mène dans le diocèse de Mbaiki, aux abords de la forêt équatoriale, où nous rencontrons une femme à bout de nerfs. La colère se lit sur son visage : « nous en avons marre de vivre confiné, de pleurer nos morts. Le centrafricain en a marre d’avoir des difficultés pour se soigner, pour manger, pour se loger. »

Une autre à ses côtés semble être abattue. Mais elle se bat pour entretenir une lueur d’espoir que lui procure sa foi catholique, et sa dévotion à la Vierge Marie : « je me dis que si je lui parle avec tout mon cœur, elle fera quelque chose pour le pays, pour cicatriser les cœurs blessés ».

La violence dans le pays est souvent liée aux représailles dont sont victimes les populations, à cause de leur appartenance ethnique et religieuse. Mais le cardinal refuse de parler d’une guerre de religion. Il exhorte au pardon, sans tolérer l’impunité, pour vaincre le mal par le bien : « il nous apprend à aimer nos ennemis, et à prier pour eux, pour qu’ils changent, eux » témoigne une femme rencontrée lors d’un pèlerinage, qui n’aspire qu’à une seule chose : la paix en Centrafrique.

Ce documentaire sera diffusé lundi 21 octobre à 20h00 sur Sel + Lumière TV

Notre-Dame d’Aparecida

Comme chaque année, nous célébrerons le 12 octobre la fête de Notre-Dame d’Aparecida. Cette Vierge noire, très célèbre en Amérique latine, est la sainte patronne du Brésil. Lors des Journées Mondiales de la Jeunesse, à Rio de Janeiro en juillet 2013, le pape François s’était rendu en pèlerinage au sancturaire d’Aparecida où il avait notamment confié son pontificat au pied de la Vierge.

Aujourd’hui nous profitons de sa fête pour partager un vidéo réalisée sur place, au sanctuaire d’Aparecida, lors de JMJ de 2013, apportant ainsi un éclairage sur cette célèbre Madonne. Voyez ci-dessous le texte de la vidéo.

Le sanctuaire que vous apercevez juste derrière moi est le principal sanctuaire marial du Brésil. Ici se dresse la célèbre basilique Notre-Dame d’Aparecida, en hommage à la sainte patronne du pays. Construite en 1955 elle est inaugurée par le pape Jean-Paul II lors de son voyage au Brésil en 1980. Désormais devenu sanctuaire national il accueille chaque année près de huit millions de pèlerins et peut abriter jusqu’à 45.000 personnes. Après la basilique Saint-Pierre de Rome il représente le deuxième plus grand édifice cultuel catholique au monde.

A l’intérieur de l’édifice se trouve une statue désormais très célèbre de la Vierge Marie. Sa découverte remonte au XVIIIème siècle. En 1717 trois pêcheurs de la ville jettent leur filet dans le fleuve et remontent cette statue, une vierge noire, haute de 40 cm en terre cuite ; elle est aujourd’hui décorée d’une couronne d’or et vêtue d’un manteau bleu offert par la princesse Isabelle en 1888. Après sa découverte la statue demeure une quinzaine d’années dans une maison où se retrouvent les pêcheurs et le voisinage pour prier. Mais la dévotion pour cette statue devient de plus en plus importante et beaucoup de choses sont obtenus pour ceux qui la prient ; si bien que sa renommée se répand dans toutes les régions du Brésil. Un oratoire est alors construit puis une chapelle ; mais devant l’augmentation du nombre de fidèles une église est alors construite en 1834 : c’est aujourd’hui la vieille basilique.

Outre ces bijoux architecturaux, Aparecida est également connu pour avoir reçu en mai 2007 la 5ème Conférence générale des évêques d’Amérique latine et des Caraïbes. Une rencontre dont on parle encore aujourd’hui car elle ouvre dit-on de nombreuses perspectives pour l’Église en Amérique latine. Option pour les pauvres, pastorale sociale, lutte pour la justice et les changements structurels, inspiration de la théologie de la libération, méthodes pastorales consistant à voir, juger et agir… En fait c’est le choix même du sanctuaire d’Aparecida qui a marqué l’ambiance et l’esprit de cette rencontre Un lieu symbolique pour ce pays très catholique.

Notre-Dame d’Aparecida est proclamée reine du Brésil et sainte patronne du pays par le pape Pie XI en 1929. Elle est célébrée chaque année le 12 octobre.

Synode sur l’Amazonie

L’Assemblée spéciale du synode des évêques sur l’Amazonie se tiendra au Vatican du 6 au 27 octobre 2019. Au total, 185 membres participeront aux travaux sur le thème : Nouveaux chemins pour l’Église et pour une écologie intégrale.

L’Assemblée sera composée de 114 évêques de la région Pan-amazonienne, c’est-à-dire de Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Pérou et Venezuela. Les 13 chefs de dicastères de la Curie romaine seront également présents, ainsi que des experts, des auditeurs, et autres membres nommés par le Pape, originaires essentiellement d’Amérique Latine, mais aussi d’Europe, du Canada et d’Afrique.

Ce synode sur l’Amazonie avait été annoncé en octobre 2017 par le pape François, afin « de trouver de nouvelles voies pour l’évangélisation de cette portion du Peuple de Dieu, en particulier les indigènes, souvent oubliés et privés de la perspective d’un avenir serein, notamment à cause de la crise touchant la forêt amazonienne, poumon d’une importance capitale pour notre planète

L’Amazonie est peuplée par 3 millions d’autochtones sur une superficie de 6 millions de km² à travers neuf pays : le Brésil, la Guyane française, le Pérou, la Colombie, le Venezuela, le Surinam, la Bolivie, l’Équateur et le Guyana. Pas moins de 86 langues et 650 dialectes sont parlés sur ce territoire.

Cette région est couverte en grande partie par la forêt amazonienne. C’est la plus grande forêt tropicale du monde, avec une biodiversité unique : 30 000 espèces de plantes, 500 espèces de mammifères.

Alors que cet environnement naturel est menacé, l’Eglise, tout au long de ce synode, tentera d’apporter des réponses appropriées pour la défense de la vie, de la terre, et des cultures de cette région, « poumon de notre planète ».

Le Pape et le journalisme

(CNS photo/Paul Haring)

Le Saint-Père recevait ce lundi des journalistes de l’Union Catholique de la presse italienne, qui fêtait son 60ème anniversaire. Lors de cette audience le Pape a invité les professionnels de l’information « à contribuer à l’édification d’une société plus juste et solidaire ».

Cette énième rencontre, entre le Saint-Père et les journalistes, manifeste l’intérêt du pape François pour la presse et les médias dont il salue le « travail précieux » depuis le début de son pontificat.

Trois jours seulement après son élection, le pape argentin parlait déjà aux journalistes, lors d’une audience qui leur était consacrée. Il rappelait l’importance de leur mission et leur capacité à « offrir les éléments pour une lecture de la réalité », en communiquant la triade essentielle que représentent « la vérité, la bonté et la beauté ».

Et depuis, en effet, le Souverain Pontife insiste régulièrement sur l’importance d’une communication au service de la vérité, car « seule la vérité rend libre ». Il faut pour cela être exigeant avec soi-même et ne pas tomber dans le piège du conformisme. « Il est beaucoup plus facile de ne pas trop se poser de questions, de se contenter des premières informations, de simplifier, de rester dans la superficialité et l’apparence, de se contenter de solutions évidentes qui n’impliquent pas la fatigue d’une enquête capable de montrer la complexité de la vraie vie », estimait François devant un parterre de journalistes au Vatican, en mai 2019.

Le Saint-Père appelle au contraire à l’humilité, « clef de voûte », selon lui, du journalisme. Avec humilité, les médias doivent prendre le temps de vérifier l’information pour éviter de distribuer cette « nourriture avariée qu’est la désinformation ». En référence à ceux qui diffusent des « fake news » le Pape souligne que c’est l’humilité, avec la rigueur, qui permet de servir « le bon pain de la vérité ».

Le professionnel de l’information est également invité à se mettre au service du bien commun, et de la dignité humaine. Au service de toute vie humaine, oubliée, rejetée ou persécutée. Le journaliste doit être «capable de distinguer le bien du mal, les choix humains des choix inhumains». Il doit être conscient « qu’à travers un article, un tweet, à la télévision ou à la radio, on peut faire le bien mais aussi le mal, si l’on n’est pas attentif et scrupuleux ».

En résumé, le journaliste est appelé à «œuvrer en faveur de la cohésion sociale », et à « dire la vérité à tout prix ». Et pour ce faire, il doit éviter ce que le pontife argentin nomme les « péchés du journalisme » : la désinformation, la calomnie, la diffamation, et la coprophilie (le goût des choses sales).

Et François de citer son prédécesseur le saint pape Jean-Paul II : « L’Église est de votre côté. Que vous soyez chrétiens ou non, dans l’Église vous trouverez toujours la juste estime pour votre travail et la reconnaissance de la liberté de la presse ».

Prions, pour ceux qui nous gouvernent !

(CNS photo/Gregory A. Shemitz)

La campagne électorale au Canada est lancée, et voilà que la liturgie nous rappelle à nos responsabilités.

En la solennité des saints Corneille et Cyprien, le 16 septembre, l’épitre tirée de la première lettre de saint Paul à Timothée nous interpelle sur notre responsabilité vis-à-vis de nos dirigeants politiques. Est-ce que nous prions pour ceux qui nous gouvernent ? C’est la question que pose le texte proposé par la liturgie du jour.

« J’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. »

Nos gouvernants sont appelés à gouverner, et nous sommes appelés à ne pas les regarder les bras croisés. Nous avons, au minimum, le devoir de prier pour eux, pour que leur action se fasse au service du bien commun, dans le respect de la dignité de chacun.

En réalité, l’Église a toujours valorisé et encouragé la politique, qu’elle considère comme une des formes les plus précieuses de la charité. La constitution pastorale Gaudium et Spes, issue du Concile Vatican II, rappelle que la communauté politique existe pour le bien commun : « elle trouve en lui sa pleine justification et sa signification et c’est de lui qu’elle tire l’origine de son droit propre ».

Prendre au sérieux la politique, soulignait Paul VI, « c’est affirmer le devoir de l’homme, de reconnaître la réalité concrète et la valeur de la liberté de choix qui lui est offerte pour chercher à réaliser ensemble le bien de la cité, de la nation, de l’humanité ».

Pour l’Église, l’action politique est une manière exigeante de vivre l’engagement chrétien au service des autres, et Benoit XVI de préciser que « tout chrétien est appelé à vivre cette charité, selon sa vocation et selon ses possibilités d’influence ».

Pour aller plus loin, saint Jean-Paul II estimait que rien ne pouvait justifier le désintérêt des chrétiens en politique. Ils sont tous appelés, si ce n’est à s’engager, à prier pour leurs dirigeants.

Adieu, cardinal Roger Etchegaray

Mgr Roger Etchegaray a rendu son dernier souffle mercredi dernier, 4 septembre, à l’âge de 96 ans. Il s’est éteint sur sa terre natale du Pays-Basque, à Cambo-les-Bains.

Le prélat du Sud-Ouest de la France est ordonné prêtre à l’âge de 24 ans. Après des années de ministère dans son diocèse d’origine à Bayonne, il est nommé évêque auxiliaire de Paris en 1969 par le pape Paul VI, avant de devenir archevêque de Marseille l’année suivante. En 1975, il est élu président la Conférence des évêques de France où il siègera pendant 6 ans.

Mgr Etchegaray est créé cardinal en 1979 par le pape Jean-Paul II dont il restera un des plus proches collaborateurs. Le pape polonais le nomme Président du Conseil Pontifical Justice et Paix – fonction qu’il exercera pendant 19 ans – avant de lui confier la présidence du Conseil Pontifical Cor Unum jusqu’en 1995.

En 2005 le pape Benoit XVI approuve son élection comme vice-doyen du collège des cardinaux, et en 2017 c’est le pape François qui accepte se remise de fonction.

Pendant plus de vingt ans le cardinal Etchagaray a travaillé de très près avec le pape Jean-Paul II. En 2014, à la veille de sa canonisation, il nous recevait, chez lui, à Rome, pour évoquait la figure de ce Pape devenu saint. Un témoignage plein de reconnaissance et d’amitié.

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