Euthanasie et culture palliative avec Louis-André Richard

Cette semaine, dans le cadre de son balado « Parrêsia », Francis Denis discute de l’euthanasie avec le philosophe Louis-André Richard. Il est notamment l’auteur du livre « La cigogne de Minerve. Philosophie, culture palliative et société » où il propose « une enquête philosophique explorant le rapport à la mort dans nos sociétés ». Sont donc abordées les différentes évolutions de notions comme la dignité humaine, les présupposés philosophiques liés aux conceptions de la médecine palliative et les conséquences sur les soins de santé au Québec en 2020.

Église en Sortie 24 février 2020

Cette semaine à Église en Sortie, Francis Denis reçoit Mgr Christian Lépine, archevêques de Montréal, pour parler de sa plus récente lettre pour la 28 e Journée du malade. On vous présente une chronique des actualités de la rue avec l’abbé Claude Paradis. Dans la troisième partie de l’émission, on parle de l’évolution des perspectives sur la mort à travers les siècles avec le philosophe et auteur de « La Cygogne de Minerve » Louis-André Richard.

Sainte Marie-de-l’Incarnation avec Thérèse Nadeau-Lacour (2/2)

Cette semaine à Parrêsia, Francis Denis poursuit son entretien avec la théologienne et auteur Thérèse Nadeau-Lacour sur la vie et l’œuvre de sainte Marie-de-l’Incarnation. Dans cet épisode sont abordés des thèmes tels que ses relations avec l’évêque de l’époque saint François de Laval, son universalité et sa pertinence pour aujourd’hui de la « Thérèse du nouveau monde » (Bossuet).

Les rêves du Pape pour l’Amazonie

(Photo: CNS/Paul Haring) Mercredi dernier le 12 février 2020, la très attendue exhortation apostolique suivant le Synode d’octobre dernier sur l’Amazonie était publiée. Intitulée « Querida Amazonia », ce texte d’une trentaine de pages manifeste le rêve du premier Pape sud-américain pour cette terre unique de l’Amazonie. Divisée en quatre parties représentant chacune les « rêves » (no 7) du pape pour l’ensemble des peuples qui vivent dans la région, ce document n’en a pas moins une importance et une résonnance universelle.

Les peuples autochtones nous précèdent

La nature de ce texte est d’abord et avant tout une exhortation afin que l’ensemble du peuple de Dieu et « des personnes de bonne volonté » puissent se joindre à lui par la prière et les initiatives pastorales pour le bien des populations vivant dans cette région du monde. Pour ce faire, le Pape rappelle la centralité des populations autochtones de la région dans l’amélioration de leurs propres conditions de vie sociales et environnementales. En effet, bien que la défense de la nature soit des plus urgentes, « un conservatisme « qui se préoccupe du biome mais qui ignore les peuples amazoniens » est inutile » (no8). On pourrait dire que le bien de l’environnement dépend de la santé sociale de ces peuples et que ce n’est qu’en respectant leur dignité à tous les niveaux, que la solution aux problèmes environnementaux se manifestera. En d’autres termes, en cherchant le bien-être des autochtones de l’Amazonie la préservation de l’environnement nous sera donné comme « par surcroît » (Mt 6,33).

En effet, comment ne pas voir que ces populations, du fait même qu’elles aient gardé un rapport plus étroit avec la nature (no 40), sont les plus à même d’agir comme peuple intermédiaire avec l’esprit techniciste propre à notre époque. Véritables ambassadeurs de la nature auprès de l’humanité, les peuples autochtones doivent être aux premières loges des décisions de développement de leur région. Il continue en écrivant ceci : « La sagesse de la manière de vivre des peuples autochtones – malgré toutes ses limites – nous pousse à approfondir cette aspiration » (no 22). Pour cela, le Pape exhorte les peuples autochtones à en être eux-mêmes les « protagonistes » (no 27) tout en cultivant un esprit ouvert au dialogue (no 26).Tous les pays doivent donc chercher des moyens pour développer « une recherche de la justice qui est inséparablement un chant de fraternité et de solidarité, une stimulation pour la culture de la rencontre ».

Pour une culture de l’enracinement

Pour être le plus efficace dans la préservation des intérêts des peuples amazoniens, le Pape les exhorte à être d’authentiques « cultivateurs » de leurs cultures et mémoires ancestrales : « J’invite les jeunes de l’Amazonie, surtout les autochtones, à « prendre en charge les racines, parce que des racines provient la force qui les fait croître, fleurir, fructifier » (no 33). Sans connaissance claire de l’histoire personnelle, familiale et nationale, impossible d’entrer dans un dialogue authentique avec les autres peuples. En ce sens, le pape François se « réjouis(t) de voir que ceux qui ont perdu le contact avec leurs propres racines cherchent à retrouver la mémoire perdue » (no 35). En ce sens, l’Église peut être d’une aide importante dans la préservation des cultures amazoniennes en suscitant la production et le rayonnement d’initiative culturelle.

On voit aujourd’hui combien un thème comme l’environnement peut faire l’objet d’instrumentalisation partisane. Dans ce contexte, les peuples de l’Amazonie peuvent jouer un rôle central pour surpasser ces écueils contre-productifs. Gardant une vision holistique de la nature c’est-à-dire une vision de l’environnement qui inclut l’humanité, les peuples de l’Amazonie voit d’une manière encore plus aigüe que partout ailleurs qu’« abuser de la nature c’est abuser des ancêtres, des frères et sœurs, de la création et du Créateur, en hypothéquant l’avenir »(no 42). Ainsi, les peuples amazoniens de par leur attachement à leur culture et à l’environnement nous montre que la défense de la nature ne pourra se développer que parallèlement à une culture des racines culturelles propres à chaque peuple. Défendre la nature dépend de notre engagement envers la culture. L’Amazonie a donc beaucoup à nous apprendre.

Une Exhortation pour tous

Bien que l’Exhortation apostolique du pape François « Querida Amazonia » soit spécifiquement orientée vers les peuples de l’Amazonie et ceux qui sont directement en lien avec ces derniers, ce texte a beaucoup à nous apprendre pour le tournant missionnaire que nous avons tous à faire. Que ce soit par les relations étroites qu’ils entretiennent avec la nature que par leur souci de préserver leur culture des ravages d’un monde en proie à l’uniformisation, l’Église et la société ont tout à gagner à se mettre à leur école et à prendre véritablement un « visage amazonien »

Sainte Marie-de-l’Incarnation avec Thérèse Nadeau-Lacour (1/2)

Cette semaine à Parrêsia, Francis Denis reçoit la théologienne et auteur Thérèse Nadeau-Lacour pour un premier entretien sur la vie et l’œuvre de sainte Marie-de-l’Incarnation (1599-1672). Religieuse ursuline, fondatrice des Ursulines de la Nouvelle-France, cette mystique du « nouveau monde » est aujourd’hui considérée comme la mère de l’Église et de l’éducation au Québec. Dans cet épisode, sont abordés les différentes étapes de sa vie ainsi que la profondeur spirituelle d’une vie donnée au service de l’évangélisation et la construction de l’Église en Canada.

L’Église au chevet du Venezuela

CNS photo/Tomas Bravo, Reuters

La Charité à la frontière. C’est le nom et l’idée de la rencontre organisée fin janvier par le Vatican dans le diocèse colombien de Cucuta, à la frontière avec le Venezuela.

L’objectif de cette initiative est de soutenir les efforts visant à alléger les souffrances de la population, dans le contexte de la crise humanitaire au Venezuela, qui a provoqué la fuite de plus 5 millions de migrants et de réfugiés, selon les estimations des Nations-Unies.

Sous l’égide du Dicastère pour le service du développement humain intégral, la rencontre veut apporter une contribution concrète aux besoins des plus vulnérables.

« Nous ne sommes pas une ONG, a lancé le préfet du dicastère, le cardinal Peter Turkson, en ouverture de la rencontre. Notre mission va au-delà de la simple assistance. Le dicastère veut promouvoir le développement intégral de l’homme, à la lumière de l’Evangile ».

Concrètement, le cardinal Turkson explique notamment vouloir lancer un outil permettant de partager des informations entre les organisations caritatives des pays voisins. Une sorte de plateforme pour centraliser les données, mettre en synergie les activités humanitaires, et les coordonner plus efficacement sur le terrain pour apaiser l’impact de la crise sur les personnes.

Le prélat, qui regrette l’impuissance de la communauté internationale au Venezuela, affirme que ce même type de projet avait été lancé au Proche-Orient, et qu’il avait été efficace, et bien accueilli.

Cette rencontre à Cacuta est présentée comme une réponse à l’appel du pape François. En effet, le Saint-Père « suit de près l’évolution de la situation sur place », et encourage l’Église locale qui s’est mise « du côté des personnes qui souffrent ». « Il prie constamment pour tous les Vénézuéliens  », a rapporté le cardinal Turkson.

Les évêques du pays saluent quant à eux les efforts déjà menés par les organisations caritatives. Ils exigent par ailleurs « la révocation de ceux qui exercent le pouvoir de manière illégitime », et réclament des élections libres et fiables dans les meilleurs délais.

C’est le président Nicolas Maduro qui est pointé du doigt. Le chef d’État socialiste est accusé de contourner la Constitution et de diriger le pays en autocrate. Les manifestations réclamant sa démission sont réprimées dans la violence, entrainant la mort de milliers d’opposants.

Depuis 2014 le Venezuela est confronté à une profonde crise économique et politique. La chute des revenus pétroliers et l’hyperinflation ont notamment provoquées une pénurie d’aliments et de médicaments ; sans compter les coupures d’eau et d’électricité qui paralysent le pays.

Cette nation, qui possède la plus grande réserve de pétrole mondiale, fut jadis la plus riche d’Amérique du sud. Aujourd’hui, elle est l’une des plus pauvres au monde, avec 80% de la population vivant sous le seuil de pauvreté.

L’œcuménisme en 2020 avec Dom Patrice Mahieu o.s.b.

Cette semaine, dans le cadre de son balado « Parrêsia », Francis Denis discute de l’état de l’œcuménisme en 2020 avec le moine bénédictin Dom Patrice Mahieu o.s.b. Grand spécialiste de la question, Dom Patrice Mahieu de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes a notamment publié les livres « Paul VI et les orthodoxes » et « Se préparer au don de l’Unité ». Sont abordés des thèmes comme l’évolution de l’œcuménisme au cours des siècles d’histoire de l’Église et les différents rapprochements avec les protestants et les orthodoxes depuis Vatican II.

Messe pour les vocations sacerdotales de l’Archidiocèse de Montréal

En EXCLUSIVITÉ sur les ondes de Sel et Lumière, voyez EN DIRECT la télé diffusion de la Messe pour les vocations sacerdotales de l’Archidiocèse de Montréal le vendredi 7 février prochain à 19h30. Cette Messe célébrée à la magnifique chapelle du Grand Séminaire de Montréal sera présidée par S.Exc. Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal. L’animation de cette Messe est confiée aux communautés présentent sur le territoire de l’Archidiocèse de Montréal ainsi qu’aux séminaristes étudiants au Grand Séminaire de Montréal.

Veuillez noter que cette Messe sera également disponible en direct sur la chaîne web de Sel et Lumière dès 19h30. Un rendez-vous à ne pas manquer!

Vous trouverez ci-dessous le feuillet de la célébration de la Messe:

Feuillet-Messe-vocationnelle-07-février-2020-Diocèse-de-Montréal

Les relations entre l’Église et l’État au Québec avec Alexandre Dumas

Cette semaine, dans le cadre de son balado « Parrêsia », Francis Denis discute des relations entre l’Église et l’État au Québec avec l’historien Alexandre Dumas. Auteur de deux ouvrages importants sur l’abbé Pierre Gravel et du livre « L’Église et la politique québécoise de Taschereau à Duplessis », Alexandre Dumas propose un regard neuf sur l’histoire du Québec. Sont abordés des thèmes tels que l’évolution des différentes tendances politiques et ecclésiales au cours de l’histoire du Québec pouvant éclairer les grands débats actuels.

260 millions de chrétiens persécutés

 

Un chrétien sur huit est persécuté à cause de sa foi. C’est le constat de l’ONG protestante Portes Ouvertes qui publie chaque année l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens.

Dans la nouvelle édition, publiée le 15 janvier 2020, le document recense les pays où les chrétiens sont le plus persécutés.

C’est la Corée du Nord qui est en tête de classement. Dans ce pays, le régime persécute les chrétiens de manière sévère et systématique. Considérés comme de dangereux ennemis de l’État, des dizaines de milliers de chrétiens sont emprisonnés dans des camps de travaux forcés. Le simple fait de posséder une Bible peut être fatal.

L’Afghanistan est le deuxième pays où les chrétiens sont le plus en danger. Il n’existe officiellement dans ce pays aucun bâtiment d’Église. Lorsque quelqu’un quitte l’Islam pour se convertir, il est considéré comme un traître envers sa tribu, et il doit être éliminé.

Vient ensuite la Somalie, où les chrétiens sont dans la ligne de mire du groupe terroriste Al-Shabaab. Ce groupe islamiste veut faire appliquer la charia dans le pays. Il traque et tue tous ceux qui sont soupçonnés d’être chrétiens.

L’ONG Portes Ouvertes précise que la persécution peut se présenter sous différentes formes. Elle peut être physique et entraîner la mort, ou psychologique et discriminatoire.

Mais quel que soit le type de persécution dont ils sont victimes, les chrétiens sont de plus en plus persécutés, en raison notamment de l’extension des régions touchées par le djihadisme.

En revanche, pour la première fois depuis trois ans, le nombre de tués a baissé cette année.

En 2019, au moins 2983 chrétiens ont été assassinés en raison de leur croyance (soit 8 chrétiens éliminés chaque jour) ; alors qu’ils étaient 4305 l’année précédente.

Cette baisse de 31% s’explique par la diminution du nombre (connu) de chrétiens tués au Nigéria. En effet, les éleveurs peuls ont partiellement changé de tactique. Outre les assassinats, ils mettent aussi l’accent sur les kidnappings et les enlèvements pour obtenir des rançons.

Le Nigéria reste toutefois le pays dans le monde où l’on compte le plus de chrétiens tués pour leur foi, suivi de la République Centrafricaine. C’est donc en Afrique que le plus grand nombre de chrétiens sont executés.

Une autre donnée concerne les bâtiments religieux pris pour cibles. Au moins 9488 églises ont été attaquées au cours de l’année 2019. Cela signifie, en moyenne, 182 églises chaque semaine. Ce nombre est multiplié par 5 par rapport à l’année précédente (soit une augmentation de 414%), à cause de l’action du régime chinois contre les églises en Chine.

D’ailleurs, c’est justement en Chine que les prisonniers chrétiens sont les plus nombreux. Ils sont près de 1000, détenus de manière arbitraire, accusés de dissidence envers l’État.

En Érythrée aussi, les forces de sécurité gouvernementales mènent de nombreux raids contre des chrétiens et des églises de maison. Des centaines de chrétiens ont été arrêtés, et sont détenus par le gouvernement dans des conditions misérables.

Au total, l’Index Mondial de Persécution recense 3711 chrétiens emprisonnés arbitrairement à travers le monde. Ils étaient 3150 l’année précédente.

Pour finir sur une bonne nouvelle, l’ONG Portes Ouvertes rappelle la libération d’Asia Bibi, en 2019. Cette chrétienne pakistanaise avait été condamnée à mort pour blasphème, et emprisonnée dans son pays pendant 9 ans. Elle est désormais réfugiée au Canada, espérant que ne soient pas oubliés les autres chrétiens qui sont faussement accusés et continuellement discriminés.

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