Cette semaine à Église en sortie, nous recevons Laure Marais qui nous parle des Éditions Saint-Joseph et de la publication religieuse à l’aire des nouvelles technologies. L’abbé Claude Paradis nous offre sa troisième chronique des actualités de la rue. Et on s’entretient avec le père Assomptionniste Gaston Ndaleghana Mumbere avec qui nous discutons de son livre intitulé : La cloche ne sonnera plus à l’église de Butembo-Beni publié aux éditions Saint-Joseph.
Échos du Vatican
Retour dans cette émission sur le jubilé des exclus au Vatican, avec en prime une chronique sur le pape François et son “option préférentielle pour les pauvres”.
Église en sortie 11 novembre 2016
Cette semaine à Église en sortie, nous recevons Jonathan Guilbault qui nous parle des Éditions Novalis et de son livre-entretien avec Charles Taylor Les avenues de la foi. On vous présente un reportage sur la Messe des vocations de l’archidiocèse de Montréal. Et dans la troisième partie de l’émission, nous vous présentons une entrevue réalisée avec Antoine Malenfant, rédacteur en chef de la revue Le Verbe, qui nous parle les nouveautés de cette revue bien de chez nous.
Échos du Vatican
Pourquoi les prisonniers ont-ils une place particulière dans le coeur du pape François ? On essaye de comprendre dans cette émission…
Homélie du pape François pour le Jubilé des détenus
Le 6 novembre 2016, le Saint Père a célébré la Messe à la basilique Saint-Pierre de Rome, à l’occasion du Jubilé des détenus au Vatican. Environ 1000 prisonniers d’Italie ont participé à cette célébration accompagnés de leur famille. Voici le text complet de son homélie:
Le message que la Parole de Dieu veut nous communiquer aujourd’hui est certainement celui de l’espérance.
L’un des sept frères condamnés à mort par le Roi Antiocos Épiphane dit : « On attend la résurrection promise par Dieu » (2M 7, 14). Ces paroles manifestent la foi de ces martyrs qui, malgré les souffrances et les tortures, ont la force de regarder au-delà. Une foi qui, tandis qu’elle reconnaît en Dieu la source de l’espérance, révèle le désir d’attendre une vie nouvelle.
De même, dans l’Évangile, nous avons entendu comment Jésus, avec une réponse simple mais parfaite, efface toute la banale casuistique que les Saducéens lui avaient soumise. Son expression : « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui » (Lc 20, 38), révèle le vrai visage du Père, qui ne désire que la vie de tous ses enfants. L’espérance de renaître à une vie nouvelle est donc ce que nous sommes tous appelés à faire nôtre pour être fidèles à l’enseignement de Jésus.
L’espérance est un don de Dieu. Elle est mise au plus profond du cœur de chaque personne afin qu’elle puisse éclairer de sa lumière le présent, souvent obscurci et assombri par tant de situations qui portent tristesse et douleur. Nous avons besoin d’affermir toujours davantage les racines de notre espérance, pour qu’elles puissent porter du fruit. En premier lieu, la certitude de la présence et de la compassion de Dieu, malgré le mal que nous avons accompli. Il n’y a pas d’endroit dans notre cœur qui ne puisse pas être atteint par l’amour de Dieu. Là où il y a une personne qui a commis une faute, là se fait encore plus présente la miséricorde du Père, pour susciter le repentir, le pardon, la réconciliation.
Aujourd’hui, nous célébrons le Jubilé de la Miséricorde pour vous et avec vous, frères et sœurs détenus. Et c’est à cette expression de l’amour de Dieu, la miséricorde, que nous sentons le besoin de nous confronter. Certes, le manquement à la loi a mérité la condamnation ; et la privation de la liberté est la forme la plus lourde de la peine qui est purgée, car elle touche la personne dans son fond le plus intime. Et pourtant, l’espérance ne peut s’évanouir. Une chose, en effet, est ce que nous méritons pour le mal fait ; autre chose, en revanche, est le fait de ‘‘respirer’’ l’espérance, qui ne peut être étouffé par rien ni par personne. Notre cœur espère toujours le bien ; nous le devons à la miséricorde avec laquelle Dieu vient à notre rencontre sans jamais nous abandonner (cf. Augustin, Sermon 254, 1).
Dans la Lettre aux Romains, l’apôtre Paul parle de Dieu comme du « Dieu de l’espérance » (Rm 15, 13). C’est comme s’il voulait nous dire que Dieu aussi espère ; et aussi paradoxal que cela puisse paraître, il en est précisément ainsi : Dieu espère ! Sa miséricorde ne le laisse pas tranquille. Il est comme ce Père de la parabole, qui espère toujours le retour de son fils qui a commis une faute (cf. Lc 15, 11-32). Il n’y a ni trêve ni repos pour Dieu jusqu’à ce qu’il retrouve la brebis qui s’était perdue ( cf. Lc 15, 5). Donc, si Dieu espère, alors l’espérance ne peut être enlevée à personne, car elle est la force pour aller de l’avant ; elle est la tension vers l’avenir pour transformer la vie ; elle est un élan vers demain, afin que l’amour dont, malgré tout, nous sommes aimés, puisse devenir un chemin nouveau…. En somme, l’espérance est la preuve intérieure de la force de la miséricorde de Dieu, qui demande de regarder devant et de vaincre, par la foi et l’abandon à lui, l’attraction vers le mal et le péché.
Chers détenus, c’est le jour de votre Jubilé ! Qu’aujourd’hui, devant le Seigneur, votre espérance soit allumée. Le Jubilé, par sa nature même, porte en soi l’annonce de la libération (cf. Lv 25, 39-46). Il ne dépend pas de moi de pouvoir la concéder ; mais susciter en chacun de vous le désir de la vraie liberté est une tâche à laquelle l’Église ne peut renoncer. Parfois, une certaine hypocrisie porte à voir en vous uniquement des personnes qui ont commis une faute, pour lesquelles l’unique voie est celle de la prison. On ne pense pas à la possibilité de changer de vie, il y a peu de confiance dans la réhabilitation. Mais de cette manière, on oublie que nous sommes tous pécheurs et que, souvent, nous sommes aussi des prisonniers sans nous en rendre compte. Lorsqu’on s’enferme dans ses propres préjugés, ou qu’on est esclave des idoles d’un faux bien-être, quand on s’emmure dans des schémas idéologiques ou qu’on absolutise les lois du marché qui écrasent les personnes, en réalité, on ne fait rien d’autre que de se mettre dans les murs étroits de la cellule de l’individualisme et de l’autosuffisance, privé de la vérité qui génère la liberté. Et montrer du doigt quelqu’un qui a commis une faute ne peut devenir un alibi pour cacher ses propres contradictions.
Nous savons, en effet, que personne devant Dieu ne peut se considérer juste (cf. Rm 2, 1-11). Mais personne ne peut vivre sans la certitude de trouver le pardon ! Le larron repenti, crucifié avec Jésus, l’a accompagné au paradis (cf. Lc 23, 43). Que personne d’entre vous, par conséquent, ne s’enferme dans le passé ! Certes, le passé, même si nous le voulions, ne peut être réécrit. Mais l’histoire qui commence aujourd’hui, et qui regarde l’avenir, est encore toute à écrire, avec la grâce de Dieu et avec votre responsabilité personnelle. En apprenant des erreurs du passé, on peut ouvrir un nouveau chapitre de la vie. Ne tombons pas dans la tentation de penser de ne pouvoir être pardonnés. Quelle que soit la chose, petite ou grande, que le cœur nous reproche, « Dieu est plus grand que notre cœur « (cf. 1 Jn 3, 20) : nous devons uniquement nous confier à sa miséricorde.
La foi, même si elle petite comme un grain de sénevé, est en mesure de déplacer les montagnes (cf. Mt 17, 20). Que de fois la force de la foi a permis de prononcer le mot pardon dans des conditions humainement impossibles ! Des personnes qui ont subi des violences et des abus dans leur propre chair ou dans leurs proches ou dans leurs biens… Seule la force de Dieu, la miséricorde, peut guérir certaines blessures. Et là où on répond à la violence par le pardon, là aussi le cœur de celui qui a commis une faute peut être vaincu par l’amour qui l’emporte sur toute forme de mal. Et ainsi, parmi les victimes et parmi les coupables, Dieu suscite d’authentiques témoins et artisans de miséricorde.
Aujourd’hui, nous vénérons la Vierge Marie dans cette statue qui la représente comme la Mère qui porte dans ses bras Jésus avec une chaîne rompue, la chaîne de l’esclave et de la détention. Qu’elle tourne vers chacun de vous son regard maternel ; qu’elle fasse jaillir de votre cœur la force de l’espérance pour une vie nouvelle et digne d’être vécue dans la pleine liberté et au service du prochain.
Échos du Vatican
Revivez dans cette émission le voyage apostolique du pape François en Suède à l’occasion des 500 ans de la Réforme de Luther, avec en prime un éclairage sur l’origine du protestantisme, et les différences entre catholiques et protestants.
Visite du Pape en Suède: Angelus au stade de Malmö
Vous trouverez ci-dessous le texte de l’allocution du pape François lors de l’Angelus suivant la Messe au stade de Malmö, Suède:
En terminant cette célébration, je voudrais remercier Mgr Anders Arborelius, Évêque de Stockholm, pour ses aimables paroles ainsi que pour l’effort des Autorités et de tous ceux qui ont pris part à la préparation et au déroulement de cette visite.
Je salue cordialement le Président et le Secrétaire général de la Fédération Luthérienne Mondiale ainsi que l’Archevêque de l’Église de Suède. Je salue les membres des délégations œcuméniques et du Corps Diplomatique présents à cette occasion ainsi que tous ceux qui ont souhaité s’unir à nous lors de cette célébration eucharistique.
Je rends grâce à Dieu pour m’avoir donné l’occasion de venir dans ce pays et de vous rencontrer, vous dont beaucoup proviennent de diverses parties du monde. En tant que catholiques, nous faisons partie d’une grande famille, soutenue par une même communion. Je vous encourage à vivre votre foi dans la prière, dans les sacrements et dans le service généreux en faveur de ceux qui sont dans le besoin et qui souffrent. Je vous exhorte à être sel et lumière dans les circonstances où il vous revient de vivre, par votre manière d’être et d’agir, à la manière de Jésus, et avec grand respect et solidarité envers les frères et sœurs des autres Églises et communautés chrétiennes et envers toutes les personnes de bonne volonté.
Dans notre vie, nous ne sommes pas seuls, nous avons toujours l’aide et la compagnie de la Vierge Marie, qui se présente à nous aujourd’hui comme la première parmi les Saints, la première disciple du Seigneur. Nous nous abandonnons à sa protection et nous lui présentons nos peines et nos joies, nos craintes et nos aspirations. Nous mettons tout sous sa protection, sûrs qu’elle nous regarde et nous protège par son amour de mère.
Chers frères, je vous demande de ne pas oublier de prier pour moi. Je vous garde également très présents dans ma prière.
Et maintenant, saluons ensemble la Vierge par la prière de l’Angelus.
[01740-FR.01] [Texte original: Espagnol]

