« Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu »

Réflexion biblique du père Thomas Rosica c.s.b. pour le 12e dimanche du temps ordinaire, Année A (25 juin 2017)

Le tragique portrait de la première lecture d’aujourd’hui, tiré du livre de Jérémie, nous présente une histoire de déception, de désolation et de terreur qui a amené le prophète à la limite du désespoir. Malgré tout ce qui a pu mal se passer pour lui, il n’a jamais perdu sa confiance en Dieu. « La terreur provenant de tous les sens ! » se moquaient les critiques de Jérémie, riant ainsi du caractère sombre de ses prédictions et de ses prophéties. Le risque d’être dénoncé aux autorités planait sur lui constamment. Même ceux qu’il croyait être ses amis l’abandonnèrent : « Peut-être sera-t-il attrapé et, à ce moment-là, nous triompherons et obtiendrons vengeance ». Jésus fut traité pareillement alors que les pharisiens et les scribes essayaient constamment de le prendre en défaut pour violation de la Loi. Ils allèrent jusqu’à mettre des personnes malades sur son chemin le jour du Sabbat pour vérifier s’Il allait les guérir quand même. Ils lui demandèrent s’il était légitime de payer le tribut à César sachant qu’un oui ou un non serait tout aussi incriminant.

Mais la confiance évidente de Jérémie envers son Dieu manifeste que ses détracteurs ne prévaudraient pas. « Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable. » (no Jérémie 20, 11). Ultimement, Jérémie sait que la vérité et la justice prévaudront toujours peu importe ce que certaines personnes essaient de faire croire. C’est une vérité que nous devons nous rappeler à nous-mêmes.

N’ayez pas peur

À combien de reprises entendons-nous, dans les Évangiles, Jésus interpeller les gens en leur disant « N’ayez pas peur! ». Le passage de Mathieu 10, 26-32 suit le récit de l’envoi des douze apôtres pour prêcher au monde entier. Ses premières paroles sont frappantes : « Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. » (Mt 10, 26). Jésus continue en les mettant en garde concernant leur mission qui allait inévitablement leur apporter des persécutions et des souffrances. Il existe certaines peurs inappropriées pour les disciples de Jésus, tandis que d’autres sont de mise.

Qu’est-ce que qui justifie la peur ? Jésus met en garde ses disciples contre ceux qui peuvent nuire à l’âme. À quoi cela fait-il référence aujourd’hui ? Jésus parle des personnes ou des situations qui peuvent assécher l’Esprit, l’écrasant en tuant la vie, l’espoir et les rêves, détruisant la foi et la joie. Doivent également être craintes les conséquences à renier Jésus. La plupart du temps, ces personnes ne sont pas de « mauvaises personnes » ! En effet, ce sont souvent de très bonnes personnes, et oui, des « personnes d’Église » ! Peut-être nous-mêmes, avons-nous blessé l’âme des autres par notre manque de foi, d’espérance et de joie. Combien de fois avons-nous renié Jésus par nos propres réticences à parler de Lui ou de Lui rendre témoignage, par peur de déranger les autres.

La peur peut être une partie essentielle de la foi même si la foi exclut l’anxiété. C’est seulement par l’entremise des souffrances que nous arrivons à vivre dans la lumière et dans une paix mature qui dure. Ne laissons personne nous intimider ! Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus dit à ses disciples d’être ouverts et honnêtes. À la fin, tout sera mis en lumière, même ces choses qui sont encore cachées. Ainsi, nous avons la certitude que l’on ne gagne jamais rien à cacher des choses.

La signification de la divine providence

Lorsque nous parlons de « divine providence », nous faisons référence à Dieu, plus particulièrement en tant que Père et Créateur. La Providence signifie souvent le dessein de l’Univers dans lequel tout est ordonné et formé, ce qui prend soin des lys et des moineaux. Le problème apparaît lorsque nous faisons l’expérience de l’imprédictible, alors que le désordre domine, ou semble dominer dans l’univers.

Lorsque ces moments surviennent, nous nous posons cette profonde question : Y a-t-il véritablement un Dieu ? Est-ce que ce Dieu se soucie de nous ? Comment un Dieu providence peut-il exister alors qu’il y a tant de mal et de souffrances inutiles ? Les enseignements sur la « providence » sont constamment présents dans l’Ancien et le Nouveau Testament. La Volonté de Dieu gouverne toutes choses. Dieu aime toutes personnes. Il désire le salut de tous et sa paternelle providence s’étend à toutes les nations.

Cela ne signifie pas que les croyants peuvent rester assis comme des paresseux. Au contraire, qu’ils réalisent plutôt que la confiance en Dieu mène à une réponse éclairée aux défis de la vie en ce monde. « Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.» (Mt, 6, 32-33).

À côté des enseignements sur le portement de la croix et l’obéissance à la volonté de son Père, Jésus parle du souci de Dieu pour ses enfants et par conséquent de ne pas être anxieux pour le futur : « Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? » (Mt, 6, 27). Jésus, chez Mathieu, se réfère à une disposition de confiance que les enfants de Dieu doivent avoir.

Les personnes que l’on reconnaît comme imprégnées de la providence de Dieu deviennent graduellement reconnues et aimées parce que ce sont des personnes sages. Contrairement aux gens mondains qui sont consumés par l’acquisition de nourriture et de vêtements, les disciples et amis de Dieu recherchent d’abord une relation avec Dieu, connaissant la volonté de Dieu et donnant des preuves de la volonté de Dieu dans leur vie. Si nous commençons à croire que Dieu pourvoira pour nous généreusement, en retour, nous pouvons être détachés et généreux dans le partage de nos ressources avec les autres.

Dans nos relations, nous tendons à cacher qui nous sommes véritablement et ce que nous faisons, par crainte. Grâce à la miséricorde du Christ et au pardon que nous recevons des autres par son entremise, nous pouvons être honnêtes entre nous. Nous savons tous que la connaissance donne du pouvoir. Nous nous méfions des personnes qui en savent beaucoup sur nous puisque nous avons tous vécu des expériences où on a abusé de ce pouvoir. D’un autre côté, une autorité qui désire vraiment notre bien et qui agit en conséquence nous sécurise. Le pouvoir de Dieu en Jésus est une réalité qui, pour notre bien, se modère si humblement et complètement, que nous faisons l’expérience d’une sainte liberté, d’une liberté qui dissipe la peur. En même temps, il s’agit d’un pouvoir de vie, qui embrasse même les personnes apathiques ou méprisantes, et qui a un tendre souci pour eux et qui fait en sorte qu’aucun cheveu de leur tête ne soit perdu.

Le jugement sera fait par Dieu, Celui qui connaît le nombre de cheveux que nous avons sur la tête et qui sait combien il y a de moineaux sur la terre. Et puis Jésus ajoute calmement : « Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux » (Mt 10, 31). C’est agréable de savoir que toutes nos tribulations, nos souffrances et nos anxiétés ne sont pas vaines. La prochaine fois que nous aurons le sentiment que notre vie ne vaut pas la peine d’être vécue, prenons courage et ayons confiance dans le soin que Dieu nous porte.

Fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple de Jérusalem

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Cette fête repose sur une pieuse tradition qui tire son origine de deux évangiles apocryphes dans lesquels il est rapporté que la Sainte Vierge, fut présentée au Temple de Jérusalem à l’âge de trois ans et qu’elle y vécut avec d’autres jeunes filles et les saintes femmes qui les dirigeaient.

C’est l’auteur du Protévangile de Jacques, 2e siècle, qui raconte “Un prêtre la reçut et, l’ayant embrassée, il la bénit et dit : Le Seigneur Dieu a exalté ton nom dans toutes les générations. En toi, aux derniers jours, le Seigneur manifestera la rédemption aux fils d’Israël. Et il la plaça sur le troisième degré de l’autel. Et le Seigneur fit descendre sa grâce sur elle. Et ses pieds se mirent à danser et toute la maison d’Israël l’aima.”

Marie de Nazareth n’avait encore que trois ans, mais son âme était déjà la merveille de la sainteté. Où mieux que loin du monde, dans l’enceinte du Temple, Marie se fût-elle préparée à sa mission ? Ce sacrifice de Marie enfant renferme toutes les conditions du plus parfait sacrifice : il a été prompt, généreux, joyeux, sans retour, sans réserve.

Au jour de sa Présentation, Marie nous apparaît comme le porte-étendard de la virginité chrétienne. Après elle viendront des légions innombrables de vierges consacrées au Seigneur, dans le monde ou à l’ombre des autels ; Marie sera leur éternel modèle, leur patronne dévouée, leur guide sûr dans les voies de la perfection.

Le 21 novembre est la date à laquelle nous célébrons le jour « pro orantibus » marquant la fête liturgique de la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie au Temple. Ce jour est dédié aux personnes consacrées à la vie religieuse contemplative. C’est une bonne opportunité pour remercier le Seigneur du don que représentent toutes ces personnes qui, dans les monastères et les ermitages, consacrent leur vie à Dieu dans la prière et le travail silencieux. Plusieurs communautés contemplatives à travers le monde prient pour la Télévision Sel et Lumière. Pour notre part, nous rappelons avec gratitude ces religieuses qui, comme Sainte Thérèse de Lisieux, ont choisi de demeurer au cœur de l’Église. La dévotion mariale a toujours été importante dans ma propre famille religieuse, la Congrégation des Prêtres de Saint Basile (Pères basiliens). Leur support à la Fondation Catholique Sel et Lumière Média et à la chaîne de télévision qui porte son nom a toujours été constant dans les 12 dernières années. Dans l’histoire des pères basiliens, le père Charles Roume, CSB, rappelle que c’était le 21 novembre 1822, en la fête de la Présentation de Marie, que tous les confrères français on finalement accepté de se réunir pour leur premier chapitre où ils ont élu le père Joseph LaPierre comme premier supérieur général de la Communauté basilienne. Pour cette raison, les basiliens ont choisi le 21 novembre comme jour de fondation.

Voici un lien vers le documentaire sur la fondation en France après la révolution française :

http://saltandlighttv.org/whenithinkofannonay/

Rappelant aujourd’hui la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie au Temple à Jérusalem nous honorons ses enfants qui, par leurs vies cachés, ont apportés la lumière et la chaleur de l’Église en tout lieu. Puisse leur exemple donner à toutes personnes consacrées dans la vie religieuse, spécialement ceux et celles avec qui nous vivons et travaillons, le courage de rechercher la vérité, la force pour rayonner et porter la lumière et la chaleur de l’Église et l’habilité pour devenir des demeures de la Présence consolante et compatissante de Dieu sur la terre.

Prière de saint Alphonse-Marie de Liguori:

O Marie, enfant chérie de Dieu,
que ne puis-je vous offrir et vous consacrer
les premières années de ma vie,
comme vous vous êtes offerte et consacrée au Seigneur dans le Temple !
mais, hélas ! ces premières années sont déjà bien loin de moi !
J’ai employé un temps si précieux à servir le monde
et vous ai oubliée en écoutant la voix de mes passions.
Toutefois il vaut mieux commencer tard à vous servir
que de rester toujours rebelle.
Je viens donc aujourd’hui m’offrir tout entier à votre service,
et consacrer à mon Créateur, par votre entremise bénie,
le peu de jours qu’il me reste encore à passer sur la terre.
Je vous donne mon esprit, pour qu’il s’occupe de vous sans cesse,
et mon cœur, pour vous aimer à jamais.
Accueillez, ô Vierge Sainte, l’offrande d’un pauvre pécheur ;
je vous en conjure par le souvenir des ineffables consolations
que vous avez ressenties en vous offrant à Dieu dans le Temple.
Soutenez ma faiblesse, et par votre intercession puissante
obtenez-moi de Jésus la grâce de lui être fidèle
ainsi qu’à vous, jusqu’à la mort,
afin qu’après vous avoir servie de tout mon cœur pendant la vie,
je participe à la gloire et au bonheur éternel des élus. Amen

Discours d’accueil du pape François lors de la rencontre avec les autorités, la société civile et le Corps diplomatique

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Vous trouverez ci-dessous le texte complet de l’allocution du pape François lors de la Rencontre avec les autorités civiles et le Corps diplomatique:

Monsieur le Président,
Distinguées Autorités,
Membres du Corps diplomatique,
Recteurs magnifiques,
Mesdames et Messieurs,

Je salue avec déférence Monsieur le Président et je le remercie pour l’accueil chaleureux et pour ses aimables paroles. Je suis heureux de saluer les membres distingués du Gouvernement et du Parlement, les Recteurs d’universités, les Autorités régionales et de la cité, de même que les membres du Corps diplomatique et les autres Autorités présentes. C’est la première fois que je visite l’Europe centre-orientale et je suis heureux de commencer par la Pologne, qui a eu parmi ses fils l’inoubliable saint Jean-Paul II, inventeur et promoteur des Journées mondiales de la Jeunesse. Il aimait parler de l’Europe qui respire avec ses deux poumons : le rêve d’un nouvel humanisme européen est animé par le souffle créateur et harmonieux de ces deux poumons et de la civilisation commune qui trouve dans le christianisme ses racines les plus solides. 

La mémoire caractérise le peuple polonais. Le sens vivant de l’histoire du Pape Jean-Paul II m’a toujours impressionné. Quand il parlait des peuples, il partait de leur histoire pour en faire ressortir les trésors d’humanité et de spiritualité. La conscience de l’identité, libre des complexes de supériorité, est indispensable pour organiser une communauté nationale sur la base de son patrimoine humain, social, politique, économique et religieux, pour inspirer la société et la culture, en les maintenant fidèles à la tradition et en même temps ouvertes au renouveau et à l’avenir. Dans cette perspective, vous avez célébré il y a peu de temps le 1050ème anniversaire du Baptême de la Pologne. Cela a certainement été un moment fort d’unité nationale, qui a confirmé comment la concorde, même dans la diversité des opinions, est la route sûre pour atteindre le bien commun du peuple polonais tout entier.

De même, la fructueuse coopération dans le cadre international et la considération réciproque murissent par la conscience et le respect de l’identité propre et de celle d’autrui. Le dialogue ne peut exister si chacun ne part pas de sa propre identité. Dans la vie quotidienne de chaque individu, comme de toute société, il y a toutefois deux types de mémoire : bonne et mauvaise, positive et négative. La mémoire bonne est celle que la Bible nous montre dans le Magnificat, le cantique de Marie, qui loue le Seigneur et son œuvre de salut. La mémoire négative est au contraire celle qui tient le regard de l’esprit et du cœur fixé avec obsession sur le mal, surtout sur celui commis par les autres. En considérant votre histoire récente, je rends grâce à Dieu car vous avez pu faire prévaloir la mémoire bonne : par exemple, en célébrant les 50 années du pardon réciproquement offert et reçu entre les épiscopats polonais et allemand, après la seconde guerre mondiale. L’initiative, qui a impliqué initialement les communautés ecclésiales, a déclenché aussi un processus social, politique, culturel et religieux irréversible, changeant l’histoire des relations entre les deux peuples. À ce sujet, rappelons aussi la Déclaration conjointe entre l’Église catholique de Pologne et l’Église orthodoxe de Moscou : un acte qui a engagé un processus de rapprochement et de fraternité non seulement entre les deux Églises, mais aussi entre les deux peuples. 

Ainsi, la noble nation polonaise montre comment on peut faire grandir la mémoire bonne et laisser tomber la mauvaise. Pour cela il faut une espérance solide et une confiance en Celui qui conduit le destin des peuples, ouvre les portes fermées, transforme les difficultés en opportunité et crée de nouveaux scenarios là où cela semblait impossible. Les vicissitudes historiques de la Pologne en témoignent vraiment : après les tempêtes et les obscurités, votre peuple, rétabli dans sa dignité a pu chanter, comme les Hébreux de retour de Babylone : « Nous étions comme en rêve. […] notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie » (Ps 126, 1-2). La conscience du chemin accompli et la joie pour les objectifs atteints donnent force et sérénité pour affronter les défis du moment, qui demandent le courage de la vérité et un engagement éthique constant, afin que les processus décisionnels et opératifs comme aussi les relations humaines soient toujours plus respectueux de la dignité de la personne. Chaque activité y est associée : aussi l’économie, la relation avec l’environnement et la manière mêmeCapture d’écran 2016-07-27 à 11.39.42 de gérer le complexe phénomène migratoire.

Ce dernier demande un supplément de sagesse et de miséricorde, pour dépasser les peurs et réaliser le plus grand bien. Il faut discerner les causes de l’émigration de la Pologne, en facilitant le retour de tous ceux qui le veulent. En même temps, il faut la disponibilité pour accueillir tous ceux qui fuient la guerre et la faim ; la solidarité envers ceux qui sont privés de leurs droits fondamentaux, parmi lesquels celui de professer en liberté et sécurité leur propre foi. En même temps, cela demande des collaborations et des synergies au niveau international dans le but de trouver des solutions aux conflits et aux guerres, qui contraignent tant de personnes à laisser leur maison et leur patrie. Il s’agit aussi de faire le possible pour alléger leurs souffrances, sans se lasser d’agir avec intelligence et continuité pour la justice et la paix, en témoignant dans les faits des valeurs humaines et chrétiennes. 

À la lumière de son histoire millénaire, j’invite la Nation polonaise à regarder avec espérance l’avenir et les problèmes qu’elle doit affronter. Une telle attitude favorise un climat de respect entre toutes les composantes de la société et une confrontation constructive entre les différentes positions ; en outre, elle crée les meilleures conditions pour une croissance civile, économique et même démographique, alimentant la confiance d’offrir une vie bonne à ses propres enfants. En effet, ils ne devront pas seulement affronter des problèmes mais ils jouiront des beautés de la création, du bien qu’ils sauront accomplir et diffuser, de l’espérance que nous saurons leur donner. Les mêmes politiques sociales en faveur de la famille, cellule première et fondamentale de la société, pour venir en aide aux plus faibles et aux plus pauvres et les soutenir dans l’accueil responsable de la vie, seront de cette façon encore plus efficaces. La vie doit toujours être accueillie et protégée – les deux choses ensemble : accueillie et protégée – de la conception à la mort naturelle, et tous nous sommes appelés à la respecter et à en prendre soin. D’autre part, il revient à l’État, à l’Église et à la société d’accompagner et d’aider concrètement quiconque se trouve en situation de graves difficultés, afin qu’un enfant ne soit jamais perçu comme un poids mais comme un don, et que les personnes les plus fragiles et pauvres ne soient pas abandonnées. 

Monsieur le Président,

La nation polonaise peut compter, comme cela a été tout au long de son long parcours historique, sur la collaboration de l’Église catholique, afin que, à la lumière des principes chrétiens qui l’inspirent et qui ont forgé l’histoire et l’identité de la Pologne, elle sache, dans les conditions historiques changeantes, poursuivre son chemin, fidèle à ses meilleures traditions et pleine de confiance et d’espérance, également dans les moments difficiles.

En renouvelant l’expression de ma gratitude, je vous souhaite ainsi qu’à chacune des personnes présentes un service du bien commun serein et fructueux.

Que la Vierge de Częstochowa bénisse et protège la Pologne !