Vidéo des Intentions de prière du Pape François pour le mois août: les artistes

La Vidéo du Pape est une initiative développée par le Réseau Mondial de Prière du Pape (Apostolat de la Prière) pour collaborer à la diffusion des intentions mensuelles du Saint-Père à propos des défis de l’humanité.

Sel + Lumière à la 135ème Convention suprême des Chevaliers de Colomb

Rejoignez Télévision Sel + Lumière pour la couverture de la 135ème Convention annuelle des Chevaliers de Colomb, en direct depuis Saint-Louis, Missouri.

Notre couverture présentera de puissantes histoires d’espérance et de charité, et des entrevues exclusives avec des cardinaux, évêques, chevaliers et dirigeants de l’Église.

Pour plus d’informations, et pour voir notre programmation, visitez : http://saltandlighttv.org?kofc/

Intentions de prière du Pape François pour le mois de Juillet 2017

Vous trouverez ci-dessus la vidéo des intentions de prière du pape François pour le mois de juillet 2017 : Les personnes éloignées de la foi chrétienne »:

N’oublions jamais que notre joie est en Jésus Christ, que son amour est fidèle et inépuisable. Car, lorsqu’un chrétien est triste, cela veut dire qu’il s’est éloigné de Jésus. En ces moments-là, il ne faut pas le laisser seul. Nous devons lui offrir l’espérance chrétienne ; par la parole certes, mais plus encore par notre témoignage, par notre liberté, par notre joie.

Prions pour nos frères et sœurs qui se sont éloignés de la foi, afin qu’ils redécouvrent, par notre prière et notre témoignage évangélique, la beauté de la vie chrétienne. N’oublions jamais que notre joie est en Jésus Christ, que son amour est fidèle et inépuisable. Car, lorsqu’un chrétien est triste, cela veut dire qu’il s’est éloigné de Jésus. En ces moments-là, il ne faut pas le laisser seul. Nous devons lui offrir l’espérance chrétienne ; par la parole certes, mais plus encore par notre témoignage, par notre liberté, par notre joie. Prions pour nos frères et sœurs qui se sont éloignés de la foi, afin qu’ils redécouvrent, par notre prière et notre témoignage évangélique, la beauté de la vie chrétienne.

Lettre du Président de la CECC à la ministre des Affaires étrangères concernant la politique étrangère canadienne

Vous trouverez ci-dessous le texte complet de la Lettre du Président de la CECC à la ministre des Affaires étrangères concernant la politique étrangère canadienne telle que publiée le 4 juillet 2017:

Mgr Douglas Crosby, O.M.I., évêque de Hamilton et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a écrit à l’honorable Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères, concernant son discours du 6 juin 2017 sur la politique étrangère canadienne. Dans son discours à la Chambre des communes, la Ministre avait associé les droits des femmes au droit à l’avortement et aux « droits en matière de sexualité et de santé reproductive » en déclarant que « ces droits sont au cœur de notre politique étrangère ». Dans sa lettre, Mgr Crosby exprime sa profonde inquiétude et son désaccord  affirmant que cette déclaration est « erronée, troublante et malavisée ». Il rappelle que « plusieurs enjeux féminins qui auraient dû être soulevés parce qu’ils justifient un engagement international… ont été passés sous silence. Mentionnons entre autres les ententes économiques du Canada avec des pays où les fillettes sont tuées à la naissance parce qu’elles ne sont pas des garçons; où les femmes gagnent moins que les hommes pour le même travail ou ne peuvent bénéficier des mêmes privilèges de la loi, y compris le droit à l’éducation ou à la protection contre le viol, la violence physique, ou autre forme d’abus. »

Mgr Crosby fait ressortir qu’une « partie importante de la population (tant au Canada qu’à l’étranger) estime que l’enfant à naître est un être humain créé par Dieu, qui mérite de vivre et d’être aimé », alors que la Cour suprême du Canada a unanimement reconnu dans sa décision de la cause Morgentaler en 1988 que l’État a un intérêt légitime à protéger l’enfant à naître. Le Président de la CECC insiste que « dans un contexte d’incertitude où la voix et le leadership du Canada ont du poids sur de nombreux sujets, du changement climatique à la paix mondiale, une idéologie politique ne devrait pas dicter la politique étrangère et l’emporter sur le bon sens et sur nos obligations humanitaires envers ceux et celles en grand besoin. »

Une copie de la lettre de trois pages a également été envoyée au Premier ministre, le très honorable Justin Trudeau; à la ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Marie-Claude Bibeau, au chef de l’Opposition officielle, l’honorable Andrew Scheer; au porte-parole de l’Opposition officielle sur les Affaires étrangères, l’honorable Tony Clement, et au porte-parole de l’Opposition pour les droits de la personne et la liberté de religion, l’honorable David Anderson.

Homélie du pape François pour la Solennité des saints Pierre et Paul

Vous trouverez ci-dessous l’homélie du pape François telle que prononcée ce matin sur la Place Saint-Pierre pour la Solennité des saints Pierre et Paul:

La liturgie de ce jour nous offre trois mots essentiels pour la vie de l’Apôtre : confession, persécution, prière.

La confession est celle de Pierre dans l’Evangile, quand la question du Seigneur, de générale devient particulière. En effet, Jésus demande d’abord : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » (Mt 16, 13). Chez la plupart des gens, il émerge de ce “sondage” que le peuple considère Jésus comme un prophète. Alors le Maître pose aux disciples la question vraiment décisive : « Et vous ? Que dites-vous? Pour vous qui suis-je ? » (v.15). A ce moment seul Pierre répond : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (v. 16). Voilà la confession: reconnaître en Jésus le Messie attendu, le Dieu vivant, le Seigneur de sa propre vie.

Cette question vitale, Jésus l’adresse aujourd’hui à nous, à nous tous, en particulier à nous pasteurs. C’est la question décisive, devant laquelle il n’y a pas de réponses de circonstance, parce que la vie est en jeu : et la question de la vie demande une réponse de vie. Car si l’on ne confesse pas Jésus Seigneur par sa propre vie, connaître les articles de foi sert à peu de choses. Aujourd’hui il nous regarde dans les yeux et demande : « Qui suis-je pour toi ? » Comme pour dire : « Suis-je encore, moi, le Seigneur de ta vie, la direction de ton cœur, la raison de ton espérance, ta confiance indestructible ? » Avec saint Pierre, renouvelons aujourd’hui, nous aussi, notre choix de vie comme disciples et apôtres. Passons de nouveau de la première à la seconde question de Jésus, pour être « à lui » non seulement en paroles, mais dans les faits et dans la vie.

Demandons-nous si nous sommes des chrétiens de salon, qui bavardent sur la manière dont vont les choses dans l’Eglise et dans le monde, ou plutôt des apôtres en chemin, qui confessent Jésus par la vie parce qu’ils l’ont dans le cœur. Celui qui confesse Jésus sait qu’il est tenu non seulement de donner son opinion mais de donner la vie ; il sait qu’il ne peut pas croire de manière tiède mais qu’il est appelé à “brûler” d’amour ; il sait que dans la vie il ne peut “se laisser vivre” ou s’installer dans le bien être, mais qu’il doit risquer de prendre le large, renouvelant chaque jour le don de soi. Celui qui confesse Jésus fait comme Pierre et Paul : il le suit jusqu’à la fin ; non jusqu’à un certain point, mais jusqu’à la fin, et il le suit sur son chemin, non pas sur nos chemins. Son chemin est le chemin de la vie nouvelle, de la joie et de la résurrection, le chemin qui passe aussi par la croix et par les persécutions.

Voilà le second mot, persécutions. Ce ne sont pas seulement Pierre et Paul qui ont donné le sang pour le Christ, mais toute la communauté, au début, a été persécutée, comme le rappelle le Livre des Actes des Apôtres (cf. 12, 1). Aujourd’hui aussi, en diverses parties du monde, parfois dans un climat de silence – un silence souvent complice -, beaucoup de chrétiens sont marginalisés, calomniés, discriminés, faits l’objet de violences même mortelles, souvent en l’absence d’engagement de la part de ceux qui pourraient faire respecter leurs droits sacrosaints.

Mais je voudrais surtout souligner ce que l’Apôtre Paul affirme avant d’« être – comme il écrit – offert en sacrifice » (2Tm 4, 6). Pour lui, vivre c’était le Christ (cf. Ph 1, 21), et le Christ crucifié (cf. 1Co 2, 1), qui a donné sa vie pour lui (cf. Ga 2, 20). Ainsi, fidèle disciple, Paul a suivi le Maître en offrant lui aussi sa vie. Sans la croix il n’y a pas de Christ, mais sans la croix il n’y a pas non plus de chrétien. En effet, « c’est le propre de la vertu chrétienne, non seulement de faire le bien, mais aussi de savoir supporter les maux » (Augustin, Disc. 46, 13), comme Jésus. Supporter le mal, ce n’est pas seulement avoir de la patience et aller de l’avant avec résignation ; supporter, c’est imiter Jésus : c’est porter le poids, le porter sur ses épaules pour lui et pour les autres. C’est accepter la croix, allant de l’avant avec confiance parce que nous ne sommes pas seuls : le Seigneur crucifié et ressuscité est avec nous. Ainsi, avec Paul nous pouvons dire qu’ « en toute circonstance nous sommes dans la détresse, mais sans être angoissés; nous sommes déconcertés, mais non désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés » (2Co 4, 8-9).

Supporter, c’est savoir vaincre avec Jésus à la manière de Jésus, non pas à la manière du monde. Voilà pourquoi Paul – nous l’avons entendu – se considère comme un vainqueur qui va recevoir la couronne (cf. 2Tm 4, 8) et il écrit : « J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi » (v. 7). L’unique conduite de son bon combat a été de vivre pour : non pour lui-même mais pour Jésus et pour les autres. Il a vécu “en courant”, c’est-à-dire sans s’épargner, mais au contraire en se consumant. Il dit avoir gardé une chose : non pas la santé, mais la foi, c’est-à-dire la confession du Christ. Par amour pour lui, il a vécu les épreuves, les humiliations et les souffrances, qu’il ne faut jamais rechercher mais accepter. Et ainsi, dans le mystère de la souffrance offerte par amour, en ce mystère que tant de frères persécutés, pauvres et malades incarnent encore aujourd’hui, resplendit la force salvifique de la croix de Jésus.

Le troisième mot est prière. La vie de l’Apôtre, qui jaillit de la confession et débouche en offrande, se déroule tous les jours dans la prière. La prière est l’eau indispensable qui nourrit l’espérance et fait grandir la confiance. La prière fait que nous nous sentons aimés et nous permet d’aimer. Elle nous fait aller de l’avant dans les moments sombres, car elle allume la lumière de Dieu. Dans l’Eglise c’est la prière qui nous soutient tous et nous fait surmonter les épreuves. Nous le voyons encore dans la première lecture : « Tandis que Pierre était ainsi détenu dans la prison, l’Eglise priait Dieu pour lui avec insistance » (Ac 12, 5). Une Eglise qui prie est gardée par le Seigneur et marche en sa compagnie. Prier c’est lui confier le chemin pour qu’il en prenne soin. La prière est la force qui nous unit et nous soutient, le remède contre l’isolement et l’autosuffisance qui conduisent à la mort spirituelle. Car l’Esprit de vie ne souffle pas si l’on ne prie pas, et sans prière les prisons intérieures qui nous retiennent captifs ne s’ouvrent pas.

Que les saints Apôtres nous obtiennent un cœur comme le leur, fatigué et pacifié par la prière : fatigué parce qu’il demande, frappe et intercède, chargé de beaucoup de personnes et de situations à confier ; mais en même temps pacifié, parce que l’Esprit apporte consolation et force quand on prie. Combien il est urgent dans l’Eglise d’avoir des maîtres de prière, mais avant tout d’être des hommes et des femmes de prière, qui vivent la prière !

Le Seigneur intervient quand nous prions, lui qui est fidèle à l’amour que nous lui avons confessé et qui nous est proche dans les épreuves. Il a accompagné le chemin des Apôtres et il vous accompagnera vous aussi, chers frères Cardinaux, ici réunis dans la charité des Apôtres qui ont confessé la foi par le sang. Il sera aussi proche de vous, chers frères Archevêques qui, en recevant le Pallium, serez confirmés à vivre pour le troupeau, en imitant le Bon Pasteur qui vous soutient en vous portant sur ses épaules. Que le Seigneur lui-même, qui désire ardemment voir tout son troupeau réuni, bénisse et garde aussi la Délégation du Patriarche Œcuménique, et le cher frère Bartholomée, qui l’a envoyée en signe de communion apostolique.

[01027-FR.01] [Texte original: Italien]

Le pallium est une sorte de large collier de laine. Orné de six croix noires, il comporte trois longues pièces lestées de morceaux de plomb dont deux pendent sur la poitrine et l’autre dans le dos.

La laine utilisée pour confectionner le pallium vient de deux agneaux offerts chaque année au Pape en la fête de sainte Agnès, le 21 janvier. Les agneaux sont d’abord conduits à l’église Ste-Agnès où ils sont bénis. Ils arrivent coiffés de deux couronnes de fleurs, l’une blanche et l’autre rouge. Celles-ci représentent la pureté d’Agnès, que les archevêques doivent tendre à imiter, et le martyre d’Agnès, que les archevêques doivent être prêts à subir. Les agneaux sont ensuite tondus et les pallia confectionnés. La veille de la solennité des grands apôtres Pierreet Paul (le 28 juin), les palliums sont déposés pour la nuit dans le cercueil d’argent qui siège au-dessus de la tombe de Pierre dans la crypte vaticane. Le lendemain (29 juin), les palliums sont remis aux nouveaux archevêques métropolitains. Cette cérémonie est la seule occasion où plus d’un évêque peut revêtir le pallium en même temps. De façon symbolique, le Pape partage avec les archevêques sa mission de « nourrir mes agneaux et mes brebis » confiée par Jésus à Pierre (voir Jean 21, 15-19). La laine sur les épaules évoque l’image de la brebis que le Bon Pasteur prend sur ses épaules. Elle rappelle également aux archevêques le poids de leurs fonctions. En conférant le pallium à chaque nouvel archevêque, le Saint-Père lui impose une part du poids et des responsabilités qu’il porte lui-même.

Homélie du pape François lors du Consistoire pour la création de 5 nouveaux cardinaux

Aujourd’hui à 16 heures en la basilique Saint-Pierre de Rome, le pape François a tenu un Consistoire ordinaire public en vue de la création de cinq nouveaux cardinaux. La partie essentielle de cette cérémonie comprend l’imposition de la barrette, la présentation de l’anneau ainsi que l’assignement d’un titre de diaconie qui signifie service. La célébration a débuté par  des prières, entre autres d’action de grâce, et la lecture d’un passage de l’Évangile selon saint Marc (10, 32-45).

Par la suite, le Saint-Père a lu la formule de création des cardinaux et prononcé solennellement le nom des nouveaux cardinaux, proclamant ainsi leur ordre officiel. Le rite s’est poursuivi avec la profession de foi des nouveaux cardinaux devant le Peuple de Dieu ainsi que le serment de fidélité et d’obéissance au pape François et à ses successeurs.

Finalement, les nouveaux cardinaux, selon l’ordre de leur création, se mettent à genoux devant le Saint-Père qui leur impose le zucchetto et la barrette cardinalice et leur remet l’anneau de cardinal. Le Pape assigne à chaque cardinal une église de Rome en signe de participation à la charge pastorale du Pape dans son diocèse de Rome. Cette partie de la célébration se termine par l’échange de la paix entre le Pape et les nouveaux cardinaux.

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’homélie du pape François telle que prononcée lors de ce consistoire :

«Jésus marchait devant eux». C’est l’image qui nous vient de l’Évangile que nous avons entendu (Mc 10, 32-45), et qui constitue aussi l’arrière-fond de l’acte que nous accomplissons: un Consistoire pour la création de nouveaux Cardinaux.

Jésus marche résolument vers Jérusalem. Il sait bien ce qui l’attend et il en a parlé plusieurs fois à ses disciples. Mais entre le cœur de Jésus et le cœur des disciples, il y a une distance, que seul l’Esprit Saint pourra combler. Jésus le sait; c’est pourquoi, il est patient avec eux, il leur parle avec franchise, et surtout il les précède, il marche devant eux.

Le long du chemin, les disciples eux-mêmes sont distraits par des intérêts non cohérents avec la “direction” de Jésus, avec sa volonté qui ne fait qu’un avec la volonté du Père. Par exemple – nous l’avons entendu – les deux frères Jacques et Jean pensent qu’il serait beau de s’asseoir à la droite et la gauche du roi d’Israël (cf. v. 37). Ils ne regardent pas la réalité! Ils croient voir et ne voient pas, savoir et ne savent pas, comprendre mieux que les autres et ne comprennent pas…

La réalité au contraire est tout autre, c’est celle que Jésus garde présente à l’esprit et qui guide ses pas. La réalité, c’est la croix, c’est le péché du monde qu’il est venu prendre sur lui et déraciner de la terre des hommes et des femmes. La réalité, ce sont les innocents qui souffrent et meurent à cause des guerres et du terrorisme; ce sont les esclavages qui ne cessent pas de nier la dignité, même à l’époque des droits humains; la réalité, ce sont les camps de réfugiés qui parfois ressemblent plus à un enfer qu’à un purgatoire; la réalité, c’est le rejet systématique de tout ce qui ne sert plus, y compris les personnes.

C’est cela que Jésus voit, tandis qu’il marche vers Jérusalem. Durant sa vie publique, il a manifesté la tendresse du Père, guérissant tous ceux qui étaient sous l’emprise du malin (cf. Ac 10, 38). Maintenant il sait qu’est venu le moment d’aller au bout, d’arracher la racine du mal, et pour cela, il va résolument vers la croix.

Nous aussi, frères et sœurs, nous sommes en chemin avec Jésus sur cette route. En particulier, je m’adresse à vous, très chers nouveaux Cardinaux. Jésus « marche devant vous » et il vous demande de le suivre résolument sur son chemin. Il vous appelle à regarder la réalité, à ne pas vous laisser distraire par d’autres intérêts, par d’autres perspectives. Il ne vous a pas appelés à devenir “des princes” de l’Église, à “être assis à sa droite ou à sa gauche”. Il vous appelle à servir comme lui et avec lui. A servir le Père et les frères. Il vous appelle à affronter, avec la même attitude que lui, le péché du monde et ses conséquences dans l’humanité d’aujourd’hui. En le suivant, Lui, vous marchez vous aussi devant le peuple saint de Dieu, gardant le regard fixé sur la croix et sur la résurrection du Seigneur.

Et alors, par l’intercession de la Vierge Mère, invoquons avec foi l’Esprit Saint, pour qu’il comble toute distance entre nos cœurs et le cœur du Christ, et que toute notre vie devienne un service à Dieu et à nos frères.

[01026-FR.01] [Texte original: Italien]

Échos du Vatican

Pour cette dernière émission de la saison nous revenons notamment sur le congrès mondial de SIGNIS, et nous vous partageons le programme du Pape et du Vatican pour la saison estivale, jusqu’au mois de septembre.

Homélie du Cardinal Gérald Cyprien Lacroix pour le Congrès SIGNIS 2017

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’homélie du Cardinal de Monsieur le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, Archevêque de Québec et Primat du Canada telle que prononcée lors de la Messe pour le Congrès mondial de Signis 2017 en la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec, Québec, 21 juin 2017:

« Restons connectés pour dire l’espérance »

Très chers frères et sœurs,

Chères communicatrices, chers communicateurs venus de toutes les régions du monde,

Vous avez sûrement remarqué que la Parole de Dieu qui vient de nous être proclamée parle essentiellement de semence, de croissance et de fécondité. Des thèmes bibliques riches et fort signifiants pour notre réflexion au cœur de votre Congrès mondial.

Dans les récits de la création dans le livre de la Genèse, on nous présente un jardin créé par Dieu, un jardin très fécond où tout pousse, où tout est bon et généreux. Un jardin qui dépeint l’explosion de la Vie, semence de Dieu sur cette terre, notre maison commune. La création est sans contredit une manifestation exubérante de cette vie divine et de sa fécondité. Mais Dieu n’avait pas encore dit son dernier mot.

Le Seigneur n’a pas seulement créé ce monde, créé l’homme et la femme pour qu’ils y vivent en les laissant seuls. Dès le début, il entre en relation et propose une grande amitié, une Alliance avec les humains que nous sommes. Du jamais vu, de l’inédit. Notre Dieu n’est pas un grand silencieux qui nous regarde passivement du haut du ciel. Il parle, il prend l’initiative d’entrer en dialogue avec nous. Et petit à petit, nous découvrons que sa Parole est bienfaisante, pleine de vie. Elle libère et remet debout, elle met en marche. Elle produit des fruits. Il n’y a pas seulement que les semences du jardin qui produisent du fruit, la Parole en produit aussi.

La Palabra de Dios es vida y produce frutos abundantes. Nos lo recordó el profeta Isaías : “Así dice el Señor: como bajan la lluvia y la nieve de los cielos y no vuelven allá sin haber empapado la tierra, sin haberla fecundado y haberla hecho germinar, para que dé la simiente para sembrar y el pan para comer, así será la palabra que salga de mi boca. No volverá a mí con las manos vacías sino después de haber hecho lo que yo quería, y haber llevado a cabo lo que le encargué”.

Ustedes que obran en los medios de comunicación, siembran a diario la semilla de la Palabra a través de sus artículos, programas, reportajes, entrevistas, testimonios. Siembran con fe y audacia porque bien saben que esa divina semilla es fecunda y pronto o tarde producirá frutos en los corazones. En décadas pasadas, el jardín de los medios de comunicación era bien definido; un periódico o una revista llegaba a sus suscriptores ; un programa de televisión a los que tenían antena sobre su techo. Hoy en día, gracias a internet y a las nuevas tecnologías, su jardín se ha ampliado a las dimensiones del mundo. ¡Qué bendición y a la vez, qué responsabilidad! Ustedes tienen una oportunidad sin precedentes de proclamar y hacer llegar la Palabra de Dios a tantas personas, de entrar en lugares que nosotros no logramos acceder. Tengan fe que lo que ustedes siembran a diario a través de su trabajo no retorna a Dios sin haber producido lo que Él quiere.

Saint John, in his first Letter, shares a vibrant expression of his faith: “We declare to you what was from the beginning, what we have heard, what we have seen with our eyes, what we have looked at and touched with our hands, concerning the word of life — this life was revealed, and we have seen it and testify to it…”.  John’s personal encounter, his experience with Jesus Christ transforms him into a great communicator, a missionary able to spread the Good News of the death and resurrection of Christ to the world.

No Facebook account yet, no Tweets, no printing presses or 4K Pro video cameras, no internet or optical fiber were anywhere to be seen, and yet the Gospel spread all over the world and has reached all of us, who represent close to 50 countries.

I’m not a specialist in communications, but my humble conclusion when I hear this and listen to the Gospel is that the strength, the vigor is not in the means or the apostle, but in the seed, in the Word of God, in the Word of God made flesh, Jesus Christ. Pope Francis put it well in this year’s Message for World Communications Day: “Confidence in the seed of God’s Kingdom and in the mystery of Easter should also shape the way we communicate. This confidence enables us to carry out our work – in all the different ways that communication takes place nowadays – with the conviction that it is possible to recognize and highlight the good news present in every story and in the face of each person”.

That is where we find Hope to pursue our mission. Of course, we continue to strive to put to use the most modern means of communication, the best technologies and prepare ourselves to be as professional as we can, but we do not forget that the power, the strength, the Life, is in the seed. the Word of God, the Incarnate Word who gave His Life so we may have abundant life and eternal life. What a humbling and exciting experience for all of you communicators who are called to exercise this vital mission in today’s world.

 Nous sommes familiers avec la parabole du semeur. Je ne suis pas sûr que votre chef de pupitre aurait accepté autant de répétition dans une même phrase : « Le Semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin ». Semeur, semer, semence, semait… ce n’est pas fort en composition si on regarde ça d’un point de vue littéraire. Cependant, la parabole de Jésus nous laisse bien entrevoir la générosité de Dieu qui, comme ce semeur, sème la Parole partout généreusement, même sur des terrains qui à première vue sont stériles. Il est vrai que les chances sont meilleures pour la semence lorsqu’elle tombe dans une bonne terre, une terre accueillante et dégagée de tout obstacle.

Rappelons-nous toutes les fois où Jésus s’est approché des pécheurs qui à prime abord semblaient fermés, endurcis ou très souffrants. Ils ont pourtant accueilli la Parole du Sauveur et leur vie en a été transformée. Pensons encore à Zachée, au démoniaque de Gérasa, à la femme adultère, à Marie-Madeleine, au bon larron. Frères et sœurs, restons connectés à la puissance de la Parole pour dire l’espérance à un monde qui a un profond besoin de lumière et de Vie.

Je me souviens alors que j’étais jeune prêtre, d’un matin où l’on sonne à ma porte à six heures. Je réponds et un homme demande à me rencontrer. Je ne le connais pas. Il m’avoue arriver d’un motel où il a passé la nuit avec une femme qui n’est pas la sienne. Elle est partie vers deux heures du matin. Il décide alors de regarder la télévision dans sa chambre, seul. En faisant le tour des chaînes, il tombe sur un programme de la télévision communautaire qui présente un extrait de conférence de Jean Vanier. Il est bouleversé par les propos qu’il vient d’entendre et se sent appelé à changer de vie par l’Évangile proclamé dans cette conférence. Ne sachant plus quoi faire, il décide de rencontrer un prêtre. Ce moment fut l’occasion d’une conversion profonde et toute sa vie a changé de direction. Par la suite, il a souvent témoigné publiquement de sa conversion. La Parole qui touche le cœur et produit des fruits de conversion et de vie l’a rejoint là où il se trouvait. Ne l’oublions jamais !

Nos saints fondateurs et fondatrices à Québec nous ont laissé le témoignage d’une foi profondément enracinée dans le Christ et sa Parole. Sainte Marie de l’Incarnation et la bienheureuse Marie-Catherine de Saint-Augustin sont arrivées en Nouvelle-France au début du 17e siècle, alors que tout était à construire. Les défis étaient de taille et les dangers omniprésents. Les longs hivers québécois à l’époque – ils le sont encore aujourd’hui – et la précarité de la communauté naissante présentaient des obstacles majeurs à surmonter. Et pourtant, ces femmes n’y ont pas seulement survécu, elles y ont vécu leur mission respective dans l’éducation et la santé avec brio. C’était des femmes d’espérance, connectées à la Source qu’est la Parole de Dieu et à une relation intime avec lui; des missionnaires habitées par un zèle apostolique qui a produit de grands fruits. Leur vie nous inspire encore aujourd’hui.

Un journaliste du journal Le Soleil, Louis-Guy Lemieux a écrit ces lignes qui en disent long sur Marie de l’Incarnation : « Plus que Champlain, le fondateur, plus que Louis Hébert, le premier habitant enraciné, plus que Jean Talon, le solide intendant, plus que Louis Jolliet, l’explorateur et découvreur du Mississippi, plus que ces aventuriers de robe ou d’épée, flamboyants ou profiteurs, c’est elle, Marie Guyart qui incarne le mieux le courage et la ténacité des premiers Canadiens. Ses contemporains se reconnaissent en elle. Sans quitter son couvent, elle aura été le ciment de la Nouvelle-France[1]. » Marie de l’Incarnation et Marie-Catherine de Saint-Augustin furent de grandes communicatrices de l’espérance et de l’Évangile, par le don de leur vie au service de la mission. Des femmes connectées qui ont su vivre et dire l’espérance qui les habitaient.

Notre premier évêque, saint François de Laval, canonisé par le pape François en 2014, a su soutenir la communauté naissante en Nouvelle-France malgré les nombreux obstacles et tempêtes qu’il a rencontrés. Il ne s’est pas laissé effrayer ou démotiver car son cœur était empreint de confiance en Dieu. Il aimait dire : « Il nous faut mettre toute notre confiance et notre force en Dieu… Il faut se laisser conduire par la Providence. » Ou encore : « Que les missionnaires se souviennent que la semence de la Parole de Dieu porte son fruit dans la patience. » Soyons, nous aussi, habités par cette confiance en Dieu et sa en Parole et ayons la patience de laisser croître ce qui est semé dans les cœurs par notre travail quotidien.

On this shared day that brings together delegates from the SIGNIS World Congress and the Catholic Press Association of the United States and Canada, may the Lord bless you and all you do so that His Word of Life and Hope may reach the ends of the world. May he sustain you and your colleagues in the mission we all share in the Church through our different vocations and charisms, to proclaim what we have seen with our eyes and heard with our ears, what we have touched: Jesus Christ, the Living One, who is with us and who sends us out to share His Good News.

 Señor, Padre nuestro, que tu Palabra cumpla su obra en nuestras palabras y obras para que muchos y muchos lleguen a conocerte, amarte y servirte.

Restons connectés pour dire l’espérance !

[1] Le Soleil, 16 mars 1997.

Échos du Vatican

Nous parlons dans cette émission de la rencontre entre le pape François et une trentaine de réfugiés, dans la cadre de la Journée mondiale des réfugiés. Et nous entendrons le P.Thomas Rosica nous parler du congrès mondial de SIGNIS qui se tient ces jours-ci à Québec.

Échos du Vatican

Retour dans cette émission sur l’importante rencontre entre le Saint-Père et les responsables de la Conférence épiscopale du Vénézuela, alors que le pays est plongé dans une grave crise politique, économique, et sociale.