Par Sébastien Lacroix
Dans la foulée des conférences hommages au père Jean-Marie Tillard commanditées par les Dominicains de la province canadienne, on avait invité le Très Révérend John Hind, évêque anglican de Chichester, à présenter une conférence vendredi dernier à l’Université de St. Michael’s College portant sur l’avenir du dialogue anglican-catholique. Mgr Hind fait partie de la Commission Faith and Order du Conseil oecuménique des Églises. Deux membres de cette commission sont d’ailleurs catholiques, le père Tillard ayant déjà été l’un d’eux. L’Église catholique ne fait toutefois pas partie du Conseil oecuménique des Églises. Bien que l’Église catholique reconnaisse que l’Église du Christ est présente et agissante dans les Églises et les Communautés ecclésiales qui ne sont pas encore en pleine communion avec l’Église catholique, grâce aux éléments de sanctification et de vérité qu’on y trouve , l’Église du Christ ne subsiste qu’au sein de l’Église catholique. La Congrégation pour la doctrine de la foi a d’ailleurs publié une note à cet effet au cours de l’été.
L’évêque anglican a vendredi fait un survol historique de l’évolution du dialogue entre les deux églises. Réaliste, il a fait état des difficultés vécues au sein de la communion anglicane qui est au bord du schisme. Deux questions sont au cœur du débat qui ronge cette Église. D’abord la question de l’ordination épiscopale d’hommes homosexuels qui s’affichent et ont un partenaire. L’autre point de litige porte sur la bénédiction de mariage entre conjoints de même sexe. Ces deux points sont issus de l’Église épiscopalienne (les Anglicans des États-Unis) qui veut que le reste de la communion adopte ses positions. De plus en plus de voix à travers le monde anglican s’élèvent en ce moment pour dire à l’Église épiscopalienne: Assez !
Il était triste d’écouter l’évêque Hind nous dire que des prêtres de son diocèse se tournent le dos et refusent carrément de reconnaître leurs confrères. Un schisme aurait lieu au sein même des paroisses et diocèses anglicans du monde entier. Imaginez votre communauté chrétienne qui se scinde en deux ! Pour Mgr Hind, il serait terrible que la communion anglicane éclate à cause de questions qui, de son avis, ne se rapportent pas au cœur de la foi chrétienne.
Toute cette dispute risque de nuire au dialogue entre anglicans et catholiques. Pour ces derniers, il serait facile de rester les bras croisés et regarder ses frères et sœurs se déchirer. Après tout, diraient-ils, nous pourrions en bénéficier. Pas si vite. La division au sein des Églises affecte l’ensemble des chrétiens, y compris les catholiques. Pour le père Tillard, la division demeure le plus grand scandale de l’histoire de l’Église, un péché contre le Saint Esprit, le grand obstacle à l’évangélisation. Et il insiste: « Notre attachement à nos différences confessionnelles vient plus de la peur de perdre notre identité que d’un intérêt profond pour la vérité (Je crois en dépit de tout, Cerf, 2001). »
Prier pour nos frères et sœurs de la communion anglicane, aller vers eux et leurs dire que nous les estimons, que nous les aimons et que nous voulons travailler avec eux pour parvenir à cette unité : voilà ce que nous pouvons faire.

L’évangile d’aujourd’hui retrace l’appel de l’apôtre Matthieu. Matthieu était un collecteur d’impôts et, par son métier, il gagnait son pain en collectant une taxe auprès de ceux qui voyageaient sur la route commerciale locale. On peut imaginer que Matthieu en serait venu à connaître Jésus, qui passait régulièrement sur cette route. Apparemment, chaque fois que Jésus donnait une pièce de monnaie à Matthieu, il lui offrait bien plus que le simple désir de « rendre à César ce qui appartient à César. »

La vie de Mère Teresa n’était pas un cliché. Nous vivons à l’ère des manchettes chocs. Alors que tout va très vite, on répond aux grands enjeux de notre époque sans réfléchir, comme des poules sans tête. La vie de Mère Térésa était une métaphore de dévouement désintéressé et de sainteté. C’est pourquoi tant de jeunes femmes de presque partout et de tant d’origines continuent d’entrer chez les Missionnaires de la Charité. Mère Teresa fonda un ordre qui compte désormais plus de 4500 femmes qui oeuvrent dans plus de cent pays. Elles gèrent plus de 500 maisons, hospices et refuges pour des milliers de mourants et de délaissés, en plus de centaines d’écoles, cliniques mobiles, maisons pour les lépreux et les sidéens. Bien que la chanteuse soit partie, le chant de l’amour, de la charité et de l’espérance continue d’être chanté par ces anges de la miséricorde qui découvre Jésus dans la détresse du pauvre.
Dieu merci pour des saints comme Teresa de Calcutta et ses disciples comme S. Nirmala Joshi qui continuent de nous rappeler que la sainteté, la bonté, la joie, la générosité et la paix demeurent possibles dans un monde si compliqué. De son vivant, Mère Teresa a dû faire face aux ombres du doute, à l’angoisse et à la nuit profonde de sa foi. Ces expériences l’ont purifiée et lui ont permis de rejoindre la multitude des saints, mystiques et bienheureux qui ont vécu des expériences similaires sur leurs chemins vers la sainteté.
Cette parole de l’ange Gabriel à Marie, rapportée par l’évangile de saint Luc que nous venons d’entendre, éclaire l’existence de chacun de ceux que Dieu appelle et qu’Il accueille dans son alliance. Elle éclaire particulièrement la vie du cardinal Jean-Marie Lustiger que nous accompagnons aujourd’hui tandis qu’il entre dans la lumière de Dieu et avant que son corps ne repose dans sa cathédrale.
Le Secrétaire d’état du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone vient de recevoir le prix Gaudium et Spes, à la 125ième convention suprême des Chevaliers de Colomb. Je désire donc réfléchir avec vous, durant quelques jours sur cette encyclique et en particulier sur l’article 43 ou comment la foi informe la vie du croyant…
Nombreux sont les prélats, évêques et cardinaux, qui se sont rendus à Nashville USA pour la 125ième convention suprême. Dans une entrevue accordée cet après-midi dans le cadre de Zoom, Mgr André Gaumond, archevêque de Sherbrooke et Président de la CECC, a expliqué que les C de C sont essentiels pour réaliser la mission de l’Église. Et comment! Dans son discours sur la situation des chevaliers, le chevalier suprême Carl Anderson faisait état de millions d’heures de bénévolat des C de C en 2006. Chiffré par le Independant Institute, ce temps vaut environ 1,3 milliard de dollars. À 18,77 l’heure, faites le calcul… Plus encore, le district d’état du Québec fut le plus généreux, en contribuant plus de 7,8 millions de dollars aux charités de l’Ordre. Comme quoi les Chevaliers demeurent une force et une ressource incontournable pour l’Église et pour la société en général.