Par Benoît Lévêque
Du 28 décembre 2007 au 1er janvier 2008 se tenait à Calgary Rise Up, la conférence nationale du CCO (Catholic Christian Outreach), un mouvement étudiant anglophone qui œuvre dans les universités canadiennes. Pour l’occasion, près de 500 jeunes venus de 60 collèges et universités de tout le Canada se sont rassemblés autours du thème : « La renaissance de l’Espérance ».
Venant de France, c’était la première fois que je rencontrais ce mouvement. Je dois dire que ce fut une heureuse découverte. Le CCO est un réseau d’équipes d’étudiants qui témoignent de leur Foi dans les universités. Il connaît une croissance rapide et fêtera ses 20 ans cette année. Pendant 4 jours j’ai participé à cet évènement annuel où des jeunes se retrouvent pour prier, se former, partager leur foi et pour fêter l’entrée dans la nouvelle année. J’ai vu des chrétiens heureux qui n’ont pas peur de mettre le Christ au cœur de leurs vies. Ils s’engagent tout au long de l’année dans les universités pour transmettre l’Évangile à leur génération. Certains parmi eux suivent une formation plus longue pour devenir missionnaire à plein temps sur les campus.
Dans un contexte où témoigner de sa foi est difficile, je pense que la structure et les outils du CCO répondent bien au désir d’évangélisation des jeunes catholiques. Plusieurs évêques présents sont intervenus au cours de conférences sur le thème de l’Espérance. Il me semble que ce thème a été apprécié. Alors qu’un courant de pensée voudrait que la jeunesse soit définitivement éloignée de l’Église, la réponse enthousiaste de ces étudiants montre qu’il n’en est rien. Je peux témoigner qu’il s’agit de jeunes « normaux » qui sont capable de réfléchir et d’être réaliste, mais leur Espérance les pousse à aller de l’avant. Ils ont remarqué que beaucoup de jeunes ne sont pas croyants simplement parce qu’ils n’ont pas rencontré de témoins. Aujourd’hui, ils répondent avec joie aux appels pour une nouvelle évangélisation de Jean-Paul II et de Benoît XVI.
Je dois dire que les jeunes que j’ai vu durant ces quelques jours m’ont permis d’avoir une opinion très positive sur le CCO. Prochainement le CCO prendra part au Congrès Eucharistique de Québec en organisant une mission intitulée « Rencontrer Jésus » qui se tiendra du 4 mai au 24 juin 2008. Vous pourrez peut-être rencontrer ces jeunes témoins à cette occasion.


Le temps de l’Avent c’est la saison des prophètes de l’Ancien Testament… leurs paroles sont l’épanouissement d’une longue tradition israélite d’espérance pour la justice, paix et communion avec Dieu qui est le Père et Créateur de l’humanité. Après la mort des prophètes, même si leurs paroles semblaient déjà avoir été accomplies, elles ont été transmises et sont devenues le véhicule à travers lequel la communauté exprimait ses espoirs, ses rêves et ses aspirations.
Lourdes continue à être pour moi et pour beaucoup une icône prépondérante de l’évangélisation et un témoignage vivant pour l’Évangile de la Vie. Il existe très peu de lieux de pèlerinages dans le monde où il est possible de faire l’expérience du mystère de la Croix et de la signification de la souffrance rédemptrice qui sont au coeur de la vie chrétienne. Lourdes en fait partie.
Le Canada est en deuil ce matin suite au décès d’un de ses grands citoyens. Peut-être sursauterez-vous chers amis lecteurs de ce blogue en lisant ces lignes, mais je suis un grand admirateur de Jacques Hébert. Je ne veux pas ici faire l’éloge du laïciste, certain diront anticlérical, qu’il était. Non. Monsieur Hébert était un humaniste, un assoiffé de justice et un homme de grands principes. Mais pour des milliers de jeunes Canadiens dont je suis, Jacques Hébert fut avant tout un père. Je ne parle pas ici d’un préfet de discipline, bien qu’il fut le whip de notre Chambre Haute, mais plutôt de quelqu’un qui donne tout ce qu’il peut à sa progéniture afin qu’elle vole de ses propres ailes.