Par le père Thomas Rosica, c.s.b.,
Directeur-général de la Télévision Sel et Lumière
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C’est déjà le temps de l’Avent! Pendant ce temps de désir et d’attente, nous sommes invités à prier et à réfléchir à la Parole de Dieu, mais surtout, à devenir un reflet de la lumière du Christ. Mais nous savons tous combien il est difficile d’être miroir de la lumière du Christ, particulièrement quand nous sommes désabusés de la vie, nous nous sommes habitués à l’existence ombragée du monde ou nous avons cultivé la médiocrité et le vide. L’Avent nous rappelle que nous devons être prêts à rencontrer le Christ à chaque moment de notre vie. Comme une alarme de sécurité réveille le propriétaire de la maison, l’Avent réveille les chrétiens qui sont en danger de sommeiller dans leur propre vie.
Après quoi ou après qui attendons-nous dans la vie? Dis-moi qui tu attends et je te dirai qui tu es. Pour quelles vertus ou grâces prions-nous cette année? Désirons-nous la guérison et la réconciliation dans nos relations brisées? Quelle signification et compréhension désirons-nous avoir au milieu de notre propre obscurité, tristesse et mystère? Comment vivons-nous nos promesses baptismales? Quelles qualités de Jésus cherchons-nous dans nos propres vies pour cet Avent? Plusieurs fois, des petites choses, des qualités, des dons ou les gens que nous croisons nous font prendre conscience de ce que nous sommes vraiment. L’Avent est un temps pour ouvrir nos yeux, s’unir dans la foi, prêter attention et garder la perspective de la présence de Dieu dans le monde et dans nos propres vies.
Notre propre baptême est une part de la mission messianique de Jésus. Tous ceux qui partagent cette mission partage aussi des responsabilités royales, particulièrement le soin des affligés et des blessés. L’Avent est une merveilleuse occasion pour «activer » notre promesse baptismale et notre engagement en tant que baptisé. Cette année pour l’Avent, nous nous efforçons d’être le sel, cette saveur qui donne du goût et un sens à la vie chrétienne. Nous désirons être lumière « reflétant la brillance du Christ » à tous ceux et celles que nous rencontrons chaque jour.
Cette année pour l’Avent, permettez-moi de vous suggérer de rétablir les liens après une querelle. Construisez la paix.
Recherchez un ami oublié. Mettez de côté le soupçon et remplacez-le par la confiance. Écrivez une lettre d’amour.
Partagez quelques trésors.
Donnez une réponse aimable bien que vous vouliez répondre durement. Encouragez un jeune à croire en lui.
Manifestez votre fidélité dans la parole et dans l’action.
Tenez une promesse. Trouvez et donnez-vous du temps.
Laisser tomber une rancune. Pardonnez à un ennemi.
Célébrez le Sacrement du Pardon. Soyez plus à l’écoute.
Présentez des excuses si vous avez eu tort.
Soyez aimable même si vous vous sentez mal!
Essayez de comprendre. Méprisez l’envie.
Portez attention aux exigences que vous avez envers les autres.
Pensez d’abord à quelqu’un d’autre. Appréciez.
Soyez aimable, et doux. Riez un peu. Riez un peu plus.
Méritez la confiance. Armez-vous contre la malice.
Décriez la suffisance. Faites preuve d’une gratitude formelle.
Allez à l’église. Accordez-vous un petit moment à l’église plus long que d’habitude. Réjouissez le cœur d’un enfant.
Prenez le plaisir dans la beauté et l’étonnement de la terre.
Parlez de votre amour. Parlez en toujours et encore.
Parlez de cela même plus fort. Parlez de cela tranquillement. Réjouissez-vous, car le Seigneur est proche!
Je vous souhaite un joyeux temps de l’Avent! Restez des nôtres pendant ce temps liturgique fort afin que vous puissez vous rappelez de la raison pour cette saison!
Le 49e Congrès eucharistique international se déroulera du 15 au 22 juin 2008 dans la ville de Québec. Cet événement international constituera le sommet des Fêtes religieuses qui auront lieu à l’occasion du 400e anniversaire de la Ville de Québec. Les catholiques du monde entier sont invités à se rassembler tous les quatre ans pour réfléchir au grand mystère de l’Eucharistie. C’est en 1910 que le Congrès eucharistique international s’est tenu au Canada pour la dernière fois. En 2008, l’Église de Québec accueille l’Église tout entière pour célébrer le Christ vivant sous le thème : « L’Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde ».
C’est dans la lumière de la fête de tous les saints que nous faisons mémoire, le 2 novembre, de tous les fidèles défunts. Ce jour est un jour où l’on se souvient, mais aussi où l’on peut parler de la mort et en parler sereinement, puisque nous ne sommes pas dans le moment du deuil.
Être délivrés de la mort ? Nous le pouvons avec le Christ : Premier-né de toute créature, il est aussi le Premier-né d’entre les morts (Col 1, 13-18). La résurrection du Christ – et le Christ ressuscité lui-même – est principe et source de notre résurrection future. Mais déjà, vivant avec lui, nous n’avons plus peur de la mort. La mort que nous redoutions, que nous haïssions, la mort au «dard venimeux» (1 Co 15, 56) n’a plus d’emprise sur nous. Saint Paul va jusqu’à dire qu’elle «représente un gain» (Ph 1, 21-23). Elle nous fait mesurer combien chaque instant est précieux, chaque rencontre est unique, chaque amour est fragile. Envisagée dans la foi au Christ, elle devient le lieu de notre rencontre heureuse avec lui: « Le péché nous fait vivre à la surface de nous-mêmes; nous ne rentrons en nous que pour mourir, et c’est là qu’il nous attend. »