Par Sébastien Lacroix
Le Canada est en deuil ce matin suite au décès d’un de ses grands citoyens. Peut-être sursauterez-vous chers amis lecteurs de ce blogue en lisant ces lignes, mais je suis un grand admirateur de Jacques Hébert. Je ne veux pas ici faire l’éloge du laïciste, certain diront anticlérical, qu’il était. Non. Monsieur Hébert était un humaniste, un assoiffé de justice et un homme de grands principes. Mais pour des milliers de jeunes Canadiens dont je suis, Jacques Hébert fut avant tout un père. Je ne parle pas ici d’un préfet de discipline, bien qu’il fut le whip de notre Chambre Haute, mais plutôt de quelqu’un qui donne tout ce qu’il peut à sa progéniture afin qu’elle vole de ses propres ailes.
C’est après mes études au Cégep de Sherbrooke que je suis parti avec Jeunesse Canada Monde pour le Manitoba et Cuba. Le choc des cultures fut plus brutal pour moi dans les Prairies que dans l’île de Fidel. Je parlais mieux l’espagnol que l’anglais et je ne connaissais presque rien de la culture anglophone de mon pays. Un monde de possibilités s’est alors ouvert à moi.
En 2005, j’eus la chance de me joindre à une délégation de dignitaires et d’anciens participants pour une visite officielle à Cuba dans le cadre du 10e anniversaire du programme là-bas et susciter l’intérêt de donneurs potentiels. Jacques Hébert conduisait la délégation, lui qui était respecté et adoré par beaucoup de Cubains. Il savait très bien qu’en mêlant tout ce beau monde et en allant rencontrer les participants au programme JCM cette année-là, quelque chose allait se passer. Notre semaine fut extraordinaire parce qu’à l’échelle humaine. Et c’est là que j’ai appris que chaque rencontre que nous faisons est importante. Jeunesse Canada Monde et Katimavik sont fondés sur la rencontre des mondes, celle entre personnes d’horizons différents. Jacques Hébert fut un artisan de paix.
Merci Monsieur Hébert d’avoir offert le monde aux jeunes.

Le 49e Congrès eucharistique international se déroulera du 15 au 22 juin 2008 dans la ville de Québec. Cet événement international constituera le sommet des Fêtes religieuses qui auront lieu à l’occasion du 400e anniversaire de la Ville de Québec. Les catholiques du monde entier sont invités à se rassembler tous les quatre ans pour réfléchir au grand mystère de l’Eucharistie. C’est en 1910 que le Congrès eucharistique international s’est tenu au Canada pour la dernière fois. En 2008, l’Église de Québec accueille l’Église tout entière pour célébrer le Christ vivant sous le thème : « L’Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde ».
C’est dans la lumière de la fête de tous les saints que nous faisons mémoire, le 2 novembre, de tous les fidèles défunts. Ce jour est un jour où l’on se souvient, mais aussi où l’on peut parler de la mort et en parler sereinement, puisque nous ne sommes pas dans le moment du deuil.
Être délivrés de la mort ? Nous le pouvons avec le Christ : Premier-né de toute créature, il est aussi le Premier-né d’entre les morts (Col 1, 13-18). La résurrection du Christ – et le Christ ressuscité lui-même – est principe et source de notre résurrection future. Mais déjà, vivant avec lui, nous n’avons plus peur de la mort. La mort que nous redoutions, que nous haïssions, la mort au «dard venimeux» (1 Co 15, 56) n’a plus d’emprise sur nous. Saint Paul va jusqu’à dire qu’elle «représente un gain» (Ph 1, 21-23). Elle nous fait mesurer combien chaque instant est précieux, chaque rencontre est unique, chaque amour est fragile. Envisagée dans la foi au Christ, elle devient le lieu de notre rencontre heureuse avec lui: « Le péché nous fait vivre à la surface de nous-mêmes; nous ne rentrons en nous que pour mourir, et c’est là qu’il nous attend. »