Lumière, joie et espoir dans nos déserts en ce temps de l’Avent

Par le père Thomas Rosica, c.s.b.

 

La première lecture d’Isaïe [35,1-10] du troisième dimanche ‘Gaudete’ de l’Avent met en lumière le grand paradoxe qui est au coeur de l’Avent.  Le prophète capture le paradoxe de la désolation et de la célébration comme nul autre poète n’a su le faire. Scrutant la surface aride du sud du désert du Néguev, il a eu une vision de la nouvelle création de Dieu. Écoutez quelques-uns des désirs et espoirs d’Isaïe exprimés sur le mode lyrique:

Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie !  On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu… Alors s’ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf et la bouche du muet criera de joie.

Des eaux jailliront dans le désert, des torrents dans la steppe. La terre brûlante se changera en lac, la région de la soif en sources jaillissantes.  Ils reviendront, les captifs rachetés par le Seigneur, ils arriveront à Jérusalem dans une clameur de joie, un bonheur sans fin illuminera leurs visages ; allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuiront. 

Dans cette magnifique pièce de poésie biblique, le prophète Isaïe annonce la fin de la captivité babylonienne. Délivré et sauvé par Dieu, tout le peuple devra retourner dans ses propres terres par le chemin du désert : un nouvel exode.  Le chemin, le désert, l’eau et la joie sont plus que de simples coïncidences. Isaïe prophétise qu’il devrait n’y avoir qu’un seul chemin de pureté et qu’il sera appelé le chemin de la sainteté sur lequel les sauvés devront marcher. Au milieu du désert des torrents jailliront. Imaginez cette scène incroyable… une autoroute d’abondance et de joie dans de tels endroits déserts et sans espoir.

Les voies du désert étaient profondément ancrées dans le coeur d’Israël et de Jésus, et ce doit être de même pour chacun de nous qui formons la nouvelle Israël de Dieu, l’Église. Le chemin d’Israël dans le désert est aussi le chemin pour chacun de nous. Nous rencontrons Dieu au milieu de nos déserts de péché, d’égoïsme, de désespoir, d’isolement et de cynisme.  Et au milieu de nos déserts, nous entendons ce que Dieu fera si nous lui ouvrons nos coeurs et lui permettons de faire fleurir nos propres déserts.

Comment survivre au milieu de nos propres déserts?  Comment avons-nous résisté à transformer nos propres zones désertiques en lieux de vie abondante? Comment nous sommes-nous cachés derrière les barrières qui nous séparent les uns des autres? Combien souvent nous sommes nous écartés du chemin de paix dans nos propres égoïsmes, nos manques de charité et notre désespoir? 

Combien de temps nous sommes-nous laissés bombarder par des images et des voix de ténèbres, de ruines et de désespoir, sans pouvoir voir la beauté, la vérité et l’espérance qui sont au centre du message chrétien et de la vie catholique. 

Vivre l’Avent, c’est accueillir la Lumière et permettre à son éclat et  à la saveur de l’Évangile de briller dans nos ténèbres, nos désespoirs et nos doutes. Avec le don de Télévision Sel et Lumière, l’Église du Canada a reçu un merveilleux cadeau qui s’étend maintenant à tout le pays grâce au premier réseau de télévision catholique, maintenant disponible d’un océan à l’autre.  Sel et Lumière communique la Bonne Nouvelle du Christ à travers le travail positif que l’Église accomplit en Son nom via les médias. 

Alors que nous continuons à désirer et attendre le Christ, ne perdons pas espoir en cours de route. Que l’exemple de Jean le Baptiste nous donne la force et le courage nécessaire pour transformer nos déserts en jardins, notre vide en expériences catholiques riches de sens. Pendant cette troisième semaine de l’Avent, permettez à Dieu de faire fleurir vos déserts intérieurs alors que vous faites l’expérience de la Télévision Sel + Lumière.