Faire la vérité, premier pas vers la réconciliation

Nouveau Perspectives hebdo Faire la vérité, premier pas vers la réconciliation

Entretien avec Brian McDonough, Directeur de l’Office de la pastorale sociale, Archevêché de Montréal et Membre du Comité consultatif régional de la Commission de vérité et réconciliation.
Il nous éclaire sur le passé douloureux des survivants autochtones des pensionnats canadiens et l’importance de la commission Vérité et Réconciliation

Samedi 6 juillet 19h30, 23h30 lundi 8 juillet 19h35, 23h35

Au-delà des divisions

Ce soir à 21h ne manquez pas le nouveau documentaire de notre collègue Kris Dmytrenko Au-delà des divisions. 
Ce documentaire fait découvrir l’université catholique de Bethléem.
Cette université, au cœur du conflit israélo-palestinien,  accueille des professeurs et des étudiants qui croient en la réconciliation et en l’avenir de leur pays.

Rediffusion mardi 14h

“Le combat de Ruby Bridges”

En ce Vendredi saint je repense  au film “Le combat de Ruby Bridges”, tiré d’une histoire vraie, que j’ai découvert par hasard à la bibliotheque dans le rayon enfants.
Ce film retrace l’histoire de la première petite fille noire, Ruby Neele Bridges qui a intégré une école de blancs en 1960 à Baton Rouge en Nouvelle-Orléans aux USA.

La directrice de l’école ainsi que les enseignants étaient contre cette loi qui permettait pour la première fois à quelques enfants noirs d’aller à l’école des blancs. Une institutrice venue de Boston a donc été embauchée spécialement pour Ruby Neele.
En effet, tous les matins pendant plusieurs mois, des policiers en civil de la ville venaient chercher Ruby Neele en voiture et l’escortaient jusqu’à sa classe. Elle devait affronter des parents furieux qui l’insultaient et allaient jusqu’à la menacer de l’empoisonner.
Devant ce déchainement de haine et de colère, comment Ruby Neele et sa famille ont-ils pu résister? Surtout que son père a perdu son emploi et peu à peu, la famille a même été critiquée par leurs amis durant un temps.
La mère de Ruby Neele , très croyante, sentant que ce qu’ils vivaient les dépassait, lui parlait de Jésus qui sur la croix a dit ”Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.” Elle priait avec elle et lui disait de faire comme Jésus de prier pour ses ennemis.
C’est ce que fit Ruby Neele. Chaque matin, dans la voiture qui la conduisait à l’école, Ruby Neele priait pour les personnes qui l’insultaient. Un pédo-psychiatre blanc qui l’observait s’est proposé d’aider la famille. Il a été édifié par la foi de cette petite fille. Son institutrice lui a expliqué que la peur pouvait rendre les gens méchants et injustes.
Ce film est à voir car son message par la force de la foi de  cette petite fille redonne espoir. Ruby Neele Bridges a grandi et est à la tête d’une fondation qui aide les enfants à suivre leur scolarité,
Jésus sur la croix pronant l’amour de ses ennemis nous ouvre la voie et donne la force pour changer la haine tapie dans nos coeurs.

Unité entre les chrétiens

C’est ce vendredi  18 janvier que débute la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Cette année le thème est inspiré des paroles du prophète Michée (Mi 6, 6-8): « Qu’est-ce que le Seigneur exige de nous ». Un thème qui nous provient des chrétiens de l’Inde. En effet c’est le Mouvement des Étudiants chrétiens de l’Inde qui a été invité à préparer des éléments pour les célébrations. Ils se sont aussi associés à la Fédération universitaire catholique indienne et le Conseil national des Églises en Inde pour faire cette préparation. Ensemble ils ont décidé de donner une attention particulière à la communauté dalite. En Inde, les Dalits sont considérés comme impures. Socialement, ils sont mis à l’écart, politiquement ils sont sous-représentés, et économiquement ils sont exploités. Parfois même, on les exclut de leur propre foi.

Rappelons-nous que la Semaine de prière pour l’unité chrétienne vise à encourager les chrétiens de toutes les Églises du monde entier à se rassembler, à organiser conjointement des activités dans la communauté, à se rencontrer et surtout,  à glorifier Dieu et à prier ensemble. Prier afin que nous devenions un dans le Christ, tel que Jésus nous le demande: « Qu’ils soient un pour que le monde croie» (Jean 17, 20-26). La semaine de prière pour l’unité chrétienne aura lieu du 18 au 25 janvier.  Des ressources pour vous aider à préparer des célébrations sont disponibles sur le site du Conseil canadien des Églises. (www.conseildeseglises.ca et www.oikoumene.org).

Des célébrations sont prévues  dans les diocèses. En voici quelques unes:

A Montréal,  la soirée de Retrouvailles chrétiennes à l’Oratoire St-Joseph du Mont-Royal,  dimanche 20 janvier  à 19h.

Dans le diocèse de St Jérôme à Boisbriand: prière œcuménique à l’église Notre Dame de Fatima  jeudi 24 janvier 19h;  voir le site www.diocesestj.ca

Dans le diocèse de Québec, plusieurs célébrations auront lieu notamment, une prière de Taizé vendredi 25 janvier au Montmartre Chrétien à 19h30 et une messe selon le rite byzantin dimanche 27 janvier à 9h,à l’église Ste Genevieve de Ste Foy; pour plus amples informations, voir le site www.beta.ecdq.org

Bonne semaine de l’unité

 

 

 

 

 

 

Humaniser à travers les barreaux

Nous avons tendance à exclure ceux et celles que nous trouvons différents et, surtout, menaçants. Parfois, l’exclusion est justifiée, mais le résultat est toujours le même : des hommes et des femmes sont mis à l’écart de la société, la communauté humaine se trouve divisée.
Pourtant, l’Évangile invite les chrétiens à surmonter les divisions, à rétrécir la distance qui nous sépare afin de former une communauté durable. En réponse à cet appel, il y a eu, depuis le début de l’Église, des hommes et des femmes qui travaillent pour la réconciliation. Un des exemples frappants de cet engagement ce sont les aumôniers de prisons, qui franchissent les grands murs des prisons afin d’accompagner des personnes par leur présence.
Ce soir à 19h30, notre nouveau Focus catholique, Humaniser à travers les barreaux présente le témoignage de deux aumôniers de prisons qui nous partagent leurs motivations et témoignent de la bonté et de l’humanité qui se trouvent derrière les murs. Surtout, il nous montre l’importance du pardon, puisque les plus grandes divisons ne se trouvent pas entre nous, mais à l’intérieur de nous.

Lettre au Premier ministre du Canada en vue de sa renconte avec le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations

Mgr Richard Smith, archevêque d’Edmonton et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada a fait parvenir une lettre au Premier ministre Stephen Harper et au Chef national Shawn A-in-chut Atleo, en prévision de la rencontre du 11 janvier 2013 dans laquelle les leaders discuteront des préoccupations actuelles en matière d’éducation, de logement, d’eau potable, d’accès aux soins de santé et d’occupation des terres, sujets cruciaux pour les membres des Premières Nations.

Dans sa lettre Mgr Smith mentionne que depuis les débuts du pays, l’Église catholique travaille avec la population autochtone, et les évêques ont fait savoir qu’ils sont « décidés à appuyer les conversations et la collaboration qui doivent contribuer à garantir et à protéger les droits et les responsabilités des Premières Nations, des Inuits et des Métis. » Au cours des vingt dernières années, le pays et l’Église ont vécu plusieurs changements positifs dans les situations qu’expérimentent les autochtones mais de graves questions attendent encore une solution, notamment en ce qui a trait à l’autodétermination et à un développement social, économique et constitutionnel authentique. Pour les catholiques, la canonisation de Kateri Tekakwitha, confirme l’importance qu’il y a en ce moment pour notre pays et pour notre Église à renouveler et à approfondir nos relations et notre partenariat avec la population autochtone.

Ci-dessous, l’intégralité de la lettre du président de la Conférence des évêques catholiques du Canada.

Le 9 janvier 2013

Le Très Honorable Stephen Harper, C.P., M.P.
Premier Ministre du Canada
Bureau du Premier Ministre
80, rue Wellington
Ottawa (Ontario) K1A 0A2

Le Chef national Shawn A-in-chut Atleo
Chef national de l’Assemblée des Premières Nations
Édifice Trebla
473, rue Albert – Bureau 900
Ottawa (Ontario) K1R 5B4

Monsieur le Premier Ministre Harper, Monsieur le Chef national Atleo,

Au nom des évêques catholiques de notre pays, je tiens à vous assurer l’un et l’autre, ainsi que le ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien et la délégation de dirigeants des Premières Nations, de nos prières et de nos encouragements pour la rencontre du 11 janvier prochain. Vos échanges, nous n’en doutons pas, permettront d’engager un processus qui répondra aux préoccupations de toutes les populations autochtones du Canada – Premières Nations, Inuits et Métis.

Nous espérons que votre rencontre et le processus qui en résultera recevront l’appui de tous les Canadiens et de leurs leaders politiques, ainsi que celui des membres et des dirigeants des communautés autochtones. Le moment est important : il s’agit de tabler sur la bonne volonté et les efforts accomplis dans le passé pour que notre pays trouve dans la concertation des façons constructives de résoudre certains problèmes de fond. Les préoccupations actuelles en matière d’éducation, de logement, d’eau potable, d’accès aux soins de santé et d’occupation des terres sont cruciales et urgentes pour les Premières Nations. Ces préoccupations sont aussi le symptôme d’enjeux économiques, politiques et sociaux encore plus profonds, qui concernent tous les autochtones. Les manifestations quotidiennes sporadiques organisées par des membres des Premières Nations en divers points du pays ne disent pas seulement combien cette rencontre arrive à point nommé : elles sont aussi le signe encourageant d’un regain de détermination chez les autochtones à jouer un rôle déterminant pour résoudre leurs problèmes et leurs frustrations. Il est de la plus haute importance que les autochtones et leurs chefs continuent de s’engager pour être les sujets actifs et responsables de leur propre développement culturel, économique et social.

Depuis les débuts du pays, l’Église catholique travaille avec la population autochtone. En tant qu’évêques, nous avons fait savoir que nous sommes décidés à appuyer les conversations et la collaboration qui doivent contribuer à garantir et à protéger les droits et les responsabilités des Premières Nations, des Inuits et des Métis. La longue histoire de nos rapports avec les communautés autochtones et notre souci constant de leur bien-être et de leur droit à l’autodétermination ressortent du mémoire que notre Conférence a présenté à la Commission royale sur les peuples autochtones en 1994, La justice comme un fleuve puissant (le texte en est disponible sur la page Internet dédiée aux peuples autochtones par notre Conférence). Au cours des vingt dernières années, notre pays et notre Église ont vécu plusieurs changements positifs dans les situations qu’expérimentent les autochtones. Néanmoins, un certain nombre de graves questions attendent encore une solution, notamment en ce qui a trait à l’autodétermination et à un développement social, économique et constitutionnel authentique. Dans son message pour la Journée mondiale de la paix 2013, le pape Benoît XVI décrit en ces termes le défi qui se pose à nous : le « développement intégral, social, communautaire, entendu comme un droit et un devoir […] fait partie du dessein de Dieu sur l’homme » et constitue donc « un principe moral fondamental » (Heureux les artisans de paix, n° 1, 1er janvier 2013).

Monsieur le Premier Ministre, vous avez fait preuve de créativité et de leadership en renouvelant le partenariat de notre pays avec les autochtones lorsque vous avez présenté les excuses du Gouvernement du Canada aux anciens élèves des pensionnats indiens en juin 2008. Monsieur le Premier Ministre et Monsieur le Chef national, vous avez tous les deux participé, en janvier 2012, à la rencontre historique entre la Couronne et les Premières Nations. Les évêques catholiques du Canada vous encouragent l’un et l’autre, ainsi que tous les ordres de gouvernement au Canada, et toutes les institutions civiles, sociales et culturelles de notre pays, à tirer tout le parti possible du contexte actuel, afin de renouveler de manière concertée les efforts à faire en vue du développement humain et social des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Bien des engagements ont été pris par les générations qui nous ont précédés et les questions en suspens essentielles au progrès futur ont déjà été identifiées par la Commission royale ainsi que par les agences autochtones, fédérales et autres. Ce qu’il faut maintenant, c’est que ces différentes initiatives bénéficient « du support d’une nouvelle pensée, d’une nouvelle synthèse culturelle, pour dépasser les approches purement techniques et harmoniser les multiples tendances politiques en vue du bien commun » (Benoît XVI, Message pour la Journée mondiale de la paix 2013, n° 6).

Pour les catholiques, la canonisation en octobre dernier de Kateri Tekakwitha, première autochtone nord-américaine déclarée sainte catholique, confirme l’importance qu’il y a en ce moment pour notre pays et pour notre Église à renouveler et à approfondir nos relations et notre partenariat avec la population autochtone. Puisse son exemple à titre de « protectrice du Canada » qui a vécu à une époque de tensions et d’incompréhension, contribuer à inspirer et à promouvoir le respect, le dialogue et la patience lors de votre rencontre du 11 janvier, pour ainsi porter les fruits d’une véritable espérance.

En vous offrant, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Chef national, l’assurance de mes prières pour demander la bénédiction divine sur vos travaux et sur le témoignage que vous donnez, je demeure sincèrement uni à vous en Notre Seigneur.

+ Richard W. Smith
Archevêque d’Edmonton et
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

c.c. : L’honorable John Duncan
Ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord Canada

Discours de Benoît XVI aux 40 000 jeunes de Taizé réunis à Rome

40 000 jeunes participent présentement au rassemblement de Taizé qui a lieu du 28 décembre au 2 janvier à Rome.
Le pape Benoît XVI les a  rencontrés,  ce samedi soir, 29 décembre, sur le parvis de la basilique Saint-Pierre.

Le Pape a rendu hommage au  frère Roger Schutz fondateur de la Communauté de Taizé et l’a qualifié de « Témoin infatigable de l’Évangile de paix et de réconciliation, animé par le feu d’un œcuménisme de la sainteté, frère Roger a encouragé tous ceux qui passent par Taizé à devenir des chercheurs de communion ». Il a invité les jeunes à  prier en silence, à  nourrir leur vie intérieure grâce aux chants et « à être de petites lumières pour ceux qui vous entourent ».

Après une allocution du prieur de Taizé, frère Aloïs Löser, le pape a adressé aux jeunes un message en italien, anglais, français, allemand, et polonais. Le voici dans son intégralité:

« Merci, cher frère Alois, pour vos paroles chaleureuses et pleines d’affection. Chers jeunes, chers pèlerins de la confiance, soyez les bienvenus à Rome !
Vous êtes venus très nombreux, de toute l’Europe et aussi des autres continents, pour prier près des tombeaux des saints apôtres Pierre et Paul. C’est en effet dans cette ville qu’ils ont, l’un et l’autre, versé leur sang pour le Christ. La foi qui animait ces deux grands apôtres de Jésus est aussi celle qui vous a mis en route. Pendant l’année qui vient, vous voulez chercher à dégager les sources de la confiance en Dieu pour en vivre au quotidien. Je me réjouis que vous rencontriez par là l’intention de l’année de la foi qui a commencé au mois d’octobre.
C’est la quatrième fois que vous avez une rencontre européenne à Rome. A cette occasion, je voudrais vous redire les paroles que mon prédécesseur Jean-Paul II avait dites aux jeunes lors de votre troisième rencontre à Rome : « Le pape se sent profondément engagé avec vous dans ce pèlerinage de confiance sur la terre. Et je suis moi aussi appelé à être un pèlerin de confiance au nom du Christ ».
Il y a un peu plus de 70 ans, frère Roger a donné naissance à la communauté de Taizé. Celle- ci continue de voir venir vers elle des milliers de jeunes du monde entier, en quête d’un sens à leur vie, les frères les accueillent dans leur prière et leur fournissent l’occasion de faire l’expérience d’une relation personnelle avec Dieu. C’est pour soutenir ces jeunes dans leur marche vers le Christ que frère Roger a eu l’idée de commencer un « pèlerinage de confiance à travers la terre . [Read more…]

Message du cardinal Tauran pour la fin du Ramadan

Dimanche prochain c’est la fin du Ramadan, ce temps de jeûne, de prière et d’attention aux autres qu’accomplissent les musulmans. Ce jeûne a commencé le 20 juillet. Mgr Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux a publié un message pour la fin du Ramadan intitulé:
Éduquer les jeunes chrétiens et musulmans à la justice et à la paix

Dans son message Mgr Tauran rappelle que l’éducation des jeunes à la paix est une urgence.

Voici le  texte dans son intégralité:

CONSEIL PONTIFICAL POUR LE DIALOGUE INTERRELIGIEUX
Chers Amis musulmans,

1. La célébration de ‘Id al-Fitr, qui conclut le mois du Ramadan, nous donne la joie de vous présenter les vœux cordiaux du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux.

Avec vous, nous nous réjouissons de ce temps privilégié qui vous a permis, par le jeûne et d’autres pratiques de piété, d’approfondir l’obéissance à Dieu, valeur qui nous est également chère.

C’est pourquoi, cette année, il nous a semblé opportun de centrer notre réflexion commune sur le thème de l’éducation des jeunes chrétiens et musulmans à la justice et à la paix, inséparables de la vérité et de la liberté.

2. Comme vous le savez, si la tâche de l’éducation est confiée à toute la société, elle est tout d’abord, et d’une manière particulière, l’œuvre des parents et, avec eux, des familles, des écoles et des universités, sans oublier les responsables de la vie religieuse, culturelle, sociale, économique et du monde de la communication.

Il s’agit d’une entreprise à la fois belle et difficile : aider les enfants et les jeunes à découvrir et à développer les ressources que le Créateur leur a confiées et à instaurer des relations humaines responsables. Se référant à la tâche des éducateurs, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI affirmait récemment: “Plus que jamais sont nécessaires pour cela d’authentiques témoins et non pas de simples dispensateurs de règles et d’informations… Le témoin est celui qui vit en premier le chemin qu’il propose” (“Message pour la Journée Mondiale de la Paix” 2012). Rappelons, en outre, que les jeunes sont eux aussi responsables de leur propre éducation comme de leur formation à la justice et à la paix.

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Passion de l’unité du Corps du Christ

Cette premiere journée du Congrès Eucharistique de Dublin avait pour thème: La communion en un seul baptême.

Voici la catéchèse donnée par le Frère Alois, prieur de la communauté de Taizé lundi 11 juin au Congrès eucharistique de Dublin

« Le Christ de communion

La première journée de ce congrès eucharistique voudrait approfondir la signification de la foi baptismale commune. La reconnaissance mutuelle du baptême entre les diverses Eglises est un grand don que Dieu nous a fait au siècle dernier. Malgré la certitude exprimée par l’apôtre Paul: « Il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Eph 4, 5), cette reconnaissance mutuelle n’allait pas toujours de soi. Concluant définitivement une longue période souvent marquée par le soupçon, le Concile Vatican II affirma avec confiance: « Le baptême constitue le lien sacramentel d’unité existant entre tous ceux qui ont été régénérés par lui. » (Unitatis redintegratio, n° 22)

Puis-je me permettre aujourd’hui d’illustrer la question de la signification de la foi baptismale commune en partageant avec vous l’expérience de notre communauté de Taizé ? Ce que nous vivons à Taizé est en effet intimement lié à la redécouverte du baptême commun en tant que, comme dit Vatican II, « commencement » et « point de départ », qui « tend tout entier à l’acquisition de la plénitude de la vie dans le Christ » (ibid.)

Notre expérience de Taizé est bien sûr loin de couvrir tous les aspects de la question posée. Mais elle peut montrer que – et je continue à citer Vatican II – d’une part, le baptême constitue déjà « le lien sacramentel d’unité existant entre tous ceux qui ont été régénérés par lui » et que, d’autre part, il nous engage à chercher sans cesse « la profession de foi intégrale, la totale intégration dans l’économie du salut, telle que le Christ l’a voulue, et enfin à la totale insertion dans la communion eucharistique. » (ibid.)

Je voudrais vous dire en particulier comment nous cherchons à mettre en évidence l’unité de la foi que le baptême implique et à l’anticiper : entre frères de la communauté, et avec les jeunes de toutes confessions que nous recevons semaine après semaine sur notre colline. Et comme frère Roger, le fondateur de notre communauté, a participé à tout le Concile Vatican II, dont nous célébrons le cinquantenaire, je voudrais aussi vous parler de son cheminement car il a ouvert une voie originale pour avancer vers l’unité visible des chrétiens.

Dans les débuts de notre communauté, écrivant la Règle de Taizé, frère Roger avait adressé à chaque frère de la communauté cet appel : « Aie la passion de l’unité du Corps du Christ. » C’est cette passion qui emplit nos cœurs.

Si l’on avait demandé à frère Roger quel était à ses yeux l’essentiel de la foi chrétienne, le centre de la foi confessée dans le baptême, il aurait probablement cité les paroles de Saint Jean « Dieu est amour. » (I Jean 4.16) Pour lui, le cœur de l’Évangile était là. Il avait constaté que la vision de Dieu comme juge sévère avait fait des ravages dans la conscience de beaucoup. Il en a pris le contrepied en affirmant : Dieu ne peut qu’aimer.

Il lui arrivait aussi de dire aux jeunes réunis à Taizé: « Si le Christ n’était pas ressuscité, nous ne serions pas ici. » C’est que la résurrection est le signe que Dieu est amour, que Dieu aime sans limites, la résurrection est au centre de la foi. Elle a rassemblé les disciples que le Vendredi Saint avait dispersés, et c’est elle qui continue de rassembler les chrétiens : son premier fruit est la communion nouvelle née de son mystère. [Read more…]

Messe d’ouverture du 50e congrès eucharistique international

Le 50e congrès eucharistique international de Dublin en Irlande a commencé aujourd`hui.
Plus de 25 000 pèlerins ont conflué à Dublin, venant de 102 pays, dont 1000 du Canada. Pluzieurs évêques sont présents, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, Mgr Terrence Prendergast, archevêque d`Ottawa notamment.

Un visage est bien connu, celui de Mgr Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, qui est présent en tant que légat du Pape.
Dans son homélie Mgr Ouellet a rappelé que l’Irlande a une longue tradition d`hospitalité, de fidélité à la foi catholique et qu’en ces temps difficiles ou l’Église d’Irlande souffre, il est important qu’elle se tourne vers le Seigneur pour qu’il la renouvelle et la fortifie.
Mgr Ouellet a expliqué la signification du sang dans l’Ancien et le Nouveau testament. Jésus-Christ est le médiateur. Le sang du Christ qui s’offre en sacrifice a le pouvoir de purification et de rédemption. L’eucharistie est essentielle à notre vie de foi.
Cette solennité du Corps et du sang du Christ rappelle à l’Église de devenir ce qu’elle reçoit et d’être un seul corps. Le ressuscité a disparu mais par l’eucharistie il devient plus proche de nous.
Mgr Ouellet a appelé à être plus conscients de ce cadeau de l’eucharistie et à devenir davantage témoins de la bonne nouvelle de l’eucharistie.

Le Québec ayant été le lieu du précèdent congrès eucharistique y tient donc une spéciale place. Sr Doris Lamontage, pfm, a lu la première lecture en français du livre de l’Exode.
Un symposium théologique a eu du 6 au 9 juin sur « l’ecclésiologie de communion », cinquante ans après l’ouverture de Vatican II. 400 théologiens y participaient. Mgr Marc Ouellet, légat du pape, préfet de la Congrégation pour les évêques, y a fait une intervention.
Durant toute cette semaine, en plus des catéchèses, des témoignages et des célébrations quotidiennes, 150 ateliers seront proposés ainsi que des stands d’exposition.
Tous les jours à 13h nous diffuserons les catéchèses et les témoignages en français.

Tous les soirs Perspectives en donnera un résumé ainsi que des échos des participants.

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