Emission spéciale sur le pape François

Emission spéciale en exclusivité avec le père Gilles Mongeau, sj sur le pape François, avec Sébastien Lacroix, ce soir 20h30.

rediffusion samedi 16,  lundi 18 mars 23h30

gillesmongeau

 

L’élection du prochain pape, nous concerne tous : unissons-nous dans la prière

Cardinal George prays rosary before prayer service with eucharistic adoration in St. Peter's BasilicaPendant la vacance du Siège apostolique et particulièrement durant le conclave, toute l’Église est invitée à s’unir dans la prière. Dans la Constitution sur la vacance du Siège apostolique « Universi Diminici Gregis », Jean-Paul II  souligne que l’élection du pape ne concerne pas uniquement les cardinaux mais toute l’Église, affirmant ainsi : « l’Église universelle, spirituellement unie à Marie, Mère de Jésus, doit persévérer unanimement dans la prière ; ainsi l’élection du nouveau Pontife ne sera pas un fait étranger au Peuple de Dieu et réservé au seul Collège des électeurs, mais, dans un sens, elle sera une action de toute l’Église ». Ainsi, nous devrions tous nous mobiliser et prier pour le choix du prochain pape.

Prier pour un cardinal

Certains avant-gardistes ont déjà mis des outils à notre disposition pour nous aider. Le site Mission conclave www.missionconclave.com, propose de prier pour un cardinal en particulier pendant le conclave afin que celui-ci soit guidé par l’Esprit Saint. Pas besoin de choisir vous-même votre cardinal, en vous inscrivant (inscription très simple et très rapide), vous recevrez le nom du cardinal pour qui vous devrez prier. De plus, on vous propose une prière, et rien ne vous empêche d’ajouter la vôtre à celle-ci .

Voilà une bonne façon de se rapprocher spirituellement des cardinaux-électeurs et d’utiliser la technologie au service de l’Église.

Cardinaux et fidèles unis en prière pour l’Église

À 17h, heure de Rome, aujourd’hui, les cardinaux se sont rassemblés pour prier à la Basilique Saint-Pierre.  La prière était présidée par le cardinal Angelo Comastri, archiprêtre de la basilique, avec la participation de la chorale de la Chapelle Sixtine. Cette décision a été prise par les cardinaux, ils désiraient prendre un temps pour prier pour l ‘Église. Des fidèles se sont joints à eux puisque cette prière était ouverte au public. Ils ont commencé par le Rosaire, avec les mystères glorieux, suivi de l’exposition du Saint-Sacrement et d’un temps d’adoration.  Ils ont terminé avec l’office des Vêpres.

Derniers échanges avec Benoît XVI

Helicopter carrying Pope Benedict XVI flies past St. Peter's Basilica as it leaves Vatican

C’est avec sagesse et sérénité que Benoît XVI a fait ces derniers adieux en tant que Pape, aujourd’hui 28 février 2013. En la salle Clémentine, du palais apostolique, 144 cardinaux et proches collaborateurs du Pape étaient rassemblés pour le saluer un par un. La rencontre a commencé avec le doyen du Collège des cardinaux, le cardinal Angelo Sodano qui s’est adressé à Benoit XVI au nom de tous les cardinaux:

« Nous sommes rassemblés autour de vous pour vous dire notre affection et notre gratitude pour un service apostolique de grande abnégation, totalement tendu vers le bien de l’Église et de l’humanité. A la fin des exercices spirituels, vous avez tenu à remercier vos collaborateurs de la Curie Romaine en nous appelant amis! Aimé et vénéré successeur de Pierre, c’est nous qui devons vous remercier pour l’exemple offert durant ces huit années de pontificat. Le 19 avril 2005, vous entriez dans la longue chaîne des successeurs de l’Apôtre. Aujourd’hui, vous vous apprêtez à nous quitter, dans l’attente que le timon de la barque passe à d’autres mains. Ainsi se poursuivra la succession apostolique que le Seigneur a promis à son Église…jusqu’à la fin de ce monde et l’avènement de cieux nouveaux et d’une nouvelle terre. C’est avec amour que nous avons essayé d’accompagner votre chemin à l’image des pèlerins d’Emmaüs qui, après un bout de chemin avec le Christ, se demandèrent si leur cœur avait été assez ardent alors que marchant il leur parlait. Oui, très saint Père, notre cœur brûlait ces dernières années à vos côtés et, aujourd’hui, nous voulons vous redire toute notre gratitude. Tous en cœur nous vous disons Vergelt’s Gott, Dieu vous récompense! ».

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Une lettre sincère pour le Saint Père, de la part des évêques canadiens

UnknownEn réponse à la décision de Benoit XVI de renoncer à sa position de chef de l’Eglise catholique romaine, le président de la Conférence épiscopale canadienne lui a adressé une lettre au nom des évèques canadiens. Un lettre qui démontre la compréhension, l’acceptation, la reconnaissance et l’amour envers celui qui nous a servis pendant les huit dernières années.  Ci-dessous la lettre dans son intégralité.

Très Saint-Père,

Les évêques du Canada ont su ce matin votre intention de renoncer au ministère d’évêque de Rome. Comme les fidèles du Canada, nous avons appris à vous aimer et à vous admirer, et c’est avec tristesse que nous envisageons votre prochain éloignement du souverain pontificat. Par ailleurs, nous sommes pleins de gratitude envers le Seigneur pour les grâces extraordinaires que nous a values votre leadership hors du commun. C’est dans l’admiration que nous accueillons le témoignage de courage vécu et l’admirable clarté de pensée qui ont marqué vos nombreuses années de dévouement et de service comme prêtre et évêque, comme enseignant et écrivain, comme préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et, d’une manière toute particulière, comme Pasteur de l’Église universelle.

Votre Sainteté, daignez accepter l’expression de la profonde reconnaissance des évêques, du clergé et des fidèles du Canada pour le don total que vous avez fait de vous-même au service de l’Église. Admirables, inspirés, vos encycliques, vos homélies et vos innombrables messages nous laissent l’héritage d’un enseignement limpide, pénétré d’amour pour le Christ et son Église; cet héritage sera un guide sûr pour les chrétiennes et les chrétiens des prochaines générations.

À titre de président de notre Conférence épiscopale, je tiens à vous remercier pour la grande bonté et le soutien sans faille que vous avez toujours témoignés à l’Église du Canada et à ses évêques, qui s’efforcent d’être de fidèles ouvriers dans la vigne du Seigneur. Je voudrais en particulier vous dire combien nous avons apprécié de vous voir exprimer les regrets de l’Église pour ses erreurs passées à l’endroit de la population autochtone du Canada, et ouvrir la voie à un nouvel avenir par la canonisation de sainte Kateri Tekakwitha.

Très Saint-Père, votre décision de renoncer à vos fonctions naît, nous le savons, de votre amour pour l’Église. C’est un acte de foi qui nous invite à notre tour à mettre notre foi et notre confiance en notre Père céleste qui conduit toutes choses, en Jésus Christ qui reste toujours avec nous et en l’Esprit Saint qui nous unit dans l’amour et dans l’espérance.

Merci de nous avoir si bien servis comme Successeur de Pierre. Comptez, Très Saint-Père, sur la constance de la prière, de l’amour et du soutien de l’Église au Canada et recevez l’assurance de notre profond respect en notre Seigneur.

+ Richard W. Smith
Archevêque d’Edmonton et
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

Point de presse avec Mgr Lacroix sur la renonciation de Benoit XVI

En réponse à l’annonce faite par Benoit XVI hier, l’Église catholique de Québec a organisé un Point de presse avec l’archevêque de Québec, Mgr Gérald C. Lacroix. Celui-ci a répondu aux journalistes présents, partageant ainsi ses réactions suite au renoncement du pape à son poste de chef de l’Église catholique romaine et ses espérances pour le prochain successeur de saint Pierre. Jasmin Lemieux-Lefebvre, directeur des communications de l’Église catholique de Québec  en était le facilitateur.

Sainte Kateri, modèle pour les jeunes d’aujourd’hui

Le 21 octobre dernier, l’Église catholique célébrait la canonisation de Kateri Tekakwitha. Sainte Kateri, jeune, courageuse, bienveillante et déterminée à suivre Jésus malgré les obstacles. Elle est aussi patronne de l’écologie et de l’environnement. Nous avons besoin de modèle comme Kateri pour nous encourager et nous accompagner dans notre foi, et dans notre poursuite de la sainteté. Heureusement, différentes initiatives sont prises pour faire connaître sainte Kateri auprès de la jeunesse. Ce soir à Focus catholique, vous découvrirez certaines de ces initiatives et constaterez à travers des témoignages de jeunes comment son histoire les rejoint et les encourage.

«  Sainte Kateri, modèle pour les jeunes d’aujourd’hui »

Ce vendredi 8 février 2013, 19h30 et en reprise à 23h30. Émission aussi diffusée sur notre site web.

.BLESSED KATERI TEKAKWITHA HOLDS CROSS IN EARLIEST KNOWN PORTRAIT PAINTED BY JESUIT WHO  KNEW HER

Unité entre les chrétiens

C’est ce vendredi  18 janvier que débute la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Cette année le thème est inspiré des paroles du prophète Michée (Mi 6, 6-8): « Qu’est-ce que le Seigneur exige de nous ». Un thème qui nous provient des chrétiens de l’Inde. En effet c’est le Mouvement des Étudiants chrétiens de l’Inde qui a été invité à préparer des éléments pour les célébrations. Ils se sont aussi associés à la Fédération universitaire catholique indienne et le Conseil national des Églises en Inde pour faire cette préparation. Ensemble ils ont décidé de donner une attention particulière à la communauté dalite. En Inde, les Dalits sont considérés comme impures. Socialement, ils sont mis à l’écart, politiquement ils sont sous-représentés, et économiquement ils sont exploités. Parfois même, on les exclut de leur propre foi.

Rappelons-nous que la Semaine de prière pour l’unité chrétienne vise à encourager les chrétiens de toutes les Églises du monde entier à se rassembler, à organiser conjointement des activités dans la communauté, à se rencontrer et surtout,  à glorifier Dieu et à prier ensemble. Prier afin que nous devenions un dans le Christ, tel que Jésus nous le demande: « Qu’ils soient un pour que le monde croie» (Jean 17, 20-26). La semaine de prière pour l’unité chrétienne aura lieu du 18 au 25 janvier.  Des ressources pour vous aider à préparer des célébrations sont disponibles sur le site du Conseil canadien des Églises. (www.conseildeseglises.ca et www.oikoumene.org).

Des célébrations sont prévues  dans les diocèses. En voici quelques unes:

A Montréal,  la soirée de Retrouvailles chrétiennes à l’Oratoire St-Joseph du Mont-Royal,  dimanche 20 janvier  à 19h.

Dans le diocèse de St Jérôme à Boisbriand: prière œcuménique à l’église Notre Dame de Fatima  jeudi 24 janvier 19h;  voir le site www.diocesestj.ca

Dans le diocèse de Québec, plusieurs célébrations auront lieu notamment, une prière de Taizé vendredi 25 janvier au Montmartre Chrétien à 19h30 et une messe selon le rite byzantin dimanche 27 janvier à 9h,à l’église Ste Genevieve de Ste Foy; pour plus amples informations, voir le site www.beta.ecdq.org

Bonne semaine de l’unité

 

 

 

 

 

 

Lettre au Premier ministre du Canada en vue de sa renconte avec le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations

Mgr Richard Smith, archevêque d’Edmonton et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada a fait parvenir une lettre au Premier ministre Stephen Harper et au Chef national Shawn A-in-chut Atleo, en prévision de la rencontre du 11 janvier 2013 dans laquelle les leaders discuteront des préoccupations actuelles en matière d’éducation, de logement, d’eau potable, d’accès aux soins de santé et d’occupation des terres, sujets cruciaux pour les membres des Premières Nations.

Dans sa lettre Mgr Smith mentionne que depuis les débuts du pays, l’Église catholique travaille avec la population autochtone, et les évêques ont fait savoir qu’ils sont « décidés à appuyer les conversations et la collaboration qui doivent contribuer à garantir et à protéger les droits et les responsabilités des Premières Nations, des Inuits et des Métis. » Au cours des vingt dernières années, le pays et l’Église ont vécu plusieurs changements positifs dans les situations qu’expérimentent les autochtones mais de graves questions attendent encore une solution, notamment en ce qui a trait à l’autodétermination et à un développement social, économique et constitutionnel authentique. Pour les catholiques, la canonisation de Kateri Tekakwitha, confirme l’importance qu’il y a en ce moment pour notre pays et pour notre Église à renouveler et à approfondir nos relations et notre partenariat avec la population autochtone.

Ci-dessous, l’intégralité de la lettre du président de la Conférence des évêques catholiques du Canada.

Le 9 janvier 2013

Le Très Honorable Stephen Harper, C.P., M.P.
Premier Ministre du Canada
Bureau du Premier Ministre
80, rue Wellington
Ottawa (Ontario) K1A 0A2

Le Chef national Shawn A-in-chut Atleo
Chef national de l’Assemblée des Premières Nations
Édifice Trebla
473, rue Albert – Bureau 900
Ottawa (Ontario) K1R 5B4

Monsieur le Premier Ministre Harper, Monsieur le Chef national Atleo,

Au nom des évêques catholiques de notre pays, je tiens à vous assurer l’un et l’autre, ainsi que le ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien et la délégation de dirigeants des Premières Nations, de nos prières et de nos encouragements pour la rencontre du 11 janvier prochain. Vos échanges, nous n’en doutons pas, permettront d’engager un processus qui répondra aux préoccupations de toutes les populations autochtones du Canada – Premières Nations, Inuits et Métis.

Nous espérons que votre rencontre et le processus qui en résultera recevront l’appui de tous les Canadiens et de leurs leaders politiques, ainsi que celui des membres et des dirigeants des communautés autochtones. Le moment est important : il s’agit de tabler sur la bonne volonté et les efforts accomplis dans le passé pour que notre pays trouve dans la concertation des façons constructives de résoudre certains problèmes de fond. Les préoccupations actuelles en matière d’éducation, de logement, d’eau potable, d’accès aux soins de santé et d’occupation des terres sont cruciales et urgentes pour les Premières Nations. Ces préoccupations sont aussi le symptôme d’enjeux économiques, politiques et sociaux encore plus profonds, qui concernent tous les autochtones. Les manifestations quotidiennes sporadiques organisées par des membres des Premières Nations en divers points du pays ne disent pas seulement combien cette rencontre arrive à point nommé : elles sont aussi le signe encourageant d’un regain de détermination chez les autochtones à jouer un rôle déterminant pour résoudre leurs problèmes et leurs frustrations. Il est de la plus haute importance que les autochtones et leurs chefs continuent de s’engager pour être les sujets actifs et responsables de leur propre développement culturel, économique et social.

Depuis les débuts du pays, l’Église catholique travaille avec la population autochtone. En tant qu’évêques, nous avons fait savoir que nous sommes décidés à appuyer les conversations et la collaboration qui doivent contribuer à garantir et à protéger les droits et les responsabilités des Premières Nations, des Inuits et des Métis. La longue histoire de nos rapports avec les communautés autochtones et notre souci constant de leur bien-être et de leur droit à l’autodétermination ressortent du mémoire que notre Conférence a présenté à la Commission royale sur les peuples autochtones en 1994, La justice comme un fleuve puissant (le texte en est disponible sur la page Internet dédiée aux peuples autochtones par notre Conférence). Au cours des vingt dernières années, notre pays et notre Église ont vécu plusieurs changements positifs dans les situations qu’expérimentent les autochtones. Néanmoins, un certain nombre de graves questions attendent encore une solution, notamment en ce qui a trait à l’autodétermination et à un développement social, économique et constitutionnel authentique. Dans son message pour la Journée mondiale de la paix 2013, le pape Benoît XVI décrit en ces termes le défi qui se pose à nous : le « développement intégral, social, communautaire, entendu comme un droit et un devoir […] fait partie du dessein de Dieu sur l’homme » et constitue donc « un principe moral fondamental » (Heureux les artisans de paix, n° 1, 1er janvier 2013).

Monsieur le Premier Ministre, vous avez fait preuve de créativité et de leadership en renouvelant le partenariat de notre pays avec les autochtones lorsque vous avez présenté les excuses du Gouvernement du Canada aux anciens élèves des pensionnats indiens en juin 2008. Monsieur le Premier Ministre et Monsieur le Chef national, vous avez tous les deux participé, en janvier 2012, à la rencontre historique entre la Couronne et les Premières Nations. Les évêques catholiques du Canada vous encouragent l’un et l’autre, ainsi que tous les ordres de gouvernement au Canada, et toutes les institutions civiles, sociales et culturelles de notre pays, à tirer tout le parti possible du contexte actuel, afin de renouveler de manière concertée les efforts à faire en vue du développement humain et social des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Bien des engagements ont été pris par les générations qui nous ont précédés et les questions en suspens essentielles au progrès futur ont déjà été identifiées par la Commission royale ainsi que par les agences autochtones, fédérales et autres. Ce qu’il faut maintenant, c’est que ces différentes initiatives bénéficient « du support d’une nouvelle pensée, d’une nouvelle synthèse culturelle, pour dépasser les approches purement techniques et harmoniser les multiples tendances politiques en vue du bien commun » (Benoît XVI, Message pour la Journée mondiale de la paix 2013, n° 6).

Pour les catholiques, la canonisation en octobre dernier de Kateri Tekakwitha, première autochtone nord-américaine déclarée sainte catholique, confirme l’importance qu’il y a en ce moment pour notre pays et pour notre Église à renouveler et à approfondir nos relations et notre partenariat avec la population autochtone. Puisse son exemple à titre de « protectrice du Canada » qui a vécu à une époque de tensions et d’incompréhension, contribuer à inspirer et à promouvoir le respect, le dialogue et la patience lors de votre rencontre du 11 janvier, pour ainsi porter les fruits d’une véritable espérance.

En vous offrant, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Chef national, l’assurance de mes prières pour demander la bénédiction divine sur vos travaux et sur le témoignage que vous donnez, je demeure sincèrement uni à vous en Notre Seigneur.

+ Richard W. Smith
Archevêque d’Edmonton et
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

c.c. : L’honorable John Duncan
Ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord Canada

Je me prépare à Noël

Pendant cette période de l’Avent, je lis un petit livret intitulé : Le Petit livre bleu, dans lequel on retrouve des réflexions quotidiennes  sur les évangiles dominicaux de l’année C. Qu’est-ce que l’année C?  Bien, tel qu’expliqué dans mon petit livret : l’Église catholique utilise un cycle de lecture des écritures sur trois ans lors de la messe. Ces cycles sont identifiés par les lettres A, B et C.  L’année A est centrée sur l’Évangile de St Mathieu, l’année B sur St Marc, et l’année C sur St Luc. Cette année nous sommes dans le cycle C, donc l’année C, alors les lectures de l’Évangile proviennent surtout de saint Luc.

Si vous regardez dans le Prions en Église, vous verrez qu’au cours de la messe du dimanche, l’église fait trois lectures : une provenant de l’Ancien testament, une du Nouveau testament et une des Évangiles. Un psaume est également attribué à chaque messe, suite à la 1ere lecture.

Revenons maintenant à cette période de l’Avent, il nous reste plus que 5 jours ! Dans ce livret que je lis quotidiennement on nous pose des questions qui nous amènent à réfléchir sur notre vie, sur nous et sur notre relation avec Dieu. Des questions de bases très intéressantes.  En voici quelques exemples.

–          Qu’est-ce qui  m’est vraiment cher dans ma vie? Qu’est-ce qui est réellement important à mes yeux?

–          Quelle est ma destination, où est-ce que je veux aller ?

–          Qu’est-ce qui dure dans vie, qu’est-ce qui est éternel? Quelles sont les choses éternelles auxquelles je peux me consacrer?

–          Qu’est-ce que j’aimerais faire, accomplir, dire, arranger, avant d’être sur mon lit de mort, avant de me retrouver devant Dieu? Est-ce qu’il y a des choses que je peux faire maintenant pendant cette période de l’Avent? Par exemple, me réconcilier avec quelqu’un…

–          A quelles occasions je ne suis pas libre? De quoi suis-je prisonnier? Suis-je prisonnier de mon passé? De mes peurs et mes doutes? Pourquoi ne pas recevoir le don de liberté que me donne le Messie.

–          Quels sacrifices puis-je faire pendant cette période de l’Avent pour mieux recevoir le Christ?

Voilà des questions sur lesquelles vous pouvez réfléchir et essayez de répondre pendant l’Avent, afin d’arriver à Noël avec de nouvelles réponses, le cœur ouvert et plus léger.

Bonne période de l’Avent!

Source du Petit livre bleu: Little Books of the Diocese of Saginaw, Inc. www.littlebooks.org

 

Cérémonie interreligieuse suite à la fusillade à Newtown: un rassemblement inspirant

J’ai été agréablement surprise par la cérémonie religieuse oecuménique organisée hier à Newtown, Connecticut, suite au massacre qui a eu lieu à l’école élémentaire Sandy Hook. Quel beau geste. Les différents leaders religieux de la communauté de Newtown ont présenté leurs prières et mots d’encouragements aux victimes et à toute la communauté. Juifs, musulmans, protestants, catholiques, bahá’ís et autres se sont unis en prière. J’ai beaucoup aimé les mots d’encouragements du jeune musulman qui a fait référence à une parole dans le Coran, celle de faire appel au soutien de Dieu en temps de détresse, Dieu qui est la force de tout. Une parole que nous connaissons aussi dans la Bible. Un des pasteurs  nous a rappelé un fait réel mais pas toujours facile à accepter en temps de drame : «  nos enfants appartiennent d’abord à Dieu avant de nous appartenir ». Cela nous ramène à la vérité que rien nous appartient dans ce monde. Il n’y a rien qui est certain, tout passe. Seul Dieu demeure. Le président des États-Unis, Obama, dans son discours a aussi fait référence à Dieu et a choisi une belle parole : “For we know that if the earthly tent we live in is destroyed, we have a building from God, an eternal house in heaven, not built by human hands.”  Ma traduction: « Car nous savons que même si notre maison sur terre est détruite, nous avons un édifice qui vient de Dieu, une maison éternelle au Paradis, qui elle n’est pas construite par les mains des hommes ».

Il est dommage que nous entendions des prières et des paroles spirituelles nourrissantes sur des grandes chaînes de télévision qu’en temps de drames. Si ces paroles étaient partagées et entendues par tous au quotidien, en dehors des lieux de rassemblements tels que les églises, temples, mosquées, synagogues etc., et pas seulement à travers les médias religieux : je suis certaine que ça aurait un impact positif considérable sur notre société.

En attendant, nous disciples de Dieu, nous ne pouvons que continuer à faire notre part, évangéliser là où nous sommes par nos actes et nos paroles, par les moyens que nous avons et les outils que nous possédons tels que les médias comme Sel et Lumière, les différents magazines, internet et plus encore. Je vois même des chrétiens le dimanche en plein centre-ville qui prêchent sur le coin d’une rue et juste à côté d’eux, des musulmans qui distribuent le Coran. Comme eux, n’attendons pas les drames pour vouloir faire quelque chose,  faisons-le dès aujourd’hui, par des petits ou grands moyens, chaque geste compte, un simple sourire à son voisin d’en face ou la rédaction d’un article dans un journal, toute chose faite par amour pour Dieu et par amour pour son prochain est utile et ça, vous pouvez en être certains.

 

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