Dans la 1ere lecture de vendredi dernier (Apocalypse de St-Jean 10, 8-11) on peut lire que la Parole de Dieu est douce comme du miel pour notre bouche mais une fois mangée, elle devient amère dans nos entrailles. Aujourd’hui, je comprends mieux cette parole. Il est vrai que très souvent, lorsqu’on lit la Parole de Dieu, on est emballé, on trouve ça beau, on est motivé et rempli d’espoir. Lorsque vient le temps d’appliquer cette parole dans notre vie quotidienne et bien là, souvent, ce n’est plus aussi facile et aussi beau que ça nous l’avait déjà semblé. Par exemple, « aimez-vous les uns les autres » (Jean 13, 34), « pardonnez à ceux qui vous ont offensés » (Mathieu 6). Aimer et pardonner à celui qui m’a fait réellement du mal ce n’est pas évident. C’est dans de telles situations que la Parole de Dieu devient amère dans nos entrailles. Lorsqu’on prend la Parole de Dieu au sérieux et désire vraiment l’appliquer dans nos vies et en faire notre lampe sur nos pas (Psaume 119, 105), on peut expérimenter cette amertume et c’est normal. C’est là que la prière, la contemplation, la méditation sur la Parole de Dieu, l’intervention de l’Esprit Saint et le support de la communauté chrétienne dans nos vies sont primordiaux. Tout seul, on ne peut pas tout faire, il y a des choses qui nous dépassent telles que pardonner l’impardonnable, mais si Dieu est avec nous, on arrivera mieux à réaliser ce qui nous semble impossible et à appliquer la Parole de Dieu dans nos vies.

La solennité du Christ-Roi de l’univers – couronnement de l’année liturgique – s’enrichit aujourd’hui de l’accueil dans le Collège cardinalice de six nouveaux Membres que, selon la tradition, j’ai invités à concélébrer avec moi l’Eucharistie, ce matin. À chacun d’eux, j’adresse mes plus cordiales salutations, en remerciant le Cardinal James Michael Harvey pour les paroles courtoises qu’il m’a adressées au nom de tous. Je salue les autres Cardinaux et tous les Prélats présents, ainsi que les illustres autorités, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, les prêtres, les religieux et tous les fidèles, particulièrement ceux venus des diocèses confiés à la charge pastorale des nouveaux Cardinaux.


L’original se trouve aux Archives des Jésuites à Montreal

Ce matin en présence des pèlerins venus à Rome pour la canonisation de Kateri Tekakwitha, Mgr Richard Smith, archevêque d’Edmonton et président de la CECC, a présidé une messe d’action de grâces, concélébrée avec Mgr Lionel Gendron, évêque de St Jean-Longueuil et de Mgr Louis Dicaire, évêque auxiliaire. Voici l’homélie:

