Le Sacré-Cœur de Jésus, qui est amour, faisons-lui assez confiance ?

Statue du Sacré-Coeur de Jésus à Notre-Dame de Fatima. Crédit Photo : Mireille Haj-Chahine

L’Église catholique établit la fête du Sacré-Cœur de Jésus le premier vendredi du mois de juin, après une période de huit jours –l’octave– destinée à la solennité du saint Sacrement. Cela veut dire, c’est 19 jours après la Pentecôte. D’après l’histoire de la spiritualité du Sacré-Cœur, cette solennité a été instaurée par le pape Clément XIII en 1765, suite aux demandes de Jésus à Marie-Marguerite Alacoque, une religieuse et mystique française de la Visitation catholique romaine, qui a vu le coeur brûlant d’amour de Jésus lors d’une des apparitions à Paray-le-Monial, et a promu la dévotion au Sacré-Cœur dans l’Église. Tiré de Hozana.org

Sr Marie-Marguerite Alacoque, avait eu comme mentor un jésuite, qui est un des grands amoureux du Sacré-Cœur de Jésus devenu plus tard saint Claude La Colombière. Doté d’une spiritualité profonde et d’une extrême dévotion, il révéla le Sacré-Cœur au monde. Pour en savoir davantage, visionnez cette vidéo sur YouTube.

La fête du Sacré-Cœur de Jésus est une fête qui n’arrive pas par hasard dans notre calendrier de vie chrétienne ; puisque Dieu reste avec nous et nous ne nous sommes pas laissés seuls. Par la suite, nous avons la  fête de la Très Sainte Trinité et la Fête du Saint-Sacrement, communément appelée, la Fête-Dieu. 

La tradition de célébrer la fête du Sacré-Cœur de Jésus, nous donne l’occasion de rencontrer un amour qui se donne jusqu’au bout. Comme catholiques, nous nous demandons comment la dévotion traditionnelle au Sacré-Cœur de Jésus, solidement enracinée dans les Écritures saintes, reprend vie et devient contemporaine ? Ce symbole du grand amour, que peut-il nous apprendre et faire aujourd’hui ? Peut-il changer notre vie ? 

À la fête du Sacré-Cœur de Jésus, le 4 juin, les fidèles ont reçu une invitation particulièrement précieuse pour vivre plus que jamais, un moment d’unité, d’espérance et de ferveur. C’est la rencontre avec le Cœur de Jésus, même en procession dans les rues de Montréal ce soir-là, demeure cette source où puiser l’Espérance, la consolation et la force de servir dans une société inquiète face aux grandes questions touchant la vie et la dignité de chaque être humain. Voici un extrait lors de notre présence pour les célébrations.

Pour le P. François Potez, un prêtre catholique français et ancien officier de la Marine nationale, décédé très récemment : « Le cœur de Dieu est un cœur humain et ça c’est prodigieux ». 

Depuis ma tendre jeunesse, j’entendais que le mois de mai est consacré à la Vierge Marie et que le mois de juin, c’est le mois du Sacré-Cœur. C’est rien qu’avec le temps que je réalise que la fête du Sacré-Cœur de Jésus et celle du Cœur Immaculé de Marie se suivent l’une après l’autre. Car ces deux cœurs, de par leur pureté, sont constemment liés à Dieu.

Chaque année, plusieurs souvenirs entourant la fête du Sacré-Cœur de Jésus, me viennent à l’esprit. Cela me rappelle mes années d’école. Ayant été au Collège des Soeurs des Saints-Cœurs (de Marie et de Jésus), je peux témoigner que tous les élèves ont été choyé.es de célébrer la fête de notre collège, à la fin de l’année scolaire. De la joie au cœur, nous nous préparons, année après année, à accueillir la fête du Sacré-Cœur, et nous réjouissons d’une année scolaire qui va se terminer. 

Nous étions responsables de garder les lieux propres avant notre départ pour l’été, et de nous préparer à servir la messe solennelle afin de clôturer le mois en question ainsi que l’année scolaire. Lors de la célébration de messe pour la fête du Sacré-Cœur, nous étions sur le coup absorbés par la beauté de ce cœur aimant de Jésus. 

De plus, nous entendons souvent l’expression : « Dieu est amour ». En réalité, ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés. Nous avons reçu, de par notre éducation, l’invitation à aimer Dieu davantage. Mais l’invitation à nous laisser aimer par lui, est au centre  du fondement même de notre foi chrétienne. Prenons-nous le temps de nous laisser aimer par Dieu, et par son cœur tendre et miséricordieux ? Sommes-nous attentifs à sa présence, ou sommes-nous indifférents ? Faisons-lui confiance ?

Personnellement, j’ai compris davantage la valeur du cœur aimant de Jésus, qui est un cœur humain et qui aime sans condition. Il est miséricordieux et n’attend de nous que de revenir à lui, de l’aimer, de le remercier et que nous ne soyons pas indifférents.

J’ai participé durant les années passées, à quelques  pèlerinages qui m’ont montré la beauté, la bonté et la miséricorde de ce cœur compatissant et débordant d’amour.

En Pologne, à Cracovie, nous sommes partis à la découverte des lieux de saint Jean-Paul II, sainte Faustine Kowalska et tant d’autres. Par exemple, sainte Faustine Kowalska, une religieuse et mystique polonaise reconnue pour son enseignement sur la Divine Miséricorde et rappelons-nous ici sa phrase très bien connue : « Jésus, j’ai confiance en toi ». Lorsque nous sommes arrivés devant un kiosque pour acheter des souvenirs comme des chapelets et des images du Jésus miséricordieux, la religieuse en charge nous a accueillis avec beaucoup d’intérêt et d’amour et elle était un peu trop brève. Pour comprendre, par la suite, qu’elle doit quitter pour la récitation du chapelet de 15h. La cloche de la chapelle retentit et la religieuse nous quitta sans dire un mot, ni tenir compte du don qu’on effectuait pour avoir acheter des objets religieux choisis sur place. Elle courait d’un pas très hâtif pour rejoindre ses consoeurs pour la récitation du chapelet de la Divine Miséricorde. J’étais éblouie et profondément touchée d’assister à la primauté de la prière sur les autres choses de la vie.     

Récemment, lors d’un pèlerinage au Portugal, nous avons visité, durant quelques jours, le sanctuaire de Notre-Dame de Fatima qui déborde de foi, de dévotion, et de prières. Dans l’une des grandes salles dédiées à la confession individuelle, j’ai été très émue de voir la statue du Sacré-Cœur de Jésus, hissée sur un socle. Ce cœur humain et miséricordieux de Jésus est présent pour accompagner les cœurs des pèlerins brisés et en repentance qui sont en visite des quatre coins du monde. (voir image principale du blogue)

Ci-dessus: Église Saint-Pierre – Auvillar, France : Vitrail (XIXe siècle) représentant saint Claude La Colombière, prêtre jésuite et guide spirituel de sainte Marguerite-Marie Alacoque. Photo Istock.

 

Prière au Sacré Cœur de Jésus de saint Claude La Colombière 

« Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire, et une plus grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puisse attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m’y opposer : c’est à vous à tout faire, divin cœur de Jésus-Christ, vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Ainsi soit-il. » Réf. Hozana.org.

À l’exemple des grands amoureux du Cœur de Jésus, saint Claude La Colombière, sainte Faustine, mère Teresa, et même saint Jean-Paul II, apprends-nous Jésus à nous laisser touchés par ton amour, à te faire confiance en tout temps, et à répéter sans cesse comme sainte Faustine : « Jésus, j’ai confiance en toi ». Éclaire-nous à ce qu’on doit faire pour parvenir à la pureté de ton amour.

Une neuvaine à Marie, Mère de la Vie

Connaissez-vous des parents qui ont vécu une grossesse non planifiée ? Rencontrez-vous des difficultés en tant que mère ou père ? Avez-vous un parent ou un grand-parent âgé ? Êtes-vous en conflit ou en rupture avec un être cher ?

Notre vie commence dès la conception, lorsque Dieu fait don de la vie à nos parents, appelés à nous aimer et à prendre soin de nous. Cependant, de nombreux enfants naissent en dehors de ces conditions idéales. Certains enfants sont abandonnés par leurs parents ou placés en vue d’une adoption. D’autres grandissent dans des foyers où leurs parents souffrent d’addictions et de troubles mentaux. Certains naissent avec des besoins spécifiques. Et des millions d’enfants n’ont même pas la chance de grandir, car leur vie a été interrompue avant que leur mère ne donne naissance. Peut-être que leurs mères ne se sont pas senties soutenues pendant leur grossesse, ou ont cru que celle-ci entraverait leurs objectifs professionnels ou relationnels.

À l’autre extrémité du spectre, il y a les personnes âgées, dont beaucoup de nos propres grands-parents, qui vivent seules et se sentent rejetées, négligées et seules. Elles n’ont personne pour leur rendre visite. Certaines n’ont peut-être pas d’enfants, d’autres ont des enfants qui ne font pas l’effort de leur rendre visite.

Même s’il peut sembler facile de passer à côté de ces personnes – ces enfants, ces parents, ces hommes et ces femmes âgés –, les catholiques sont appelés à faire davantage. Nous sommes appelés à prier pour eux, tout comme nous sommes appelés à prier pour nos propres familles, où nous-mêmes, nos parents, nos frères et sœurs et nos enfants pouvons être confrontés à la souffrance. Dans la vie, nous portons tous notre croix, mais nous ne sommes pas seuls. Nous sommes tous remplis d’espérance. Dans le but de nous aider dans nos combats, d’intercéder en notre faveur et de nous guider tout au long de notre chemin, Dieu nous a octroyé ses saints au ciel.

La mère de Jésus, Marie, est celle qui comprend le mieux la souffrance, car elle a elle-même connu une grossesse inattendue, a eu du mal à trouver un endroit où accoucher et a dû assister à la crucifixion de son propre fils. En ce mois de mai, nous vous invitons à vous joindre à nous pour prier une neuvaine à Marie, Mère de la Vie. Durant neuf jours, du samedi 16 mai au dimanche de la Pentecôte, le 24 mai, nous prierons pour les mères, les pères, les amis et à toutes les familles, pour la guérison et l’espérance, aux côtés de saints qui ont traversé des épreuves similaires aux nôtres. Nos prières honorent sainte Gianna Molla, sainte Monique, saint Joseph et saint Jean-Paul II, aux côtés de la Vierge Marie, Mère de la Vie.

Vous pouvez offrir cette neuvaine : 

  • Pour votre propre famille, pour vos parents, votre conjoint.e et vos enfants. 
  • À des amis en particulier ou des personnes de votre entourage qui souhaitent agrandir leur famille, ou qui se sentent abandonnées par les leurs. 
  • Avec une intention générale, par exemple pour les familles brisées. 
  • Avec plusieurs intentions. 

Quoi qu’il en soit, nous souhaitons que vous vous joigniez à nous dans la prière, car les prières guérissent et transforment des vies.

Suivez-nous sur vos réseaux sociaux préférés pour être informé du début de la neuvaine à Marie, Mère de la Vie : Facebook, Instagram, X et YouTube.

« Ô Canada », un hymne à redécouvrir !

Les étrangers s’étonnent parfois d’entendre l’hymne de notre pays chanté dans deux langues différentes, l’anglais et le français. Ils seraient sans doute encore plus surpris de savoir que les paroles de l’un et de l’autre ne correspondent pas.  En effet, l’hymne canadien, le maintenant très connu « Ô Canada », est bien connu en sa qualité de composition musicale par Calixa Lavallée. Il l’est un peu moins en ce qui a trait aux paroliers.

Fruit d’une commande du Lieutenant-gouverneur du Québec de l’époque, Son honneur Théodore Robitaille, ce chant fut entonné pour la première fois lors du Congrès catholique canadien-français, le 24 juin 1880.  Composé par le juge et poète Adophe-Basile Routhier, l’hymne fut écrit avec la ferme intention de devenir l’hymne officiel du Canada français. Avec, comme le dit Brian Christopher Thompson, l’intention « de créer un chant national qui avait la dignité du « God Save the Queen », l’hymne était alors entonné lors de tous les événements publics au Canada à l’époque ». Contrairement à la version anglophone dont les paroles reçurent plusieurs moutures au cours de l’histoire, la version française est toujours restée la même. Suivant un parcours sinueux, l’hymne « Ô Canada » reçut finalement la sanction royale le 27 juin 1980, presque cent ans après son écriture !

Si ce n’est de certaines formulations dont le langage nous apparaît quelque peu étranger, l’intégralité de l’hymne Canadien mérite d’être médité et chanté encore aujourd’hui.

Le « Ô Canada, Terre de nos aïeuls » est d’une beauté sublime et peut être une grande source de fierté, spécialement pour nous catholiques puisqu’il fait directement écho à notre foi. En effet, l’hymne national nous invite à faire mémoire de ceux qui nous précédés, de « nos aïeux » qui ont su bâtir ce pays. Loin de se laisser décourager par les nombreux obstacles qu’ils ont rencontrés sur leur route, nos ancêtres ont su manifester un courage et une ferveur semblables à toute grande nation. Du récit de ce passé aux principes ayant dirigé son histoire, l’hymne ne saurait être complet sans cet appel à l’engagement, à la mission que représente la construction d’un si jeune pays.

Dans son discours lors de la cérémonie de bienvenue à Toronto pour la 17e journée mondiale de la Jeunesse le 23
juillet 2002, saint Jean-Paul II s’exprimait en ces termes:

«3. Dans la version francophone de votre hymne national «Ô Canada», vous chantez: «Car ton bras sait porter l’épée, il sait porter la croix». Les Canadiens sont les héritiers d’un humanisme extraordinairement riche, grâce à l’association de nombreux éléments culturels divers. Mais le noyau de votre héritage, c’est la conception spirituelle et transcendante de la vie, fondée sur la Révélation chrétienne, qui a donné une impulsion vitale à votre développement comme société libre, démocratique et solidaire, reconnue dans le monde entier comme un chantre des droits de la personne humaine et de sa dignité.»

Commémorer le 150e du Canada n’est pas seulement un devoir de citoyen. C’est aussi la possibilité d’avoir accès à des témoins et des modèles pour nous qui sommes héritiers de ce patrimoine. À ces personnes qui, de par leur vie même, furent les instruments de Dieu, et envers lesquelles nous sommes infiniment redevables encore aujourd’hui.

-1-

Ô Canada! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux!
Car ton bras sait porter l’épée,
Il sait porter la croix!
Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.
Et ta valeur, de foi trempée,
Protègera nos foyers et nos droits.
Protègera nos foyers et nos droits.

-2-

Sous l’œil de Dieu, près du fleuve géant,
Le Canadien grandit en espérant.
Il est d’une race fière,
Béni fut son berceau.
Le ciel a marqué sa carrière
Dans ce monde nouveau.
Toujours guidé par sa lumière,
Il gardera l’honneur de son drapeau,
Il gardera l’honneur de son drapeau.

-3-

De son patron, précurseur du vrai Dieu,
Il porte au front l’auréole de feu.
Ennemi de la tyrannie Mais plein de loyauté.
Il veut garder dans l’harmonie,
Sa fière liberté;
Et par l’effort de son génie,
Sur notre sol asseoir la vérité.
Sur notre sol asseoir la vérité.

-4-

Amour sacré du trône et de l’autel,
Remplis nos cœurs de ton souffle immortel!
Parmi les races étrangères,
Notre guide est la loi;
Sachons être un peuple de frères,
Sous le joug de la foi.
Et répétons, comme nos pères
Le cri vainqueur : Pour le Christ et le roi,
Le cri vainqueur : Pour le Christ et le roi.

 

Reconnaissance des vertus héroïques du Cardinal Van Thuan

CNS photo/L’Osservatore Romano via EPA

Nguyen Van Thuan

Prisonnier politique du régime communiste pendant 13 ans, dont 9  en confinement, l’expérience de François Xavier Nguyen Van Thuan est un témoignage puissant de foi en l’Eucharistie, du pouvoir du pardon et de la valeur rédemptrice de la croix. Les textes spirituels du cardinal Van Thuan, spécialement ceux qu’il a écrits en prison où il célébrait la Messe en secret avec une goutte de vin dans la paume de sa main, ont fait le tour du monde et ont donné de l’espoir à des millions de personnes. Qui peut oublier les mots de saint Jean-Paul II à son propos  concluant  la retraite du carême de la Curie romaine en 2001 retraite  prêchée par le Cardinal Van Thuan lui-même :

« Avec la simplicité et le souffle de l’inspiration divine, il nous a guidés sur le chemin de l’approfondissement de notre vocation de témoins de l’espoir évangélique en ce début de troisième millénaire. Témoin de la croix durant ses longues années d’emprisonnement au Vietnam, il nous a fréquemment fait le récit de ses souffrances lorsqu’il était en prison et, ainsi, il nous a renforcés dans cette certitude consolante selon laquelle, lorsque tout s’écroule autour de nous, et même en nous, le Christ est notre support indéfectible. »

Au mois de septembre 2007, la cause de béatification du Cardinal Van Thuan fut ouverte à Rome. Comme prisonnier, il fut victime des pires tortures et d’une déshumanisation la plus complète. Toutefois, Van Thuan n’a jamais cessé d’aimer ses gardes de prison qui pourtant abusaient de lui. Certains des gardiens furent si touchés par son exemple qu’ils se convertirent plus tard au christianisme. Van Thuan écrit : « ni les armes, ni les menaces mais seul l’amour chrétien peut changer les cœurs… c’est l’amour qui prépare le chemin de l’annonce de l’Évangile. Omnia Vincit Amor, « L’amour peut tout conquérir ».

Télévision Sel + Lumière a produit un documentaire touchant sur la vie de ce saint homme dont la première mondiale a eu lieu au Congrès Eucharistique international de Québec en 2008. Ce film a contribué à répandre le message d’amour et d’espérance du cardinal Van Thuan. Dès lors que le pape François a signé le décret reconnaissant les vertus héroïques de cet extraordinaire homme de foi, François Xavier Nguyen Van Thuan, mort en 2002 à Rome,  est actuellement sur le chemin de la béatification et de la canonisation.

Saint Jean-Paul II: pape de la famille

« Dans ce service du Peuple de Dieu, saint Jean Paul II a été le Pape de la famille. Lui-même a dit un jour qu’il aurait voulu qu’on se souvienne de lui comme du Pape de la famille. Cela me plaît de le souligner alors que nous vivons un chemin synodal sur la famille et avec les familles, un chemin que, du Ciel, certainement, il accompagne et soutient. » -Pape François. Visionnez ce magnifique vidéo qui présente le profond attachement du saint pape Jean-Paul II pour la famille. Pour Jean-Paul II, la famille était le reflet de la Trinité Sainte. Par l’exercice des vertus théologales de foi, d’espérance et de charité, chacun des membres de la famille peut être le reflet de l’amour de Dieu pour l’humanité et ainsi, rendre présent le bonheur du ciel sur la terre.

Cendrillon, une anticonformiste ?

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Image: Courtoisie de CNS

Cette semaine, je suis allé voir la récente adaptation au grand écran, par le réalisateur Kenneth Branagh, du conte de fée Cendrillon. Bien que ce genre de film ne soit pas normalement mon premier choix, je fus très surpris de la qualité et de la profondeur de ce film. Ce qui m’a frappé, c’est le contraste entre ce film et les longs métrages pour enfants auxquels les Walt Disney de ce monde nous ont habitués au cours des dernières décennies. En effet, la plupart des contes pour enfants sont aujourd’hui porteurs des grandes « valeurs » de notre temps : individualisme et consumérisme. J’en tiens pour preuve le court-métrage présenté avant le film et entièrement centré sur la célébration de l’anniversaire d’une petite fille et sur la grande quantité de cadeaux qu’elle reçoit. Comme si les producteurs avaient voulu se déculpabiliser devant d’éventuelles accusations portées contre eux de vouloir présenter aux jeunes des valeurs « vieux jeux ». En résumé, la raison de ce contraste entre les valeurs de Cendrillon et celles de notre temps est due au fait que ce film n’entre pas dans ce que Saint Jean-Paul II avait nommé la « culture du soupçon ».

Cette culture du soupçon qui a souvent servi à désigner Freud (en psychologie), Marx (en politique/économie) et Nietzche (en philosophie) pourrait se résumer ainsi : une attitude à douter de la bonté des wedding-342679_1280hommes et à toujours chercher une arrière pensée malveillante motivant les relations humaines. Par exemple, dans les relations amoureuses, l’attitude de soupçon se manifeste lorsque les partenaires ne veulent pas s’engager et se donner totalement l’un à l’autre. Lorsqu’ils préfèrent garder une assurance « au cas où » l’autre me tromperait, etc. Il faut dire que l’attitude souvent irresponsable de certains hommes a légitimé cette recherche d’une plus grande indépendance de la part des femmes. Cependant, cette recherche d’indépendance devient néfaste, pour la personne elle-même, lorsqu’elle est motivée par une peur irrationnelle de l’autre et une recherche égoïste de soi. Toutes les relations humaines (même l’économie!) étant fondées, en grande partie, sur la confiance, le soupçon peut en soi, lorsqu’il devient principe absolu, déstabiliser et, même, détruire toutes les sociétés, familles comprises. Cette philosophie va même jusqu’à considérer naïve toute posture de confiance en l’autre et, ce, spécialement lorsqu’il y a relation de pouvoir. En ce sens, le film Cendrillon contraste énormément avec cette attitude qui consiste, au nom de la lucidité, à se méfier de tout et de tous. Au contraire, plusieurs éléments du film vont dans un tout autre sens. [Read more…]

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