L’Évangile de la famille pour une Église en crise

CNS/Paul Haring

Du 22 au 26 août avait lieu la 9e Rencontre des Familles à Dublin en Irlande. Durant trois jours, se sont succédés conférences, panels et prières centrés sur le thème « L’Évangile de la famille : joie pour le monde ». Le clou de cette rencontre internationale fut la visite du pape François en Irlande et où il a pu participer au Festival des Familles et célébrer une Messe à Phoenix Park comme l’avait fait avant lui le saint pape Jean-Paul II en 1979. Même si les circonstances n’étaient pas favorables à la diffusion médiatique de la beauté de la vie familiale aujourd’hui, je crois que cette Rencontre mondiale des familles de Dublin a su tout de même montrer au monde la fierté des catholiques du monde entier envers le Pape et le trésor de la foi qu’ils portent en leur cœur. Cependant, j’aimerais commencer mon analyse de cette 9e édition de la RMF par une réflexion sur le choix d’angle de couverture que nous avons choisi en tant que média catholique.

Un contexte très complexe

L’environnement médiatique entourant cet événement d’envergure a bien entendu été gravement obscurci par les scandales d’abus sexuels survenus aux États-Unis, en Irlande ainsi qu’en de nombreux pays. En effet, les révélations entourant l’ancien cardinal McCarrick, celles du Pensilvania Grand Jury Report et la plaie ouverte que représente l’histoire récente en Irlande prédestinaient cette Rencontre Mondiale des Famille à un flop monumental. Ce ne fut cependant pas le cas puisque quelque 37 000 personnes ont participé au Congrès tandis que la visite du Pape a, elle, permis de franchir une nouvelle étape dans les relations entre le peuple irlandais et l’Église dans un horizon de réconciliation.

Combattre le cléricalisme

De notre côté à Sel et Lumière, nous avons choisi d’offrir une couverture en accord avec l’objectif de la Rencontre Mondiale des familles telle que la voulait son saint fondateur c’est-à-dire de « renforcer les liens entre les familles, et témoigner de l’importance cruciale du mariage et de la famille pour la société entière ». Selon la Constitution dogmatique du Concile Vatican II Lumen Gentium, « Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, qui ont entre eux une différence essentielle et non seulement de degré, sont cependant ordonnés l’un à l’autre : l’un et l’autre, en effet, chacun selon son mode propre, participent de l’unique sacerdoce du Christ. » (No 10). En ce sens, concentrer le traitement médiatique de l’Église sur les abus sexuels d’une minorité du clergé revient à encourager le cléricalisme puisqu’elle met de côté la vaste majorité du peuple de Dieu. Au contraire, offrir une couverture médiatique centrée sur la beauté de la vie familiale aujourd’hui signifie aussi refuser le prisme réducteur hérité du cléricalisme.

Une couverture au service du Peuple de Dieu

Comme le disait le pape François dans une lettre adressée au Cardinal Marc Ouellet : « Le cléricalisme conduit à une homologation du laïcat ; en le traitant comme un « mandataire », il limite les différentes initiatives et efforts et, si j’ose dire, les audaces nécessaires pour pouvoir apporter la Bonne Nouvelle de l’Évangile dans tous les domaines de l’activité sociale et surtout politique ». En ce sens, bien que ce contexte de crise ait, sans contredit, éclipsé l’annonce de la beauté de la vie familiale aujourd’hui, le père Thomas Rosica, Matteo Cioffi, moi-même et l’ensemble de l’équipe de Sel et Lumière avons travaillé intensément à vous transmettre et manifester la réalité telle qu’elle s’est vécue sur le terrain, au-delà du prisme réducteur de la crise institutionnelle de l’Église. Que ce soit par les dizaines d’entrevues avec des couples et des responsables de l’Église, nos blogues ou la diffusion des différentes étapes du voyage du pape François, nous avons tenté de vous présenter une perspective centrée sur les défis propres et le rôle de la foi dans des familles catholiques aujourd’hui. Dans les prochaines semaines, nous aurons l’occasion de revisiter ensemble les différents gestes et discours du pape François en Irlande. D’ici-là, je vous invite à revoir et consulter l’ensemble de notre couverture de la Rencontre Mondiale des Familles 2018 de Dublin.

Capsules quotidiennes: Rencontre Mondiale des Familles -Dublin 2018

Vous trouverez ci-dessous les 4 rapports quotidiens de notre journaliste Francis Denis en provenance de la Rencontre Mondiale des Familles Dublin 2018 avec la participation spéciale du pape François:

Couverture spéciale S+L: Rencontre Mondiale des Familles -Dublin 2018-

CNS photo/Paul Haring

Du 21 au 26 août prochains, se tiendra à Dublin la 9e édition de la Rencontre Mondiale des familles. Mise sur pied par le saint pape Jean-Paul II en 1994, l’événement a pour but de « contribuer à renforcer les liens entre les familles, et témoigner de l’importance cruciale du mariage et de la famille pour la société entière ». C’est donc par la prière, des catéchèses et des célébrations que les participants provenant des quatre coins de la planète pourront se rassembler auprès du saint Père pour, à la fois remercier Dieu du don de la famille et  réfléchir sur les différents défis auxquels font face les familles constituant le Peuple de Dieu de ce début de XXIe siècle. Le thème de la rencontre de cette année, « L’Évangile de la famille : joie pour le monde », se déploiera en deux grandes parties. Dans un premier temps, se tiendra un congrès de trois jours où se succéderont catéchèses, conférences et tables rondes de spécialiste et hauts responsables de l’Église sur différents sujets liés à la famille et la foi catholique. Le point d’orgue de la semaine sera certainement la visite du pape François en Irlande.

Un congrès aux couleurs d’Amoris Laetitia

La théologie de la famille du pape François telle qu’exprimée dans l’exhortation apostolique Amoris Laetitia est d’une extraordinaire richesse. Long d’environ 120 pages,  ce document a évidemment besoin d’être approfondi et discuté. C’est pourquoi des spécialistes des questions reliées à la famille s’exprimeront sur les différentes dimensions de cette entité que l’on appelle « l’église domestique ».  Par exemple, le cardinal Christoph Schönborn offrira une catéchèse sur la question du comment « célébrer la famille dans la tradition judéo-chrétienne ». Des personnalités de chez-nous seront également présentes. C’est le cas de l’archevêque de Québec, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix qui présentera une conférence intitulée « Regard sur Jésus : présenter l’engagement du mariage comme chemin de joie pour notre temps ».

Sur trois jours, j’ose croire que l’ensemble des participants auront donc tous les éléments nécessaires pour faire la promotion de la famille et de la joie de porter ces profonds enseignements dans la vie quotidienne, une fois de retour à la maison. Toutefois, les personnes qui, pour une raison ou pour un autre, ne peuvent se rendre à Dublin, pourront suivre l’événement de l’intérieur puisque Sel et Lumière sera sur place afin de vous faire vivre la RMF 2018 dans le confort de votre foyer. Vous pourrez, par l’entremise de mes reportages quotidiens, approfondir votre connaissance de la réalité des familles catholiques aujourd’hui. Ainsi, les 22, 23 et 24 août prochains, restez l’écoute de S+L pour tout savoir sur cet événement incontournable de la vie de l’Église universelle.

Une visite très attendue

Il est clair que l’annonce de la venue du pape François à la Rencontre Mondiale des Familles fut accueillie avec grand enthousiasme par les organisateurs et le peuple catholique d’Irlande. Pour bien comprendre l’importance de cette visite apostolique nous devons tenir compte du contexte actuel en Irlande.

En effet, depuis la crise des abus sexuels du clergé qui ont gravement touché l’île gaélique, l’Église ne tient plus le rôle central qu’elle a pu jouer à travers son histoire. Son attractivité et sa crédibilité étant grandement affaiblies, il sera intéressant de voir à quel point la visite du pape François aura un impact positif de réconciliation entre l’Église et la société irlandaise dans son ensemble. Un deuxième élément à surveiller est lié à la récente légalisation de l’avortement suite à un référendum. Ayant mis sur pied ce référendum et étant ouvertement en faveur de cette légalisation, le gouvernement actuel d’Irlande a donc, à l’heure actuelle, sur la famille et les questions dites « sociétales » des points de vue en opposition directe avec l’Église. Il sera donc intéressant de suivre les échanges du pape avec les autorités civiles et politiques irlandaises.

La visite du pape François ne sera toutefois pas que diplomatique. De fait, la raison principale de sa présence est sa participation à la Rencontre Mondiale des Familles 2018. Comme ce fut le cas à Philadelphie, lors de la précédente édition de l’événement, le pape participera au « Festival des familles » le samedi soir. On se souvient encore de la magnifique prise de parole qu’il avait eu devant des milliers de personnes réunies pour entendre une allocution presque humoristique ! Suivant une visite au Sanctuaire de Knock le dimanche matin, le Saint-Père présidera la Messe de clôture de la Rencontre Mondiale des Familles « qui regroupera des personnes et des familles venues du monde entier, en action de grâce et en communion. La Messe marquera la conclusion de la Rencontre Mondiale des Familles 2018 à Dublin, et le prochain diocèse hôte de l’événement, en collaboration avec le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, sera alors annoncé ». Vous pourrez évidemment visionner l’intégralité des moments forts de cette visite du pape François en Irlande sur nos ondes.

La famille un enjeu pour l’Église et pour le monde

Que ce soit par la qualité des intervenants du congrès, la richesse des témoignages ou la profondeur spirituelle qui s’en dégagera pour le monde entier, cette édition de la Rencontre Mondiale des familles s’inscrira très certainement comme une édition incontournable de l’histoire de cet événement mondial. Comme c’est notre habitude depuis notre création, il y a maintenant quinze ans, Sel et Lumière sera de la partie. Pour tout savoir sur notre couverture consultez notre site web ou notre page Facebook et Twitter. À très bientôt !

Instrumentum Laboris: chemin de créativité pour l’action pastorale de l’Église

CNS photo/Vatican Media

Le 8 mai dernier, l’Église publiait l’Instrumentum Laboris du Synode à venir portant sur « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». D’une soixantaine de pages, ce document a pour but de guider les réflexions et les discussions des pères synodaux lors de la rencontre d’octobre prochain. Divisé en trois parties et s’inspirant d’une panoplie de sources (dont le pré-synode des jeunes), ce texte explore à la fois la réalité concrète des jeunes d’aujourd’hui, la foi, le discernement ainsi que les choix propres à cette étape de la vie. Nous parcourrons ces trois parties dans les prochaines semaines. Ce texte étant de par sa nature, universel, je m’attarderai surtout aux éléments concernant davantage la jeunesse occidentale.

Dans son ensemble, la première partie offre une description de ce en quoi consiste être jeune aujourd’hui. Partant des caractéristiques objectives qui constituent de tout temps cette étape de la vie que l’on nomme « jeunesse », il contient de nombreux éléments pour réfléchir aux beautés et aux défis que représente le fait d’être jeune au XXIe siècle.

Sans prétendre à l’exhaustivité, nous sommes invités, dans un premier temps, à considérer plusieurs caractéristiques objectives de cette étape de la vie et, dans un deuxième temps, à voir ses conditions de réalisation à l’heure actuelle. Ainsi, l’Instrumentum Laboris montre les chemins de créativité pour l’action pastorale de l’Église.

La liberté au service du développement

On souligne d’abord le fait que la jeunesse est une étape du développement de la personne humaine; une période de transition entre l’enfance et l’âge adulte où se construisent tout particulièrement des éléments comme l’identité (no 16), les compétences professionnelles (no 154), les talents, la créativité (no 27), la capacité d’aimer (no 79), le sens critique (no 75), etc. Toutefois, la jeunesse de notre époque semble traiter cette étape d’une manière très particulière. En effet, on note d’abord que « la transition à l’âge adulte est devenue un chemin long, complexe et non linéaire, où alternent des pas en avant et des pas en arrière » (no 16) tout en soulignant la « demande d’espaces croissants de liberté, d’autonomie et d’expression (no 8).

Faire le pont entre la volonté de développement personnel inhérente à la jeunesse sans que soient perçus les choix nécessaires à cette évolution comme étant des atteintes à la liberté de chaque personne, voilà un nœud où l’Église peut manifester toute sa pertinence. En effet, « la joie de l’Évangile fait grandir le désir ; non seulement cultiver ses rêves, mais aussi franchir des pas concrets en intégrant les contraintes de la vie » (no 125).

Des chercheurs de sens

Une deuxième caractéristique des jeunes de tout temps est leur ardeur à chercher la vérité. De fait « les jeunes sont de grands chercheurs de sens et tout ce qui rejoint leur quête de sens pour donner de la valeur à leur vie suscite leur attention et motive leurs efforts (no 7). De cet élément fondamental découle, par exemple, l’importance qu’ils accordent à toutes les formes d’art (no 38) ainsi qu’une insatisfaction croissante « par rapport à une vision du monde purement immanente, véhiculée par le consumérisme et par le réductionnisme scientiste » (no 63). Devant l’immensité des possibilités qu’offre notre monde ultra connecté, on peut comprendre l’émergence de « la déprime et l’ennui » (no 35) croissant chez les jeunes pour qui disponibilité rime avec indifférence et apathie. Comme on dit « trop de choix c’est comme pas assez ».

Dans ce contexte, l’Église est en mesure d’offrir une verticalité de laquelle émerge une hiérarchie de priorités. Les jeunes d’aujourd’hui peuvent donc être très sensibles aux propositions de l’Évangile. Le besoin que l’on ressent fortement chez les jeunes religieux d’une « exigence de radicalité́ est forte » (no 72) en est un exemple. Comment l’Église peut-elle offrir ce sain encadrement qui, respectant les exigences de la liberté, offre le repère essentiel pour faire des choix éclairés ? Voilà une question à laquelle le Synode pourra offrir des éléments de réponse.

Des modèles pour une vie réussie

Une troisième caractéristique de la jeunesse est celle d’être « le moment d’un saut qualitatif, au niveau de l’implication personnelle, dans les relations et les engagements, et de la capacité d’intériorité et de solitude » (no 18). Or, cette évolution représente souvent un saut vers l’inconnu, une période mouvementée où semble indispensable la présence de « modèles » (no 21) permettant au jeune de concevoir positivement pour lui-même ce qu’il n’est pas encore. Or, notre société faillit trop souvent à fournir ces mêmes modèles si essentiels à la formation de la personnalité. Par exemple, on peut concevoir les conséquences dramatiques du fait de « l’absence de leadership fiable, à différents niveaux et dans le domaine civil aussi bien qu’ecclésial » (no 59) ainsi que « la figure paternelle dont l’absence ou l’évanescence dans certains contextes, en particulier occidentaux, produit ambiguïtés et vides ». Comme l’affirme le document, « le point problématique est alors la liquidation de l’âge adulte, qui est la vraie marque de l’univers culturel occidental. Il ne nous manque pas seulement des adultes dans la foi, il nous manque des adultes “tout court” » (no 14).

Nul doit être surpris de la culture de l’isolement et de « l’entre-soi » qui fait que « malgré le fait de vivre dans un monde hyper-connecté, la communication entre les jeunes se limite aux personnes qui leur ressemblent » (no 56-58). Faute de modèles à la hauteur de leurs attentes, les jeunes se regroupent souvent entre eux, empêchant ainsi tout « saut qualitatif » par effet de stagnation. Dans ce contexte, l’Église doit offrir à la jeunesse les modèles dont elle a plus que jamais besoin. Les saints passés, présents et à venir doivent et l’appel universel à la sainteté fera donc assurément l’objet de discussions lors du Synode.

Changement d’époque, changement de paradigme

Le monde vit actuellement de profondes transformations. Étrangement, la société actuelle ressemble, en de nombreux points, à la jeunesse elle-même. Tout comme la jeunesse, notre culture n’est, par elle-même, ni en mesure de réconcilier la liberté avec les choix essentiels au plein épanouissement humain, ni en mesure de donner du sens à la vie, à la souffrance en lui donnant son horizon vertical, ni en mesure d’offrir les modèles nécessaires au déploiement du potentiel présent en chaque jeune.

L’Église doit donc prendre ses responsabilités en devenant elle-même le lieu de tous les épanouissements. Alors que l’époque même dans laquelle nous vivons peut être qualifiée « d’ère de la jeunesse », ces jeunes peuvent s’engager avec l’Institution ecclésiale dans une relation de collaboration réciproque. Pendant que l’une recevra les instruments pour gagner en maturité, l’autre pourra, grâce aux talents et à la fougue de la jeunesse, passer au travers de notre époque de transition sans y avoir perdu trop de plume.

La semaine prochaine, nous poursuivrons notre analyse de l’Instrumentum Laboris en explorant la réalité de la foi et du discernement vocationnel.

Vidéo du Pape août 2018: La famille, un trésor

Vous trouverez ci-dessus la vidéo des intentions de prières du pape François pour le mois d’août 2018: La famille, un trésor:

La Vidéo du Pape: aucune famille n’est parfaite. L’amour est exigeant, bien qu’il n’y ait pas de plus grande joie. Il y a beaucoup de façons de se rapprocher de l’idéal de la famille chrétienne (cf. “Amoris laetitia” 32-57). Mais elles ont toutes en commun le respect de l’autre et l’amour durable, des valeurs qui les transforment en un trésor à protéger.

« L’image d’un trésor me vient très souvent à l’esprit pour parler des familles. Le rythme actuel de la vie, le stress, la pression du travail mais aussi le manque d’attention des institutions peut les mettre en danger. C’est pourquoi elles ont besoin de l’aide des institutions publiques et des entreprises. Parler de leur importance ne suffit plus : il faut promouvoir des mesures concrètes et favoriser leur rôle dans la société par une bonne politique familiale.

Demandons ensemble à Jésus que les décisions économiques et politiques protègent les familles comme trésor de l’humanité. » Si vous souhaitez voir d’autres vidéos du Pape, connectez-vous au site http://www.lavideodupape.org et http://www.prieraucoeurdumonde.net/ Avec la collaboration de Vatican Media (http://www.vaticannews.va/fr.html) Projet et réalisation http://www.lamachi.com.

15 raisons d’aimer Sel et Lumière ! (3e partie)

Quinze ans, 15 bougies… paraphrasant saint Pierre nous demandant de « donner les raisons de l’espérance qui est en vous » (1 Pierre 3,5), voici la dernière partie des 15 raisons pour lesquelles j’aime Télévision S+L. J’espère qu’il en est de même pour vous.

10- Un lieu où entendre la voix des artisans invisibles

À première vue, l’Église du Québec et du Canada francophone semble souffrir d’une grande pauvreté. Parallèlement, la société québécoise vit difficilement les conséquences de la désertification spirituelle et du vacuum religieux. Toutefois, si on y regarde de plus près, on perçoit une panoplie de raisons d’espérer. Comme l’ont affirmé les évêques du Québec au pape François (Rapport ad limina 2017, AECQ) : « C’est sur le terrain, auprès des gens que nous voyons émerger cette nouvelle Église, fragile mais combien enracinée dans la foi, l’espérance et l’amour. »  En ce sens, Télévision Sel et Lumière nous invite « Sur la route des diocèses », à la rencontre des différents visages de cette Église qui, de par sa pauvreté même, fait resplendir sur le monde le « visage miséricordieux du Père » (Misericordiae Vultus, no 17). Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

11- Instrument pour la construction d’un monde plus juste

« Sans perdre de vueque le salut des âmes qui doit toujours être dans l’Église la loi suprême » (CIC, no 1752), les catholiques ne peuvent rester indifférents aux détresses humaines vécues, à divers degrés, par tous et chacun. En effet, pleinement engagée pour la Justice, la paix et le développement dans le monde, l’Église a pour devoir de proposer et de mettre concrètement en pratique sa propre Doctrine sociale. En ce sens, Sel et Lumière Télévision est pleinement impliquée dans la visibilité et la diffusion d’émissions imprégnés de solidarité, subsidiarité, dignité des personnes et de la destination universelle des biens. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

12-  À la Défense des plus pauvres et des plus vulnérables 

De ce premier engagement découle nécessairement celui d’une option préférentielle pour les pauvres ; d’une sollicitude spécialement dirigée vers ceux qui par manque du nécessaire, sont blessés dans leur humanité même. Comme le dit le pape François : « l’option préférentielle pour le pauvre exige de considérer avant tout l’immense dignité du pauvre à la lumière des convictions de foi les plus profondes. Il suffit de regarder la réalité pour comprendre que cette option est aujourd’hui une exigence éthique fondamentale pour la réalisation effective du bien commun (no 158). Par ses émissions, Télévision Sel et Lumière est également porteuse de cette inspiration d’une éthique globale au service des plus faibles de nos sociétés. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

13- Pour la sauvegarde de la maison commune

Comme l’affirme le pape François : « L’écologie humaine implique aussi quelque chose de très profond : la relation de la vie de l’être humain avec la loi morale inscrite dans sa propre nature, relation nécessaire pour pouvoir créer un environnement plus digne. Benoît XVI affirmait qu’il existe une “écologie de l’homme” parce que « l’homme aussi possède une nature qu’il doit respecter et qu’il ne peut manipuler à volonté »(no 155). Loin de toutes les idéologies contradictoires et qui finissent par nuire à la lutte contre les problèmes causés par la destruction de l’environnement, l’Église est pleinement engagée dans la diffusion d’une vision globale et cohérente de l’homme et de la nature comme étant intrinsèquement reliés. Par sa série « Création », Télévision Sel et Lumière a su prouver l’efficacité d’une pastorale médiatique dans cette mission évangélique de la sauvegarde de la Maison commune.  Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

 14- À la découverte de notre histoire sainte et de nos grandes figures fondatrices

Cette culture de la rencontre tant souhaitée par tous les papes modernes ne peut se réaliser qu’à travers des interlocuteurs conscients et fiers de leur identité et de leur racine. Comme le disait le pape émérite Benoît XVI : « Aujourd’hui, les occasions d’interaction entre les cultures ont singulièrement augmenté ouvrant de nouvelles perspectives au dialogue interculturel ; un dialogue qui, pour être réel, doit avoir pour point de départ la conscience profonde de l’identité spécifique des différents interlocuteurs » (Caritas in Veritate, no 26). Télévision Sel et Lumière est donc pleinement engagée dans ce processus de transmission de la mémoire collective catholique du Québec et du Canada francophone.  Portier de Dieu : Saint André de Montréal ; Sur ses traces : Kateri Tekakwitha; François : Apôtre de l’Amérique ne sont que quelques-unes des contributions de S+L en ce domaine. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

 15- À la rencontre des témoins de notre temps

 Connaître l’héritage tiré du passé est sans contredit une dimension importante d’une identité saine et équilibrée. Il est néanmoins aussi important d’être en contact avec les témoins du Christ que sont nos contemporains. Comme le dit le pape François : « J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire » (no 7). En ce sens, l’émission « Témoins » animée par le père Thomas Rosica c.s.b. nous propose des rencontres avec des personnes qui ont mis le Christ au centre de leur vie. Prête à témoigner de l’immense richesse de la foi chrétienne, l’émission « Témoins » nous offre des histoires édifiantes capables de susciter en nous l’admiration et le désir de nous mettre en marche à la suite du Christ. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

Je travaille tous les jours depuis 4 ans pour cette télévision exceptionnelle qui fait littéralement des miracles en produisant autant d’émissions de qualité avec des moyens plus que limités. Que ce soit par la Messe quotidienne en direct de Montréal, ses diffusions d’événements en provenance de Rome, ses couvertures exclusives de l’ensemble des voyages apostoliques, ses documentaires primés, ses émissions hebdomadaires, ses blogues, livres, radio, médias sociaux et ressources de toutes sortes, Sel et Lumière a su faire sa place dans notre environnement médiatique francophone et canadien. Tout cela grâce aux prières et à la généreuse participation financière de vous tous qui avez à cœur l’Évangélisation dans notre beau pays et de par le monde. Pour toutes ces raisons, longue vie à Sel et Lumière!

Le président du Panama invite les jeunes Canadiens à la JMJ 2019

Vous trouverez ci-dessus l’invitation du président du Panama Juan Carlos Varela aux jeunes du Canada en vue des JMJs de 2019.

Hymne officiel des JMJ au Panama 2019

L’hymne des JMJ, caractérisé par une rythmique typique de la culture panaméenne, reprend le thème des JMJ choisi par le Pape « que tout m’advienne selon ta parole » (Lc. 1. 38). Ce chant de louange qui sera diffusé et chanté dans le monde entier a été écrit et composé par Abdiel JIMÉNEZ, auteur de plusieurs pièces de musique liturgique, et aussi membre de plusieurs chorales. Il a étudié à la Faculté de Sciences Religieuses de l’Université Catholique Santa María La Antigua. Une version française est à paraitre prochainement !

15 raisons d’aimer Sel et Lumière ! (2e partie)

CNS photo/Paul Haring

Quinze ans, 15 bougies… paraphrasant saint Pierre nous demandant de « donner les raisons de l’espérance qui est en vous » (1 Pierre 3,5), voici la deuxième partie  des 15 raisons pour lesquelles j’aime Télévision S+L. J’espère qu’il en est de même pour vous.

6- Une source crédible sur l’Église universelle et locale

Comme l’affirmait le pape François dans son exhortation apostolique Gaudete et Exhultate :« dans cette culture se manifestent : l’anxiété nerveuse et violente qui nous disperse et nous affaiblit ; la négativité et la tristesse ; l’acédie commode, consumériste et égoïste ; l’individualisme et de nombreuses formes de fausse spiritualité sans rencontre avec Dieu qui règnent dans le marché religieux actuel » (no 111). Mais comment distinguer l’authentique rencontre avec le Christ des nombreuses contrefaçons disponibles au moindre clic ? Eh bien, en étant en lien constant avec Son Vicaire, l’évêque de Rome, et en s’informant aux sources fiables qui, dans la vérité, ont pour mission d’informer et d’éclairer le Peuple de Dieu sur les dernières nouvelles et les enjeux qui touchent la vie ecclésiale universelle et locale. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

7- Un lieu pour lutter contre les fausses nouvelles

La révolution médiatique actuelle n’apporte pas que des évolutions. Alors que d’un côté nous assistons à l’accroissement de la participation dans la production et la diffusion des nouvelles, de l’autre nous assistons à la déprofessionnalisation des métiers liés à l’information journalistique. De cela découle l’augmentation drastique du phénomène des « fausses nouvelles ». Comme le dit le pape François dans son Message pour la 52eJournée Mondiale des communications sociales : «Le drame de la désinformation est la discréditation de l’autre, sa représentation comme ennemi, jusqu’à une diabolisation susceptible d’attiser des conflits » (no1). En ce sens, Télévision Sel et Lumière est un allié de taille contre cette logique de la désinformation puisqu’elle bénéficie d’une équipe de personnes qui « libres de l’avidité, sont prêtes à l’écoute et à travers l’effort d’un dialogue sincère laissent émerger la vérité ; des personnes qui, attirées par le bien, se sentent responsables dans l’utilisation du langage » (no4). Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

8- Une perspective ouverte sur le monde

La globalisation actuelle n’apporte pas que des éléments positifs. On assiste de part et d’autre à des peurs, des angoisses, des insécurités aux multiples visages qui, si elles ne sont pas adressées adéquatement, peuvent dégénérer de diverses manières. Dans ce contexte, Télévision Sel et Lumière, par des séries comme « Charité sans frontières » manifeste que la Grâce de mettre en pratique les deux premiers commandements de l’Amour de Dieu et du prochain est plus que jamais possible et nécessaire. Ainsi, par l’écoute de ces émissions, les hommes et les femmes de notre temps, peuvent être édifiés par de telles histoires et témoignages et s’engager à leur tour sur ce chemin du don de soi. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

9- Un média au service de l’Église chez nous

L’Église n’est ni une idée abstraite, ni une morale sans âme mais une Communauté divine d’êtres régénérés dans le Christ Jésus. Suivant la logique de l’Incarnation, notre Mission est pleinement implantée dans la réalité ecclésiale chez nous. Par nos émissions telles qu’« Église en sortie », Sel et Lumière s’efforce d’informer les catholiques et tous les francophones du Canada sur les différentes initiatives apostoliques et catéchétiques des églises locales. Suivant l’invitation du pape François à la transformation missionnaire de l’Église, Francis Denis et ses invités vous accompagnent chaque semaine à la découverte de cette Église “en sortie” qui, selon les mots mêmes du Pape argentin: « est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui  accompagnent, qui fructifient et qui fêtent » (EG, no 24)1. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière. 

10- Un lieu où entendre la voix des invisibles artisans de paix

À première vue, l’Église du Québec et du Canada francophone semble souffrir d’une grande pauvreté. Parallèlement, la société québécoise vit difficilement les conséquences de la désertification spirituelle et du vacuum religieux. Toutefois, si on y regarde de plus près, on perçoit une panoplie de raisons d’espérer. Comme l’ont affirmé les évêques du Québec au pape François (Rapport ad limina 2017, AECQ) : « C’est sur le terrain, auprès des gens que nous voyons émerger cette nouvelle Église, fragile mais combien enracinée dans la foi, l’espérance et l’amour. »  En ce sens, Télévision Sel et Lumière nous invite « Sur la route des diocèses », à la rencontre des différents visages de cette Église qui, de par sa pauvreté même, fait resplendir sur le monde le « visage miséricordieux du Père » (Misericordiae Vultus, no 17). Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

Nous poursuivrons la semaine prochaine avec 5 raisons de plus d’aimer et de soutenir Télévision Sel et Lumière!

15 ans, 15 bougies…15 raisons d’aimer Sel et Lumière !

Grande est notre joie de célébrer cette année le 15eanniversaire de la Fondation catholique Sel et Lumière média. Cela paraît incroyable tant le temps semble s’écouler suivant une rapidité sans commune mesure ! Mais c’est vrai, le 1erjuillet prochain cela fera 15 ans que, dans le contexte des JMJ de Toronto, S+L a diffusé ses premières émissions au Service de l’Évangile et de notre Église canadienne. Vous le savez, les anniversaires sont une occasion pour des rétrospectives, bilans projections et perspectives. Nous aurons évidemment l’occasion d’aborder de telles questions au courant de l’année. Il m’apparaissait toutefois plus opportun de vous offrir un témoignage sur les raisons qui me motivent personnellement à travailler pour S+L. Quinze ans, 15 bougies… paraphrasant saint Pierre nous demandant de « donner les raisons de l’espérance qui est en vous » (1 Pierre 3,5), voici donc les 15 raisons pour lesquelles j’aime Télévision S+L. J’espère qu’il en est de même pour vous.

1- Pour nourrir ma vie de prière 

La vie spirituelle n’est pas une chose que l’on possède mais plutôt une personne qui nous habite et qui vient en nous établir sa demeure. Bien humblement et pour notre plus grand bien, Jésus-Christ perpétue sa Présence en notre monde en nous établissant collaborateur de son Œuvre de Salut opérée une fois pour toute sur la Croix. Nous devons donc apprendre à laisser croître en nous cet espace intérieur qui Lui permettra de nous élever jusqu’à la Gloire de Son Père. En ce sens, Télévision S+L s’est engagée depuis ses tout débuts à nourrir cette vie de prière par les réflexions bibliques du père Thomas Rosica c.s.b., des émissions de discussion théologique et de regard catholique sur notre monde, sans oublier la Messe quotidienne à l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal. Télédiffusion rendant accessible ce Mystère de l’Eucharistie, « source et sommet de toute la vie chrétienne » ( Lumen gentium, n. 11.) à tous avec une pensée toute spéciale pour ces chrétiens incapables de s’y rendre pour des raisons de santé ou d’éloignement. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

2-   Missionnaire sur le continent numérique

Cette union au Christ, rendu présent pour nous dans les sacrements (LG 3), implique directement de notre part un engagement et une disponibilité à faire rayonner ce don qui nous a été offert gratuitement. Cette dimension missionnaire de la vocation chrétienne est au cœur de la mission de S+L depuis ses commencements. Faisant siens les appels répétés de tous les papes contemporains à « évangéliser le continent digital », tous les artisans de notre télévision catholique se sont efforcés depuis 15 ans de rendre accessible le Message de l’Évangile sur une grande variété de plateformes telles que la Web Radio, Roku, Facebook, Twitter, Instagram, etc. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

3-   Pour approfondir ma foi

Puisqu’aimer mieux implique connaître mieux, notre cheminement de foi dépend de notre appétit à nous mettre à l’écoute de la Révélation divine présente dans les Saintes Écritures, la Tradition et l’Enseignement des Papes. Encycliques, Homélies, Exhortations apostoliques, discours, etc. la parole de l’Église a souvent besoin d’être située, expliquée, approfondie et manifestée dans la « splendeur de la Vérité »[4]qui nous rend libre et sensible aux motions de l’Esprit à nous tourner vers notre destinée universelle et éternelle. En ce sens, S+L a toujours été au service de cette mission d’enseignement de l’Église et c’est pourquoi je la considère essentielle à la vie ecclésiale du Québec et du Canada francophone. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

4-   Espace de dialogue avec la culture

Pour que la foi catholique puisse produire tous les fruits qu’elle est appelée à produire dans les cœurs et les esprits de nos contemporains, il est absolument essentiel d’entrer en dialogue avec notre culture. L’Église n’étant évidemment pas destinée à évoluer en vase clos, elle se doit d’offrir une parole d’espérance en un monde qui en est souvent dépourvu. Ainsi, dans ce qui ressemble parfois plus à un vacarme qu’à un « concert » de propositions de sens, l’Église doit manifester de différentes manières la pertinence de la vie spirituelle chrétienne aujourd’hui. Or, comme le dit le pape François : « Il est bien que chaque catéchèse prête une attention spéciale à la “voie de la beauté” (via pulchritudinis).Annoncer le Christ signifie montrer que croire en lui et le suivre n’est pas seulement quelque chose de vrai et de juste, mais aussi quelque chose de beau … » (EG 167)[5]. Télévision Sel et Lumière, par ces nombreuses émissions consacrées aux beaux arts sous toutes ces formes, a toujours cherché à répandre la Bonne nouvelle suivant cette logique de la beauté dans son engagement pour le dialogue entre foi et culture. C’est pourquoi j’aime Sel et Lumière.

5-   Contre la globalisation de la tristesse et de l’isolement

Dans son homélie de consistoire pour la création des nouveaux 14 cardinaux le 28 juin dernier, le pape François affirmait « Quand nous oublions la mission, quand nous perdons de vue le visage concret des frères, notre vie se renferme dans la recherche de nos propres intérêts et de nos propres sécurités. Et ainsi, commencent à grandir le ressentiment, la tristesse et le dégoût ». Nos sociétés ultra connectées, et qui se vantent souvent d’être les plus communicatrices de toute l’histoire, sont parfois contredites par une réalité manifestant plutôt l’ennui et la solitude. Comment est-ce possible ? La raison est fort simple. Les moyens de communication n’apportent pas forcément avec eux l’amélioration des relations. Il est donc important d’apporter de la qualité, de la profondeur et, surtout, des émissions mettant en avant-scène « le visage concret des frères » dans ce monde des médias modernes. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

Nous poursuivrons la semaine prochaine avec 5 raisons de plus d’aimer et de soutenir Télévision Sel et Lumière!