Ecclesia in America: messe d’ouverture du congrès international

Dimanche 9 décembre 2012 a eu lieu la messe d’ouverture du Congrès national à l’occasion du 151e anniversaire du synode des évêques sur l’Amérique en la basilique St Pierre de Rome.
Le cardinal Marc Ouellet, Préfet de la Congrégation pour les évêques et Président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine a prononcée l’homélie. La voici dans son intégralité:

« Peuple de Dieu, voici que le Seigneur va venir pour sauver tous les hommes. Le Seigneur fera retentir sa parole pour la joie de votre cœur »

Accueillons, chers amis, cette promesse de Dieu qui résonne au cœur de l’Avent et qui nous remplit déjà d’espérance et de joie. Accueillons-la joyeusement dans la foi de Pierre et de Marie, au centre de la catholicité, en portant ici les intentions de l’Amérique et sa réponse à l’appel du pape Jean Paul II:
« Désormais au seuil du troisième millénaire chrétien, et en un temps où sont tombées de nombreuses barrières et frontières idéologiques, l’Église ressent comme un devoir inéluctable d’unir spirituellement, et davantage encore, tous les peuples qui forment ce grand continent et, en même temps, dans le cadre de la mission religieuse qui lui est propre, d’impulser un esprit solidaire entre eux tous . »

Animés par cette vision prophétique du Bienheureux Jean-Paul II et engagés dans sa réalisation, nous voici rassemblés, évêques, prêtres, religieuses et laïcs pour faire le point sur la mise en œuvre de l’Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in America. Je suis très heureux de vous saluer tous et de vous remercier chaleureusement d’avoir accepté l’invitation de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, secondée généreusement par la Fraternité des Chevaliers de Colomb, et de consacrer quelques jours de cet Avent 2012 à la recherche d’une communion plus profonde et d’une solidarité plus grande entre nos Églises particulières d’Amérique. [Read more…]

Concert de Noël de Sel et Lumière

Venite Adoremus 2012 ! Le concert de Noël organisé par Sel et Lumière, ce jeudi 6 décembre à Toronto, a rencontré un franc succès. Près de 1000 personnes étaient rassemblées ce soir-là au Koerner Hall pour fêter les dix ans de la Fondation catholique Sel et Lumière média.

Salle comble au Koerner Hall de Toronto pour les 10 ans de Sel et Lumière

 

Pour soutenir l’action de cette  télévision catholique, le célèbre trio irlandais, The Priests, s’est illustré sur scène pendant près de deux heures, en chantant les hymnes traditionnels : Minuit chrétien, Venez divin Messie, Douce nuit, etc…Une belle manière de nous préparer à la magie de Noël.

The Priest durant la répétition finale au Koerner Hall : père Eugène, père Martin et père David

 

Le spectacle, s’est ouvert avec la prestation de l’Amabile Youth Choir de London. Et à deux reprises dans la soirée la soprano Rosana Riverso, récipiendaire du prix de la meilleure chanteuse 2012, est apparue sur scène pour la plus grande joie du public.

L’Amabile Youth Choir de London à l’ouverture du concert

 

Une belle soirée, dans un décor en guirlande, et dans une atmosphère très familiale.

Sessions Youcat

Durant l’Avent ne manquez pas la diffusion des trois sessions Youcat, le catéchisme des jeunes, organisées par Mission Jeunesse du diocèse de Montréal. Ces sessions sont bilingues. Elles sont animées par Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal et Mgr Thomas Dowd, évêque auxiliaire de Montréal.

Les mardis 4, 11 et 18 décembre à 21h, rediffusion les mercredis 5, 12 et 19 à 13h.

Trois nouvelles sessions auront lieu durant le Carême.

Entrevue avec le cardinal Marc Ouellet, préfet des évêques

Ce soir, ne manquez pas à 19h35, l’entrevue de Philippine de Saint-Pierre, directrice des programmes de KTO, avec le cardinal Marc Ouellet, préfet des évêques,  lors du synode sur la Nouvelle Evangélisation.

Cardinal Marc Ouellet parle de ce synode dans la mouvance du Concile Vatican II et de la continuité dans la tradition. Il partage son souci de développer la communion dans l’Eglise et la nouvelle évangélisation.

« Adveniat regnum tuam! » – Que ton règne vienne!


Homelie du Saint Père Benoit XVI – 25 novembre, 2012

Messieurs les Cardinaux,
Vénérés frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce,
Chers frères et sœurs,

La solennité du Christ-Roi de l’univers – couronnement de l’année liturgique – s’enrichit aujourd’hui de l’accueil dans le Collège cardinalice de six nouveaux Membres que, selon la tradition, j’ai invités à concélébrer avec moi l’Eucharistie, ce matin. À chacun d’eux, j’adresse mes plus cordiales salutations, en remerciant le Cardinal James Michael Harvey pour les paroles courtoises qu’il m’a adressées au nom de tous. Je salue les autres Cardinaux et tous les Prélats présents, ainsi que les illustres autorités, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, les prêtres, les religieux et tous les fidèles, particulièrement ceux venus des diocèses confiés à la charge pastorale des nouveaux Cardinaux.

En ce dernier dimanche de l’année liturgique, l’Église nous invite à célébrer le Seigneur Jésus, Roi de l’univers. Elle nous appelle à tourner notre regard vers l’avenir, ou mieux plus profondément, vers la destination finale de l’histoire qui sera le règne définitif et éternel du Christ. Il était au commencement avec le Père, quand le monde a été créé, et il manifestera pleinement sa seigneurie à la fin des temps, quand il jugera tous les hommes. Les trois lectures d’aujourd’hui nous parlent de ce règne. Dans le passage de l’évangile, tiré de l’Évangile de Saint Jean, que nous avons écouté, Jésus se trouve dans une situation humiliante – celle d’accusé – devant le pouvoir romain. Il a été arrêté, insulté, raillé, et ses ennemis espèrent obtenir maintenant sa condamnation au supplice de la croix. Ils l’ont présenté à Pilate comme quelqu’un qui aspire au pouvoir politique, comme le prétendu roi des juifs. Le procureur romain mène son enquête et interroge Jésus : « Es-tu le roi des Juifs ? » (Jn 18, 33). Répondant à cette demande, Jésus précise la nature de son règne et de sa messianité-même, qui n’est pas un pouvoir mondain, mais un amour qui sert ; il affirme que son règne ne doit pas être absolument confondu avec un règne politique quelconque : « Ma royauté ne vient pas de ce monde … Non, ma royauté ne vient pas d’ici » (v. 36). [Read more…]

Un « nuage de témoins »


Le pape Benoît XVI canonise trois nouveaux saints
provenant de pays où sont présents les Chevaliers de Colomb

Par le père Thomas Rosica, c.s.b..

Le dimanche de la Journée mondiale des missions, le 21 octobre à Rome durant le synode sur la nouvelle évangélisation, le pape Benoît XVI a canonisé sept nouveaux saints et saintes. Parmi les élus se trouvaient deux martyrs (un jésuite français missionnaire à Madagascar et un jeune laïc des Phillipines); un prêtre italien, fondateur d’ordre et une religieuse française, fondatrice de communauté; deux femmes laïques (une autochtone d’Amérique du Nord et une Allemande); ainsi qu’une religieuse allemande qui a oeuvré dans une colonie de lépreux.

Trois des personnes canonisées passaient leurs vies dans des pays où sont présents actuellement les Chevaliers de Colomb.

STE MARIANNE COPE : MÈRE DES PERSONNES REJETÉES

Mère Marianne Cope (1838-1918), autrefois Barbara Koob (Cope actuellement), est née le 23 janvier 1838, et a été baptisée le lendemain au pays qui aujourd’hui se trouve l’Allemagne de l’Ouest. Peu après, sa famille émigre aux États-Unis où Barbara travaille dans une usine comme journalière avant de poursuivre sa vocation dans la vie religieuse.

La jeune soeur Marianne est professeur et administratrice d’un hôpital et, en 1870, est élue supérieure de l’Hôpital Saint-Joseph de Syracuse. En 1883, elle reçoit une invitation inattendue du père Léonor Fouesnel, émissaire du gouvernement, la priant de venir aider les « membres affligés » du Royaume d’Hawaii.

Mère Marianne accepte l’invitation de partager la tâche d’avoir soin des lépreux sur l’île de Molokai. En 1883, elle part avec six religieuses dans l’intention d’établir celles-ci pour ensuite retourner à Syracuse. Toutefois, après avoir dirigé un hôpital de Honolulu pendant cinq ans, Mère Marianne se porte bénévole à son tour en vue doeuvrer auprès des lépreux qui y sont condamnés.

La vie de mère Marianne s’avère le complément de la vie de saint Damien de Molokaï (1840-1889), admiré pour s’être sacrifiée auprès des lépreux d’Hawaii. Mère Marianne passe les 30 dernières années de sa vie à oeuvrer de près avec le père Damien et avec les rejetés de la société. Quand elle meurt à 80 ans, en 1918, un journal de Honolulu note : « Il est rare qu’il soit accordé à une femme d’avoir l’occasion de se vouer à chaque heure de sa vie pendant 30 ans au maternage de gens isolés de reste du monde par ordonnance officielle. Elle y a risqué sa vie durant toute cette période, affronté toutes les difficultés d’un courage à toute épreuve et était reconnue pour son doux sourire. »

SAINTE KATERI TEKAKWITHA: MODÈLE DE LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION

Sainte Kateri Tekakwitha, connue sous le nom de « Lys des Agniers », naît en 1656, d’une mère algonquine et d’un père mohawk, dans le nord de l’état de New York. À quatre ans, une épidémie de variole s’empare du village de Kateri, causant la mort de ses parents et d’un frère bambin, laissant Kateri orpheline. La variole la défigure et détériore sérieusement sa vue. Bien que terriblement affaiblie, défigurée et presque aveugle, elle survit et est adoptée par un oncle, chef mohawk. [Read more…]

Discours d’ouverture de Mgr André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France

Les évêques de France sont rassemblés à Lourdes pour leur assemblée plénière annuelle durant toute cette semaine. Mgr André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France a prononcé le discours d’ouverture. Le voici dans son intégralité

« Chers Frères et Amis,

L’assemblée plénière que nous ouvrons aujourd’hui ne manquera pas de sujets d’actualité pour nourrir nos débats et nos conversations privées. Vous comprendrez sans doute que, revenant juste de la session ordinaire du synode des évêques, les sept évêques français qui y ont participé soient encore sous l’impression très vive de ce grand moment de la vie de notre Église et que nous tentions de vous en rendre compte. Non seulement le thème choisi : « La nouvelle évangélisation et la transmission de la foi chrétienne », en vaut la peine, mais aussi la conjoncture du calendrier qui correspond au cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II. [Read more…]

Messe en direct pour Sainte Kateri dimanche 4 novembre, 14h15 HE


Ce dimanche, 4 novembre
, Sel et Lumière diffusera en direct la messe d’action de grâce pour la canonisation de Kateri Tekakwitha, première femme autochtone de l’Amérique du Nord déclarée sainte.

La célébration débutera à 14h15 HE en la basilique de l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal, et sera présidée par Mgr Lionel Gendron, évêque du diocèse de Saint-Jean Longueuil, où est enterrée Sainte Kateri. Plusieurs évêques seront présents pour cette célébration nationale : Mgr Paul-André Durocher, archevêque de Gatineau, Vice-Président de la CECC, Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, Mgr Jacques Berthelet, évêque émérite de Saint-Jean-Longueuil, et Mgr Louis Dicaire, évêque auxiliaire du diocèse.
Plusieurs dignitaires et représentants des communautés des Premiers Nations y seront également représentés, plus particulièrement de la communauté de Kahnawake où sainte Kateri a vécu et est décédée.

Sainte Kateri Tekakwitha a été canonisée, le 21 octobre 2012, par le pape Benoît XVI au cours d’une messe solennelle Place Saint-Pierre, à Rome. Une importante délégation canadienne était présente pour l’occasion, ainsi que 1500 pèlerins venus de tout le pays.

Messe de clôture du Synode : le Pape souligne l’urgence de la Nouvelle évangélisation « là où la lumière de la foi s’est affaiblie »


Conclusion de la XIII° Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques

HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE

Vénérés Frères,
Messieurs et Mesdames,
chers frères et sœurs !

Le miracle de la guérison de l’aveugle Bartimée a une position remarquable dans la structure de l’Évangile de Marc. En effet, il est placé à la fin de la section qui est appelée « voyage à Jérusalem », c’est-à-dire le dernier pèlerinage de Jésus à la Ville sainte, pour la Pâque au cours de laquelle il sait que l’attendent la passion, la mort et la résurrection. Pour monter à Jérusalem de la vallée du Jourdain, Jésus passe par Jéricho, et la rencontre avec Bartimée a lieu à la sortie de la ville, « tandis que – remarque l’évangéliste – Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse » (10, 46), cette foule qui, d’ici peu, acclamera Jésus comme Messie à son entrée à Jérusalem. Et le long de la route était assis pour mendier Bartimée, dont le nom signifie « fils de Timée », comme dit l’évangéliste lui-même. Tout l’Évangile de Marc est un itinéraire de foi, qui se développe graduellement à l’école de Jésus. Les disciples sont les premiers acteurs de ce parcours de découverte, mais il y a aussi d’autres personnages qui occupent un rôle important, et Bartimée est l’un d’eux. Sa guérison est la dernière guérison miraculeuse que Jésus accomplit avant sa passion, et ce n’est pas par hasard que c’est celle d’un aveugle, c’est-à-dire d’une personne dont les yeux ont perdu la lumière. Nous savons aussi par d’autres textes que la condition de cécité a une signification chargée de sens dans les Évangiles. Elle représente l’homme qui a besoin de la lumière de Dieu, la lumière de la foi, pour connaître vraiment la réalité et marcher sur le chemin de la vie. Il est essentiel de se reconnaître aveugles, de reconnaître qu’on a besoin de cette lumière, sans quoi on reste aveugle pour toujours (cf. Jn 9, 39-41).

À ce point stratégique du récit de Marc, Bartimée est donc présenté comme un modèle. Il n’est pas aveugle de naissance, mais il a perdu la vue : il est l’homme qui a perdu la lumière et en est conscient, mais il n’a pas perdu l’espérance, il sait accueillir la possibilité de la rencontre avec Jésus et se confie à lui pour être guéri. En effet, quand il entend que le Maître passe sur la route, il crie : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! » (Mc 10, 47), et il le répète avec force (v. 48). Et quand Jésus l’appelle et lui demande ce qu’il veut de lui, il répond, « Rabbouni, que je voie ! » (v. 51). Bartimée représente l’homme qui reconnaît son mal et crie vers le Seigneur, confiant d’être guéri. Son invocation, simple et sincère, est exemplaire, et en effet – comme celle du publicain au temple : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis » (Lc 18, 13) – elle est entrée dans la tradition de la prière chrétienne. Dans la rencontre avec le Christ, vécue avec foi, Bartimée retrouve la lumière qu’il avait perdue et avec elle la plénitude de sa dignité : il se remet debout et reprend sa marche, qui à partir de ce moment a un guide, Jésus, et une route, la même que Jésus parcourt. L’évangéliste ne nous dira plus rien de Bartimée, mais en lui il nous présente qui est le disciple : celui qui, avec la lumière de la foi, suit Jésus « sur la route » (v. 52). [Read more…]

Liste du conseil post-synodal

Voici la liste du Conseil post-synodal que Mgr Nikola Eterovic, Secrétaire général du Synode des Évêques vient de communiquer:

– Card. Christoph SCHÖNBORN, O.P., Archevêque de Vienne, Président de la Conférence Épiscopale (AUTRICHE)
–  Card. Wilfrid Fox NAPIER, O.F.M., Archevêque de Durban (AFRIQUE DU SUD)
–  Card. Peter Kodwo Appiah TURKSON, Président du Conseil Pontifical Justice et Paix (CITÉ DU VATICAN)
–  Card. George PELL, Archevêque de Sydney (AUSTRALIE)
– Card. Péter ERDŐ, Archevêque d’Esztergom-Budapest, Président de la Conférence Épiscopale, Président du Conseil des Conférences Épiscopales d’Europe (CCEE) (HONGRIE)
–  Card. Oswald GRACIAS, Archevêque de Bombay, Secrétaire général de la « Fédération des Conférences Épiscopales d’Asie » (FABC) (INDE)
–  Card. Odilo Pedro SCHERER, Archevêque de São Paulo (BRÉSIL)
– Card. Laurent MONSENGWO PASINYA, Archevêque de Kinshasa (RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO)
– Card. Donald William WUERL, Archevêque de Washington (ÉTATS-UNIS)
–  Card. Timothy Michael DOLAN, Archevêque de New York, Président de la Conférence Épiscopale (ÉTATS-UNIS)
– S. B. Rév. Sviatoslav SCHEVCHUK, Archevêque Majeur de Kiev-Halyč, Chef du Synode de l’Église ukrainienne gréco-catholique (UKRAINE)
–  Mgr Bruno FORTE, Archevêque de Chieti-Vasto (ITALIE)
–  Mgr Salvatore FISICHELLA, Archevêque titulaire de Voghenza, Président du Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Evangélisation (CITÉ DU VATICAN)
–  Mgr Luis Antonio G. TAGLE, Archevêque de Manille (PHILIPPINES)
–  Mgr Santiago Jaime SILVA RETAMALES, Évêque titulaire de Bela, Évêque auxiliaire de Valparaíso, Secrétaire général du Conseil épiscopal latino-américain (C.E.L.AM.) (COLOMBIE)