Les vacances, temps de ressourcement – et peut-être de stress !

(NDLR: Nous publions une réflexion de Blandine Gilloteaux, bénévole et collaboratrice de Sel + Lumière depuis plus d’un an. Femme de foi et de conviction, elle apporte beaucoup à celles et ceux qui sont mis sur sa route. Nous sommes privilégiés de bénéficier de son enthousiasme.)

Vivement l'été!La fin juillet approche, bon nombre d’entre nous sont déjà en vacances. Symbole de repos ? Symbole de stress avec toute l’organisation que ça suscite ? Peur de se retrouver face à soi-même, sans nos innombrables activités ? Angoisse de se retrouver avec tout le clan familial et devoir gérer les caractères et susceptibilités des uns et des autres ? Se retrouver face a son conjoint que finalement on a un peu mis de cote durant l’année, entre le travail, les enfants, tout le quotidien a organiser, qui frôle plutôt la capacité de jongler!

Nous ne sommes jamais indifférents au mot vacances. Elles sont déterminées par notre âge, par la période de notre vie, par notre entourage aussi.

Nous devons composer avec nos envies, nos budgets, les désirs de ceux qui nous entourent. Chose pas toujours évidente car si souvent déjà, le reste de l’année, nous devons faire en fonction d’autres personnes, de notre emploi, etc… [Read more…]

Le cardinal Ouellet s’en va à Rome

Ce que plusieurs attendaient pour demain est finalement sorti ce matin: le Pape a nommé le cardinal Marc Ouellet préfet de la Congrégation des évêques et président de la Commission pontificale pour l’Amérique Latine.

Cette nomination est effective immédiatement. Cela signifie que Marc Ouellet n’est plus archevêque de Québec. Jusqu’à son entrée en fonction à Rome, il demeure toutefois administrateur du diocèse.

Plus de détails à Perspectives aujourd’hui.

Prêtre par amour, malgré ses faiblesses

[NDLR: dans l’intérêt de nos lecteurs, nous publions l’homélie du Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, prononcée le 26 juin à l’occasion de la messe d’ordination de nouveaux prêtres à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Plus de 10 000 personnes ont pris part à la célébration qui s’est déroulée à la fois sur le parvis et à l’intérieur de la basilique.]

Frères et Sœurs,

Le parvis de Notre-Dame de Paris le 26 juin 2010Cette année notre célébration de l’ordination des nouveaux prêtres du
 diocèse de Paris prend une dimension exceptionnelle. D’abord elle marque
 la clôture de l’année sacerdotale pour le cent cinquantième anniversaire
 de la mort de saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars. D’autre part, j’ai 
aussi souhaité que cette ordination soit l’occasion d’un rassemblement
 diocésain qui associe toutes les paroisses et les communautés au terme
 de notre première année de « Paroisses en mission ».
Bien sûr, nous savons que nous ne sommes ici qu’une petite partie de
 l’immense peuple de Dieu qui constitue le diocèse de Paris. Nous avons
 bien conscience de n’être que les représentants visibles de ces
 assemblées dominicales que j’ai appelées cette année à s’investir 
davantage dans la mission de l’Église.

Nous sommes d’autant plus heureux de nous retrouver dans et autour de la
cathédrale, l’église mère, représentant les différents quartiers de 
Paris et toutes les générations. Notre joie est encore accrue par la 
présence de Mgr Joseph Nguyen Chi Linh, évêque de Thanh-hoa au Vietnam
 qui vient participer à l’ordination de Joseph Nam, prêtre de son
 diocèse. Nous lui souhaitons cordialement la bienvenue à Paris et nous 
lui exprimons notre communion avec l’Église au Vietnam. 
Nous sommes aussi heureux d’accueillir Mgr Matthias N’Gartéri Mayadi,
 archevêque de N’Djaména au Tchad.

Thomas, Nicolas, Grégoire, Nathanaël, Thierry, Thierry, Joseph, Luc et 
Sébastien, 

célébrer votre ordination sacerdotale au cours de ce rassemblement
 diocésain n’est pas une manière de relativiser l’événement exceptionnel 
que vous vivez aujourd’hui, au contraire. C’est au cœur de ces 
communautés que votre vocation personnelle a pris corps, c’est pour le 
service de ces communautés que vous êtes ordonnés et que le Christ 
appelle chacun d’entre vous et vous consacre. La magnifique figure de 
notre Église assemblée vous donne visiblement le cadre de votre vie de 
prêtres qui commence aujourd’hui. [Read more…]

L’espoir éteint – le temps d’un sommet

Samedi matin tranquille au centre-ville de Toronto, si ce n’est que quelques cortèges de limousines noires, voitures de police et ambulances devant la maison. La pluie pleuvait averses et on ne voyait que les imperméables fluorescents aux coins des rues.

Police_feuBay Street et tout le long de la rue King étaient tout aussi tranquilles jusqu’à cet après-midi. La place adjacente le Metro Hall et le Roy Thompson Hall était aussi désert depuis plusieurs jours.  Lieu privilégié de tous ceux qui travaillent dans les alentours, ce parc offre une fontaine avec une flamme éternelle.  La « flamme éternelle de l’espoir » brûlait sans arrêt depuis  quatorze ans. On peut lire sur la plaque qui marque l’endroit que la flamme représente « les espoirs, les aspirations et les réalisations triomphales qui brûle au cœur de l’esprit humain. Puisse le courage ne jamais s’éteindre ni la lumière diminuer ni les esprits se perdre dans la poursuite de leur avancement personnel. »

Cette semaine, on a éteint la flamme de l’espoir à Metro Hall. Une fois la fontaine vidée, le tout a été recouvert de planche de bois. Le temps d’un sommet, l’espoir cède le pas.

Chrétien et scientifique – un évêque bioéthicien soulève les problèmes de la recherche sur les cellules souches

(NDLR: le présent article a été rédigé par Warren Schmidt, csb, séminariste au sein de la Congrégation de Saint-Basile, à Toronto. Il collabore avec Télévision Sel + Lumière pour l’été.)

Étant séminariste avec une formation en biologie, on me demande souvent comment j’ai fait la transition du laboratoire au discernement au sacerdoce. Après tout, la science et la religion ne sont-elles pas en opposition? L’Église catholique ne résiste-t-elle pas au progrès scientifique? Comment une personne de foi peut-elle être à la fois une personne de science et de raison? L’intérêt et la grande joie qui découlent de ma foi catholique, de la vie au séminaire et en communauté religieuse avec les pères Basiliens, ainsi que mon désir de rester au courant du rythme étonnant de la science contemporaine confirment pour moi la valeur de la science et de la religion. Ensemble, la foi et la raison sont des moyens de découvrir la même vérité ultime. Je soutiens, étant profondément chrétien et en même temps scientifique, que cette vérité est essentielle et révélée par Dieu, l’auteur de tout ce qui est bon, y compris tout savoir humain.

Anthony Fisher OPJ’étais donc content ce week-end de rencontrer Mgr Anthony Fisher, évêque du diocèse de Parramatta (New South Wales, Australie). Le lien entre Mgr Fisher et le Canada est bien établi. Il est devenu évêque auxiliaire de Sydney en 2003, et s’est vu peu après confier la tâche d’organiser en Australie la Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ), fait réalisé en 2008. Mgr Fisher cite le modèle du JMJ employé à Toronto en 2002 pour avoir produit ce qu’il a décrit à plusieurs reprises comme «les meilleures semaines dans l’histoire de notre pays».

Né en 1960 et ordonné prêtre en 1991, Mgr Anthony Fisher, qui est entré chez les Dominicains (Ordre des prêcheurs) en 1985, avait étudié en histoire et en droit à l’University of Sydney. Il s’est impliqué dans le mouvement pro-vie à cette université. Par la suite, il a pratiqué le droit dans un cabinet d’avocats à Sydney avant d’entrer dans la vie religieuse. En 1995, il compléta un doctorat en bioéthique à l’Université d’Oxford. Plus tard, il est devenu le premier Directeur du John Paul II Institute for Marriage and Family à Melbourne (Australie), une position qu’il a occupée de 2000 jusqu’en 2003. Mgr Fisher est évêque du diocèse de Parramatta depuis janvier 2010. [Read more…]

Pour faire tomber les barrières

University et Front

Le centre-ville de Toronto où j’habite est de plus en plus désert. Une forteresse a été érigée au coin de la rue. Les rares citoyens qui s’aventurent encore à pied au-delà de cette frontière sont salués par des hordes de policiers, certains francophones. Ils ont beau être gentils, plusieurs résidents et gens d’affaires craignent « des débordements ». Il y en a qui ont peur de manifestants-anarchistes, d’autres appréhendent la brutalité policière.

Le propre de l’érection de ce périmètre de sécurité est la source et l’apothéose de cette peur. Il faut bien sûr, assurer la sécurité de nos dirigeants qui, c’est une bonne chose, doivent bien se parler face à face de temps à autre. En érigeant toutefois cette large barrière, ne met-on pas en marge les citoyens ordinaires, les pauvres (dans tous les sens du terme), les sans-voix? Notre monde tolère de moins en moins les voix divergentes. Et pourtant…

Pourtant à Winnipeg se tient en ce moment un autre G8, celui des leaders religieux. En s’inspirant de valeurs communes, différentes religions du monde veulent se faire « la voix des sans-voix » et rappeler aux dirigeants du G8 et du G20 leur obligation à l’égard des plus faibles et de la création.

Journaliste à S+L, Rita Sawaya est à Winnipeg et nous fera part de ses observations aujourd’hui à Perspectives.

Et pour ma part, barrière ou pas, je reste chez moi ce weekend!

PH | La famille – Après l’enfant-roi, les parents-rois ?

Invités :
Blandine Gilloteaux, mère de famille et infirmière
Père Thomas Rosica, csb, directeur général de Télévision Sel + Lumière

À l’occasion de la fête des pères et du début des vacances estivales, nous discutons des défis auxquels font face les familles d’aujourd’hui. Que signifie être parent en 2010 ? Peut-on être parent sans sacrifier son couple ? À quoi correspond le grand nombre de divorces dans nos sociétés ? La famille chrétienne est-elle mieux outillée pour faire face à ces défis ? Avec les propos de Xavier Lacroix de l’Université catholique de Lyon.

PH: Dans la foulée de l’année sacerdotale

Invités :
Serge Comeau, prêtre du diocèse de Bathurst au Nouveau-Brunswick
Alain Faubert, prêtre du diocèse de Montréal

Quel bilan peut-on dresser de l’année sacerdotale qui s’est terminée le 11 juin ? Quelles images des prêtres nous a-t-elle laissé ? Quels fruits pour l’avenir ?

Portageur et prêtre

Grzegorz Ciszek ordonné prêtre  par le cardinal J.-C. Turcotte pour conclure l’année sacerdotale

Greg CisekJ’ai connu Greg en mars 2002, alors que nous étions à la recherche de Portageurs qui, à l’image des premiers missionnaires en Amérique, ont porté la Parole de Dieu et la croix du Christ aux confins de cette terre.

Faut-il être fou pour partir à pied 43 jours ?  Ce ne l’était pas pour Greg et pour la vingtaine de jeunes, et quelques jeunes de cœur qui se sont alors connus. Le 28 avril 2002 à la cathédrale Marie-Reine du Monde, le cardinal Jean-Claude Turcotte envoyait en mission les Portageurs de cette croix, signe de l’amour de Dieu pour l’humanité.

Huit ans plus tard, le même cardinal imposera ses mains sur Greg et invoquera le Seigneur afin que Greg ait la grâce d’être l’un de ses serviteurs, à travers le sacerdoce.

S’il m’est impossible d’être à Montréal pour l’ordination de mon ami, je sais que plusieurs Portageurs y seront. Certains d’entre nous avons vécu ensemble les étés suivant les JMJ  à Strawberry Island, là-même où Jean-Paul II avait pris quelques jours de repos en 2002. La vie communautaire de ces mois d’été nous ont laissé non seulement de très beaux souvenirs, ils m’ont pour ma part, redonné une certaine discipline dans la prière. À ce niveau, Greg était un modèle. Loin d’être aussi ‘assidu’ que mon ami, j’admirais sa quête intérieure et son désir d’écouter ce que Dieu lui soufflait dans le silence de son coeur.

Portageurs JPIILa prière et l’oraison sont des piliers importants de la vie de Greg et le seront encore dans sa vie de prêtre. Les tâches quotidiennes peuvent parfois nous détourner de cette quête. Tel n’était pas le cas de Greg à Strawberry Island. Les tâches les plus simples, nécessitant javel et gants de caoutchouc ne l’effraient jamais. Son esprit de service étant contagieux et l’attrait d’une discussion sur un sujet théologique faisaient que nous ne pouvions que mettre la main à la pâte avec lui.

« La vocation est un appel de Dieu, de dire le cardinal Turcotte dans son message hebdomadaire du 9 juin dernier. Pour être entendu, cet appel doit être reçu dans une âme ouverte et accueillante. Comme nul n’est une île,  tout un réseau de personnes et de relations concourt à ce que l’appel du Seigneur soit entendu. »

Nous tous, parfois à notre insu, pouvons être des instruments dans la vigne du Seigneur.

Merci Greg pour ton engagement et ton témoignage. Nos prières t’accompagnent.

L’ordination sacerdotale de Grzegorz Ciszek a eu lieu à la paroisse Notre-Dame de Pompéi à Montréal, vendredi le 11juin.

Benoît XVI demande pardon pour les scandales de pédophilie

Une messe rassemblant plus de 15 000 prêtres a conclu l’année sacerdotale ce matin à Rome. Il s’agissait du plus grand nombre de concélébrants jamais réunis en la Place Saint-Pierre pour une même célébration.

Au cours de son homélie, le Pape est revenue sur le scandale des abus sexuels qui a marqué cette année du prêtre:

[I]l est ainsi arrivé que, proprement au cours de cette année de joie pour le sacrement du sacerdoce, sont venus à la lumière les péchés des prêtres – en particulier l’abus à l’égard des petits, où le sacerdoce chargé de témoigner de la prévenance de Dieu à l’égard de l’homme se trouve retourné en son contraire. Nous aussi nous demandons avec insistance pardon à Dieu et aux personnes impliquées, alors que nous entendons promettre de faire tout ce qui est possible pour que de tels abus ne puissent jamais plus survenir ; promettre que dans l’admission au ministère sacerdotal et dans la formation délivrée au cours du parcours qui y prépare, nous ferons tout ce qui est possible pour examiner attentivement l’authenticité de la vocation et que nous voulons mieux encore accompagner les prêtres sur leur chemin, afin que le Seigneur les protège et les garde dans les situations difficiles et face aux dangers de la vie.

Aux yeux du Pape, l’année sacerdotale ne fut pas pour autant un échec, car elle nous a poussé de reconnaître notre faiblesse humaine:

Si l’Année sacerdotale avait du être une glorification de notre prestation humaine personnelle, elle aurait été détruite par ces événements. Mais il s’agissait pour nous exactement du contraire : devenir reconnaissant pour le don de Dieu, un don qui se cache « dans des vases d’argile » et qui toujours de nouveau, à travers toute la faiblesse humaine, rend concret son amour en ce monde. Nous considérons ainsi que ce qui est arrivé est un devoir de purification, un devoir qui nous porte vers l’avenir et qui, d’autant plus, nous fait reconnaître et aimer le grand don de Dieu. De cette façon, le don devient l’engagement de répondre au courage et à l’humilité de Dieu par notre courage et notre humilité. La parole du Christ, que nous avons chanté comme chant d’entrée dans la liturgie de ce jour, peut nous suggérer en cette heure ce que signifie devenir et être prêtre : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29).

Malgré cette faiblesse donc, Dieu a besoin de nous tous, et besoin d’hommes pour le servir à travers le sacerdoce:

Le sacerdoce n’est donc pas seulement une « charge », mais un sacrement : Dieu se sert d’un pauvre homme pour être, à travers lui, présent pour les hommes et agir en leur faveur. Cette audace de Dieu qui se confie à des êtres humains et qui, tout en connaissant nos faiblesses, considère les hommes capables d’agir et d’être présents à sa place – cette audace de Dieu est la réalité vraiment grande qui se cache dans le mot « sacerdoce ». Que Dieu nous considère capables de cela, que de cette manière il appelle les hommes à son service et qu’ainsi de l’intérieur il se lie à eux : c’est ce que, en cette année, nous voulions considérer et comprendre à nouveau. Nous voulions réveiller la joie que Dieu nous soit si proche, et la gratitude pour le fait qu’il se confie à notre faiblesse ; qu’il nous conduise et nous soutienne jour après jour. Nous voulions aussi ainsi montrer à nouveau aux jeunes que cette vocation, cette communion de service pour Dieu et avec Dieu, existe – et plus encore, que Dieu est en attente de notre « oui ».

Télévision Sel + Lumière a présenté en direct la messe de clôture de l’année sacerdotale et la représentera à 15h30HE en français.

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