Perspectives 5 juin 2013

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Aujourd’hui : l’audience générale avec le Pape François, une lettre de la CECC aux nations de G8, la fête de Saint Boniface, et la solidarité du Pape avec les Syriens.

http://www.youtube.com/watch?v=0u-ciYRH_7U&feature=youtu.be

Pour faire tomber les barrières

University et Front

Le centre-ville de Toronto où j’habite est de plus en plus désert. Une forteresse a été érigée au coin de la rue. Les rares citoyens qui s’aventurent encore à pied au-delà de cette frontière sont salués par des hordes de policiers, certains francophones. Ils ont beau être gentils, plusieurs résidents et gens d’affaires craignent « des débordements ». Il y en a qui ont peur de manifestants-anarchistes, d’autres appréhendent la brutalité policière.

Le propre de l’érection de ce périmètre de sécurité est la source et l’apothéose de cette peur. Il faut bien sûr, assurer la sécurité de nos dirigeants qui, c’est une bonne chose, doivent bien se parler face à face de temps à autre. En érigeant toutefois cette large barrière, ne met-on pas en marge les citoyens ordinaires, les pauvres (dans tous les sens du terme), les sans-voix? Notre monde tolère de moins en moins les voix divergentes. Et pourtant…

Pourtant à Winnipeg se tient en ce moment un autre G8, celui des leaders religieux. En s’inspirant de valeurs communes, différentes religions du monde veulent se faire « la voix des sans-voix » et rappeler aux dirigeants du G8 et du G20 leur obligation à l’égard des plus faibles et de la création.

Journaliste à S+L, Rita Sawaya est à Winnipeg et nous fera part de ses observations aujourd’hui à Perspectives.

Et pour ma part, barrière ou pas, je reste chez moi ce weekend!

Une rencontre et une nomination

Photo: Presse Canadienne

Photo: Presse Canadienne

Après le président Obama, c’était au tour de Stephen Harper de rencontrer le Pape ce matin au Vatican. Un observateur en robe noire a déclaré à la presse que le premier ministre canadien n’avait pas l’hostie dans sa poche…

Blague à part, il est certain que la rencontre de ce matin n’avait pas l’envergure de celle dont nous avons été témoins hier après-midi. Tout de même, le premier ministre du Canada représente plus de 33 millions de citoyens dont plus de 14 millions sont catholiques.

La rencontre de ce matin aura duré une vingtaine de minutes. Pour l’heure, on sait que les deux hommes ont discutée entre autres du Sommet du G8, de l’Afrique et de liberté religieuse.

M. Harper a exprimé sa reconnaissance au Saint-Père « pour le leadership moral et humanitaire qu’il exerce en tant que défenseur de la dignité humaine, de la paix et de la liberté religieuse. »

Au cours du traditionnel échange de cadeau, le Pape a remis au premier ministre une médaille de son pontificat. Sur la table, aucune copie de l’Encyclique Caritas in Veritate parue mardi. À croire que les mauvaises langues qui affirment que M. Harper n’est pas un grand lecteur se sont rendues jusqu’à Rome.

Après les filles du couple Obama, les enfants du couple Harper ont également pu rencontrer le Pape qui, selon le même observateur, leur aurait remis des chapelets. Selon toute vraisemblance, les enfants les auraient mis dans leur poche en regardant leur père…

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bishop-greccoCe matin, Benoît XVI a nommé Mgr Richard Grecco nouvel évêque de Charlottetown à l’Île-du-Prince-Édouard. Il était évêque auxiliaire à Toronto depuis 2002. Le nouveau pasteur des catholiques de l’I.P.E. est licencié en théologie de l’Université grégorienne à Rome et docteur en Théologie de l’Université de St. Michael’s College. Originaire de St. Catharines en Ontario, il a été professeur de séminaire, curé et vicaire général de son diocèse d’origine avant d’être nommé évêque. Il avait remplacé en 2002 Mgr Nicholas Di Angelis, aujourd’hui évêque de Peterborough.

C’est donc dire que Toronto perd celui qui servait l’ensemble des communautés ethniques du diocèse.

Il est clair que Mgr Grecco fera beaucoup de bien au diocèse de Charlottetown. Le seul petit hic est sa méconnaissance du français, lui qui succède à  Mgr Vernon Fougère.  La langue de Molière aurait été un atout, même si le diocèse est unilingue.