Une année pour Dieu… et pour soi!

Début de semaine occupé à la station hier avec une délégation du comité organisateur du Congrès eucharistique international de 2008 (CEI 2008) à Québec de passage pour quelques heures pour partager et visiter nos studios. Avec l’abbé Julien Guillot, soeur Marie Théberge et le frère Michel Grenier, o.p., le groupe avait suivi l’Arche de la nouvelle alliance pendant quelques jours dans le diocèse de Hamilton et célébré avec les diocésains qui s’étaient rassemblés en masse pour l’occasion. J’ai pu interviewer trois membres de la délégation de Québec, trois jeunes dans la vingtaine qui ont décidé de prendre une année pour Dieu. Le programme établi par le diocèse de Québec et le comité du CEI 2008 invite les jeunes de 18-35 ans à s’engager pour une année au sein de l’organisation du congrès et à vivre une expérience d’Église en plus d’offrir une expérience de travail incroyable. Ceux et celles qui s’engagent recevront une formation et un support spirituels solides. Vie communautaire, prière, eucharistie, rencontres avec un tas de gens…

J’ai rencontré Alexandre, Charles et Sarah donc et fus à même de constater à quel point ils vivent une expérience intense. Cette entrevue sera présentée sur nos ondes bientôt. D’ici là, visitez le www.cei2008.ca sous le volet jeunesse. Il n’est jamais trop tard pour prendre une année de recul…

Sébastien

La sérénité de mon grand-père

C’était au début de l’été 2004, je n’avais pu terminer ma session d’été et retournai dans ma famille pour cause de maladie – la mono – ou maladie du baisé. Je suis rentré à temps, puisque grand-papa n’allait pas bien du tout – cancer du poumon et lui savait que ses jours étaient comptés. Même si tout le monde me disait de me reposer – de rester au lit – mais pas question pour moi – je voulais être chez mes grands-parents. Finalement, j’ai fait du gardiennage: j’ai gardé mon grand-père, quelques heures que je n’oublierai jamais. Malgré sa souffrance à lui, il me demandait comment j’allais, ce que j’allais faire plus tard. Puis, fatigué, il fermait les yeux et penchait sa tête. C’était le vendredi. Il est parti le mercredi suivant. Jusqu’à la fin, il est demeuré serein, en paix. Homme de foi, il savait que ses souffrances n’étaient pas veines. Il savait aussi qui il allait retrouver.

Dans son message à l’occasion de la Journée mondiale du malade que l’on célèbre aujourd’hui, Benoît XVI nous rappelle que notre vie est entre les mains de Dieu. Voici ce qu’il écrit aux malades:

Je vous encourage à contempler les souffrances du Christ crucifié et, en union avec Lui, à vous adresser au Père avec une confiance totale dans le fait que toute la vie, et la vôtre en particulier, est entre ses mains. Sachez que vos souffrances, unies à celles du Christ, se révéleront fécondes pour les besoins de l’Eglise et du monde. Je demande au Seigneur de renforcer votre foi dans Son amour, en particulier au cours de ces épreuves que vous affrontez. Je forme le voeu que, partout où vous êtes, vous trouverez toujours l’encouragement et la force spirituelle nécessaires pour nourrir votre foi et vous conduire plus près du Père de la Vie.

En ce dimanche, prions pour les malades et pour tous ceux et celles qui souffrent. Qu’ils trouvent la paix et la sérénité que Dieu nous offre.

Sébastien

Changer de nom ou effacer l’histoire

Le maire de Montréal a annoncé qu’il renonçait à changer le nom de l’Avenue du Parc pour celui de Robert Bourassa. Il répond ainsi aux protestations de nombreux citoyens qui refusaient que l’on élimine une référence toponymique qui a traversé les époques.

Des centaines de rues ont dû être rebaptisées suite aux fusions municipales. Soit, mais est-ce que le choix est tellement restreint qu’il nous oblige à rebaptiser des artères à la mémoire de conseillers municipaux ou de fonctionnaires qui se sont donnés – et c’est tout à leur honneur – au service de leurs concitoyens? C’est que parfois, cela se fait au détriment d’une référence à notre histoire, notre passé et notre influence chrétienne. Je pense au marais Saint-François à Sherbrooke qui a été rebaptisé marais Réal D. Carbonneau. Ce dernier était certes un leader dans la région de l’Estrie, investie de l’Ordre de Saint-François… mais justement, pourquoi ne pas avoir laissé à l’auteur du Cantique des créatures l’honneur de veiller sur ce bijou vert?

Une question semblable se pose à-propos des écoles du Québec. Certaines ont changé de nom, pour des raisons diverses, pour adopter des noms comme: École des Quatre-vents, des Allizées…

D’un autre côté, est-ce de la fausse représentation si l’école Immaculée-Conception ou Saint-Esprit garde son nom alors qu’il n’y aura plus d’enseignement religieux catholique à partir de l’an prochain?

Chose certaine, on ne peut écrire l’histoire d’une main et l’effacer de l’autre.

Sébastien

Servantes du Seigneur

J’ai connu les P’tites soeurs j’avais onze ans. Biscuits, gâteaux et jus de pêche : elles ont su me séduire dès le début. Lorsque nous étions allés les visiter, j’étais en 5ième, nous avions écouté attentivement, et avec stupéfaction par moment, l’histoire de sœur Monique. Elle était passée à deux doigts de se marier. Puis, d’un coup sec, changement de cap. Aujourd’hui, sœur Monique demeure une très bonne amie. Soixante ans après avoir donné sa vie au Seigneur et à son Église, elle demeure l’une des femmes les plus heureuses que je connaisse. La communauté qu’elle a embrassé a pour ministère d’aider les prêtres, de les servir aurait-on dit à une époque. Il s’agit bien là d’une forme de service – et non de servitude comme le croient certaines gens. Il s’agit de servir à l’image de Celui qui a donné sa vie pour nous. Cela, nous sommes tous appelés à le faire, à notre façon, selon notre charisme. Je vous invite à regarder Focus catholique ce vendredi et dimanche à 19h30 sur nos ondes – et à vous laisser charmer par le sourire et le bonheur de ces femmes…

Sébastien

Sur le chemin d’Emmaüs

Depuis le reportage à propos de Sel et Lumière à TVA, j’ai lu divers commentaires de téléspectateurs sur la pertinence de la foi dans nos vies. Simpliste, dépassée disent certains. Essentielle moteur pour les autres. Pourtant, nous n’avons qu’à nous tourner  pour voir ces témoins qui, par leurs œuvres, nous montrent le chemin. L’abbé Pierre est l’un de ceux-là. Le cardinal Barbarin l’a affirmé d’une manière éloquente dans son homélie prononcée lors des funérailles de l’insurgé des pauvres:
“On ne peut pas s’engager dans le service des pauvres et aller au devant de toutes les misères avec un tel enthousiasme, jusqu’à quatre vingt quatorze ans, si l’on ne va pas chercher cette force venue d’ailleurs. Que de fois, quand le fardeau se faisait trop lourd, ses proches l’ont entendu dire : “Laissez-moi”. Il entrait alors dans un dialogue dont il ne nous a livré que quelques mots : “O Dieu, toi qui es, sois !”. Ce Dieu auquel il s’adressait avec une confiance d’enfant, Jésus lui révélait qu’Il est amour. L’appel était là ; il fallait donc repartir sur les routes, témoigner de cet amour et le partager avec les autres.”
Cet appel, il est le nôtre. Habités par cet Amour, nous reprenons notre route après une rencontre extraordinaire dont nous gardons l’essentiel.  Sébastien

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