Réflexion du père Thomas Rosica c.s.b. sur saint André de Montréal

Vous trouverez ci-dessous la réflexion du père Thomas Rosica c.s.b., Directeur général, Fondation catholique Sel et Lumière média, sur sur saint André de Montréal:

Le dimanche 17 octobre prochain, parmi les nouveaux canonisés par le pape Benoît XVI sera un Canadien de la Congrégation de Sainte-Croix, frère André Bessette. Pendant près de quarante ans, le frère André va travailler comme portier du Collège Notre-Dame dans le quartier Côte-des-Neiges à Montréal. Commentant plus tard la tâche qu’on lui avait confiée il dit : « On m’a mis à la porte et j’y suis resté toute ma vie. »

En tant que portier du Collège, le frère André loge dans une petite pièce près de l’entrée, pièce qui est aussi son bureau. Il presse les gens qui viennent le voir, de prier avec confiance et persévérance, tout en demeurant ouverts à la volonté de Dieu. Il les incite à prendre le chemin de la guérison avec foi et humilité, en allant se confesser et en recevant les sacrements de l’Église. Il encourage les malades à consulter un médecin. Pour lui, la souffrance trouve un sens lorsqu’elle est jointe à la souffrance du Christ. Il était attentif et présent à la tristesse et à la douleur des autres, mais était toujours de nature joyeuse avec un bon sens de l’humour. On raconte l’avoir vu pleurer avec les visiteurs qui lui confiaient leurs difficultés et leur peine. La rumeur de guérisons obtenues à la suite de ses prières, se répand. Alors que sa renommée de guérisseur dépasse les frontières, lui-même insiste toujours plus : « Je ne suis rien… qu’un simple instrument entre les mains de la Providence, un humble instrument au service de saint Joseph. »

Le frère André est décédé à Montréal le 6 janvier 1937 sans voir la fin de son rêve. On estime que plus d’un million de visiteurs de partout en Amérique sont venus lui rendre un dernier hommage dans les jours qui suivirent sa mort. Il fut béatifié par le pape Jean-Paul II le 23 mai 1982 à Rome. Le 17 octobre 2010, le frère André sera canonisé et deviendra le premier saint homme natif du Canada.

Grâce aux efforts, aux souffrances et à la foi du frère André, d’une petite chapelle sur le Mont Royal s’est élevée une grande basilique qui domine désormais Montréal et le paysage spirituel de tout un pays. L’Oratoire Saint-Joseph est le plus grand sanctuaire au monde dédié à saint Joseph, grâce au rêve du frère André Bessette. La puissance et la grandeur de Dieu se sont révélées à travers un humble frère de Sainte-Croix. « Pauper, servus et umilis » forme l’inscription latine au-dessus de son tombeau à l’Oratoire : pauvre, obéissant et humble serviteur. Ce sont les mêmes mots qui sont chantés dans le Panis Angelicus, ce magnifique hymne eucharistique. Qui peut dire pourquoi André a été choisi? Dans sa magnifique lettre circulaire à la famille Sainte-Croix plus tôt cette année, l’ancien supérieur général, le père Hugh Cleary, csc, déclarait : Peut-être qu’André a été choisi, tout comme Marie et Joseph, parce qu’il n’était rien aux yeux de ce monde ; il n’avait rien, rien ne le possédait. (…) Dieu l’a possédé en lui donnant ce qui lui importait le plus, lui accordant la réalisation de l’aspiration la plus profonde de son cœur.

Adulte, le frère André faisait à peine 1,50 mètre. Malgré cela, il était un géant de foi et de spiritualité, et son ombre veille toujours sur Montréal et sur le Canada. Il nous montre ce qu’il est possible de réaliser par la foi et l’amour. Pour reprendre les mots de l’humble portier : « L’artiste, c’est avec les plus petits pinceaux qu’il peint les plus beaux tableaux. »

Le Christ est la porte vers le Père, qui frappe à la porte de nos cœurs, de nos maisons, de notre Église. L’Église, et en particulier l’Oratoire Saint-Joseph à Montréal, est la porte du salut, la porte du Royaume de Dieu. Le frère André était le portier de cet endroit béni. Le Seigneur est passé par ses doutes, ses infirmités, ses forces, sa persévérance et son ingéniosité pour construire une église et construire l’Église.

Nous franchissons chaque jour plusieurs portes sans même nous en apercevoir. Nous nous souvenons tous de l’époque où nos parents ou grands-parents « ne fermaient jamais à clé. » Nous vivons aujourd’hui à une époque de serrures et de systèmes d’alarme. Finis les jours où les portes de nos maisons s’ouvraient sans difficulté aux proches, aux amis, aux voisins. Les portes de nos maisons et de nos églises ne semblent plus s’ouvrir aussi facilement ou aussi souvent qu’avant. Il est urgent de trouver des manières d’ouvrir les portes de nos maisons, de nos églises et de nos cœurs à tous ceux qui ont besoin de nous.

À son époque, le frère André était le Portier de Montréal et est désormais l’un des gardiens spéciaux de la porte du Ciel. Il nous montre l’importance d’accueillir chaque personne comme le Seigneur lui-même. Certains viendront à nous dans la joie, d’autres seront effrayés, certains viendront guéris et d’autres viendront chercher la guérison. Saint André nous montre à être sensible et accueillant à tous ceux et celles qui frappent à nos portes. Puisse-t-il continuer à nous inspirer à ouvrir des portes et bâtir des ponts vers les personnes que le Seigneur met sur notre route chaque jour, spécialement celles qui sont malades, pauvres, seules et éprouvées. Aujourd’hui, puisse saint André de Montréal faire de nous des instruments de paix, de joie, d’amitié et de guérison.

Recherchés: des révolutionnaires de la sainteté

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Une réflexion pour la Fête de la Toussaint
Père Thomas Rosica, csb

Y’a-t-il de la place pour Dieu dans notre monde aujourd’hui? Y-a-t-il de la place pour des révolutionnaires de la sainteté dans notre culture? La réponse est un ‘oui’ fort!  Pourquoi les chrétiens et les catholiques de ce pays devraient-ils être réticents de se déclarer chrétien, catholique, ou révolutionnaire de la sainteté? Pourquoi devrions-nous nous comporter comme si notre message pouvait être dangeureux ou comme si nous avions une Parole et une histoire mais ne savions pas comment l’annoncer? Avons-nous peur de l’indifférence, de l’hostilité ou d’être ridiculisés? Si tel est le cas, laissez-moi vous rappeler la réponse de la jeune Bernadette Soubirous au commissaire de police de Lourdes qui lui disait qu’elle ne l’avait pas convaincu des événements qui avaient eu lieu à la grotte près de la rivière. Bernadette lui dit : « La Dame ne m’a pas dit de vous convaincre, mais de vous dire ses paroles. »

L’espérance était toujours au cœur de la proclamation des saints et bienheureux, même au milieu north_american_martyrsdes périodes les plus sombres de l’histoire. Le cœur de notre propre annonce doit aussi être l’espérance. «Spe salvi », dans l’espérance nous sommes sauvés, dit saint Paul aux Romains, et aussi à nous (Rom 8, 24). Lorsque l’Église se trouv dans des périodes creuses, Dieu élève des saints extraordinaires pour ramener l’Église à sa véritable mission, comme si la lumière du Christ était encore plus brillante en ces périodes de noirceur. Nous vivons l’une de ces périodes, et le Seigneur accepte toujours des candidats pour prendre cette forme extrême de sainteté.

Nous avons grand besoin des successeurs de saints Jean de Brébeuf, Noël Chabanel, Antoine Daniel, Charles Garnier, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, René Goupil and Jean de Lalande. Nous recherchons de nouveaux agents qui prendront la vision et le travail de saintes Marguerite d’Youville, Marguerite Bourgeoys, saint André de Montréal, Kateri Tekakwitha, Marie de l’Incarnation, François de Laval, et leur équipe gagnante de bienheureux:  André Grasset, Élisabeth Turgeon, Marie-Rose Durocher, Marie-Léonie Paradis, Louis-Zéphirin Moreau, Frédéric Janssoone, Catherine de Saint-Augustin, Dina Bélanger, Marie-Anne Blondin, Émilie Tavernier Gamelin, Nykyta Budka, Basil Velychkovsky.

Nous devons aujourd’hui rendre grâce au Seigneur pour avoir donné à l’Église au Canada des fondateurs et des modèles aussi impressionants. Ces modèles nous mettent au défi d’entreprendre aujourd’hui une nouvelle évangélisation. Ils nous encouragent par leur dévouement au Christ, et aussi par leur zèle et leur prière tout au long de l’autoroute qui mène vers le ciel. Ces martyrs, saints et bienheureux nous rappellent que nous sommes seulement et toujours en chemin sur cette route. Lorsque nous pensons la sainteté en ces termes, comme une direction, un chemin, et non comme une destination, nous sentons que ce qui nous unit aux saints, nos compagnons de voyage, est beaucoup plus profond que ce qui nous sépare.

Bonne Fête à vous tous aujourd’hui!

Cardinal Jean-Claude Turcotte, Merci!

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La mort du † Cardinal Jean-Claude Turcotte (1936-2015), Archevêque émérite de Montréal, remplit nos cœurs de tristesse. C’est la perte d’un pasteur bon, un grand ami ainsi qu’un grand supporteur de la télévision catholique Sel et Lumière. En même temps, son entrée dans la vie éternelle durant l’Octave de Pâques est cause de joie. J’aime penser que le premier à l’accueillir dans sa demeure éternelle sera le petit portier du Mont-Royal, Saint Frère André c.s.c de Montréal. Je suis certain que le frère André a présenté le Cardinal à Saint-Joseph et, par la suite, à tous les saints et bienheureux de Montréal et du Québec. Ensemble, ils ont mené Jean-Claude au Seigneur qu’il a servi avec tant d’amour et de dévotion comme prêtre, évêque, archevêque et cardinal.

Le Cardinal Turcotte aimait le Frère André et l’imitait de plusieurs façons, spécialement dans son souci pour les pauvres et ceux qui sont en marge et aux périphéries de la société. Dans l’une de ses plus mémorables homélies lors de la Messe d’action de Grâce au Stade Olympique, suite à la canonisation du frère André, le 30 octobre 2010, il affirmait :

« Le frère André était convaincu que Dieu pouvait se servir de lui pour accomplir des choses admirables. Durant des dizaines d’années, les gens sont venus vers lui en reconnaissant en lui un puissant thaumaturge.  Ça ne lui a jamais enflé la tête. À ce sujet, il répétait souvent: «Le monde est-il bête de penser que le frère André fait des miracles. Le bon Dieu fait les miracles. Saint Joseph les obtient. » Et, à la manière de saint Paul, il disait, en pensant à Dieu: « L’artiste, c’est avec les plus petits pinceaux qu’il fait les plus beaux tableaux.»

Ce n’est pas un petit saint qui vient d’être canonisé,  mais un grand,  un très grand. Ce très grand saint – le frère André – est de chez nous.  Parmi nos parents et nos grands-parents, ou parmi les amis de nos parents et de nos grands-parents, plusieurs l’ont connu. Il a vécu tout près de nous sur le Mont-Royal et il a dit: «Quand je serai mort, je vais être rendu au Ciel, je vais être bien plus près du bon Dieu que je ne le suis actuellement, j’aurai beaucoup plus de pouvoir pour vous aider. »

Frère André… saint frère André,  nous t’en prions, tiens ta promesse. Prie pour nous: prie pour que nous soyons des femmes et des hommes d’écoute et de compassion, des femmes et des hommes qui aiment Dieu d’un grand amour parce qu’ils se savent beaucoup aimés de lui, des femmes et des hommes qui, devenus «disciples» de Jésus, deviennent «doux et humble[s] de cœur» comme lui et trouvent en  lui «le repos».

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Monsieur le Cardinal, aujourd’hui ces paroles sont pour vous! Comme un pinceau est à l’artiste, merci beaucoup d’avoir laissé le Seigneur vous guider durant toutes ces années. Le Seigneur vous a utilisé pour écrire des mots de compassion et de miséricorde sur le canevas de votre diocèse ainsi que sur l’ensemble de l’Église canadienne. Votre stature imposante a rallié l’Église canadienne ainsi que notre nation entière lors de moments de tristesse, de tumulte, de confusion et d’incertitude. Par vos mots calmes et encourageants, vous avez redonné l’espoir à beaucoup de gens, spécialement à tous les jeunes qui ont travaillé lors des Journées Mondiales de la Jeunesse en 2002 ainsi qu’à chacun d’entre nous à la télévision Sel et Lumière. Merci d’avoir cru en nous. Bien qu’ayant été un cardinal avec de grandes responsabilités au niveau de l’Église universelle, vous n’avez jamais perdu votre disponibilité ainsi que votre accessibilité auprès de nous les gens ordinaires! Aujourd’hui nous vous disons : « Merci. Priez pour nous, priez pour que nous devenions des femmes et des hommes attentifs et pleins de compassion, des hommes et des femmes qui aiment Dieu avec un grand amour et qui savent qu’ils sont, à leur tour, aimés de Dieu, des hommes et des femmes qui, étant devenus des disciples de Jésus, deviennent « doux et humbles de cœur » comme Lui et en Lui trouvent le repos. »

Merci beaucoup votre Éminence. Reposez en paix et, svp, ne nous oubliez pas!

Père Thomas Rosica, c.s.b.

Réflexion sur St frère André

En la fête de St Frère André, voici la réflexion du Père Thomas Rosica, csb

Homélie pour le 76e anniversaire du décès de Saint Frère André Bessette

Aujourd’hui nous fêtons le  76e anniversaire du décès de Saint Frère André Bessette  (6 janvier 1937). Voici l’homélie de la messe célébrée à 8h30 à l’Oratoire Saint- Joseph du Mont-Royal  ce lundi 7 janvier 2013

Lectures : 1 Pierre 4, 7b-11 Matthieu 11, 25-30

« Chers Frères et Sœurs ici rassemblés à l’Oratoire,
Chers téléspectateurs et téléspectatrices à travers le monde,

Je remercie vivement les Pères de Sainte Croix pour m’avoir invité à présider cette Eucharistie ce jour de fête de
St André. Il y a déjà soixante-seize ans depuis l’entrée au paradis de l’humble portier de Mont-Royal. Et il y a un peu plus de deux ans que l’Eglise a déclaré Frère André saint parmi les saints. L’évangile que nous venons d’entendre nous parle d’une façon claire de Saint-André de Montréal.

Dans cette page de la Bonne Nouvelle tirée de St Matthieu, Jésus formule une prière d’exultation et de louange qui nous fait mieux comprendre qui il est et à qui il souhaite s’identifier (11, 25-30). Toute sa vie, Jésus a vu que les humbles de cœur trouvaient plus facile d’accepter sa doctrine révolutionnaire que ceux qui étaient remplis d’eux-mêmes. On observe un triple mouvement dans ce passage. Dans un premier temps, Jésus s’adresse à son Père et se réjouit de ce que la prédilection du Père pour les pauvres et les petits transparaisse dans son ministère.

Dans le deuxième temps, Jésus parle de lui-même et en vient presque à se définir. Jésus est le Fils à qui a été donnée la pleine connaissance du Père. Le cœur de la mission du Fils, c’est de nous révéler le Père.

Enfin, dans le troisième temps, Jésus s’adresse directement à toutes les personnes qui cherchent de l’aide, de la consolation et du repos. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à chacun de ces trois énoncés, Jésus souriait; qu’il prenait une profonde respiration et qu’il était comblé de joie en voyant ce qui se produisait dans les rangs de ses disciples. Il souriait de compassion en invitant les malheureux et les petits à trouver la paix. [Read more…]

Portier de Dieu

Il y a deux ans, presque jour pour jour, l’Eglise célébrait la canonisation du frère André.

Ne manquez pas ce soir à 20h notre documentaire Portier de Dieu, Saint André de Montréal

Neuvaine à St Joseph en DIRECT

Du samedi 10 mars au 18 mars nous diffuserons EN DIRECT à 19h30 la Neuvaine à St Joseph.
Elle est animée par Sr Doris Lamontagne, pfm, qui commentera la parole de l’apôtre St Jacques: Montre moi ta foi.

Notre programmation à 19h30 à partir de samedi 10 mars sera donc consacrée à la retransmission en direct de la neuvaine à St Joseph.

La messe quotidienne en DIRECT à 8h30 sera toujours retransmise.

Lundi 19 mars, fête de St Joseph, la messe sera retransmise en direct à 8h.

Bonne neuvaine

Premier anniversaire de la canonisation de Saint frère André

Pour nous préparer à l’anniversaire de la canonisation de Saint frère André, dans l’action de grâces

Dimanche 16 octobre

10h rediffusion de la messe présidée par le cardinal Jean-Claude Turcotte à St Andrea della Valle

15h30 rediffusion de la messe au Stade olympique de Montréal. (aussi le lundi 17 octobre 16h)

Lundi 17 octobre

19h35 cérémonie du premier anniversaire de la canonisation du saint Frère André  en la basilique de l’Oratoire Saint-Joseph

21h Portier de Dieu, notre documentaire réalisé par Sébastien Lacroix

 

 

 

Portier de Montréal et Gardien de la Porte du Ciel


Une réflexion sur saint André de Montréal
Père Thomas Rosica, c.s.b.
Directeur général, Fondation catholique Sel et Lumière média

Le dimanche 17 octobre prochain, parmi les nouveaux canonisés par le pape Benoît XVI sera un Canadien de la Congrégation de Sainte-Croix, frère André Bessette.  Pendant près de quarante ans, le frère André va travailler comme portier du Collège Notre-Dame dans le quartier Côte-des-Neiges à Montréal. Commentant plus tard la tâche qu’on lui avait confiée il dit : « On m’a mis à la porte et j’y suis resté toute ma vie. »

En tant que portier du Collège, le frère André loge dans une petite pièce près de l’entrée, pièce qui est aussi son bureau.  Il presse les gens qui viennent le voir, de prier avec confiance et persévérance, tout en demeurant ouverts à la volonté de Dieu. Il les incite à prendre le chemin de la guérison avec foi et humilité, en allant se confesser et en recevant les sacrements de l’Église. Il encourage les malades à consulter un médecin. Pour lui, la souffrance trouve un sens lorsqu’elle est jointe à la souffrance du Christ. Il était attentif et présent à la tristesse et à la douleur des autres, mais était toujours de nature joyeuse avec un bon sens de l’humour. On raconte l’avoir vu pleurer avec les visiteurs qui lui confiaient leurs difficultés et leur peine. La rumeur de guérisons obtenues à la suite de ses prières, se répand. Alors que sa renommée de guérisseur dépasse les frontières, lui-même insiste toujours plus : « Je ne suis rien… qu’un simple instrument entre les mains de la Providence, un humble instrument au service de saint Joseph. »

Le frère André est décédé à Montréal le 6 janvier 1937 sans voir la fin de son rêve. On estime que plus d’un million de visiteurs de partout en Amérique sont venus lui rendre un dernier hommage dans les jours qui suivirent sa mort. Il fut béatifié par le pape Jean-Paul II le 23 mai 1982 à Rome. Le 17 octobre 2010, le frère André sera canonisé et deviendra le premier saint homme natif du Canada. [Read more…]

Un maître spirituel

[NDLR: Nous publions une réflexion du cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, envoyé hier aux abonnées du courriel du mercredi à l’occasion de la fête liturgique de saint frère André.] 

frere_andre_1[Aujourd’hui], nous célébrons la fête du frère André. La fête de saint frère André. Pour la première fois. Après un automne rempli d’activités, d’entrevues et de célébrations qui ont marqué sa canonisation et ont rappelé la vie qui l’a mené jusque sur les autels, que pouvons-nous ajouter à sa louange sans répéter ce qui a déjà été dit ou écrit?

Pourtant, le Frère André a encore beaucoup de choses à nous apprendre sur la façon de vivre aujourd’hui notre vie de chrétien et de chrétienne. Quand on parcourt le livre : Frère André disait souvent…(1), on découvre un maître spirituel qui, par ses paroles chargées de foi et d’amour, balise la route vers la maison du Père de ceux et celles qui cherchaient conseil et réconfort auprès de lui.

Ces paroles n’ont pas d’âge. La sagesse qui s’y dégage ne saurait vieillir. La vérité qu’elles formulent en simples mots peut, aujourd’hui comme hier, guider la vie de qui les écoute et les médite.

Si le frère André a attiré des milliers de personnes sur les flancs du Mont-Royal, c’était parce qu’elles espéraient trouver un réconfort dans ses paroles et son intercession auprès de saint Joseph.

Son écoute des personnes qui le tenait de longues heures attentif et accueillant à leur requête, sa compassion qui l’amenait à se pencher sur celles que la souffrance et la maladie frappaient, ont fait de lui un homme dont la renommée ne lui laissait pas de repos. Mais sa célébrité n’est jamais venue à bout de sa simplicité et de sa charité. [Read more…]