Message du Saint-Père François pour la 38ème journée mondiale de la jeunesse

Les délégués canadiens accompagnés par le cardinal Lacroix pour la messe d’ouverture des Journées mondiales de la jeunesse à Lisbonne en 2023. Photo © Sel + Lumière Média, 2023.

MESSAGE DU SAINT-PÈRE FRANÇOIS
POUR LA 38ème JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE

26 novembre 2023

Joyeux dans l’espérance (cf. Rm 12, 12)

Voici le texte intégral:

Chers jeunes,

en août dernier, j’ai rencontré des centaines de milliers de vos semblables, venus du monde entier à Lisbonne pour les Journées Mondiales de la Jeunesse. Au temps de la pandémie, dans les nombreuses incertitudes, nous avions nourri l’espérance que cette grande célébration de la rencontre avec le Christ et avec d’autres jeunes pourrait voir le jour. Cette espérance s’est réalisée et, pour beaucoup d’entre nous qui étions présents, et moi aussi, elle a dépassé toutes les attentes ! Que notre rencontre à Lisbonne a été belle ! Une véritable expérience de transfiguration, une explosion de lumière et de joie !

À la fin de la messe de clôture au “Champ de la grâce”, j’ai indiqué la prochaine étape de notre pèlerinage intercontinental : Séoul, en Corée, en 2027. Mais auparavant, je vous ai donné rendez-vous à Rome, en 2025 pour le Jubilé des jeunes, où vous serez également des “pèlerins de l’espérance”.

Vous, les jeunes, vous êtes en effet la joyeuse espérance d’une Église et d’une humanité toujours en marche. Je voudrais vous prendre par la main et parcourir avec vous le chemin de l’espérance. Je voudrais parler avec vous de nos joies et de nos espérances, mais aussi des tristesses et des angoisses de nos cœurs et de l’humanité souffrante (cf. Const. past. Gaudium et spes, n. 1). Au cours de ces deux années de préparation au Jubilé, nous méditerons d’abord sur l’expression paulinienne « Joyeux dans l’espérance » (cf. Rm 12, 12), puis nous approfondirons celle du prophète Isaïe : « Ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur […] marchent sans se fatiguer » (Is 40, 31).

D’où provient cette joie ?

« Ayez la joie de l’espérance » (Rm 12, 12) est une exhortation de saint Paul à la communauté de Rome qui se trouve dans une période de grave persécution. En réalité, la “joie de l’espérance” prêchée par l’Apôtre jaillit du mystère pascal du Christ, de la puissance de sa résurrection. Elle n’est pas le fruit de l’effort humain, de l’ingéniosité ni du savoir-faire. Elle est la joie qui découle de la rencontre avec le Christ. La joie chrétienne vient de Dieu lui-même, du fait que nous nous savons aimés de Lui.

Benoît XVI, réfléchissant à l’expérience qu’il avait vécue lors des Journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid, en 2011, demandait : la joie, « d’où vient-elle ? Comment s’explique-t-elle ? Il y a certainement de nombreux facteurs qui agissent ensemble. Mais celui qui est décisif est […] la certitude qui provient de la foi : je suis voulu. J’ai une mission dans l’histoire. Je suis accepté, je suis aimé ». Et il précise : « En fin de compte, nous avons besoin d’un accueil inconditionnel. C’est seulement si Dieu m’accueille et que j’en deviens sûr, que je sais définitivement : il est bien que j’existe. […] Il est bien d’exister comme personne humaine, même dans des temps difficiles. La foi rend heureux à partir de l’intérieur » (Discours à la Curie romaine, n. 22 décembre 2011).

Où est mon espérance ?

La jeunesse est une période pleine d’espoirs et de rêves, nourris par les belles réalités qui enrichissent nos vies : la splendeur de la création, les relations avec nos proches et nos amis, les expériences artistiques et culturelles, les connaissances scientifiques et techniques, les initiatives qui promeuvent la paix, la justice et la fraternité, et autres choses encore. Nous vivons cependant une époque où, pour beaucoup, y compris des jeunes, l’espérance semble être la grande absente. Beaucoup de vos semblables, qui connaissent la guerre, la violence, le harcèlement et diverses formes de détresses, sont malheureusement en proie au désespoir, à la peur et à la dépression. Ils se sentent comme enfermés dans une sombre prison, incapables de voir les rayons du soleil. Le taux élevé de suicide chez les jeunes dans plusieurs pays en est la preuve dramatique. Dans un tel contexte, comment éprouver la joie et l’espérance dont parle saint Paul ? Il y a plutôt un risque que le désespoir prenne le dessus, la pensée qu’il est inutile de faire du bien sous prétexte qu’il ne serait apprécié et reconnu par personne, comme nous le lisons dans le Livre de Job : « Où donc est mon espoir ? Mon espérance, qui l’entrevoit ? » (Jb 17, 15).

Face aux drames de l’humanité, en particulier à la souffrance des innocents, nous aussi demandons au Seigneur, comme nous le prions dans certains Psaumes : “Pourquoi ?” Or, nous pouvons faire partie de la réponse de Dieu. Créés par Lui à son image et à sa ressemblance, nous pouvons être une expression de son amour qui fait naître la joie et l’espérance même là où cela semble impossible. Il me vient à l’esprit le personnage principal du film “La vie est belle” ; un jeune père qui, avec délicatesse et imagination, parvient à transformer la dure réalité en une sorte d’aventure et de jeu, donnant de la sorte à son fils un “regard d’espérance” en le protégeant des horreurs du camp de concentration, en sauvegardant son innocence et en empêchant la méchanceté humaine de lui voler son avenir. Mais il ne s’agit pas seulement d’histoires inventées ! C’est ce que nous voyons dans la vie de tant de saints qui ont été des témoins de l’espérance même au milieu de la méchanceté humaine la plus cruelle. Nous pensons à saint Maximilien Marie Kolbe, à sainte Joséphine Bakhita ou au couple de bienheureux Józef et Wiktoria Ulma avec leurs sept enfants.

La possibilité d’allumer l’espérance dans le cœur des hommes, à partir du témoignage chrétien, a été magistralement mise en lumière par saint Paul VI lorsqu’il a rappelé : « Un chrétien ou un groupe de chrétiens au sein de la communauté humaine dans laquelle ils vivent […] rayonnent, d’une façon toute simple et spontanée, leur foi en des valeurs qui sont au-delà des valeurs courantes, et leur espérance en quelque chose qu’on ne voit pas, dont on n’oserait pas rêver » (Exhort. ap. Evangelii nuntiandi, n. 21).

La “petite” espérance

Le poète français Charles Péguy, au début de son poème sur l’espérance, parle des trois vertus théologales – la foi, l’espérance et la charité – comme de trois sœurs qui marchent ensemble :

« La petite espérance s’avance entre ses deux grandes sœurs et on ne prend pas seulement garde à elle.
[…]
C’est elle, cette petite qui entraîne tout.
Car la Foi ne voit que ce qui est.
Et elle, elle voit ce qui sera.
La Charité n’aime que ce qui est.
Et elle, elle aime ce qui sera.
[…]
En réalité, c’est elle qui fait marcher les deux autres.
Et qui les traîne.
Et qui fait marcher tout le monde ».
(Le porche du mystère de la deuxième vertu, Gallimard, 1986)

Je suis moi aussi convaincu de ce caractère humble, “petit”, et pourtant fondamental de l’espérance. Pensez-y : comment pourrions-nous vivre sans espérance ? À quoi ressembleraient nos journées ? L’espérance est le sel du quotidien.

L’espérance, lumière qui brille dans la nuit

Dans la tradition chrétienne du Triduum pascal, le Samedi saint est le jour de l’espérance. Entre le Vendredi saint et le Dimanche de Pâques, il est comme un intermédiaire entre le désespoir des disciples et leur joie pascale. Il est le lieu où naît l’espérance. L’Église, ce jour-là, commémore en silence la descente aux enfers du Christ. Nous pouvons le voir sous forme picturale dans de nombreuses icônes. Elles nous montrent le Christ rayonnant de lumière qui descend dans les ténèbres les plus profondes et les traverse. C’est ainsi : Dieu ne se contente pas de regarder avec compassion nos lieux de mort ou de nous appeler de loin, mais Il entre dans nos expériences des enfers comme une lumière qui resplendit dans les ténèbres, et Il en triomphe (cf. Jn 1, 5). Un poème en langue sud-africaine xhosa l’exprime bien : « Bien que toute espérance soit perdue, avec ce poème, je réveille l’espérance. Mon espérance est réveillée parce que j’espère dans le Seigneur. J’espère que nous nous unirons ! Restez forts dans l’espérance, car l’heureuse issue est proche ».

Si nous y réfléchissons bien, il s’agit là de l’espérance de la Vierge Marie qui est restée forte au pied de la croix de Jésus, certaine que l’“heureuse issue” était proche. Marie est la femme de l’espérance, la Mère de l’espérance. Au Calvaire, « espérant contre toute espérance » (Rm 4, 18), elle n’a pas laissé s’éteindre dans son cœur la certitude de la résurrection annoncée par son Fils. C’est elle qui remplit le silence du Samedi Saint d’une attente aimante et pleine d’espérance, en inculquant aux disciples la certitude que Jésus vaincra la mort et que le mal n’aura pas le dernier mot.

L’espérance chrétienne n’est pas un optimisme facile ni un placebo pour les crédules : elle est la certitude, enracinée dans l’amour et dans la foi, que Dieu ne nous laisse jamais seuls et qu’il tient sa promesse : « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi » (Ps 22, 4). L’espérance chrétienne n’est pas une négation de la souffrance et de la mort, elle est une célébration de l’amour du Christ ressuscité qui est toujours avec nous, même lorsqu’il semble loin. Le Christ lui-même est pour nous la grande lumière de l’espérance et la boussole dans notre nuit, car il est “l’étoile radieuse du matin” » (Exhort. ap. Christus vivit, n. 33).

Nourrir l’espérance

Lorsque l’étincelle de l’espérance a été allumée en nous, il y a parfois le risque qu’elle soit étouffée par les soucis, les peurs et les fardeaux de la vie quotidienne. Mais une étincelle a besoin d’air pour continuer à briller et se raviver en un grand feu d’espérance. C’est la douce brise de l’Esprit Saint qui nourrit l’espérance. Nous pouvons contribuer à la nourrir de différentes manières.

L’espérance est nourrie par la prière. On conserve et renouvelle l’espérance en priant. On maintient l’étincelle de l’espérance allumée en priant. « La prière est la première force de l’espérance. Tu pries et l’espérance grandit, tu vas de l’avant » (Catéchèse, 20 mai 2020). Prier, c’est comme prendre de la hauteur : souvent lorsque nous sommes au sol, nous ne voyons pas le soleil parce que le ciel est couvert de nuages. Mais si nous montons au-dessus des nuages, la lumière et la chaleur du soleil nous enveloppent, et nous retrouvons dans cette expérience la certitude que le soleil est toujours présent, même quand tout semble gris.

Chers jeunes, lorsque l’épais brouillard de la peur, du doute et de l’oppression vous entoure et que vous ne parvenez plus à voir le soleil, prenez le chemin de la prière. Car « si personne ne m’écoute plus, Dieu m’écoute encore » (Benoît XVI, Lett. enc. Spe Salvi, n. 32). Prenons chaque jour le temps de nous reposer en Dieu face aux angoisses qui nous assaillent : « Je n’ai mon repos qu’en Dieu seul ; oui, mon espoir vient de lui » (Ps 61, 6).

L’espérance est nourrie par nos choix quotidiens. L’invitation à se réjouir dans l’espérance, que saint Paul adresse aux chrétiens de Rome (cf. Rm 12, 12), nécessite des choix très concrets dans la vie de tous les jours. Je vous invite donc à choisir un style de vie fondé sur l’espérance. Je vous donne un exemple : sur les réseaux sociaux, il semble plus facile de partager les mauvaises nouvelles que les nouvelles d’espérance. Je vous fais donc une proposition concrète : essayez de partager une parole d’espérance chaque jour. Devenez des semeurs d’espérance dans la vie de vos amis et de tous ceux qui vous entourent. En effet, « l’espérance est humble, et c’est une vertu qui se travaille – disons – tous les jours […]. Chaque jour, il faut se rappeler que nous avons le dépôt, qui est l’Esprit, qui travaille en nous avec de petites choses » (Méditation du matin, 29 octobre 2019).

Allumer le flambeau de l’espérance

Vous sortez parfois le soir avec vos amis et, s’il fait nuit, vous prenez votre smartphone et allumez la torche pour faire de la lumière. Lors de grands concerts, vous êtes des milliers à faire bouger ces lampes modernes au rythme de la musique, créant ainsi une ambiance particulière. La nuit, la lumière nous fait voir les choses d’une manière nouvelle, et même dans l’obscurité, une dimension de beauté apparaît. Il en va de même pour la lumière de l’espérance qu’est le Christ. Par Lui, par sa résurrection, notre vie est illuminée. Avec lui, nous voyons tout sous un jour nouveau.

On raconte que lorsque les gens s’adressaient à saint Jean-Paul II pour lui parler d’un problème, sa première question était : “Comment cela se présente-t-il à la lumière de la foi ?” Un regard éclairé par l’espérance fait également apparaître les choses sous un jour différent. Je vous invite donc à adopter ce regard dans votre vie quotidienne. Animé par l’espérance divine, le chrétien est rempli d’une joie différente qui vient de l’intérieur. Les défis et les difficultés, il y en a et il y en aura toujours, mais si nous sommes habités par une espérance “pleine de foi”, nous les affronterons en sachant qu’ils n’ont pas le dernier mot et nous deviendrons nous-mêmes un petit flambeau d’espérance pour les autres.

Chacun de vous peut l’être dans la mesure où sa foi devient concrète, collant à la réalité et aux histoires de ses frères et sœurs. Pensons aux disciples de Jésus qui, un jour, sur une haute montagne, l’ont vu resplendir d’une lumière glorieuse. S’ils étaient restés là-haut, cela aurait été un beau moment pour eux, mais les autres auraient été laissés de côté. Il fallait qu’ils descendent. Nous ne devons pas fuir le monde, mais aimer notre époque dans laquelle Dieu nous a placés non sans raison. Nous ne pouvons être heureux qu’en partageant, avec les frères et sœurs que le Seigneur nous donne jour après jour, la grâce reçue.

Chers jeunes, n’ayez pas peur de partager avec les autres l’espérance et la joie du Christ ressuscité ! L’étincelle qui s’est allumée en vous, entretenez-la, mais en même temps donnez-la : vous constaterez qu’elle grandira ! Nous ne pouvons pas garder l’espérance chrétienne pour nous, comme un beau sentiment, parce qu’elle est destinée à tout le monde. Soyez particulièrement proches de vos amis qui peuvent sourire en apparence mais qui pleurent à l’intérieur, pauvres en espérance. Ne vous laissez pas contaminer par l’indifférence et l’individualisme : restez ouverts, comme des canaux à travers lesquels l’espérance de Jésus peut s’écouler et se répandre dans les milieux où vous vivez.

« Il vit, le Christ, notre espérance et il est la plus belle jeunesse de ce monde » (Exhort. ap. Christus vivit, n. 1). C’est ce que je vous ai écrit il y a presque cinq ans, après le Synode des jeunes. Je vous invite tous, en particulier ceux qui sont impliqués dans la pastorale des jeunes, à vous saisir du Document final de 2018 et de l’Exhortation apostolique Christus vivit. Le moment est venu de faire le point ensemble et de travailler avec espérance à la pleine mise en œuvre de ce Synode inoubliable.

Confions toute notre vie à Marie, Mère de l’Espérance. Elle nous apprend à porter en nous Jésus, notre joie et notre espérance, et à le donner aux autres. Bon cheminement, chers jeunes ! Je vous bénis et vous accompagne par la prière. Et vous aussi, priez pour moi !

 

 

Texte reproduit avec l’aimable autorisation de la Libreria Editrice Vaticana

 

Audience générale du pape François – Mercredi 9 Août 2023

Lors de l’audience générale d’aujourd’hui, le pape François poursuit sa catéchèse sur le voyage apostolique au Portugal à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse qui ont eu lieu du 1er au 6 août 2023.

Voici le texte intégral:

Chers frères et sœurs, bonjour !

Ces derniers jours, je suis allé au Portugal pour les 37èmes Journées Mondiales de la Jeunesse.

Ces JMJ de Lisbonne, qui ont eu lieu après la pandémie, ont été ressenties par tous comme un don de Dieu qui a remis en mouvement les cœurs et les pas des jeunes, tant de jeunes de toutes les parties du monde – beaucoup – pour aller se rencontrer et rencontrer Jésus.

La pandémie, nous le savons bien, a gravement affecté les comportements sociaux : le confinement a souvent dégénéré en renfermement, et les jeunes ont été particulièrement touchés. Avec ces Journées Mondiales de la Jeunesse, Dieu a donné un coup de pouce dans la direction opposée : elles ont marqué un nouveau départ du grand pèlerinage des jeunes à travers les continents, au nom de Jésus-Christ. Et ce n’est pas un hasard si c’est arrivé à Lisbonne, une ville qui donne sur l’océan, une ville-symbole des grandes explorations maritimes.

C’est ainsi qu’aux Journées Mondiales de la Jeunesse, l’Évangile a proposé aux jeunes le modèle de la Vierge Marie. Au moment le plus critique pour elle, [Marie] va rendre visite à sa cousine Elisabeth. L’Evangile dit : « elle se leva et partit en hâte  » (Lc 1,39). J’aime beaucoup invoquer la Vierge sous cet aspect : la Vierge  » en hâte « , qui fait toujours les choses en hâte, jamais, elle ne nous fait attendre, parce qu’elle est la mère de tous. – Ainsi Marie aujourd’hui au troisième millénaire, guide le pèlerinage des jeunes à la suite de Jésus. Comme elle l’avait déjà fait il y a un siècle au Portugal, à Fatima, lorsqu’elle s’est adressée à trois enfants, leur confiant un message de foi et d’espérance pour l’Église et le monde. C’est pourquoi, dans les JMJ, je suis retourné à Fatima, sur le lieu de l’apparition, et avec quelques jeunes malades, j’ai prié Dieu pour qu’il guérisse le monde des maladies de l’âme : l’orgueil, le mensonge, l’inimitié, la violence – ce sont des maladies de l’âme et le monde est malade de ces maladies. Et nous avons renouvelé la consécration de nous-mêmes, de l’Europe, du monde au cœur de Marie, au Cœur Immaculé de Marie. J’ai prié pour la paix, parce qu’il y a beaucoup de guerres dans toutes les parties du monde, beaucoup.

Les jeunes du monde entier sont venus à Lisbonne en grand nombre et avec un grand enthousiasme. Je les ai également rencontrés en petits groupes, certains avec beaucoup de problèmes ; le groupe de jeunes Ukrainiens racontait des histoires qui étaient douloureuses. Ce n’était pas des vacances, ni un voyage touristique, ni même un événement spirituel en soi ; les Journées Mondiales de la Jeunesse sont une rencontre avec le Christ vivant à travers l’Église. Les jeunes vont à la rencontre du Christ. C’est vrai, là où il y a des jeunes, il y a de la joie et il y a un peu de tout cela.

Ma visite au Portugal, à l’occasion des JMJ, a bénéficié de l’ambiance festive de cette vague de jeunes. Je remercie Dieu pour cela, en pensant surtout à l’Église de Lisbonne qui, en retour du grand effort déployé pour l’organisation et l’accueil, recevra des énergies nouvelles pour continuer le nouveau chemin, pour jeter à nouveau les filets avec une passion apostolique. Les jeunes au Portugal sont déjà aujourd’hui une présence vitale, et maintenant, après cette « transfusion » reçue des Églises du monde entier, ils le seront encore plus. Et beaucoup de jeunes, sur le chemin du retour, sont passés par Rome, nous les apercevons aussi ici, il y en a qui ont participé à ces Journées. Les voici ! Là où il y a des jeunes, il y a du bruit, ils savent bien le faire !

Alors qu’en Ukraine et dans d’autres endroits du monde, on se combat, et que dans certaines salles cachées, on planifie la guerre – C’est malheureux cela, on planifie la guerre-, les JMJ ont montré à tous qu’un autre monde est possible : un monde de frères et sœurs, où les drapeaux de tous les peuples flottent ensemble, l’une à côté de l’autre, sans haine, sans peur, sans fermetures, sans armes ! Le message des jeunes a été clair : les « grands de la terre » l’entendront-ils ? Je me demande, entendront-ils cet enthousiasme juvénile en faveur de la paix ? C’est une parabole pour notre temps, et aujourd’hui encore, Jésus dit : « Que celui qui a des oreilles entende ! Que celui qui a des yeux regarde ! » Espérons que le monde entier entende ces Journées de la Jeunesse et regarde cette beauté des jeunes qui vont de l’avant.

Une fois de plus, j’exprime ma gratitude au Portugal, à Lisbonne, au Président de la République, qui a assisté à toutes les célébrations, et aux autres Autorités civiles ; au Patriarche de Lisbonne – qui a été brave-, au Président de la Conférence Épiscopale et à l’Évêque coordinateur des Journées Mondiales de la Jeunesse, à tous les collaborateurs et à tous les volontaires. Pensez aux volontaires – je suis allé les retrouver le dernier jour avant de rentrer – ils étaient 25 000 : ces Journées comptaient 25 000 volontaires ! Merci à tous ! Par l’intercession de la Vierge Marie, que le Seigneur bénisse les jeunes du monde entier et qu’il bénisse le peuple portugais. Prions ensemble la Madone, tous ensemble, pour qu’Elle bénisse le peuple portugais.

[Récitation de l’Ave Maria].

Texte reproduit avec l’aimable autorisation de la Libreria Editrice Vaticana

Messe de la Solennité de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie suivie d’un Jéricho

De retour de son voyage à Lisbonne, pour participer aux Journées Mondiales de la Jeunesse, l’archevêque de Montréal, Monseigneur Christian Lépine, célébrera une messe de la Solennité de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie à 19 h 30 ce mardi 15 août à la Cathédrale Marie-Reine-Du-Monde. À cette occasion, la mission d’évangélisation de notre diocèse sera confiée à la Vierge Marie, Étoile de la nouvelle évangélisation.

« La figure de Marie nous oriente sur le chemin de la nouvelle évangélisation. Parfois, celui-ci peut nous sembler un itinéraire à travers le « désert » (Ap 12, 1-6). Et, comme dans la nuit du désert les étoiles se font plus brillantes, ainsi dans le ciel de notre chemin resplendit avec force la lumière de Marie, Étoile de la nouvelle évangélisation, à qui nous nous remettons avec confiance », a déclaré Mgr Lépine.

L’archevêque de Montréal animera un « Jéricho » après la messe pour que « s’écroulent dans nos cœurs les murs qui empêchent ou limitent notre accueil de Dieu ». Cette pratique est inspirée du livre de Josué 6, 1-27, où les Israélites ont marché sept fois autour des murs de Jéricho en portant l’Arche de l’Alliance. Lors de cette célébration, on marche derrière une statue de Marie, qui est l’Arche de la Nouvelle Alliance, en faisant à l’intérieur sept fois le tour de la cathédrale.

 

À propos de la fête de l’Assomption

Pour les catholiques, le 15 août, jour de la fête de l’Assomption, est l’occasion d’honorer et de prier la Vierge Marie, l’Assomption célébrant l’élévation vers le ciel, corps et âme, de la Mère de Jésus. Le terme « assomption « , issu du latin « assumere », veut dire « prendre, enlever ».

L’Assomption fête en une fois la mort et l’assomption ou « l’enlèvement » de la Mère de Jésus-Christ au ciel, où elle intercède pour nous comme Reine du Ciel.

La célébration eucharistique sera aussi diffusée en direct sur la page Facebook du diocèse et sur le canal diocésain YouTube : Église catholique à Montréal.

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Source et information :
Erika Jacinto
Attachée de presse, bureau de l’archevêque
Directrice, Communications et relations avec les médias
Archidiocèse catholique romain de Montréal
ejacinto@diocesemontreal.org

Récitation du Saint Rosaire avec les jeunes à la chapelle des Apparitions du Sanctuaire de Notre-Dame de Fatima : Allocution du Saint-Père

Samedi, le 5 août 2023
Le quatrième jour de sa visite apostolique au Portugal, le Pape François a récité le Saint Rosaire avec des jeunes à la chapelle des Apparitions du Sanctuaire de Notre-Dame de Fatima, et a prononcé une allocution.

Voici le texte intégral :

ALLOCUTION DU PAPE FRANÇOIS

Récitation du Saint Rosaire avec les jeunes
Chapelle des Apparitions du Sanctuaire de Notre-Dame, Fatima
Samedi, le 5 août 2023

Chers frères et sœurs, bonjour!

Merci, Monseigneur Ornelas, pour vos paroles et merci à vous tous pour votre présence et votre prière. Nous avons récité le Rosaire, une prière très belle et vitale, vitale parce qu’elle nous met en contact avec la vie de Jésus et de Marie. Et nous avons médité les mystères joyeux qui nous rappellent que l’Église ne peut être que la maison de la joie. La petite chapelle dans laquelle nous nous trouvons est une belle image de l’Église : accueillante, sans portes. L’Église n’a pas de portes, pour que tout le monde puisse entrer. Et ici nous pouvons aussi insister sur le fait que tout le monde peut entrer, parce que c’est la maison de la Mère, et une mère a toujours le cœur ouvert à tous ses enfants, tous, tous, tous, tous, sans aucune exclusion.

Nous sommes ici, sous le regard maternel de Marie, nous somme ici comme Église, Église mère.

Le pèlerinage est précisément une caractéristique mariale, parce que la première à avoir fait un pèlerinage après l’annonce de Jésus a été Marie. Dès qu’elle a appris que sa cousine était enceinte – elle était très âgée, la cousine – elle est partie à la hâte. C’est une traduction un peu libre, l’Évangile dit « elle est partie en hâte », nous dirions qu’elle est « partie en vitesse » avec cette envie d’aider, d’être présente.

Les titres de Marie sont nombreux, mais en y réfléchissant, il y en a un que l’on pourrait dire : la Vierge « qui part en vitesse », chaque fois qu’il y a un problème ; chaque fois que nous l’invoquons, elle n’hésite pas, elle vient, elle est attentionnée. Vierge attentionnée, ça vous plait comme ça ? Disons-le tous ensemble : la Vierge attentionnée ! Elle se dépêche pour être près de nous, elle se dépêche parce qu’elle est Mère. En portugais on dit « apressada », me dit Mgr Ornelas. Vierge « apressada ». C’est ainsi qu’elle accompagne la vie de Jésus. Elle ne se cache pas après la résurrection, elle accompagne les disciples dans l’attente de l’Esprit Saint. Elle accompagne l’Église qui commence à grandir après la Pentecôte. Vierge attentionnée et Vierge qui accompagne. Elle accompagne toujours. Elle n’est jamais protagoniste. Le geste d’accueil de Marie Mère est double : d’abord elle accueille et ensuite elle montre Jésus. Dans sa vie, Marie ne fait rien d’autre que montrer Jésus. « Faites tout ce qu’il vous dira ». Suivez Jésus.

Ce sont les deux gestes de Marie, pensons-y : elle nous accueille tous et nous montre Jésus. Et elle le fait avec attention, « apressada ». La Vierge attentionnée qui nous accueille tous et nous montre Jésus. Et chaque fois que nous venons ici, souvenons-nous de cela. Marie s’est rendue présente ici de manière spéciale, afin que l’incrédulité de beaucoup de cœurs s’ouvre à Jésus. Par sa présence, elle nous montre Jésus, toujours elle nous montre Jésus. Et aujourd’hui, elle est ici parmi nous, elle est toujours parmi nous, mais aujourd’hui, nous la sentons beaucoup plus proche. Marie attentionnée.

Mes amis, Jésus nous aime au point de s’identifier à nous et Il nous demande de collaborer avec Lui. Et Marie nous montre ce que Jésus nous demande : marcher dans la vie en collaborant avec Lui. Je voudrais aujourd’hui que nous regardions l’image de Marie et que chacun se dise : que me dit Marie en tant que Mère ? que me montre-t-elle ? Elle nous montre Jésus. Parfois elle nous montre aussi une petite chose qui ne fonctionne pas bien dans notre cœur, mais elle nous montre toujours. « Mère, que me montres-tu? » Prenons un petit moment de silence et que chacun, dans son cœur, dise : « Mère, qu’est-ce que tu me montres ? Qu’y a-t-il dans ma vie qui te préoccupe? Qu’y a-t-il dans ma vie qui t’affecte? Qu’y a-t-il dans ma vie qui t’intéresse? Montre-le ». Et c’est là qu’elle montre notre cœur à Jésus pour qu’Il vienne. Et de même qu’elle nous montre Jésus, elle montre à Jésus le cœur de chacun.

Chers frères, nous ressentons aujourd’hui la présence de Marie Mère, la Mère qui dit toujours : « Faites ce que Jésus vous dit » ; elle nous montre Jésus. Mais aussi la Mère qui dit à Jésus : « Fais ce qu’il te demande ». C’est Marie. C’est notre Mère, la Vierge attentionnée qui est proche de nous. Qu’elle nous bénisse tous ! Amen.

Texte reproduit avec l’aimable autorisation de Libreria Editrice Vaticana.

Rencontre avec les représentants de quelques Centres d’aide et de charité au « Centro Paroquial de Serafina » : Discours du Saint-Père

Vendredi, le 4 août 2023
En ce troisième jour de sa visite apostolique au Portugal, le pape François s’adresse aux représentants de quelques centres d’aide et de charité au « Centro Paroquial de Serafina ».

Voici le texte intégral :

DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS

Rencontre avec les représentants de quelques centres d’aide et de charité
Centro Paroquial de Serafina, Lisbonne
Vendredi, le 4 août 2023

Chers frères et sœurs, bonjour ! 

Je remercie le Curé pour ses paroles et je vous salue tous, en particulier les amis du Centro Paroquial da Serafina, de la Casa Famiglia Ajuda de Berço et de l’Association Acreditar. Il est bon d’être ici ensemble alors que, dans le contexte des Journées Mondiales de la Jeunesse, nous voyons la Vierge Marie se lever et partir aider sa parente âgée Élisabeth (cf. Lc 1, 39). La charité, en effet, est l’origine et le but du cheminement chrétien, et votre présence, réalité concrète d’ « amour en action », nous aide à ne pas oublier le cap, le sens de ce que nous faisons. Je vous remercie pour vos témoignages dont je voudrais souligner trois aspects : faire le bien ensemble, agir concrètement et être proches des plus fragiles

Premièrement : faire le bien ensemble.  « Ensemble », est le mot clé que j’ai entendu répéter plusieurs fois dans vos discours. Vivre, aider et aimer ensemble : jeunes et adultes, en bonne santé et malades, ensemble. João nous a dit une chose très importante : nous ne devons pas nous laisser  « définir » par la maladie, mais en faire une partie vivante de la contribution que nous apportons à l’ensemble, à la communauté. C’est vrai : nous ne devons pas nous laisser  « définir » par la maladie ou par les problèmes, parce que nous ne sommes ni une maladie ni un problème : nous sommes, chacun, un don, un don unique avec ses limites, un don précieux et sacré pour Dieu, pour la communauté chrétienne et pour la communauté humaine. Alors, tels que nous sommes, enrichissons l’ensemble et laissons-nous enrichir par l’ensemble ! 

Deuxièmement : agir concrètement. Cela aussi est important. Comme nous l’a rappelé l’abbé Francisco, en citant saint Jean XXIII, l’Église « n’est pas un musée d’archéologie. Elle est l’ancienne fontaine du village qui donne de l’eau aux générations d’aujourd’hui, comme elle l’a donnée à celles d’autrefois » (Homélie de la liturgie en rite byzantin-slave en l’honneur de saint Jean Chrysostome, 13 novembre 1960). La fontaine sert à désaltérer les voyageurs qui arrivent, avec le poids et la fatigue de leur route, tels qu’ils sont ! Du concret, donc, une attention au  « ici et maintenant », comme vous le faites déjà, avec le souci du détail et le sens pratique, de belles vertus typiques du peuple portugais. Quand on ne perd pas son temps à se plaindre de la réalité, mais qu’on se préoccupe de répondre aux besoins concrets, avec joie et confiance en la Providence, il se passe des choses merveilleuses. Votre histoire en témoigne : de la rencontre avec le regard d’une personne âgée dans la rue, naît un centre de charité  « polyvalent » comme celui dans lequel nous nous trouvons ; d’un défi moral et social, la  « campagne pour la vie », naît une association qui aide les mamans et les familles en attente, les enfants et les jeunes en difficulté, afin que, comme nous l’a dit Sandra, ils trouvent un projet de vie fiable ; de l’expérience de la maladie naît une communauté de soutien à ceux qui mènent la lutte contre le cancer, en particulier les enfants, afin que, comme nous l’a dit João, « l’évolution du soin et la meilleure qualité de vie deviennent une réalité pour eux ». Merci pour ce que vous faites ! Continuez avec douceur et gentillesse à vous laisser interpeller par la réalité, avec ses pauvretés anciennes et nouvelles, et à y répondre de manière concrète, avec créativité et courage. 

Le troisième aspect : être proche des plus fragiles. Nous sommes tous fragiles et nécessiteux, mais le regard de compassion de l’Évangile nous pousse à voir les besoins des plus nécessiteux ; et à servir les pauvres, les bien-aimés de Dieu qui s’est fait pauvre pour nous (cf. 2 Co 8, 9) : les exclus, les marginalisés, les laissés-pour-compte, les petits, les personnes sans-défense. Ils sont le trésor de l’Église, ils sont les préférés de Dieu ! Et, parmi eux, souvenons-nous de ne pas faire de différence. Pour un chrétien, en effet, il n’y a pas de préférences entre ceux qui, dans le besoin, frappent à la porte : compatriotes ou étrangers, appartenant à un groupe ou à un autre, jeunes ou vieux, sympathiques ou antipathiques… 

Et, en parlant de charité, je voudrais maintenant vous raconter une histoire, surtout à vous, les enfants, qui ne la connaissez peut-être pas. C’est l’histoire, qui s’est réellement passée, d’un jeune homme portugais qui a vécu il y a très longtemps. Il s’appelait Jean Ciudad et vivait à Montemor-o-Novo. Il rêvait d’une vie pleine d’aventures et, tout jeune, il partit de la maison en quête du bonheur. Il le trouva après de nombreuses années et de nombreuses aventures, lorsqu’il rencontra Jésus. Et il fut tellement heureux de cette découverte qu’il décida même de changer de nom et de s’appeler désormais non plus Jean Ciudad, mais Jean de Dieu. Et il fit une chose audacieuse : il alla dans la ville et se mit à mendier dans les rues, en disant aux gens : « Faites du bien à vous-mêmes, mes frères ». Vous comprenez ? Il demandait la charité, mais il disait à ceux qui la lui donnaient qu’en l’aidant, ils s’aidaient d’abord eux-mêmes ! Il expliquait donc que les gestes d’amour sont un d’abord un don pour celui qui les pose, avant même que pour celui qui les reçoit ; parce que tout ce que l’on amasse pour soi sera perdu, tandis que ce que l’on donne par amour ne sera jamais perdu, mais sera notre trésor dans le ciel. 

C’est pourquoi il disait : « Faites du bien à vous-mêmes, mes frères ». Mais l’amour ne rend pas heureux seulement au ciel, il le fait déjà sur terre, parce qu’il élargit le cœur et permet d’embrasser le sens de la vie. Si nous voulons vraiment être heureux, apprenons à tout transformer en amour, en offrant aux autres notre travail et notre temps, en disant des paroles bonnes et en accomplissant de bonnes actions, et avec un sourire, avec une accolade, avec une écoute, avec un regard. Chers jeunes, frères et sœurs, vivons ainsi ! Nous pouvons tous le faire et nous en avons tous besoin, ici et partout dans le monde. 

Savez-vous ce qui est arrivé à Jean ? Ils ne l’ont pas compris ! Ils l’ont pris pour un fou et l’ont enfermé dans un asile. Mais il ne s’est pas découragé, parce que l’amour n’abandonne pas, parce que celui qui suit Jésus ne perd pas la paix et ne pleure pas sur lui-même. Et c’est là précisément, dans l’asile, en portant la croix, que s’est manifestée l’inspiration de Dieu. Jean se rendit compte à quel point les malades avaient besoin d’aide et lorsqu’on le laissa enfin sortir, après quelques mois, il commença à s’occuper d’eux avec d’autres compagnons, en fondant un ordre religieux : les Frères Hospitaliers. Cependant, certains commencèrent à les appeler autrement, selon les termes mêmes de ce jeune homme qui disait à tout le monde : « Faites du bien mes frères » ! À Rome nous les appelons ainsi : les  « Fatebenefratelli ». Quel beau nom, quelle importante leçon ! Aider les autres est un cadeau pour soi-même et fait du bien à tout le monde. Oui, aimer est un don pour tous ! Souvenons-nous :  « o amor é um presente para todos ! ». Répétons-le ensemble : o amor é um presente para todos ! 

Aimons-nous ainsi ! Continuez à faire de votre vie un cadeau d’amour et de joie. Je vous remercie et je vous recommande, à vous tous, mais surtout aux enfants : allez de l’avant et priez pour moi. Obrigado ! 


Paroles improvisées

Il y a beaucoup de choses que je voudrais vous dire maintenant, mais il se trouve que mes « réflecteurs » ne fonctionne pas et je ne peux pas bien lire. Je vous le donne donc, pour que vous le rendiez public par la suite. On ne peut pas se forcer la vue et lire mal.

Je veux juste m’arrêter sur quelque chose qui n’est pas écrit, mais qui est dans l’esprit de la rencontre : le concret. L’amour abstrait n’existe pas. L’amour platonique est dans les nuages, il n’est pas une réalité. L’amour concret, celui qui se salit les mains. Chacun de nous peut se demander : l’amour que je ressens pour tous ceux qui sont ici, l’amour que je ressens pour les autres, est-il concret ou abstrait ? Quand je donne la main à une personne dans le besoin, à un malade, à un marginal, après avoir donné la main, est-ce que je fais tout de suite comme ceci [il se frotter ma main sur son vêtement] pour ne pas être infecté ? La pauvreté me dégoûte-t-elle, la pauvreté des autres ? Est-ce que je cherche toujours une vie « distillée », qui existe dans mon imagination mais qui n’existe pas dans la réalité ? Combien de vies distillées, inutiles, qui passent sans laisser d’empreinte, parce que ces vies n’ont pas de poids !

Or nous avons ici une réalité qui laisse une empreinte, une réalité depuis tant années, tant d’années, qui laisse une empreinte, source d’inspiration pour les autres. Les Journées Mondiale de la Jeunesse ne pourraient pas exister sans tenir compte de cette réalité. Car c’est aussi cela la jeunesse, dans le sens où vous générez sans cesse une nouvelle vie. Par votre conduite, par votre engagement, par le fait que vous vous salissez les mains pour toucher la réalité de la misère des autres, vous générez de l’inspiration, vous générez de la vie. Je vous en remercie ! Je vous remercie de tout mon cœur. Continuez et ne vous découragez pas ! Et si vous vous découragez, prenez un verre d’eau et en avant !

Texte reproduit avec l’aimable autorisation du Bureau de presse du Saint-Siège et Libreria Editrice Vaticana.

Une visitation permanente : L’homélie du patriarche de Lisbonne, le cardinal D. Manuel Clemente lors de la messe d’ouverture au « Parque Eduardo VII » | Journées Mondiales de la Jeunesse à Lisbonne 2023

Photo avec l’aimable autorisation du P. Richard Rasnacis.

Mardi, le 1 août 2023
Le premier jour des Journées Mondiales de la Jeunesse à Lisbonne, le cardinal Manuel Clemente, patriarche de Lisbonne, a présenté l’homélie lors de la messe d’ouverture des Journées Mondiales de la Jeunesse au « Parque Eduardo VII ».

Voici le texte intégral de l’homélie :

HOMÉLIE DU CARDINAL CLEMENTE

Messe d’ouverture pour les Journées Mondiales de la Jeunesse
Parque Eduardo VII, Lisbonne
Mardi, le 1 août 2023

Très chers amis venus du monde entier pour les Journées Mondiales de la Jeunesse à Lisbonne 2023,

Bienvenue à tous ! Bienvenue également à toutes les personnes de la portée œcuménique, interreligieuse et de bonne volonté qui sont ici rassemblées en ces jours. Je souhaite que vous vous sentiez « à la maison », dans cette maison commune dans laquelle nous vivrons les JMJ. Bienvenue !

La Messe que nous célébrons, dans l’attente de la venue de notre cher pape François, est celle de la Visitation de Notre-Dame, qui rejoint le thème général de ces JMJ : Marie se leva et s’en alla en hâte à la rencontre d’Élisabeth. C’est un passage de l’Évangile qui nous inclut, nous aussi.

Nous venons de l’entendre : « En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. »

Elle se mit en route, se rendit avec empressement vers la région montagneuse, elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Trois points sur lesquels je m’arrêterai brièvement, dans cette parole inaugurale.

Marie se mit en route. Un voyage difficile et sans les moyens de transport dont nous disposons aujourd’hui. Et, comme vous, elle était jeune ; cela faisait peu de temps qu’elle avait conçu Jésus de la manière que rapporte l’Évangile.

Vous aussi, vous vous êtes mis en route. Pour beaucoup d’entre vous, le chemin a été difficile à cause de la distance, des correspondances et des coûts que le voyage a suscités. Il a fallu rassembler des ressources financières, développer des activités pour les obtenir et compter sur une solidarité qui, grâce à Dieu, ne vous a pas fait défaut.

Venant de loin ou de plus près, vous vous êtes mis en route. Il est très important de se mettre en route. C’est ainsi que nous devons envisager notre propre vie, comme un chemin à parcourir, en faisant de chaque jour une nouvelle étape.

Il est vrai que beaucoup de choses peuvent vous arrêter, chers amis, avec la possibilité de remplacer la réalité véritable, la seule qui rejoint la route des autres, telle qu’elle est réellement, par l’apparence virtuelle d’un monde à la carte. Un monde à la carte, accessible devant un écran et dépendant d’un clic qui peut le transformer en un monde différent.

Le virtuel nous maintient assis, devant des moyens qui nous utilisent facilement alors que c’est nous qui pensons les utiliser. Bien au contraire, la réalité consiste à nous mettre en route, à la rencontre des autres et du monde tel qu’il est, tant pour l’admirer que pour le rendre meilleur.

Soyons reconnaissants envers les moyens de communication car ils nous ouvrent la possibilité de mieux nous connaître, nous, les autres et le monde. Nous vivons médiatiquement et nous ne saurions plus vivre d’une autre manière. Nous pouvons compter sur le soutien de ces outils, mais ne nous dispensons pas de cheminer par nous-mêmes, d’être directement en contact avec la réalité qui nous touche et qui touche tout le monde, ni de la vérifier directement.

Cela a valu la peine de parcourir le chemin que vous avez parcouru pour venir ici et de vous rencontrer pendant ces journées, dans la diversité que vous représentez et dans la qualité que vous apportez, chacun et chacune, de chaque terre, langue et culture. Rien ne peut remplacer ce chemin personnel et en groupe, à la rencontre du chemin de tous.

Marie portait déjà dans son ventre le « fruit béni » qu’était Jésus. Les chrétiens Le portent aussi, spirituellement mais réellement, parce qu’ils Le reçoivent dans la parole, dans les sacrements et dans la charité, où Il S’offre. Et comme nous croyons en Jésus comme chemin vers Dieu, nous cheminons avec Lui pour Le porter aux autres. Dans le même élan qui poussait Marie, dans le même Esprit qui nous pousse. En route !

Marie s’en alla en hâte vers la région montagneuse, comme nous l’avons aussi entendu.

Ce n’est pas par hasard que le texte parle de la hâte de Marie, de même que, dans d’autres passages de l’Évangile, il est question de l’urgence de l’annonce, du témoignage et de la visitation permanente envers les autres. C’est ce que nous devons faire, nous aussi.

Chers jeunes, nous savez très bien que, quand le cœur est plein, il déborde rapidement. Qu’il est impossible d’étouffer ce qui se passe dans votre âme, quand c’est vraiment fort et mobilisateur !

Marie emmenait avec elle Jésus Lui-même, qu’elle avait conçu. Et Jésus est « Dieu avec nous », pour être Dieu avec tous. D’où la hâte de L’amener à Élisabeth, même en gravissant des montagnes.

Vous connaissez cette « hâte », parce que d’autres se sont aussi empressés de venir à votre rencontre pour vous porter Jésus et tout ce qu’Il vous offre comme horizons larges et comme vie en abondance.

Vous n’avez même pas besoin de toujours comprendre les mots, comme cela se passe en ce moment, avec toutes les langues ici réunies. Parce que vos yeux parlent et parce que vous vous sentez sûrs de vous et confiants, dans l’atmosphère chrétienne que vous créez ensemble et dans les gestes simples par lesquels vous communiquez. Il y a vraiment une « hâte dans l’air », qui circule entre vous et le point où vous arriverez ces jours-ci. Un air où l’Esprit Saint Lui-même circule, avec la rapidité que seul Dieu a et communique.

Quand j’ai dit au pape François que cela était précisément le thème de nos JMJ (« Marie se leva et s’en alla en hâte »), il a ajouté que oui, en hâte, mais pas avec impatience.

En réalité, l’impatience est pour ce que nous n’avons pas encore et que nous désirons avec de l’inquiétude. La hâte est différente, c’est partager ce que nous portons déjà. C’est donc une urgence sereine et sans violence. Comme vous êtes arrivés et comme vous serez ici, portant aux autres ce qui vous y amène.

À ce propos, je me rappelle un passage datant des premiers chrétiens, vraiment dans une société qui tardait à les comprendre : « Honorez dans vos cœurs la sainteté du Seigneur, le Christ. Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite… » (1P 3, 15-16).

Ainsi serez-vous, dans cette hâte sans impatience, comme qui partage ce qu’il a déjà. C’est ce qui vous a amenés ici et ce que vous porterez, et qui sera accru par la grâce de ces journées !

Finalement, le texte dit que Marie entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

Chers amis, vous aussi, vous viendrez de cette manière les uns vers les autres, avec une salutation vraie et joyeuse.

L’Évangile nous rapporte la joie de cette rencontre entre Marie et Élisabeth et celle de la reconnaissance mutuelle dans laquelle elle s’est produite. La salutation de Marie a été telle qu’elle a suscité chez sa parente l’exclamation que nous répétons si souvent : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni ! » Et aux paroles d’Élisabeth, Marie a répondu par l’un des plus beaux hymnes que nous chantons depuis lors, le Magnificat.

Il est très important qu’il en soit ainsi avec vous et avec tout le monde. En vérité, chaque rencontre que nous pourrons vivre doit être inaugurée par une vraie salutation, par laquelle nous échangerons entre nous des paroles d’accueil sincère et de partage véritable.

Lisbonne vous accueille d’un cœur entier, de même que toutes les autres terres portugaises où vous êtes déjà allés ou sur lesquelles vous vous rendrez. Ce pays est aussi le vôtre. Vous êtes accueillis par les familles et les institutions qui mettent à votre disposition leurs espaces et leurs services. En les remerciant toutes, j’entrevois en chacune la maison d’Élisabeth, qui a accueilli Marie, mais aussi Jésus, que cette dernière lui portait !

Cela manque beaucoup dans le monde où nous vivons, dans lequel nous ne faisons pas assez attention aux personnes que nous rencontrons.

Avec Marie, apprenons à saluer tout le monde et chacun. Pratiquons cela intensément tout au long de ces Journées Mondiales de la Jeunesse. Le monde nouveau commence dans la nouveauté de chaque rencontre et dans la sincérité de la salutation que nous pourrons échanger. Pour que nous soyons des personnes parmi d’autres, en visitation mutuelle et permanente ! – Je vous souhaite à tous d’heureuses et de stimulantes Journées Mondiales de la Jeunesse !

Texte reproduit avec l’aimable autorisation du Bureau de presse des Journées Mondiales de la Jeunesse

Les intentions du Pape en août 2023

Rejoignez-nous en prière avec les intentions que nous confie le Pape François.

Pour le mois de août, nous prions avec le Pape pour les Journées Mondiales de la Jeunesse. :

Prions afin que les Journées Mondiales de la Jeunesse à Lisbonne aident les jeunes à se mettre en chemin, en témoignant de l’Évangile par leur vie.

Écoutez également la Video du Pape sur les intentions de août.

Quand je vais à l’église, dans mon quartier, je ne vois que des personnes âgées. Est-ce que maintenant l’Église n’est faite que pour les personnes âgées ? 

L’Église n’est pas un club pour le troisième âge, pas plus qu’un club de jeunes. Si elle devient un club de personnes âgées, elle mourra. Saint Jean-Paul II a déclaré que si l’on vit avec des jeunes, on devient jeune, et l’Église a besoin de jeunes pour ne pas vieillir.

Cher Pape François, pourquoi avez-vous choisi comme devise de ces JMJ « Marie se leva, et s’en alla en hâte » ?

Parce que Marie, dès qu’elle sait qu’elle va être la mère de Dieu, ne reste pas là à se faire un selfie ou à se vanter. La première chose qu’elle fait, c’est de s’élancer, en toute hâte, pour servir et pour aider. Vous aussi vous devez apprendre, comme elle l’a fait, à vous mettre en chemin pour aider les autres.

Qu’attendez-vous des JMJ de Lisbonne ?

J’aimerais voir à Lisbonne un germe du monde de demain. Un monde où l’amour est au centre, où nous pouvons nous sentir frères et sœurs. Nous sommes en guerre et nous avons tous besoin d’autre chose. D’un monde qui ne craint pas de témoigner de l’Évangile. Un monde où il y a de la joie, parce que si nous, chrétiens, n’avons pas de joie, nous ne sommes pas crédibles et personne ne nous croit.

Prions afin que les Journées Mondiales de la Jeunesse de Lisbonne nous aident, nous les jeunes, à nous mettre en chemin, en témoignant de l’Évangile par notre propre vie.

 

Prière quotidienne

Vous pouvez accompagner l’intention de prière du Pape par cette prière d’offrande quotidienne:

Dieu, notre Père, je t’offre toute ma journée.

Je t’offre mes prières, pensées,
paroles, actions, joies
et souffrances en union avec
ton Fils Jésus-Christ
qui continue à s’offrir à toi
dans l’Eucharistie pour le salut du monde.

Que l’Esprit Saint
qui a guidé Jésus,
soit mon guide et ma force
aujourd’hui pour que je puisse témoigner de ton amour.

Avec Marie,
la mère du Seigneur et de l’Église,
je prie spécialement aux intentions
que le Saint-Père recommande
à la prière de tous les fidèles pour ce mois.

Pour en apprendre plus sur l’Apostolat de la Priere, visitez le site du Réseau Mondial de la Prière.

 

Cliquez ici pour lire d’autres billets de blogues concernant les intentions du Pape.

5 000 jeunes Canadiens et Canadiennes se joignent au pape François au Portugal

 

Les Journées mondiales de la jeunesse du 2 au 6 août devraient attirer plus d’un million de pèlerins

 

Plus de 5 000 jeunes Canadiens et Canadiennes se rendent à Lisbonne, au Portugal, pour être avec le pape François, du 2 au 6 août 2023. Le Saint-Père se joindra à plus d’un million de jeunes pour la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ), un rassemblement international de jeunes organisé par l’Église catholique. La première Journée mondiale de la jeunesse s’est tenue en 1986 et l’événement a été accueilli par le Canada en 2002, le pape saint Jean-Paul II ayant fait le pèlerinage à Toronto. 

« C’est une occasion pour les jeunes de célébrer leur foi, de rencontrer d’autres jeunes du monde entier et d’avoir une rencontre spéciale avec le pape François », a déclaré Isabel Correa, coordinatrice nationale de la délégation canadienne pour les Journées mondiales de la jeunesse 2023. « Au fil du temps, nous avons entendu et vu l’expérience puissante que la Journée mondiale de la jeunesse a été dans la vie de tant de jeunes Canadiens et Canadiennes et nous nous attendons à ce que le pèlerinage de cette année ne soit pas différent. C’est un moment de transformation et d’inspiration dont ils se souviendront pendant des années. » 

Michelle Pacheco, déléguée canadienne de 26 ans originaire de Toronto, travaille actuellement comme missionnaire au sein du bureau de la jeunesse de l’archidiocèse de Toronto et affirme avoir consacré tout son temps de préparation à la prière. « Par-dessus tout, j’ai demandé aux gens de prier pour moi et j’ai demandé aux autres comment je pouvais prier pour eux pendant mon pèlerinage aux Journées mondiales de la jeunesse », a-t-elle déclaré. 

« Comme il s’agit de mes premières Journées mondiales de la jeunesse, il est difficile de dire exactement ce que j’en retirerai », a déclaré Justin Nguyen, un Canadien de 28 ans originaire de Vancouver. « Mais ce que je sais, c’est qu’il s’agit d’un voyage de foi – c’est la première fois que je participe aux JMJ, c’est la première fois que je vais au Portugal et en Espagne. J’espère simplement et je prie pour que ce soit un moment qui me permette de me concentrer sur ma relation avec Dieu, puis de rentrer chez moi et de poursuivre la mission que Dieu m’a confiée au service de ma communauté locale. » 

Les Journées mondiales de la jeunesse sont l’occasion d’entendre des orateurs catholiques de premier plan, notamment des évêques de tous les continents. En plus des sessions de catéchèse, il y a des occasions de prier et d’adorer. Un volet spécial des Journées mondiales de la jeunesse comprend également un festival culturel de musique, de danse et d’expression créative, qui fait appel à des jeunes talentueux du monde entier. 

Le pape François passera cinq jours au Portugal, la plupart du temps à Lisbonne, où il rencontrera des étudiants et étudiantes universitaires, déjeunera avec des jeunes, priera avec eux et présidera la messe, tout en s’arrêtant à Fatima, l’un des lieux de pèlerinage les plus populaires au monde. 

Les pèlerins canadiens qui se rendent au Portugal représentent nos provinces, la plus grande délégation venant de l’Ontario, suivie de près par les pèlerins québécois de Montréal. Treize évêques se rendront également au Portugal :

  1. Mgr Bryan Bayda, C.Ss.R., évêque de l’éparchie de Toronto et de l’Est du Canada de l’Église ukrainienne gréco-catholique. 
  2. Mgr Marcel Damphousse, archevêque d’Ottawa-Cornwall 
  3. Mgr Richard Gagnon, archevêque de Winnipeg 
  4. Mgr Pierre Goudreault, évêque de Sainte-Anne-de-la-Pocatière 
  5. Mgr Jose Kalluvelil, évêque de l’éparchie catholique syro-malabare de Mississauga
  6. M. le Cardinal Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada
  7. Mgr Martin Laliberté, P.M.É., évêque de Trois-Rivières 
  8. Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal 
  9. Mgr Yvan Mathieu, S.M., évêque auxiliaire à Ottawa-Cornwall 
  10. Mgr Scott McCaig C.C., évêque de l’Ordinariat militaire du Canada 
  11. Mgr Christian Rodembourg, M.S.A., évêque de Saint-Hyacinthe 
  12. Mgr Pierre Olivier Tremblay, O.M.I., évêque de Hearst-Moosonee 
  13. Mgr Héctor Vila, évêque de Whitehorse. 

« Nous sommes fiers de constater qu’une importante délégation canadienne sera présente aux Journées mondiales de la jeunesse à Lisbonne », a déclaré Mgr Raymond Poisson, évêque de Saint-Jérôme-Mont Laurier et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada. « Ce grand pèlerinage international est une source d’espérance pour les générations actuelles de jeunes catholiques et pour l’avenir de l’Église. Il rassemble des milliers de jeunes catholiques du monde entier pour expérimenter la joie de rencontrer Dieu ensemble et pour approfondir leur foi. » 

Une rencontre spéciale pour les pèlerins canadiens aura lieu à Lisbonne le mardi 1er août, organisée par un groupe de jeunes adultes bénévoles de JMJ CANADA au nom de la Conférence des évêques catholiques du Canada. 

La délégation canadienne comprend également des jeunes autochtones, à la suite de la visite apostolique historique du pape François en 2022 au Canada, qui a constitué une étape importante dans le processus de guérison et de réconciliation avec les peuples autochtones de ce pays. 

Avant leur séjour à Lisbonne, de nombreux délégués canadiens participeront à des « journées dans les diocèses », ce qui leur permettra de faire connaissance avec des communautés en dehors de Lisbonne, de participer à des projets de service et de rencontrer des familles portugaises, renforçant ainsi les liens de foi entre les pays. 

La délégation canadienne comprend 42 % d’Ontariennes et Ontariens, 18 % de Québécoises et Québécois, 12 % de résidents et résidentes de la Colombie-Britannique, 10% d’Albertains et Albertaines, 2 % de Saskatchewanais et Saskatchewanaises, ainsi que 1 % de Manitobains et Manitobaines. Environ 26 bénévoles de la Colombie-Britannique, de l’Ontario, du Québec, de l’Alberta et du Yukon seront présents pour aider à l’organisation des festivités à Lisbonne. 

Plus de 750 000 personnes ont participé à la dernière messe des Journées mondiales de la jeunesse à Toronto en 2002, et jusqu’à deux millions de personnes devraient assister à la messe de clôture à Lisbonne avec le pape François. Les personnes désireuses d’en savoir plus sur le voyage des Canadiens et Canadiennes au Portugal pour les Journées mondiales de la jeunesse 2023 peuvent consulter le site : www.wydcanada.org

Pour plus d’informations sur les JMJ de Lisbonne, veuillez consulter le dossier de presse.

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À propos de la Conférence des évêques catholiques du Canada 

La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) est l’assemblée nationale des évêques du Canada. Elle a été fondée en 1943 et reconnue officiellement par le Saint-Siège en 1948. 

Pour toute demande de renseignements des médias sur la délégation canadienne à la Journée mondiale de la jeunesse 2023 : 

Maribel Mayorga – Conférence des évêques catholiques du Canada communications@cecc.ca ; Neil MacCarthy – Archidiocèse de Toronto – neilm@archtoronto.org

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