Les moines d’Oka viennent de s’installer au Val Notre Dame, à St Jean de Matha. Quoi de plus symbolique que de déménager en ce Carême qui nous invite à changer nos habitudes et aller vers la vie. Monastère trop grand, urbanisation, manque de silence. Ils étaient trop « dans le trafic » et ne pouvaient plus vivre leur vocation de silence et de prière : «Au jour le jour, nous organisons notre vie autour de trois pôles: la prière, la lectio divina, lecture aimante et priante de la Parole de Dieu principalement, puis des écrits de nos Pères de Cîteaux ou d’auteurs spirituels. Elle nous donne de goûter la Parole de Dieu en la “ruminant” dans notre coeur, elle nourrit notre prière” (Citation d’un moine d’Oka).
Partir c’est mourir un peu…
Leur départ d’Oka suscite tristesse et émotion ce qui prouve que les moines ont été présents au cœur de la région des Laurentides, transmettant leur savoir avec l’école d’agriculture et fournissant un havre de prière et de méditation pour beaucoup de personnes sans parler du magasin.
Plus d’un siècle de présence dans cette région marquera à jamais ce lieu. Même à St Jean de Matha, les moines resteront pour longtemps les moines d’Oka. Ayant séjourné à maintes reprises dans ce monastère, je suis moi aussi attachée à ce lieu : je sais que Dieu nous appelle toujours à aller de l’avant et que d’autres personnes pourront à présent bénéficier de ce lieu calme et ressourçant ainsi que de la prière chorale des moines, ouverte à tous.
Nous les assurons de notre prière et les remercions de leur témoignage de foi. Un beau film fait hommage à leur présence à Oka et nous les rend plus proches : « L’héritage des Trappistes d’Oka par Ninon Larochelle, 2008, les Films du 3 Mars.

Il a beaucoup été question de Vatican II depuis quelques semaines et pas seulement parce que nous avons célébré le 50e anniversaire de l’annonce du Concile le 25 janvier dernier. Avec le décret de la levée des excommunications des 4 évêques de la Fraternité Saint Pie X, la veille dudit anniversaire, la question de l’autorité et de la valeur du Concile s’est trouvée sur toutes les tribunes du monde catholique. Et c’était tant mieux. En se retrouvant en mode de « dammage control », le Vatican et bien des évêques ont réaffirmé tout azimut l’importance pour les catholiques de reconnaître l’autorité de Vatican II. On peut noter ici que les conciles œcuméniques constituent la plus haute autorité dans l’Église, après l’Esprit Saint. Elle en reconnaît 21 depuis le premier Concile de Nicée en 325, qui a définit la nature à la fois divine et humaine de Jésus, jusqu’à Vatican II de 1962 à 1965.