Si beaucoup d’Américains ne tracent aucune ligne entre leur foi en Dieu et leur élan patriotique, avec les risques de débordements que nous connaissons, les Français se situent certainement aujourd’hui de l’autre côté du pendule. L’édifice du Panthéon dans le quartier latin constitue l’un des symboles de ce rapport tumultueux entre les Français et l’Église.
Durant la Semaine sainte…

…les médias aiment toujours bien parler de religion et cette année n’échappera pas à la règle. Aujourd’hui, Le Devoir fait encore sa une avec une polémique sur l’Église catholique (après l’histoire d’apostasies de la semaine dernière). Un silence papal –La polémique sur Pie XII et les Juifs ne fera que s’exacerber tant que le Vatican refusera d’ouvrir ses archives est un entretien avec l’historien Saul Friedländer qui dénonce le silence supposé de Pie II pendant l’Holocauste.
La fameuse question des archives secrètes du pontificat du pape Pie XII n’a rien de bien mystérieux. Le Vatican a bien dit qu’il ouvrirait ses archives aux chercheurs dans 6 à 7 ans, une fois le travail de catalogue et de mise en ordre terminé. Il n’y pas d’archives secrètes avant 1939, date de fin du pontificat de Pie XI (accessible depuis 2006). Ce travail d’archivage se fait pontificat après pontificat et tout porte à croire qu’il n’y aura pas béatification avant l’ouverture de ces archives pour le pontificat de Pie XII.
Aux funérailles de Pie XII, tous les grands représentants du monde juif, incluant Golda Meier et des rabbins influents sont venus rendre hommage à l’effort de Pie XII pour sauver le maximum de Juifs… Vraiment, quand on analyse la question, ce pape est vraiment la victime d’une légende noire qui n’a pas de fondement véridique. Tous ceux qui s’intéressent à la question devraient voir notre récent documentaire Une main pour la paix : Pie XII et l’Holocauste maintenant disponible sur DVD.
Je crois bien que l’on reparlera de tout ça amplement au cours du voyage de Benoît XVI en Terre sainte …
Quand foi et culture se rencontrent
En 2001, le diocèse de Paris achetait le Collège des Bernardins pour le ramener en quelque sorte à sa vocation première, datant du XIIe siècle: en refaire un haut-lieu de dialogue et de formation. Ouvert au public depuis septembre 2008, le succès de cette institution est indiscutable.
Jean-Paul II, notre “Père dans la foi”
Jean-Paul II et Télévision Sel et Lumière sont liés à jamais : la fondation de cette chaine a été fortement souhaitée par ce dernier quelques mois avant sa mort. Il est en quelque sorte fondateur de Sel et Lumiere et continue de soutenir ce projet de nouvelle évangélisation.
Cette année l’anniversaire de l’entrée dans la vie de Jean-Paul II est célébré quelques jours avant la Semaine sainte et surtout avant le Dimanche des Rameaux, dimanche dédié à la Journée Mondiale de la Jeunesse. Petit clin d’œil du ciel…
Les textes de la liturgie de Carême sont particulièrement bien adaptés à cet anniversaire : ils font référence à la figure d’Abraham à son éternelle alliance avec Dieu et nous renvoient à l’image du patriarche que représente pour beaucoup de jeunes et moins jeunes Jean-Paul II.
Qu’en ce temps de Carême et de conversion, ces deux figures d’Abraham et de Jean-Paul II nous redonnent force et imagination pour traverser ces temps difficiles. Vivre l’évangile n’est pas de tout repos et pourtant il apporte la vie en abondance.
Comme Abraham, Jean-Paul II a surmonté ses peurs et a pris son bâton de pèlerin ; c’est cette image de mobilité qui attire, nous inspire et nous parle du Christ.
Oui son témoignage est bien vivant et continue de nous habiter, comme le pape Benoit XVI le disait dans son homélie s’adressant spécialement aux jeunes : Jean-Paul II est une référence, «le père dans la foi» pour bien des jeunes. Il nous a montrés où trouver la source de l’espoir qui fait vivre : Dieu notre rocher. Interpellant chacun à l’espérance, non pas comme un slogan, mais être soi-même Espérance, pour changer la société. Être sentinelle du matin. Répondez généreusement à l’appel de Dieu.
Unis par la prière à toute l’Eglise en ce jour anniversaire de la mort d’un pape qui demeure bien vivant dans les cœurs et qui intercède pour nous, nous disons «Totus tuus» Tout à Toi.
De printemps en printemps…. ou de poisson en poisson
De printemps en printemps… ou de poisson en poisson
Il pleut sur Toronto ; temps maussade et doux, cela me rappelle Paris. C’est mon 10e printemps au pays. Un ami de Montréal m’a dit une fois « Ici le printemps c’est en mai, pas en mars ». Pourtant chaque année je suis surprise par la fraîcheur, le temps que les bourgeons mettent à éclore… J’attends les fleurs…. le parfum des lilas…
Une petite pensée pour Sébastien Lacroix. Je savoure ses impressions sur la ville où j’ai grandi.
La pluie me fait penser à … l’expression «Beau temps pour la pêche ».
D’ailleurs, j’ai le projet d’aller filmer une partie de pêche, reconstitution de la pêche miraculeuse !…
Poisson d’avril !
En ce premier avril, où l’on se fait des blagues, je vous souhaite de garder de l’humour surtout dans ces moments de houle ; car ce mot humour est le mélange d’humus (terre) et d’amour…
D’ailleurs poisson s’écrit en grec IXTHUS et ces 6 lettres sont les premières lettres des mots ‘Jésus Christ, Fils de Dieu, Sauveur »
Le poisson était le signe des premiers chrétiens à partir du IIe siècle. Symbole toujours aussi inspirant.
Partir ou rester: renier sa foi pour marquer son mécontentement
Le Devoir de ce mercredi présente en une un Benoît XVI dans la noirceur sous le titre: Hausse subite des demandes d’apostasie au Québec. Il est intéressant de noter que les médias français s’étaient littéralement déchaînés sur l’Église et le Pape jusqu’à la semaine dernière. Une collègue journaliste parisienne m’a lancé à la blague: “On a beau être à l’air de la mondialisation, on dirait qu’un pigeon voyageur vient d’arriver au Québec.”
L’article, que vous pouvez lire, n’ajoute rien au-delà de son titre. On tente de démontrer que cette hausse démontre que là, vraiment, l’Église a dépassée les bornes et que les catholiques en ont assez. Il est vrai que bien des gens en ont assez, mais la conclusion est un peu rapide. On ne parle que d’une cinquantaine de personnes.
Tout de même, on peut dénoter deux choses. La première, positive, est que les catholiques prennent la parole sur la place publique. Il y a quelque chose qui n’a pas passé pour plusieurs d’entre nous, et nous ne craignons pas de le dire. Des milliers de personnes se sont ruées sur le web, sur les blogues et autres plateformes d’échanges, pour manifester leur désarroi, autre preuve que les paroles du pape sont encore écoutées de nos jours. Que ces paroles soient déformées ou incomprises démontrent le travail auquel doit s’atteler l’Église pour présenter et expliquer ses positions morales et éthiques, positions qui découlent d’une conception de l’homme comme personne humaine, créée et aimée de Dieu.
Le deuxième élément, plus sombre, que soulève la une du Devoir porte sur l’apostasie. L’apostasie est une chose grave. Apostasier sa foi ne revient pas à dire: je ne vais plus à la messe ou je ne mets plus jamais les pieds dans une église. L’apostasie signifie renier sa foi dans son intégralité, de manière publique et volontaire.
En tant que catholique, il m’est difficile de comprendre mes frères et soeurs qui sont prêts à poser ce geste aussi radical à cause de ce qu’ils ont entendu et compris. On peut avoir de la difficulté face à certaines positions de l’Église. On peut remettre en question les propos du Pape. En faisant cela, il importe de s’informer à diverses sources, d’essayer, par exemple, d’aller au-delà du premier niveau d’informations rapportées depuis un avion à 35 000 pieds dans les airs. Si, après cela, il m’est impossible d’accepter ce qui a été dit ou écrit, je peux, de manière personnelle, refuser cet enseignement.
Renier la foi de son baptême c’est renier la foi en Jésus-Christ, rédempteur et sauveur et en l’Esprit de Dieu qui agit dans le monde, et dans l’Église. C’est renoncer à une famille, imparfaite certes, mais toujours une famille, bimillénaire, riche d’une longue tradition et d’une grande diversité, de par les hommes et les femmes qui la composent.
À cet effet, le père Thimothy Radcliffe, ancien maître de l’Ordre des frères prêcheurs (Dominicains), a écrit une lettre, “Pourquoi rester” dont voici un extrait:
Nous restons parce que nous sommes des disciples de Jésus. Croire en Jésus, ce n’est pas adopter une spiritualité privée ou un code moral. C’est accepter d’appartenir à sa communauté. Ceux qu’il a appelés à le suivre marchent ensemble. Selon un vieil adage latin, Unus christianus, nullus christianus : un chrétien isolé n’est pas un chrétien. (…)
Dès l’origine, Jésus a appelé dans sa communauté les saints et les pécheurs, les sages et les fous. Il a dit : « Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs » (Matthieu 9, 13). Et il continue à le faire, sinon il n’y aurait pas de place pour quelqu’un comme moi. Une communauté admirable de personnes merveilleuses et vertueuses, qui ne ferait jamais d’erreurs, ne serait pas un signe du Royaume de Dieu.
Une vague unité spirituelle ne suffit pas
Je ne pourrai jamais quitter l’Église catholique car je crois que Jésus nous appelle à vivre ensemble comme un seul Corps. Dans l’Évangile de Jean, peu de temps avant sa mort, Jésus a prié son père pour ses disciples «afin que tous soient un» (Jean 17, 21).
Rester ne veut pas dire que l’on s’enfouie la tête dans le sable, au contraire, cela signifie que nous reconnaissons qu’il y a plus grand que nous.
La lettre du père Radcliffe est disponible sur le site de La Croix.
«Le printemps, il est disparu.»
C’est ce que disait un papa à son fils en le conduisant à l’école un matin cette semaine. Il faisait froid, il ventait, il pleuvait. Je comprends le petit garçon qui se demandait où le soleil de la semaine précédente s’était caché : je me posais la même question.
Chaque matin, je descends la butte de Montmartre pour me rendre au métro. Si le versant sud de la butte est plutôt touristique, de l’autre côté, derrière l’imposante basilique du Sacré-Cœur, se cache un véritable quartier. Dans le dédale des rues habitent des milliers de gens, des familles, des couples, beaucoup de gens seuls aussi.
En descendant la butte, je passe devant cette école de quartier construite au bout d’une petite rue, en bas de l’un des nombreux escaliers. Datant d’avant la seconde guerre, cette école était autrefois réservée aux garçons. Ce matin-là, je m’émerveillai devant les dizaines de parents qui venaient conduire leurs enfants à pied à l’école.
– Bonne journée, ma poule.
– Je t’aime ,maman.
J’ai noté que les papas étaient nombreux et que la plupart de ces gens se saluaient :
– Bonjour.
– À qui tu as dit bonjour maman?
– C’est le papa d’un garçon de ton école, chérie.
Durant mon trajet en métro, j’ai rêvé à ma vie de quartier quand j’étais enfant et adolescent. Je réalise à quel point ce quartier, les gens qui le composaient, les voisins, les marchands, faisaient partie de notre vie. Il y avait Henri à la boulangerie qui me donnait toujours un beigne au sucre lorsque j’allais chercher du pain, Ginette la brigadière qui a parfois risqué sa vie pour que nous traversions la rue en sécurité (sans blague), monsieur Rivard et ses chiens avec lesquels je jouais, le conseiller municipal que j’admirais beaucoup. Et il y avait Jacques, notre curé.
Le point commun de presque tout ce beau monde était la paroisse. Même ceux qui ne venaient pas à la messe participaient à l’une ou l’autre des activités organisées par la communauté. Le clocher était le point de rencontre…
Je me garde bien de tomber dans la nostalgie d’une époque révolue. Bien des quartiers au Québec n’ont plus de clocher. Il faut prendre la voiture pour aller à l’église, comme on fait pour aller au Loblaws ou chez Costco. C’est normal, personne ne s’en formalise, mais peu de gens se demandent pourquoi il en est ainsi.
La pastorale de proximité avait cela de bien qu’elle faisait sentir aux gens que l’Église, avec ses imperfections, était proche d’eux, vivait avec eux. Cette manière de vivre est forcément plus difficile aujourd’hui et ce pour plusieurs raisons: le train de vie des familles, la vie familiale éclatée qui ne permet pas l’enracinement des enfants dans une communauté, le manque de vocations… et le manque d’intérêt. Comment manifester de Celui qui a pris notre humanité, comment être témoin de l’Incarnation, comment être près de la réalité des hommes et des femmes de ce temps disaient les pères du Concile…?
Ce sont, il me semble, des questions toujours légitimes. Nous continuerons à nous les poser et à tenter d’y répondre, toujours et encore, en discernant les signes de l’Esprit qui nous parle.
Mais pour l’instant, il me reste quelques jours pour déambuler dans les quartiers de Paris et le soleil se pointe, enfin. Bonne fin de semaine!
***
Rencontré : le père Pierre-Marie Delphieux, fondateur et prieur général des Fraternités monastiques de Jérusalem, de passage à KTO pour enregistrer des capsules sur saint Paul. Si Paul est le théologien de la joie, le père Delphieux marche certainement dans ses pas.
Dévoré : 38 ans, célibataire et curé de campagne, un récit de Pietro de Paoli. L’auteur de Vatican 2035 nous offre le journal d’un prêtre d’un petit diocèse de France dont le témoignage à de quoi faire réfléchir un peu. Je l’offrirai à un ami, curé de campagne, à mon retour.
Visité : le nouveau cloître des Dominicains rue du Faubourg Saint-Honoré, à l’occasion des jeudis du couvent, des soirées- conférences sur des sujets divers. Les frères prêcheurs sont à cette adresse depuis longtemps, mais leur salle Albert Le-Grand et le cloître refaits à neuf sont à la fois simples et beaux… On y sent, on y voit la touche dominicaine, mais dans des proportions réduites. De quoi inspirer les frères de Montréal ou Ottawa qui devront un jour ou l’autre laisser leur énorme couvent difficile à chauffer.
Savouré : du yogourt à la rhubarbe! Non mais, comment ce fait-il que personne chez nous n’ait pensé à cela? Ni trop sucré ni trop amer. J’appelle M. Saputo dès mon retour.
Zzzzzz…

Avez-vous des problèmes de sommeil? C’est vraiment lorsque l’on manque de sommeil que l’on en réalise toute son importance.
J’ai la grande chance que mon fils de 2 ans dorme bien depuis un bon moment. Cette semaine toutefois, c’est plus difficile. Une vilaine conjonctivite le réveille la nuit et papa doit rester éveillé pour l’aider à se rendormir…
Mais le soleil est au rendez-vous chaque matin. Pas de grasse matinée pour les papas ou les mamans qui n’ont pas beaucoup dormi. Le reste de la journée peut parfois être difficile (comme revêtir un chandail taché lorsque que l’on anime un épisode de Zoom – voir l’émission d’aujourd’hui !!) et l’on cherche à se tenir éveillé par tous les moyens artificiels possibles (vive la caféine et le sucre).
Je me souviens des premiers mois de mon fils, c’était beaucoup plus facile, car mon système s’était ajusté aux petites nuits. Maintenant, quand je reste debout la nuit, je suis tout déboussolé…
Mais il y a un net avantage à être éveillé la nuit, car la prière se décline autrement. Le silence de la nuit (interrompu par des pleurs de bébés parfois, oui) amène un esprit méditatif tout spécial. Dans ces instants privilégiés de prière, je pense d’abord à tous et celles souffrant d’insomnie. Quelle croix d’être incapable de dormir, même quand on en ressent le besoin! Je remercie le ciel pour toutes ces bonnes nuits de sommeil réparateur dont on oublie les vertus quand elles nous sont données facilement.
J’en profite également souvent pour réciter le chapelet qui naturellement nous amène au sommeil dans la pénombre de la nuit. Si l’on doit rester éveillé, on doit réciter les « Je te salue Marie » de façon très attentive pour ne pas tomber dans les bras de Morphée. Tout un exercice.
Quand le monde dort tout autour de nous, nous sommes plus aisément à même de sentir, d’écouter la présence divine qui nous habite tous. J’espère donc avoir la grâce de goûter chaque moment d’éveil nocturne, tout en espérant en expérimenter la fréquence avec modération SVP. Je vous souhaite donc de bien dormir ce soir… ou à tout le moins de rester éveillés dans une paix habitée !
Paris VIe: Place Saint-Sulpice
Paris a tant à offrir… pour le regard et aussi pour l’intellect. Vendredi matin, Place Saint-Sulpice. Nous sommes sur le parvis de la deuxième plus grande église de la ville et à deux pas de la plus grande librairie catholique de France, La Procure, dans laquelle il ne faut pas se trouver seul avec une carte de crédit… Son directeur général a bien accepté de répondre à quelques-unes de mes questions, sans toutefois me donner de rabais à la caisse. Ça sera pour une autre fois… Découvrez donc 2 incontournables du 6e arrondissement.
De Paris: le printemps africain
Ben voilà, c’est le printemps! En fait, on me dit qu’il est arrivé à Paris en même temps que moi, il y a déjà 10 jours, j’vous jure. Le printemps et une grève typiquement française… il fallait bien trouver un moyen de sortir dehors jeudi. Non, mais tout de même, plusieurs Français, comme des millions d’autres gens à travers le monde, se disent inquiets de la situation économique actuelle. Ils veulent que quelque chose se passe et ils sont sortis dans la rue pour le rappeler à leurs dirigeants politiques et tenants économiques qui ne s’en sont pas trop formalisés. Cette fois peut-être, ce n’est pas d’une grève dont il faut, mais d’une concertation. Trouver ensemble des solutions à une crise planétaire. À cette fin, les Etats-Unis ont une longueur d’avance sur la France.
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Toujours est-il que jeudi, je ne me suis pas mêlé aux manifs françaises, même si elles me rappelaient mes belles années de cégep au Québec. Avec le voyage de Benoît XVI en Afrique, les catholiques de la planète ont tourné leur regard vers ce continent qui compte plus de 159 millions de catholiques, un nombre qui a augmenté de 3% en 2007 alors qu’il demeurait stable ailleurs dans le monde. L’Afrique est déjà un incontournable pour l’Église mais, dans 15 ou vingt ans, certains prédisent que l’Afrique sera le continent avec le plus de catholiques, plus même que l’Amérique latine. Les enjeux de l’Église qui est en Afrique sont aussi les défis de peuples et communautés qui sont au cœur d’une crise humanitaire dont il est difficile de sortir. Le Pape est venu en Afrique pour y annoncer une Bonne Nouvelle et raffermir les évêques, prêtres et fidèles dans la foi. Il est venu comme messager de l’Espérance. Déjà, les gestes posés, les paroles échangées depuis mardi, ont ravivé l’espoir de tout un continent. J’ai avec moi copies de journaux du Cameroun de cette semaine. Nulle part fait-on allusion à la “polémique du préservatif”. On comprend vite que cette tempête est une affaire toute occidentale qui n’a pas eu d’effet sur les Africains de toute confession ou religion qui se sont rassemblés pour accueillir Benoît XVI
Pour ma part, j’ai pu me plonger dans les enjeux et défis de l’Église en Afrique en me préparant pour la table-ronde présentée sur les ondes de KTO et de Sel + Lumière. L’Église a certainement un rôle à jouer face aux nombreux défis sociaux, politiques, économiques et culturels de tout un continent. À cet effet, le 2 synode des évêques sur l’Afrique qui se tiendra en octobre prochain sera l’occasion de poursuivre un vaste chantier autour du thème: L’Église en Afrique : au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. À ceux et celles qui se sentent loin de l’Afrique je dis : tendez l’oreille. Nous, occidentaux avons beaucoup à apprendre.
L’émission Parlons-en : l’Église en Afrique est disponible en ligne.
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Visité : L’église Saint-Sulpice, lieu de l’action du roman The Da Vinci Code. Les fresques énormes d’Eugène Delacroix (un parent lointain?) sont bouleversantes. À un coin de rue de là se trouve La Procure, la librairie catholique de France. C’est à voir lundi sur ce blogue et sur S+L.
Suivi : Le Curé d’Ars en tournée à Paris! Le coeur du saint-curé parcourt la France à l’occasion du jubilé du 150e de la mort de saint Jean-Marie Vianney. Il y a foule. La tournée parisienne prend fin ce soir à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre avec une conférence du cardinal André Vingt-Trois, suivie de la messe à 22h. Il y a beaucoup à dire sur le Curé d’Ars, nous y reviendrons.
Rencontré : Mgr Jean-Yves Riocreux qui rentrait du Cameroun. L’évêque de Pontoise qui avait participé à la série L’Église en marche à l’antenne de S+L en 2005 n’a rien perdu de sa verve au contraire: les médias se bousculent pour l’avoir à leur antenne. Mgr Riocreux commentait la visite du Pape au Cameroun pour une radio française. Il est revenu enchanté de sa visite là-bas, dans un continent qu’il connaît bien.
