Aujourd’hui 24 juin, fête de Saint-Jean Baptiste, fête de la Saint-Jean, Fête Nationale… notre manière de vivre cette journée dépend de l’endroit où nous nous trouvons et de notre regard sur l’histoire. Québécois expatrié, Franco-Ontarien d’adoption, cette fête revêt désormais pour moi une nouvelle signification. La langue et la culture qui m’ont façonné, m’ont permis d’entrer en relation avec les autres, de découvrir un univers riche en mots, en paroles et en humanité.
Cette richesse apparaît d’autant plus belle à la lumière de la foi. Lorsque l’on connaît l’histoire de notre peuple, sa résistance, sa résilience mais aussi sa joie et sa fierté, il est difficile de cacher les fondations chrétiennes qui ont été le ciment de cette société. Je n’oserais ici me prendre pour un père Lacroix, que j’aime beaucoup d’ailleurs, mais si nous sommes d’accord que l’appel à la mémoire d’un groupe, d’un peuple, est important, on ne peut commencer la ligne du temps aux années soixante-dix, ni choisir les facettes de notre histoire qui nous plaisent le plus. Comment autrement pouvons-nous devenir ce que nous devons être? Comment imaginer l’avenir? Comment espérer?
Il aura fallu que je quitte mon pays, à l’image d’Abraham, pour découvrir la richesse d’une terre qui va plus loin que le Saint-Laurent ou la Baie James, plus loin même que l’Atlantique ou le Pacifique. Une terre où foi, langue et culture se conjuguent au présent, au passé et au futur.
Il m’arrive parfois d’avoir l’impression de prêcher dans le désert. Mais le Baptiste l’a fait. C’est vrai, il a perdu la tête… mais la mienne est bien ancrée, remplie d’histoires de ces ancêtres qui ont travaillé dur, qui marchaient pieds nus pour aller à la messe pour ne pas briser leurs chaussures, qui savaient danser et se réjouir avec simplicité. J’aspire à avoir du cœur comme eux et elles. Un cœur à l’ouvrage, mais surtout un cœur qui espère pour les siens, pour son peuple et pour son Église.
Romantique, oui! Bonne Saint-Jean!
Un chant pour aujourd’hui: En ce pays – Robert Lebel
Notre paroisse franciscaine a dû dire adieu à notre bon vieux curé qui est retourné chez lui aux États-Unis après de graves problèmes de santé. Voici donc un jeune franciscain qui nous arrive, le père Daniel Callahan. La santé n’est pas un ennui dans son cas : c’est un triathlète!
Les éboueurs de la ville de Toronto pourraient déclencher une grève légale à partir du 22 juin prochain. C’est donc l’histoire qui se répète. Il y a sept ans presque jour pour jour, les employés municipaux avaient cessé la collecte des ordures pendant plus de deux semaines et ce, alors que Jean-Paul II allait débarquer en ville avec des centaines de jeunes du monde entier. Les sacs verts jonchaient les entrées des parcs et les bordures de rues: ces images avaient fait le tour du monde. La tension et l’impatience des Torontois et des organisateurs de la 17e JMJ étaient à son comble lorsque, quelques jours avant l’arrivée du Pape, le gouvernement ontarien ordonnait le retour au travail des employés municipaux qui, sans faire trop de vague, avaient bien obtempéré. Le 22 juillet 2002, Toronto avait retrouvé son lustre.
Le photographe français, Yann Arthus Bertrand, amoureux de la planète, célèbre pour son livre « La Terre vue du Ciel » l’avait programmé pour cette date. Il a l’habitude de filmer du ciel, ce qui permet de prendre de la hauteur dans tous les sens du terme.