Plénière de la CECC avec Francis Denis

La plénière de la Conférence des évêques catholiques du Canada 2019 est maintenant terminée. Joignez-vous à Francis Denis vendredi 27 septembre à 19h30 pour un résumé complet des faits saillants de cette semaine alors que nous reviendrons sur les différents thèmes abordés avec des plusieurs personnalité de marque de l’Église au Canada. La plénière des évêques c’est ce vendredi 27 septembre à 19h30. Un rendez-vous à ne pas manquer.

2/2 Sur la route du diocèse de Saint-Hyacinthe

Dans cette émission de « Sur la route des diocèses » nous poursuivons notre visite de l’Église catholique à Saint-Hyacinthe. Après avoir visité l’histoire des communautés religieuses, véritables bâtisseurs de l’Église et de la société dans ce coin de pays, nous poursuivons notre visite à la rencontre des acteurs de l’action pastorale sur le terrain. Nous serons témoins de l’inventivité, du dévouement et de l’audace du peuple de Dieu dans l’annonce de l’Évangile qui, répondant à l’invitation du pape François, « correspond à la soif d’infini présente dans chaque cœur humain ». Nous poursuivons ainsi notre parcours à la rencontre de ces personnes qui, à la suite du Christ, offrent leur vie par amour de Dieu et du prochain ; « capables de combler la vie d’une splendeur nouvelle et d’une joie profonde ».

Musique:

Brave New World instrumental, Fantoms
Aster Pond, Alsever Lake
Moving Mountains, Caleb Etheridge
Mythe Machine, Hale
Prepare Yourself, Moments

Église en Sortie 23 septembre 2019

Cette semaine à Église en Sortie, on parle du livre Voyages spirituels, 50 itinéraires de rêve autour du monde avec la fondatrice de Spiritours Anne Godbout. On vous présente la première chronique des actualités de la rue avec l’abbé Claude Paradis. Et s’entretient de la Conférence religieuse canadienne avec son nouveau directeur général le père Alain Ambeault.

1/2 Sur la route du diocèse de Saint-Hyacinthe

Créé en 1852 par le bienheureux pape Pie IX, le diocèse de Saint-Hyacinthe longe le fleuve Saint-Laurent et la rivière Richelieu de Beloeil à Sorel en passant par Bromont et Granby. Nommé par le pape François le 29 juin 2017, Mgr Christian Rodembourg, évêque du diocèse, a fait de la tendresse de Dieu, le critère suprême de son action pastorale. Membre de la société de vie apostolique des missionnaires des saints apôtres, Mgr Rodembourg s’appuie sur une riche expérience professionnelle et pastorale qui, élevée par la Grâce, est à la hauteur de l’histoire de sainteté de son église particulière. Dans cette émission de « Sur la route des diocèses », nous partons à la rencontre des différents visages qui composent le peuple de Dieu de cette région du Québec.
Musique:
-Brave New World instrumental// Artiste: Fantoms
-Coming Home//Artiste : Gold Coast
-I Never Left You//Artiste : Stephen Keech
-Lost Kingdom// Artiste : Outside The Sky
-Woven//Artiste: Be Still The Earth

Église en Sortie 16 septembre 2019

Cette semaine à Église en Sortie, Francis Denis reçoit Chantal Beauvais, philosophe et rectrice de l’Université Saint-Paul d’Ottawa pour parler de l’histoire de cette institution et de la place de l’éducation supérieure catholique aujourd’hui. On vous présente un reportage sur les équipes Notre-Dame dans le diocèse de Saint-Hyacinthe. Dans la troisième partie de l’émission, l’auteure et journaliste Brigitte Bédard nous parle de son plus récent livre intitulé « J’étais incapable d’aimer ».

Sur la route du diocèse de Saint-Jean-Longueuil

Dans cette épisode de Sur la route des diocèses, Francis Denis part à la découverte du diocèse de Saint-Jean-Longueuil. Créé le 9 juin 1933 par le pape Pie XI, ce diocèse s’étend entre le fleuve Saint-Laurent et la rivière Richelieu. Ayant pour devise “Qu’ils soient un en nous” (Jn 17,21), ce diocèse est toujours fidèle à cette exhortation du Seigneur à voir dans la Trinité le modèle et le lien de l’unité des chrétiens. Installé le 28 octobre 2010, Mgr Lionel Gendron p.s.s., 5e évêque du lieu, est au service des quelques 600 000 catholiques présents sur son territoire. Que ce soit par son souci d’une éducation pour tous, sa présence constante auprès des plus pauvres, la place centrale qu’il réserve au charisme propre de la jeunesse ou par son approche globale qui rassemble tous les âges de la vie, le diocèse de Saint-Jean-Longueuil est un exemple d’une église en marche, à l’écoute des besoins des hommes et des femmes de notre temps.

Église en Sortie 9 septembre 2019

Cette semaine pour le premier épisode d’Église en Sortie de la saison 2019-2020, Francis Denis reçoit le prêtre et théologien Jean-Marc Barreau pour parler d’accompagnement spirituel. Dans la deuxième partie de l’émission, on vous présente un reportage sur la belle histoire de l’accueil d’une famille syrienne au diocèse de Saint-Jean-Longueuil.

Pape à Maurice: homélie au monument Marie Reine de la Paix

Voici l’homélie prononcée par le pape François à Maurice, ce lundi 9 septembre, lors de la messe au monument Marie Reine de la Paix.

Ici, devant cet autel dédié à Marie Reine de la Paix ; sur ce mont depuis lequel on voit la ville et au-delà la mer, nous faisons partie de cette multitude de visages qui sont venus de Maurice et d’autres îles de cette région de l’Océan Indien pour écouter Jésus prêcher les Béatitudes. La même Parole de Vie qui, comme il y a deux mille ans, a la même force, le même feu qui réchauffe les cœurs les plus froids. Ensemble nous pouvons dire au Seigneur : nous croyons en toi, et avec la lumière de la foi, et le battement du cœur, nous savons qu’elle est vraie la prophétie d’Isaïe : annoncez la paix et le salut, apportez de bonnes nouvelles …déjà règne notre Dieu. Les béatitudes « sont comme la carte d’identité du chrétien. Donc, si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, “comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?”, la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes. À travers celles-ci se dessine le visage du Maître que nous sommes appelés à révéler dans le quotidien de nos vies » (Exhort. ap. Gaudete et exsultate, n. 63), comme l’a fait celui que l’on appelle « l’apôtre de l’unité mauricienne » le Bienheureux Jacques-Désiré Laval si vénéré sur ces terres.

L’amour du Christ et des pauvres a marqué sa vie d’une telle manière qu’il fut protégé de l’illusion de réaliser une évangélisation “distante et aseptisée”. Il savait qu’évangéliser suppose d’être tout à tous (cf. 1 Co 9, 19-22) : il a appris la langue des esclaves récemment libérés et il leur a enseigné de façon simple la Bonne Nouvelle du salut. Il a su rassembler les fidèles, les former pour entreprendre la mission et fonder de petites communautés chrétiennes dans les quartiers, les villes et les villages voisins, petites communautés dont beaucoup d’entre-elles sont à l’origine des paroisses actuelles. Sa sollicitude le porta à faire confiance aux plus pauvres et aux personnes rejetées pour que ce soient eux les premiers à s’organiser et à trouver des réponses à leurs souffrances. A travers son dynamisme missionnaire et son amour, le Père Laval a donné à l’Eglise mauricienne une nouvelle jeunesse, un nouveau souffle qu’aujourd’hui nous sommes invités à poursuivre dans le contexte actuel. Et il faut prendre soin de cet élan missionnaire, parce qu’il peut arriver que, comme Eglise du Christ, nous tombions dans la tentation de perdre l’enthousiasme évangélisateur en nous réfugiant dans des sécurités mondaines qui, peu à peu, non seulement conditionnent la mission, mais aussi la rendent pesante et incapable d’attirer les gens (cf. Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n. 26). L’élan missionnaire a un visage jeune et revigorant. Ce sont précisément les jeunes qui, par leur vitalité et leur disponibilité, peuvent lui donner la beauté et la fraicheur propres de la jeunesse, quand ils mettent au défi la communauté chrétienne de se renouveler et nous invitent à partir vers de nouveaux horizons (Cf. Exhort. ap. postsyn. Christus vivit n. 37).

Mais ceci n’est pas toujours facile, parce que cela exige que nous apprenions à les reconnaitre et à leur donner une place au sein de notre communauté, de notre société. Mais qu’il est dur de constater que, malgré la croissance économique que votre pays a connue ces dernières décennies, ce sont les jeunes qui souffrent le plus, ce sont eux qui ressentent le plus le chômage qui cause non seulement un avenir incertain, mais qui leur enlève aussi la possibilité de se sentir acteurs privilégiés de leur propre histoire commune. Un avenir incertain qui les pousse à l’écart et les oblige à concevoir leur vie en marge de la société, les laissant vulnérables et presque sans repères face aux nouvelles formes d’esclavage de ce XXIe siècle. Ceux-ci, nos jeunes, sont notre première mission! Nous devons les inviter à trouver leur bonheur en Jésus ; mais pas de manière aseptisée ou de loin, mais en apprenant à leur donner une place, en connaissant leur langage, en écoutant leurs histoires, en vivant à leurs côtés, en leur faisant sentir qu’ils sont bénis de Dieu. Ne nous laissons pas voler le visage jeune de l’Église et de la société ; ne laissons pas les marchands de la mort voler les prémices de cette terre ! A nos jeunes et à ceux qui comme eux se sentent sans voix parce qu’ils sont plongés dans la précarité, le Père Laval adresse l’invitation à laisser résonner l’annonce d’Isaïe : « Éclatez en cris de joie, vous, ruines de Jérusalem, car le Seigneur console son peuple, il rachète Jérusalem ! » (52,9).

Même si ce qui nous accable semble n’avoir aucune solution, l’espérance en Jésus nous invite à retrouver la certitude du triomphe de Dieu non seulement au-delà de l’histoire, mais aussi dans la trame cachée des petites histoires qui s’entremêlent et qui font de nous les protagonistes de la victoire de Celui qui nous a donné le Royaume. Pour vivre l’Évangile, nous ne pouvons pas espérer que tout ce qui nous entoure soit favorable, parce que souvent les ambitions du pouvoir et les intérêts mondains jouent contre nous. Saint Jean-Paul II disait qu’elle « est malade, la société qui, dans ses formes d’organisation sociale, de production et de consommation, rend plus difficile la réalisation de ce don [de soi] et la formation de la solidarité entre les hommes » (Lett. enc. Centesimus annus n. 41c). Dans une telle société, il devient difficile de vivre les Béatitudes, devenant même quelque chose de mal vu, soupçonné, ridiculisé (cf. Exhort. ap. Gaudete et exsultate, n. 91). C’est vrai, mais nous ne pouvons pas nous laisser gagner par le découragement. Au pied de ce mont, dont je voudrais aujourd’hui qu’il soit le Mont des Béatitudes, nous devons nous aussi retrouver cette invitation à être heureux. Seuls les chrétiens joyeux éveillent le désir de suivre ce chemin ; « le mot “heureux” ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » (ibid., n. 64).

Lorsque nous entendons le pronostic menaçant « nous sommes de moins en moins », nous devrions d’abord nous préoccuper non pas du déclin de tel ou tel mode de consécration dans l’Église, mais du manque d’hommes et de femmes qui désirent vivre le bonheur sur des chemins de sainteté, des hommes et des femmes qui laissent leur cœur brûler par l’annonce la plus belle et la plus libératrice. « Si quelque chose doit saintement nous préoccuper et inquiéter notre conscience, c’est que tant de nos frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l’amitié de JésusChrist, sans une communauté de foi qui les accueille, sans un horizon de sens et de vie » ( Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 49). Quand un jeune homme voit un projet de vie chrétienne accompli avec joie, cela l’enthousiasme et l’encourage, et il ressent ce désir qu’il peut exprimer ainsi : “Je veux gravir ce mont des Béatitudes, je veux rencontrer le regard de Jésus et qu’Il m’indique quel est mon chemin de bonheur”. Prions chers frères et sœurs, pour nos communautés, afin que témoignant de la joie de la vie chrétienne, elles voient fleurir la vocation à la sainteté dans les diverses formes de vie que l’Esprit nous propose. Implorons-le pour ce diocèse, comme pour les autres qui aujourd’hui ont fait l’effort de venir ici. Le Père Laval, le Bienheureux dont nous vénérons les reliques a également connu des moments de déception et de difficulté avec la communauté chrétienne, mais finalement le Seigneur a vaincu dans son cœur. Il avait confiance dans la force du Seigneur. Qu’elle touche le cœur de beaucoup d’hommes et de femmes de cette terre, qu’elle touche aussi nos cœurs afin que sa nouveauté puisse renouveler nos vies et celle de notre communauté (cf. ibid., n.11). Et n’oublions pas que celui qui convoque avec force, qui construit l’Église, c’est l’Esprit Saint.

L’image de Marie, la Mère qui nous protège et nous accompagne nous rappelle qu’elle a été appelée la “bienheureuse”. A celle qui a vécu la douleur comme une épée qui perce son cœur, à celle qui est passée par le plus horrible seuil de douleur en voyant son fils mourir, demandons le don de l’ouverture à l’Esprit Saint, de la joie persévérante, celle qui ne s’en va pas ou ne se replie pas… celle qui toujours nous refait expérimenter et affirmer que “le Tout-Puissant fait de grandes œuvres, saint est son nom”

Pape à Maurice: discours aux autorités

(CNS photo/Paul Haring)

Voici le discours prononcé par le pape François aux autorités de l’ile Maurice à son arrivée ce lundi 9 septembre,

Monsieur le Président,
Monsieur le Premier Ministre,
Membres distingués du gouvernement,
Membres distingués du corps diplomatique,
Mesdames et Messieurs, membres de la société civile,
Représentants des diverses confessions religieuses,
Mesdames et Messieurs,

Je salue cordialement les Autorités de l’État de Maurice et je les remercie de leur invitation à visiter votre République. Je remercie le Premier Ministre pour les aimables paroles qu’il vient de m’adresser, ainsi que pour son accueil et celui de Monsieur le Président. Je salue les membres du Gouvernement, de la Société Civile et du Corps Diplomatique. Je voudrais également saluer la présence ici aujourd’hui des représentants d’autres confessions chrétiennes et des différentes religions présentes sur l’Ile Maurice et les remercier fraternellement. Je suis heureux, grâce à cette brève visite, de pouvoir rencontrer votre peuple, caractérisé non seulement par un visage multiforme sur le plan culturel, ethnique et religieux, mais, surtout, par la beauté qui vient de votre capacité à reconnaître, respecter et harmoniser les différences existantes selon un projet commun.

Ainsi, c’est toute l’histoire de votre peuple qui est né avec l’arrivée de migrants venus de divers horizons et continents, porteurs de leurs traditions, de leur culture et de leur religion, et qui ont appris, peu à peu, à s’enrichir de la différence des autres et à trouver les moyens de vivre ensemble, en cherchant à construire une fraternité soucieuse du bien commun. En ce sens, vous possédez une voix faisant autorité – parce qu’elle s’est faite vie – capable de rappeler qu’il est possible de parvenir à une paix stable à partir de la conviction que « la diversité est belle quand elle accepte d’entrer constamment dans un processus de réconciliation, jusqu’à sceller une sorte de pacte culturel qui fait émerger une “diversité réconciliée” » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 230).

Cela est une base et une opportunité pour la construction d’une véritable communion au sein de la grande famille humaine sans avoir besoin de marginaliser, d’exclure ou de rejeter. L’ADN de votre peuple garde la mémoire de ces mouvements migratoires qui ont conduit vos ancêtres jusque sur cette île et qui les ont amenés aussi à s’ouvrir aux différences pour les intégrer et les promouvoir en vue du bien de tous. C’est pourquoi je vous encourage, dans la fidélité à vos racines, à relever le défi de l’accueil et de la protection des migrants qui aujourd’hui viennent ici pour trouver un travail et, pour beaucoup d’entre eux, de meilleures conditions de vie pour leurs familles. Ayez à cœur de les accueillir comme vos ancêtres ont su s’accueillir les uns les autres, comme protagonistes et défenseurs d’une véritable culture de la rencontre qui permette aux migrants (et à tous) d’être reconnus dans leur dignité et dans leurs droits. Dans l’histoire récente de votre peuple, mérite d’être saluée la tradition démocratique instaurée depuis l’Indépendance et qui contribue à faire de l’Île Maurice une oasis de paix.

Je forme le vœu que cet art de vivre démocratique puisse être cultivé et développé, en luttant notamment contre toutes formes de discrimination. Car « la vie politique authentique, qui se fonde sur le droit et sur un dialogue loyal entre les personnes, se renouvelle avec la conviction que chaque femme, chaque homme et chaque génération portent en eux une promesse qui peut libérer de nouvelles énergies relationnelles, intellectuelles, culturelles et spirituelles » (Message pour la 52e Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2019). Vous qui êtes engagés dans la vie politique de la République de Maurice, puissiez-vous être un exemple pour celles et ceux qui comptent sur vous, et en particulier pour les jeunes. Par votre comportement et par votre volonté de combattre toutes les formes de corruption, puissiez-vous manifester la valeur de l’engagement au service du bien commun et être toujours dignes de la confiance de vos concitoyens. Depuis son Indépendance, votre pays a connu un fort développement économique dont nous devons certainement nous réjouir, tout en étant vigilants. Dans le contexte actuel, il semble souvent que la croissance économique ne profite pas toujours à tout le monde et mette même de côté – par certaines stratégies de sa dynamique – un certain nombre de personnes, en particulier les jeunes. C’est pourquoi je voudrais vous encourager à promouvoir une politique économique axée sur les personnes et qui soit en mesure de favoriser une meilleure répartition des revenus, la création d’emplois et la promotion intégrale des plus pauvres (cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 204).

Vous encourager à ne pas succomber à la tentation d’un modèle économique idolâtre qui ressent le besoin de sacrifier des vies humaines sur l’autel de la spéculation et de la simple rentabilité, qui ne prend en compte que l’avantage immédiat au détriment de la protection des plus pauvres, de l’environnement et de ses ressources. Il s’agit d’avancer avec cette attitude constructive qui, comme l’a écrit le Cardinal Piat à l’occasion du 50e anniversaire de l’Indépendance de Maurice, pousse à encourager la mise en œuvre d’une conversion écologique intégrale. Cette conversion vise non seulement à éviter de terribles phénomènes climatiques ou des catastrophes naturelles majeures, mais cherche aussi à promouvoir un changement de mode de vie afin que la croissance économique puisse réellement profiter à tous, sans risquer de causer des catastrophes écologiques ou de graves crises sociales. Mesdames et Messieurs, je voudrais saluer la manière dont, à Maurice, les différentes religions, avec leurs identités propres, travaillent main dans la main pour contribuer à la paix sociale et rappeler la valeur transcendante de la vie contre toutes sortes de réductionnisme. Et je renouvelle la disponibilité des catholiques de Maurice de continuer à participer à ce dialogue fructueux qui a marqué si fortement l’histoire de votre peuple.

Merci pour votre témoignage. Encore une fois merci pour votre accueil chaleureux. Je demande à Dieu de bénir votre peuple et tous les efforts qui sont faits pour favoriser la rencontre entre différentes cultures, civilisations et traditions religieuses dans la promotion d’une société juste, qui n’oublie pas ses enfants, en particulier les plus démunis. Que son amour et sa miséricorde continuent de vous accompagner et de vous protéger !

Pape à Madagascar: prière avec les travailleurs du chantier maritime de Mahatazana

(Photo credit: CNS/Paul Haring) Vous trouverez ci-dessous le texte de la prière prononcée par le pape François lors de la rencontre avec les travailleurs du chantier maritime de Mahatazana, Madagascar:

Dieu Notre Père, créateur du Ciel et de la terre,
nous te rendons grâce de nous réunir comme des frères en ce lieu,
en face de ce rocher brisé par le travail de l’homme,
nous te prions pour tous les travailleurs.

Pour ceux qui le font avec leurs mains,
et avec un énorme effort physique.
Soigne leurs corps de l’usure excessive,
Que ne leur manquent pas la tendresse et la capacité de caresser

leurs enfants et de jouer avec eux.
Accorde-leur sans cesse la vigueur de l’âme et la santé du corps
afin qu’ils ne tombent pas accablés par la lourdeur de leur tâche.

Fais que le fruit de leur travail
leur permette d’assurer dignement la subsistance de leurs familles.
Qu’ils trouvent, le soir auprès d’elles, chaleur, réconfort et encouragement,
et qu’ensemble, réunis sous ton regard, ils connaissent les vraies joies.

Que nos familles sachent que la joie de gagner son pain,
est parfaite quand ce pain est partagé;
que nos enfants ne soient pas contraints à travailler,
qu’ils puissent aller à l’école et poursuivre leurs études,
et que leurs professeurs consacrent leur temps à cette tâche,
sans avoir besoin d’autres activités pour leur subsistance quotidienne.

Dieu de justice, touche le cœur des entrepreneurs et des dirigeants.
Qu’ils mettent tout en œuvre pour assurer à ceux qui travaillent un salaire digne,
des conditions respectant leur dignité de personnes humaines.

Prends en pitié et sous ta paternelle miséricorde
tous ceux qui sont sans travail,
et fais que le chômage – cause de tant de misères – disparaisse de nos sociétés.

Que chacun connaisse la joie et la dignité de gagner lui-même son pain,
pour le ramener à la maison et faire vivre les siens.
Crée entre les travailleurs un esprit d’authentique solidarité.
Qu’ils sachent être attentifs les uns aux autres,
s’encourager mutuellement, soutenir ceux qui sont accablés, relever ceux qui sont tombés.

Que leur cœur ne cède pas à la haine, à la rancœur, à l’amertume devant l’injustice,
mais qu’ils gardent vivant l’espérance de connaître
et de travailler pour un monde meilleur.
Qu’ils sachent, ensemble, de manière constructive faire valoir leurs droits,
et que leurs voix et leurs cris soient entendus.

Dieu Notre Père, tu as donné pour protecteur aux travailleurs du monde entier, saint Joseph, père nourricier de Jésus, époux courageux de la Vierge Marie.
Je lui confie tous ceux qui travaillent ici, à Akamasoa,
ainsi que tous les travailleurs de Madagascar,
spécialement ceux qui connaissent une vie précaire et difficile.
Qu’il les garde dans l’amour de ton Fils
et les soutienne dans leur vie et dans leur espérance.
Amen.

[01366-FR.01] [Texte original: Italien]

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