Mercredi soir, Benoît XVI a rencontré les évêques des Etats-Unis au National Shrine of the Immaculate Conception. Le pape a voulu adresser un message fort, une feuille de route pour les années à venir aux évêques américains, et à travers eux à tous les catholiques de ce pays. Il n’a pas hésité non plus à aborder des questions plus politiques comme par exemple une invitation à poursuivre l’accueil des immigrés ou à réaffirmer la nécessité de la cohérence entre la Foi professée le dimanche et les pratiques économiques ou les procédures médicales défendues durant la semaine. Il s’oppose à l’idée que la religion doit être traitée comme une affaire privée. “Les chrétiens deviennent ouverts au pouvoir transformant de l’Évangile seulement quand la foi imprègne tous les aspects de leurs vies.” Il s’agit là d’un soutien aux évêques qui ont pris la parole pour dénoncer les positions de politiciens catholiques qui séparaient leur foi et leurs choix éthiques. Dans la même ligne il a invité les évêques et tous les catholiques à participer aux échanges d’idées dans les débats publics. “En assurant que l’Évangile est clairement entendu (…), vous aidez la diffusion du message de l’espérance chrétienne à travers le monde” a-t-il déclaré.
Le pape a également mentionné l’assistance généreuse fournie par les catholiques américains pour nombre d’œuvres humanitaires, la construction d’un réseau de paroisses catholiques, d’hôpitaux, d’écoles et d’universités. Mais il a invité les évêques à se tourner vers l’avenir en posant la question : “Comment l’évêque peut-il conduire son peuple à une rencontre avec le Dieu vivant ?”
Conscient que pour aborder sereinement l’avenir l’Église doit panser les blessures du passé, le pape n’a pas manqué d’aborder une nouvelle fois le scandale des abus sexuels. Il a reconnu, en reprenant les mots du président de la conférence épiscopale, que cette situation a été “parfois très mal gérée”. Il a aussi noté les mesures qui ont été adoptées pour y remédier et pour promouvoir un environnement sûr pour les jeunes.
“Que signifie de parler de protection de l’enfant quand la pornographie et la violence peuvent être regardées dans de nombreux foyers à travers les médias largement accessibles aujourd’hui?”, a dit le pape.
“Tous ont leur rôle à jouer” pour offrir une “formation morale solide aux jeunes commes aux adultes”, a-t-il dit: “pas seulement les parents, les dirigeants religieux, les enseignants et les catéchistes, mais aussi les médias et l’industrie des loisirs”.
Enfin, Benoît XVI a invité ses frères dans l’épiscopat à demeurer des modèles du Christ Bon Pasteur, pour aider les prêtres au service du ‘troupeau’ avec une générosité pareil au Christ. Il faut redonner confiance aux prêtres, les inspirer pour qu’ils soient à leur tour des modèles de sainteté.
En réponse à une question sur le déclin de vocations, Benoît XVI dit qu’il ne suffit pas de prier pour obtenir des vocations. Il faut apprendre aux jeunes à prier pour qu’ils découvrent le Seigneur dans leur vie. “S’ils savent prier, on peut avoir confiance que les jeunes sauront quoi faire de l’appel du Seigneur.”
Il y a plusieurs ‘responsables des vocations’ au sein de communautés religieuses et de diocèses, ici même au Canada, qui devraient relire les propos du pape et réfléchir à leurs ‘méthodes’…
Le pape souriant et visiblement à l’aise, a répondu au discours d’accueil du président des Etats-Unis en déclarant qu’il était heureux d’être là comme un invité de tous les américains. «Je viens comme un ami, un prédicateur de l’Évangile et avec un grand respect pour cette vaste société pluraliste». Après avoir souligné l’excellente contribution des catholiques à la vie de leur pays, il a salué la vivacité de la vie religieuse américaine, soulignant qu’ «historiquement, non seulement les catholiques mais tous les croyants avaient trouvé ici la liberté d’adorer Dieu en accord avec leur conscience».
Qu’avons-nous vu et entendu à-propos de la résurrection au cours des dernières semaines? Nous avons vu la nouvelle création, la marche au désert, l’arche traversant les eaux, de verts pâturages, le jardin d’un amoureux, le temple céleste, la ville qui attend depuis longtemps notre retour : la Nouvelle Jérusalem. Vivre en ressuscité signifie alors d’être baptisés et re-créés en Jésus, venir à la table, survivre le déluge, entendre la voix du berger, être le bien-aimé de Dieu, être l’héritier du trône, prêtre du temple et citoyen de la cité céleste.
Benoît XVI a reçu la semaine passée les participants à la XVIII Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la famille, qui s’est tenue du 3 au 5 avril sur la mission des grands-parents dans la famille. Ce fut l’occasion pour le pape de rappeler que l’Église a toujours reconnu leur importance sociale et spirituelle et il a constaté « qu’ils avaient autrefois un rôle important dans l’existence et le développement de la famille ». Il s’inquiète cependant des évolutions culturelles qui marginalisent les personnes âgées : « La culture de la mort avance malheureusement et touche aussi le troisième âge. Avec de plus en plus d’insistance -a souligné le Saint-Père- on propose l’euthanasie comme solution aux situations difficiles (…). Si, comme on le dit souvent ici et là, les personnes âgées constituent une présence vivante dans la famille, l’Église et la société…elles doivent continuer à marquer l’unité et diffuser les valeurs d’un amour fondé sur la fidélité, qui seul engendre la foi et la joie de vivre».
L’Evangile d’Emmaüs nous fait comprendre que nous sommes aussi attendus pour un autre repas. Le Seigneur se met à table avec nous. Il prend le pain, le bénit et nous le donne. C’est un geste qui résume toute la mission du Christ. Rien n’est plus utile à l’humanité que ce partage concret et fraternel.
C’est un homme de foi qui a osé poser des gestes forts de réconciliation, qui aimait communiquer la bonne nouvelle de l’évangile, qui a créé des ponts entre les personnes de différentes croyances, générations et peuples, qui a voyagé, n’a pas compté sa peine pour rencontrer des personnes que les chefs d’état vont rarement visiter comme les prisonniers, sans parler de l’homme qui avait voulu le tuer.
Il existe un proverbe qui dit: « Si le coeur n’y est pas, les mains hésitent. » Ce proverbe convient bien à ce deuxième dimanche de Pâques où nous lisons le récit de Thomas, celui que l’on appelle souvent ‘le sceptique’. Thomas, le disciple qui n’était pas présent lors de la première apparition de Jésus qui, à son retour fera une exceptionnelle rencontre avec son Seigneur et Sauveur, Jésus.