Une nouvelle Pentecôte pour l’Église d’Australie

par le père Thomas Rosica, c.s.b.
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Foules, excitation, brouhaha, nouveau commencement: ces impressions viennent à l’esprit quand nous réfléchissons à la Pentecôte, événement momentané où les nations de la terre ont interrompu leurs disputes habituelles et ont expérimenté l’amour de Dieu qui les unit… Mais la Pentecôte n’est-elle qu’un événement survenu à Jérusalem au premier siècle?

En juillet 2002, la JMJ 2002 ayant lieu dans notre pays, l’Eglise du Canada a fait l’expérience d’une nouvelle Pentecôte sur les bords du lac Ontario. Autant de visages, de langues, de races, de cultures, de façons de prier, et une joie sans bornes, autant de signes vivants que l’Esprit de Dieu a été répandu à nouveau sur les jeunes du monde et sur l’Église. Notre pays, et particulièrement Toronto, est devenu un nouveau cénacle. « chambre haute ».

Pourquoi les jeunes ont-ils répondu à l’invitation de Jean-Paul II?
Pourquoi sont-ils venus célébrer la 17e Journée mondiale de la Jeunesse à Toronto? Pourquoi la croix de la JMJ a-t-elle touché des centaines de milliers de personnes au cours de l’année qui précédait la JMJ? Comment expliquer le profond sentiment d’unité et de paix qui a habité les jeunes et les personnes au coeur jeune? Il me semble que, comme l’Esprit Saint nous a préparés de 5 manières à la Journée mondiale de la Jeunesse au cours de l’année avant juillet 2002, de même nous nous préparons à célébrer la JMJ 2008 cette semaine à Sydney, en Australie.

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Les JMJ 2008 avec des jeunes pèlerins ‘d’expérience’.

par Sébastien Lacroix à Sydney

En 1984, le pape Jean-Paul II invita les jeunes catholiques de partout à venir le retrouver à Rome. D’ici et d’ailleurs, les jeunes pèlerins ont voyagé à pied, en train, bus ou avion pour répondre à l’appel du Saint-Père. L’histoire qualifiera ce moment de première Journée mondiale de la jeunesse (JMJ). Vingt-quatre ans plus tard, c’est à Sydney, en Australie, que des milliers de jeunes se retrouveront, répondant ainsi à l’appel du successeur de Pierre. Les pèlerins qui ne peuvent se déplacer pour ce pèlerinage ont tout de même l’opportunité de se joindre virtuellement à leurs amis, leurs frères, leurs sœurs à l’autre bout du monde. Une équipe de Télévision Sel + Lumière est à Sydney afin que vous puissiez vivre cette expérience des JMJ qu’importe où vous êtes. Toutefois, il est bon de vous présenter ceux et celles avec qui vous allez vivre cette semaine en français.

Sœur Marie-Pierre Delorme a 32 ans. Elle est religieuse dans la communauté des Sœurs de Sainte-Marie-de-Namur depuis bientôt 10 ans. J’ai connu Marie-Pierre en 2000 à Ottawa à une adresse qui est désormais connue par les jeunes de cette région : le 101 Parent, maison qui joue un peu le rôle d’aumônerie universitaire hors campus. Avant de devenir religieuse, elle a fait un bacc. en génie mécanique au Collège royal militaire de Kingston. De tous les membres de notre groupe, elle est la doyenne des JMJ, j’espère d’ailleurs qu’elle aura la chance de vous en parler. Femme intelligente à la voix superbe, elle réalisera divers reportages tout au long de la scène.

Stefano Cascio est un tout jeune prêtre. Le parcours de Stefano a été fortement influencé par l’expérience des JMJ de Rome et par un vibrant appel de Jean-Paul II à cette occasion. Stefano a ainsi été ordonné prêtre par le pape Benoît XVI le 27 avril dernier à Rome. Certains d’entre vous le connaissez puisqu’il était de passage dans nos studios l’été dernier. Habité d’une foi profonde, Stefano a la verve et le charme pour annoncer un Message et attirer des jeunes qui autrement n’aurait rien à faire avec l’Église.

Marilena Berardinelli, nouvelle trentenaire, est enseignante au sein du Conseil scolaire catholique anglophone de Toronto. Originaire de Montréal, elle a quitté sa ville pour se vouer au service des jeunes à travers l’enseignement. Salésienne dans l’âme, elle a opté pour l’Ontario car elle croit fermement en la pertinence de l’éducation catholique et de la différence qu’elle peut faire dans la vie et la formation des jeunes. Nous nous sommes rencontrés en tant qu’étudiants à la maîtrise à la Faculté de théologie de l’Université de St. Michael’s College. Nous célébrerons notre premier anniversaire de mariage le mois prochain. Si tous les enseignants avaient la vocation comme cette jeune femme et les mots qu’il faut pour expliquer l’intelligence de la foi, l’éducation catholique ne serait pas en crise comme elle l’est présentement en Ontario ni ne serait quasi disparue du paysage québécois…

Vous aurez la chance de découvrir ces trois comparses alors qu’ils seront vos yeux pour cette JMJ. Il ne faut pas oublier non plus mes collègues de S+L qui sont avec nous dont plusieurs que vous connaissez : Mary Rose et Pedro qui sont nos reporters anglophones, Kris Dmytrenko qui s’est joint au groupe de liturgie international (ILG) et qui sera nos yeux dans les coulisses des diverses célébrations, Wally à la caméra avec Richard qui sera aussi au montage, sans compter sur Chris Valka, c.s.b., un proche de S+L qui travaille depuis plusieurs mois avec le comité organisateur de cette JMJ, d’autres jeunes basiliens aussi qui sont avec nous. Tout ce beau monde est sans compter sur notre père-directeur-général, le père Thomas Rosica, chef de notre délégation, que vous aurez la chance de lire et d’entendre.

À vous tous, bonne JMJ!



Les Journées Mondiales de la Jeunesse: devenir le peuple des Béatitudes

par le père Thomas Rosica, c.s.b.,
Directeur général de la Fondation catholique Sel et Lumière Média
Ancien directeur général des Journées Mondiale de la Jeunesse 2002 wyd-jpii-cologne.jpg

Le pape Jean-Paul II a joui d’une formidable popularité auprès des jeunes catholiques au cours de ses 26 ans de pontificat. Le plus grand symbole de l’importance qu’il accordait à ce lien avec les jeunes est sans aucun doute les Journées mondiales de la jeunesse. Il n’y a rien de particulier dans le fait que le pape voyait en ses jeunes amis les signes du renouveau et de l’espérance; ce qui est particulier, c’est que les jeunes gens se voyaient et se considéraient eux-mêmes de cette manière.

Lors de ces rassemblements, Jean-Paul II fut clair: les jeunes ne sont pas seulement l’avenir de l’Église, ils sont aussi son présent. Les JMJ 2002 furent pour l’Église canadienne un moment privilégié de renouvellement de l’engagement envers les valeurs profondément chrétiennes qui sont au cœur de l’identité canadienne. Ces valeurs, aujourd’hui souvent ignorées ou cachées, révèlent qui nous sommes réellement: des agents évangéliques du sel et de la lumière dans le monde d’aujourd’hui.

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Celui qui sauve une seule vie sauve le monde entier…

par le père Thomas Rosica, c.s.b.,
Directeur général de Télévision Sel +Lumière

La décision de récompenser le Dr Henri Morgentaler de la plus haute distinction au pays met de nouveau à l’avant-scène l’architecte de l’avortement au Canada et soulève de sérieuses questions quant à la signification et l’intégrité de cette récompense qui vise à reconnaître « l’œuvre d’une vie, le dévouement exceptionnel d’une personne envers la communauté ou une contribution extraordinaire à la nation ».

Henry Morgentaler a commencé sa croisade pour la légalisation de l’avortement dans les années soixante. En 1988, la décision de la Cour suprême, décision qui porte son nom, éliminait toute barrière à l’avortement à tous les stades de la grossesse. Depuis ce jour, près de deux millions de futurs citoyens ont perdu la vie à cause d’un avortement.

Lui-même un survivant des camps de concentration de Dachau et Auschwitz où il a lutté pour sa propre survie, Morgentaler a déclaré avoir performé plus de 100 000 avortements. On peut se demander s’il n’a jamais pris à cœur cet enseignement de sa propre foi juive qui affirme : « Celui qui détruit une seule vie détruit un monde et celui qui sauve une seule vie sauve un monde. »

Lorsque le Canada honore quelqu’un qui a fait le serment d’Hippocrate et a causé tant de douleur, de tristesse et de peine, il y quelque chose qui ne fonctionne pas au sein du conseil canadien qui octroie les honneurs et une Gouverneure générale qui, affichant ses racines catholiques lorsqu’il lui convient, se montre sans colonne vertébrale, politiquement correct et sans respect pour la vie humaine. La récente controverse a aussi montré un côté sombre de la société canadienne : les sièges de commissions gouvernementales sont comblés par des nominations partisanes faites par des gens qui poussent leur propre agenda et remercient des amis en se camouflant sous le sceau de la « confidentialité », cachés derrière les structures et les institutions.

Au cours de mes six années comme aumônier du Centre Newman à l’Université de Toronto (la mission catholique sur le campus), j’ai senti que j’étais au front d’une guerre contre la vie. L’un des aspects les plus difficiles de mon ministère pastoral au sein de la plus grande université du Canada, fut de m’occuper de nombreuses jeunes femmes (et hommes) qui avaient subi un avortement. Le conseil erroné offert aux jeunes femmes enceintes par des centres d’éducation sexuelle soutenus par l’université les dirigeait vers des cliniques d’avortements « thérapeutiques » pour grossesses accidentelles.

Un sentiment initial de « libération » de la grossesse non désirée était presque toujours accompagné d’une culpabilité profonde, de traumatisme, d’angoisse, de cauchemars qui duraient des mois, une incapacité d’être entourée d’enfants, un sentiment d’être indigne, des relations personnelles brisées et parfois, plus tard, l’incapacité de concevoir. Alors que le gros de l’attention entourant l’avortement se porte sur la femme, j’ai également été à même de voir sur le terrain, ses effets dévastateurs sur les jeunes hommes qui sont les pères de ces enfants.

Celles et ceux qui ont vécu un avortement et sont venus nous voir au Centre Newman ne sont pas des catholiques fanatiques. Ce sont des êtres humains qui ont fait de mauvais choix, qui ont été trompés et écrasés. La Gouverneure générale n’était pas là pour les consoler.

Le Dr Morgentaler, ses agents et ses disciples n’ont pas eu à s’occuper de ces individus. Ils les ont simplement trompés. Notre équipe pastorale à l’aumônerie est encore là aujourd’hui pour ramasser les morceaux, faire preuve de compassion et de pardon, et pour aider une société brisée qui souffre à chaque fois qu’une vie est coupée du monde.

Henry Morgentaler ne mérite pas de recevoir l’Ordre du Canada. Il déprécie la valeur de la médaille et de tous ceux et celles qui l’ont reçue pour leur héroïsme et leur contribution à la société canadienne.

Depuis vingt ans, les gouvernements se succèdent sans qu’aucun n’ait le courage et le cran d’abolir la loi sur l’avortement qui porte le nom de Morgentaler. Le jour viendra-t-il où les Canadiens de bonne volonté qui aiment la vie se lèveront et diront : « Assez ! » Les champs de mort qui se trouvent aux portes de la vie humaine dans notre pays doivent être transformés en des lieux sacrés pour la vie, la liberté et la sécurité de chaque personne.

Après le Congrès, les nominations.

par Sébastien Lacroix 

Soyez certains que les annonces étaient prêtes depuis un certain temps déjà. Ce matin enfin, l’annonce:

  • Mgr Pierre-André Fournier, évêque auxiliaire à Québec, nommé archevêque de Rimouski.
  • Mgr Pierre Morrissette, évêque de Baie-Comeau, nommé évêque de Saint-Jérôme.

La machine à rumeurs a roulé pendant plusieurs semaines. Le personnel de certains évêchés au Québec disait à la blague ne plus répondre au téléphone si le numéro de la nonciature apostolique s’affichait, de peur de perdre leur évêque… Peut-être qu’il n’y a pas d’afficheur à Baie-Comeau.

Mgr Bertrand Blanchet peut quitter le siège de Rimouski en paix. Mgr Fournier est un pasteur attentif qui saura être à l’écoute de ses diocésains et marchera dans les pas de son prédécesseur. Il a contribué pour beaucoup au Congrès eucharistique et a su soutenir tous ceux et celles qui ont fait de cet événement un succès.

Le diocèse de Saint-Jérôme accueillera l’un des plus jeunes évêques du Québec – né en 1944… Un homme d’expérience qui connait très bien les défis et les potentiels de l’Église catholique au Québec.

Quant aux fidèles de Baie Comeau, ils auront certainement la chance d’accueillir une nouvelle recrue. L’épiscopat québécois a besoin de sang-neuf. D’ici 2011, plusieurs évêques, parmi les plus influents, auront atteint l’âge auquel ils doivent remettre leur démission au Saint-Père. Le jeu de la chaise musicale ne fait donc que commencer.

L’histoire nous dira…

par Sébastien Lacroix

Nous avons vécu une semaine incroyable. Une semaine intense qui nous a élevés, revigorés, réanimés pour ainsi continuer à porter le Message de Jésus-Christ. Ce message, nous le transmettons par ce que nous sommes, ce que nous devons être.

Le 49e Congrès eucharistique international qui s’est conclu dimanche est un succès. Malgré le déluge, tout le monde peut dire mission accomplie. Le temps est venu de se pencher sur les retombées et l’impact du CEI 2008 sur l’Église catholique au Canada et sur le Québec en particulier.

Samedi soir dernier, plus de 1000 jeunes se sont retrouvés au Pavillon François de Laval pour une veillée de prière en compagnie des cardinaux Tomko et Ouellet. Malgré la foule peu nombreuse, l’atmosphère était électrique et les jeunes, animés d’un feu brûlant. Après un accueil digne d’un héros, le Cardinal Marc Ouellet s’est confié aux jeunes:  “Je me sens comme le Christ ressuscité, a affirmé l’archevêque.” Sans se prendre pour quelqu’un d’autre, il a fait comprendre à quel point cette semaine lui avait permis de reprendre vie, sans faire allusion aux quelques mois de grandes couvertures médiatiques à la suite de son passage à la Commission Bouchard-Taylor ni à sa lettre ouverte aux Québécois et ses suites. Sauf que les jeunes avaient compris. Et leur ovation démontrait bien leur soutien au cardinal.

Marc Ouellet a poursuivi sur une note audacieuse en affirmant que le Congrès eucharistique marquait un tournant dans l’histoire du Québec. Qu’a-t-il voulu dire? Je n’ai malheureusement pas eu la chance de lui demander. Deux visions semblent possibles.

1- Le “tournant historique” auquel réfère le cardinal porte sur un retour du religieux au Québec, un retour à la pratique religieuse et à une certaine place, une crédibilité accrue de l’Église sur la place publique.  

2- Ce tournant historique réfère à l’Église de demain, formée de jeunes convaincus qui n’ont pas peur d’afficher leur foi. Cette Église de demain ne formera pas la majorité, elle sera un peu plus conservatrice qu’auparavant.  Elle sera animée d’une joie réelle et d’un feu pour la mission.

J’ose croire que le cardinal faisait référence à cette seconde vision. L’Église d’aujourd’hui et de demain  était présente au Congrès eucharistique. Ce sont ces douze prêtres ordonnées vendredi dernier, dont plusieurs doivent leur vocation à Jean-Paul II et aux JMJ. Ce sont ces jeunes engagés dans le Service jeunesse du CEI 2008 qui ont proclamé l’annonce du Congrès dans les rues de Québec et qui ont travaillé jour et nuit tout au long de l’événement. Enfin ce sont ces centaines de jeunes venus rendre hommage à Marc Ouellet mais surtout, venus adorer Dieu présent dans le Saint-Sacrement.

Oui, si l’on se fie à ce qui s’est passé à Québec, l’avenir de l’Église catholique au Québec et au Canada est assuré. Comme le disait le ministre fédéral du Multiculturalisme, Jason Kenney, qui affirmait que l’Église catholique est la seule institution qui oeuvre au Canada depuis le début de la Nouvelle-France, et qui est toujours active aujourd’hui.

Mgr Anthony Mancini le disait bien sur nos ondes la semaine dernière: ce n’est pas parce que les médias ne parlent pas de l’Église que cette dernière n’est pas vivante et active.

L’Église était réunie à Québec la semaine dernière et elle trouvera certainement dans les fruits de cette célébration ce qu’il faut pour relever les défis à venir avec l’audace et la foi requises. Quant à savoir s’il s’agissait d’un tournant historique pour le Québec et le Canada, l’histoire nous le dira.

Photo: Richard Valenti, Télévision Sel + Lumière

L’eucharistie qui pousse à l’action

Par Benoît Lévêque à Québec 

Vendredi matin le cardinal Télésphore Placidus Toppo, Archevêque de Ranchi en Inde est intervenu lors d’une conférence sur l`Eucharistie et la mission. Le cardinal s’est consacré à soulager la misère de son peuple par son important travail social dans les états du Jharkhand et du Bihar : programme de désintoxication pour les drogués, d’éducation des pauvres, de réhabilitation des lépreux.

Dans l’introduction de sa conférence il a déclaré : “Quand nous célébrons l’Eucharistie, nous proclamons l’acte de rédemption du Christ et nous nous engageons à continuer nous-mêmes son oeuvre dans le monde en vivant une vie d’amour et de partage. C’est ce que les premiers chrétiens faisaient pour montrer leur identité.”

Ensuite, il a présenté les débuts de l’évangélisation en Inde à partir de 1845. L’exemple et la fécondité de ces missionnaires qui ont porté l’Évangile aux quatre coins du monde a certainement permis aux congressistes présents de reprendre conscience que rien n’est impossible à Dieu. Pour le cardinal, c’est bien l’Eucharistie vécue et célébrée qui est la source de cette fécondité extraordinaire. Il a aussi témoigné de l’oeuvre hors du commun des Missionnaires de la Charité avec celle qui les représente si bien : “Mère Teresa est un exemple qui montre combien la Mission de l’Église est nourrie et conduite par l’Eucharistie.” Cet enseignement qui a porté sur la mission de l’Église était éclairé par le regard d’un pasteur venant d’un pays où les chrétiens sont minoritaires. Cet éclairage était particulièrement pertinent pour les congressistes du monde occidental où le muticulturalisme est de plus en plus présent. Après cette invitation à mettre l’Eucharistie au centre de la Mission, Monsieur José H. Prado Flores Directeur et Fondateur de l’École d’évangélisation Saint-André a donné un témoignage personnel très applaudi. Il a su expliquer avec beaucoup d’humour comment il a rencontré le Christ. Il a aussi utilisé quelques symboles très parlants (comme un steak congelé qu’il avait apporté) pour débusquer “Les péchés des gens bien”. En témoignant de sa conversion il a expliqué que lorsqu’il était passé de la connaissance intellectuelle de Dieu à la connaissance du coeur tout a changé pour lui. La vie de ce professeur d’Écriture sainte fut complètement transformée en 1971 qnand il a découvert sa vocation d’évangélisateur comme laïc dans l’Église. Ce témoignage était surtout une provocation pour les bons chrétiens, invités à laisser le Christ prendre les commandes de leurs vies.

Enfin la matinée s’est terminée avec une eucharistie présidée par le cardinal Joseph Zen Ze-kiun, S.D.B., évêque de Hong Kong en Chine en présence de plus de 11 000 personnes au Colisée Pepsi. Une belle matinée ensoleillée qui contribue bien à transformer les congressistes en missionnaires nourris de l’Eucharistie.

En direct ce jeudi après-midi et samedi soir

En plus de diffuser en direct la célébration d’ordination sacerdotale vendredi soir, Télévision Sel +Lumière diffusera en direct en français la messe de ce jeudi à 16h. Le père Denis Metzinger, de Paris, participant à la série de Sel + Lumière L’Église en marche, sera sur le plateau en direct dès 15h30 cet après-midi.  Celle-ci sera insérée dans la couverture de langue française. Samedi soir, S + L diffusera la soirée de prière des jeunes avec le cardinal Josef Tomko, légat du pape au 49e Congrès eucharistique international. Cette soirée devrait débuter à 18h et durera 3 heures.

Une autre journée qui s’annonce peut-être sous la pluie, mais qu’importe, nous sommes ici non pas pour un bain de soleil, mais un bain d’amour et d’espérance…

Ouverture du Congrès eucharistique en direct dès 14h45

Télévision Sel + Lumière sera en direct du Colisée Pepsi à Québec pour l’ouverture du 49e Congrès eucharistique international. L’émission de préouverture sera bilingue alors que le direct sera en anglais. L’intégral de la cérémonie sera rediffusé en français à 20h.

Dans l’attente de la Rencontre

par Sébastien Lacroix à Québec

Le 49e Congrès eucharistique international ne s’ouvre que dimanche, mais déjà, des centaines de théologiens de partout dans le monde se sont retrouvés à l’Université Laval pour réfléchir, approfondir et discuter autour du thème du Congrès: l’Eucharistie: don de Dieu pour la vie du monde. Du 11 au 13 juin donc, le Symposium international de théologie sur l’Eucharistie à diviser ses travaux en 3 thèmes liés à l’eucharistie: don eschatologique dans l’histoire (pour le salut), don constitutif de l’Église dans le monde et don pour la mission.

La qualité et la diversité des conférenciers-invités n’avait d’égal que l’enthousiasme des participants. Le cardinal Angelo Scola a abordé le thème du don d’un point de vue trinitaire, le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens a parlé de l’importance de l’eucharistie pour la vie de l’Église, universelle et locale, le cardinal Sean Patrick O’Malley, O.F.M. Cap., archevêque de Boston, a parlé de l’eucharistie comme une rencontre qui fortifie et invite à la mission.

Nous avons tous été bouleversés par les propos de Mgr Henri Tessier, archevêque d’Alger, Algérie, qui a partagé l’expérience de son petit groupe de catholiques dans une ville musulmane de trois millions d’habitants. Il a raconté, la voix étranglée par l’émotion, la tragique histoire de ce journaliste musulman qui a écrit un article dénonçant, à mots voilés, l’assassinat de deux religieuses espagnoles qui se rendaient à la messe. En guise de réponse, des terroristes ont assassiné le journaliste quelques jours après la parution de son article. L’eucharistie est martyre au milieu des nations, a affirmé Mgr Tessier. Pendant les années terroristes (90), chaque eucharistie prenait donc un sens très fort… Dans son encyclique Deus Caritas Est, Benoît XVI affirme ainsi que l’union avec le Christ est aussi l’union avec tous ceux à qui il s’est offert.

L’eucharistie nous appelle à dépasser nos visions nostalgiques pour ainsi nous ouvrir aux autres, a affirmé le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et l’une des conséquence de cela est le dialogue oecuménique. Si nous sommes transformés en un seul corps dans le Christ, comment cela s’étend-il à nos frères et soeurs chrétiens?

Un symposium théologique est un événement scientifique certes, mais cela ne veut pas dire que seule la tête travaille. Faire de la théologie, et je reprends ici les propos d’Anne Fortin lors de la synthèse des travaux du Symposium, est un acte spirituel et doctrinal enraciné dans la pratique. Bref, la théologie de bureau n’existe pas. Nous sommes invités à reconnaître le Seigneur comme les disciples d’Emmaüs. C’est dans la rencontre, le partage du pain, qu’Il se dévoile à nous.

C’est sur une telle lancée que débutera demain le Congrès eucharistique. À nous tous, je souhaite une belle Rencontre.

Télévision Sel et Lumière diffusera la cérémonie d’ouverture du Congrès dimanche le 15 juin à 20h, en français, à la télé et sur le Web.

Photos: Paul Dussault, Université Laval.

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