par Sébastien Lacroix
Les 2000 délégués des Chevaliers de Colomb retourneront chez eux à partir d’aujourd’hui après un congrès qui leur permettra de poursuivre leur oeuvre visant à bâtir une civilisation de l’Amour par la charité, l’unité et la fraternité. Ces trois piliers qui forment, avec le patriotisme, la plate-forme de ce grand mouvement d’hommes laïcs ont été abordés sous divers angles par plusieurs intervenants.
Les paroles prononcées ont certainement un impact sur les Chevaliers et leur famille, mais les gestes posés résonnent encore davantage. Des millions d’heures de bénévolat, des centaines de millions de dollars donnés à la communauté. Mises ensembles, les petites et grandes contributions des 1,7 millions de membres des C de C n’ont pas leur pareil.
Lors de la messe de la fête de la transfiguration hier, le cardinal Jean-Claude Turcotte a affirmé que bâtir une civilisation de l’Amour signifie chercher le visage de Dieu chez les autres.
L’autre façon de bâtir une civilisation de l’amour est d’être prophête dans notre époque et notre milieu. L’archevêque de Montréal se sert ici du prophête Élie pour rappeler aux Chevaliers présents, mais aussi à chaque baptisé, ce à quoi notre baptême nous appelle:
- Prophête par la manière dont nous parlons et travaillons
- Prophête par la manière que je considère mon époux ou épouse
- Prophète par la manière que j’élève mes enfants
- Prophête dans la manière que nous dépenssons notre argent et l’investissons
- Prophête par la manière que nous votons
- Prophête par notre manière de défendre et de protéger la vie.
C’est ce que parvienne à réaliser les Chevaliers de Colomb. D’une manière simple et concrète, ils deviennent des prophêtes dans un monde qui a bien besoin de modèle de bonté et de charité.
Il est fort à-propos que ce 126e congrès se déroule à Québec. En cette année où la première ville d’Amérique du Nord célèbre sont 400e anniversaire de fondation, les Chevaliers se rassemblent dans le berceau de la foi sur ce continent, alors qu’eux-mêmes ont contribué et contribue encore grandement à la vie des communautés chrétiennes. Le fondateur des Chevaliers de Colomb, le père Michael McGivney est d’abord entré au séminaire de Saint-Hyacinthe en 1868 avant d’étudier deux ans au séminaire St. Mary à Montréal.
On disait de Benoît XVI qu’il n’avait pas le charisme de Jean Paul II, qu’il ne pouvait attirer les jeunes, qu’il était froid, enfermé dans ses recherches théologiques, trop vieux pour guider l’Église du troisième millénaire…et j’en passe… Or il démontre, voyage après voyage, qu’il est bien différent de l’image que l’on a voulu nous donner de lui.
Les JMJ se suivent et ne se ressemblent pas. Chaque JMJ est colorée par la vision de son comité organisateur, le charme de sa ville hôte et par l’esprit des pèlerins eux-mêmes. Mon expérience à Rome (2000) a été différente de celle de Toronto (2002) et ces deux expériences sont très différentes de celle vécue ici à Sydney.
Que dire à la fin d’une expérience si grandiose, sinon un simple merci…